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Lycopène

Nutriment

Études scientifiques (20)

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence.

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Niveau 3 — Essai randomisé contrôlé22 participants
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 22 participants

La consommation de jus de tomate et de lycopène modifie l’expression de microARN plasmatiques chez l’humain : une étude randomisée en double aveugle avec groupes parallèles

Europe PMC · 2026-09-21 · Yamamoto M, Fujimura Y, Chiba R, Hirakawa S, Kumazoe M, Haseda A, Nishihira J, Maeda-Yamamoto M, Tachibana H.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé chez 22 adultes japonais en bonne santé les effets du jus de tomate et de son composant, le lycopène, sur de petites molécules du sang appelées microARN, qui participent à la régulation de nos gènes. Pendant 12 semaines, les participants ont bu soit du jus de tomate normal, soit un jus de tomate sans lycopène. Résultat : le jus de tomate a modifié le taux de plusieurs microARN dans le sang, certains augmentant, d’autres diminuant. En comparant les deux groupes, les chercheurs ont identifié cinq microARN dont la variation semblait due spécifiquement au lycopène. C’est une première piste montrant que ce que nous mangeons peut influencer ces mécanismes fins de régulation biologique.

Résumé reformulé :

Cette étude randomisée, en double aveugle et contrôlée, a examiné l’effet de la consommation de jus de tomate et de lycopène sur l’expression des microARN plasmatiques chez 22 volontaires japonais en bonne santé. Pendant 12 semaines, les participants ont reçu soit du jus de tomate classique, soit un jus de tomate appauvri en lycopène, et leur profil complet de microARN circulants a été analysé par séquençage à haut débit. La consommation de jus de tomate a modifié l’expression de 35 microARN (14 augmentés, 21 diminués). En comparant les effets du jus complet et du jus sans lycopène, les auteurs ont pu attribuer spécifiquement au lycopène l’augmentation de trois microARN (miR-28-5p, miR-128-3p, miR-186-5p) et la diminution de deux autres (miR-197-3p, miR-92a-3p). Ces résultats, obtenus pour la première fois chez l’humain, suggèrent que la consommation de tomate et de lycopène pourrait moduler l’expression de microARN impliqués dans divers processus biologiques, bien que les implications fonctionnelles et cliniques de ces changements restent à établir.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés182 participants
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : le résultat significatif de la méta-analyse disparaît après exclusion d'une seule étude, signe de fragilité statistique

Effet de la consommation de produits contenant du lycopène sur la fonction endothéliale vasculaire chez des adultes en bonne santé : une revue systématique avec méta-analyse

Europe PMC · 2026-08-03 · Yoshida K, Nakazawa Y, Takahashi S.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble plusieurs recherches sur le lycopène, un pigment rouge antioxydant présent notamment dans la tomate, pour voir s'il améliore la santé des vaisseaux sanguins chez des adultes en bonne santé. En combinant les résultats de quatre études (182 personnes) où le lycopène était pris pendant au moins 7 jours, les chercheurs ont observé une amélioration de la dilatation des artères, un signe de bonne santé vasculaire. Une autre étude a montré qu’une dose de 15 mg par jour pendant 8 semaines améliorait aussi un autre indicateur vasculaire. Cependant, ces résultats restent fragiles : si on retire une seule étude de l’analyse, l’effet positif disparaît statistiquement.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse a évalué l’effet de la prise orale de produits contenant du lycopène (complément ou aliment enrichi) sur la fonction endothéliale vasculaire, un marqueur précoce du risque cardiovasculaire, chez des adultes sains. Six études ont été incluses. La méta-analyse portant sur quatre essais (n=182), avec une prise continue d’au moins 7 jours, a montré une augmentation significative de la dilatation médiée par le flux (FMD), un indicateur de la santé des vaisseaux (différence moyenne = 1,36 ; IC 95 % : 0,20 à 2,51). Une étude non incluse dans la méta-analyse a rapporté qu’une dose de 15 mg de lycopène pendant 8 semaines améliorait un autre indice de la fonction vasculaire. Toutefois, le niveau de certitude des preuves est jugé faible à modéré, et le résultat principal perd sa significativité statistique lorsqu’une seule étude est exclue de l’analyse, ce qui appelle à la prudence quant à l’interprétation de ces bénéfices potentiels.

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Niveau 4 — Étude cas-témoins4 177 participants
Apport alimentaire en lycopène et risque de cancer gastrique : résultats d'une étude cas-témoins

Europe PMC · 2026-04-02 · Le NT, Pham YT, Le LT, Nguyen PM, Nguyen NT, Phuong MHN, Nguyen CT, Dang PG, Vu TTT, Vo NS, Wu L, Nguyen TC, Cullen J, Luu HN.

Résumé simplifié :

Cette étude vietnamienne a comparé l'alimentation de 1182 personnes atteintes d'un cancer de l'estomac à celle de 2995 personnes sans cancer. Les chercheurs ont évalué la quantité de lycopène (un pigment présent dans les tomates et autres fruits/légumes rouges) consommée via l'alimentation, grâce à un questionnaire. Résultat : les personnes qui consommaient le plus de lycopène avaient un risque de cancer de l'estomac environ 35 à 38 % plus faible que celles qui en consommaient le moins. Cette association était présente même en tenant compte du poids et du tabagisme. Cela suggère qu'une alimentation riche en lycopène pourrait être associée à un risque réduit de ce cancer, sans que l'on puisse affirmer une relation de cause à effet directe.

Résumé reformulé :

Cette étude cas-témoins en milieu hospitalier, menée au Vietnam, a inclus 1182 cas de cancer gastrique et 2995 témoins. L'apport alimentaire en lycopène a été estimé via un questionnaire de fréquence alimentaire validé, le lycopène provenant principalement des tomates et autres fruits/légumes rouges ou roses. Après ajustement pour les facteurs de confusion, une association inverse dose-dépendante a été observée entre l'apport en lycopène et le risque de cancer gastrique (OR par écart-type = 0,88 ; IC95 % : 0,81-0,95 ; p-tendance = 0,002). Comparés au quintile le plus bas, les quintiles supérieurs d'apport présentaient des odds ratios compris entre 0,62 et 0,65. Cette association semblait plus marquée chez les femmes, les buveurs d'alcool, les personnes H. pylori-négatives, sans diabète de type 2 et de groupe sanguin B, bien que les tests d'hétérogénéité ne soient pas significatifs. Étant une étude observationnelle, elle met en évidence une association statistique mais ne permet pas d'établir un lien de causalité direct.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective4 653 participants
Caroténoïdes alimentaires et risque de dyslipidémie chez les participants adultes de l'étude Tehran Lipid and Glucose Study

Europe PMC · 2025-12-18 · Gaeini Z, Mirzaei S, Mirmiran P, Azizi F.

Résumé simplifié :

Cette étude iranienne a suivi plus de 1300 adultes pour voir si manger des aliments riches en caroténoïdes (comme le lycopène, présent dans la tomate) était lié au risque d'avoir un mauvais profil de cholestérol ou de triglycérides. Les chercheurs ont utilisé un questionnaire alimentaire pour estimer les apports. Résultat : les personnes ayant un apport modéré en lycopène (deuxième tiers des participants) avaient un risque environ 23% plus faible d'avoir des triglycérides élevés, comparé à celles qui en consommaient le moins. Aucun effet protecteur plus marqué n'a été observé avec des apports encore plus élevés en lycopène.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective, menée dans le cadre du Tehran Lipid and Glucose Study, a examiné l'association entre l'apport alimentaire en plusieurs caroténoïdes (dont le lycopène) et le risque de dyslipidémie chez des adultes iraniens sains, suivis sur plusieurs années. L'apport alimentaire a été estimé via un questionnaire de fréquence alimentaire validé. Parmi environ 1305 participants analysés pour le risque de triglycérides élevés, ceux situés dans le deuxième tertile de consommation de lycopène présentaient un risque réduit de 23% (HR=0,77 ; IC95%: 0,63-0,97) par rapport au premier tertile, sans relation dose-réponse claire puisque le troisième tertile ne montrait pas d'association significative. Aucune association significative n'a été trouvée entre le lycopène et les autres paramètres lipidiques (cholestérol total, LDL, HDL). Étant une étude observationnelle, ces résultats suggèrent une association sans établir de lien de causalité direct.

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Niveau 4 — Étude transversale1 227 participants
Lycopène, origine ethnique et parodontite : des disparités chez les personnes âgées

Europe PMC · 2025-12-13 · Kwong K, Lu Y, Li Z, Luo S, Huang Z, Chen Z, Zhao N, Tseng TS.

Résumé simplifié :

Cette étude a analysé les données de plus de 1200 Américains âgés de 65 à 79 ans pour voir si manger suffisamment de lycopène (un pigment présent dans les tomates et autres fruits/légumes rouges) est lié à un risque moindre de parodontite sévère, une maladie grave des gencives. Résultat : les personnes ayant un apport alimentaire suffisant en lycopène avaient moins de risque de parodontite sévère. La maladie était aussi plus fréquente chez les hommes et chez les personnes noires non hispaniques que chez les blanches non hispaniques. Cette association entre lycopène et gencives était surtout visible chez les personnes blanches, moins chez les personnes noires.

Résumé reformulé :

À partir des données de l'enquête américaine NHANES (2009-2014) portant sur 1227 adultes âgés de 65 à 79 ans, les chercheurs ont examiné le lien entre l'apport alimentaire en lycopène et le risque de parodontite sévère, en tenant compte de l'origine ethnique (blancs non hispaniques vs noirs non hispaniques) et du sexe. Près de la moitié des participants présentaient une parodontite et un apport insuffisant en lycopène. Un apport alimentaire adéquat en lycopène était associé à une probabilité réduite de parodontite sévère (OR 0,33). Les personnes noires non hispaniques avaient un risque plus élevé de forme sévère que les blanches non hispaniques (OR 2,82), et les femmes présentaient un risque moindre que les hommes (OR 0,27), cette association étant particulièrement marquée chez les femmes blanches non hispaniques. Étant observationnelle, l'étude ne permet pas d'établir de lien de causalité, mais suggère l'intérêt de stratégies de prévention nutritionnelle adaptées selon l'origine ethnique et le sexe.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective2 970 participants
Apport en lycopène et risque de cancer de la prostate chez des hommes à haut risque cardiovasculaire : une étude de cohorte prospective

Europe PMC · 2025-11-10 · López-Solís R, Castro-Barquero S, Donat-Vargas C, Corrado M, Arancibia-Riveros C, Martínez-González MÁ, Salas-Salvadó J, Sorlí JV, Serra-Majem L, Fitó M, Pintó X, Fiol M, Lapetra J, Gómez-Gracia E, Toledo E, Ramírez-Sabio JB, Babio N, Estruch R, Ros E, Lamuela-Raventós RM.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi près de 3000 hommes espagnols âgés de 55 à 80 ans, à haut risque cardiovasculaire, pendant presque 6 ans. Les chercheurs ont évalué leur consommation de lycopène (un pigment présent surtout dans les tomates) via des questionnaires alimentaires. Résultat : les hommes qui en consommaient le plus avaient un risque de cancer de la prostate réduit de près de moitié par rapport à ceux qui en consommaient le moins. L'effet protecteur semblait apparaître surtout au-delà de 4,9 mg par jour. Ces résultats suggèrent qu'une alimentation riche en lycopène pourrait être bénéfique, notamment chez les personnes à risque cardiovasculaire.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective, issue de l'essai PREDIMED mené en Espagne, a analysé l'association entre l'apport alimentaire en lycopène et le risque de cancer de la prostate chez 2970 hommes âgés de 55 à 80 ans présentant un risque cardiovasculaire élevé. L'apport en lycopène a été estimé par questionnaires alimentaires répétés. Sur un suivi moyen de 5,8 ans, 104 cas de cancer de la prostate ont été recensés. Les hommes du quartile d'apport le plus élevé en lycopène présentaient un risque significativement plus faible que ceux du quartile le plus bas (HR : 0,46 ; IC95 % : 0,23-0,95 ; p pour tendance = 0,035), avec une relation dose-réponse non linéaire et un effet inverse marqué au-delà de 4,9 mg/jour. Ces résultats observationnels suggèrent une association protectrice entre une alimentation riche en lycopène et le risque de cancer de la prostate dans cette population spécifique, sans toutefois établir de lien de causalité directe.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé72 participants
Amélioration de la fonction endothéliale vasculaire par la consommation de jus de tomate riche en lycopène chez des adultes en bonne santé : étude randomisée, contrôlée contre placebo, en double aveugle, en groupes parallèles

Europe PMC · 2025-09-29 · Yoshida K, Nakazawa Y, Takahashi S, Suzuki S.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si boire du jus de tomate riche en lycopène améliore la santé des vaisseaux sanguins. 75 adultes en bonne santé ont bu, pendant 12 semaines, soit un jus placebo, soit un jus de tomate normal (15 mg de lycopène), soit un jus de tomate enrichi (26,7 mg de lycopène). Les chercheurs ont mesuré la dilatation des artères, un indicateur de bonne santé vasculaire. Résultat : les deux jus de tomate ont amélioré cette dilatation par rapport au placebo, et l'effet était plus rapide et plus marqué avec le jus le plus riche en lycopène. Le taux de lycopène dans le sang a aussi augmenté chez ces participants.

Résumé reformulé :

Dans cet essai randomisé, contrôlé contre placebo, en double aveugle, 75 adultes en bonne santé présentant une fonction endothéliale à la limite basse de la normale (mesurée par dilatation médiée par le flux, FMD, entre 4 et 7%) ont consommé pendant 12 semaines soit un jus placebo (0,7 mg de lycopène), soit un jus de tomate standard (15,0 mg), soit un jus de tomate riche en lycopène (26,7 mg). Après 12 semaines, la FMD était significativement plus élevée dans les deux groupes tomate (6,1% et 7,0%) que dans le groupe placebo (5,4%). Le jus le plus concentré a montré un effet bénéfique dès la 4e semaine. Le lycopène sanguin a augmenté proportionnellement à la consommation, mais aucun changement significatif n'a été observé sur les marqueurs de stress oxydatif ni sur les concentrations d'oxyde nitrique, laissant le mécanisme d'action incertain.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective6 260 participants
Variations saisonnières du lien entre la consommation de tomates et la mortalité toutes causes et cardio-cérébrovasculaire

Europe PMC · 2025-09-08 · Lin J, Li J, Wang L, Cui M, Chen L.

Résumé simplifié :

Cette étude américaine a suivi plus de 6 200 adultes pendant 10 ans pour voir si manger des tomates (fraîches, en ketchup, en jus) ou avoir un taux élevé de lycopène dans le sang était lié à un risque de décès plus faible. Les résultats montrent que manger des tomates fraîches, surtout en saison et avec modération, est associé à moins de décès toutes causes confondues. Manger des tomates hors saison serait lié à moins de décès cardiovasculaires. Un taux sanguin élevé de lycopène, un pigment antioxydant présent dans la tomate, était aussi associé à un risque de décès plus faible. Attention, il s'agit d'associations, pas de preuves de cause à effet.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective, menée à partir des données NHANES sur 6 260 adultes américains suivis pendant 10 ans, a examiné le lien entre la consommation de tomates (fraîches, ketchup, jus) selon la saison, les concentrations sanguines de lycopène, et la mortalité toutes causes ou cardio-cérébrovasculaire. La consommation de tomates fraîches était associée à une mortalité globale réduite (HR=0,63), avec un bénéfice supplémentaire pour une consommation modérée en saison (HR=0,48). À l'inverse, la consommation hors saison était liée à une mortalité cardiovasculaire plus faible (SHR=0,43). Une consommation modérée de ketchup était également associée à une réduction des deux types de mortalité, contrairement au jus de tomate. Des concentrations sanguines élevées de lycopène total et trans étaient corrélées à un risque de mortalité réduit. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un intérêt des apports alimentaires en tomate et lycopène, sans établir de lien de causalité directe.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés151 participants
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : biais de publication et hétérogénéité méthodologique notés, effectif faible (4 études)

Association entre le lycopène et la santé reproductive masculine : revue systématique et méta-analyse

Europe PMC · 2025-07-25 · Viña I, Viña JR.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 4 essais cliniques (151 hommes au total) pour voir si prendre du lycopène, un antioxydant présent dans la tomate et la pastèque, en complément améliore la fertilité masculine. Les chercheurs ont constaté une légère amélioration de la concentration de spermatozoïdes et de leur mobilité non progressive. En revanche, aucun effet clair n'a été observé sur la mobilité totale, la forme des spermatozoïdes, le volume du sperme ou les dommages à l'ADN. Les auteurs restent prudents : les études disponibles sont peu nombreuses et de qualité variable, donc des essais plus larges et rigoureux sont nécessaires pour confirmer ces bénéfices.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a combiné les données de 4 essais cliniques incluant 151 participants afin d'évaluer l'effet d'une supplémentation en lycopène, caroténoïde antioxydant présent notamment dans la tomate et la pastèque, sur des paramètres de fertilité masculine. Les résultats montrent une amélioration statistiquement significative mais modeste de la concentration spermatique (SMD 0,33) et de la mobilité non progressive des spermatozoïdes (SMD 0,45). Aucun effet significatif n'a en revanche été détecté sur la mobilité totale ou progressive, la morphologie normale ou anormale, le volume du sperme, ni sur les dommages à l'ADN spermatique. Les analyses de sensibilité suggèrent une certaine robustesse des résultats principaux, bien que les auteurs signalent un risque de biais de publication et une hétérogénéité méthodologique entre les études incluses. Ils concluent que des essais randomisés de plus grande ampleur et de meilleure qualité sont nécessaires pour confirmer ces effets préliminaires sur la santé reproductive masculine.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé42 participants
Effet d'une supplémentation systémique en lycopène sur les résultats du traitement parodontal non chirurgical : un essai clinique

Europe PMC · 2025-07-16 · Rashidi Maybodi F, Heris FS.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si prendre du lycopène en complément aide à mieux soigner les gencives malades. 42 personnes atteintes de parodontite modérée à sévère ont reçu soit 15 mg de lycopène par jour, soit un placebo, en plus du traitement classique (nettoyage des gencives). Après deux mois, les deux groupes se sont améliorés, mais ceux qui prenaient du lycopène ont eu une meilleure réduction de la profondeur des poches gingivales et de la perte d'attache des gencives. Les autres mesures (saignement, marqueur de stress oxydatif) étaient aussi un peu meilleures mais sans différence statistiquement claire. Le lycopène semble donc être une aide intéressante en complément du traitement classique des gencives.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique randomisé a évalué l'intérêt d'une supplémentation orale en lycopène (15 mg/jour) comme adjuvant au traitement parodontal non chirurgical (phase I) chez 42 patients âgés de 25 à 55 ans, atteints de parodontite modérée à sévère. Les participants ont été répartis en deux groupes comparables, l'un recevant le lycopène, l'autre un placebo (amidon de maïs), pendant deux mois. Les deux groupes ont montré une amélioration significative des paramètres parodontaux. Toutefois, le groupe lycopène a présenté une réduction plus marquée de la profondeur de poche (PD, p=0,009) et de la perte d'attache clinique (CAL, p=0,015) comparé au placebo. Les différences concernant l'indice de saignement et le taux sérique de malondialdéhyde (marqueur de stress oxydatif) n'étaient pas statistiquement significatives (p=0,237 et p=0,199). Ces résultats suggèrent un effet bénéfique potentiel du lycopène en complément du traitement standard, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour confirmer son rôle sur l'inflammation et le stress oxydatif associés à la parodontite.

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Niveau 3 — Randomisation mendélienne
Facteurs de risque et facteurs protecteurs du cancer du pancréas déterminés génétiquement : revue systématique et méta-analyse d'études de randomisation mendélienne

Europe PMC · 2025-06-27 · Luo F, Mou W, Zeng Y, Ouyang X, Bold RJ, Krishna SG, Yamaguchi A, Zhang L.

Résumé simplifié :

Cette grande étude a combiné les résultats de 82 recherches utilisant une méthode appelée randomisation mendélienne, qui s'appuie sur des variants génétiques pour estimer des liens de cause à effet plus fiables que les études classiques. Parmi 56 facteurs analysés, l'apport en lycopène (un pigment présent notamment dans la tomate) ressortait comme potentiellement protecteur contre le cancer du pancréas, avec une réduction du risque d'environ 13 %. D'autres facteurs comme le surpoids, le diabète ou certaines maladies inflammatoires augmentaient le risque. Les auteurs précisent que ces résultats restent des associations statistiques à confirmer par d'autres recherches avant d'en tirer des conclusions définitives.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a rassemblé 82 études de randomisation mendélienne (une approche génétique permettant d'approcher la causalité en limitant les biais de confusion) afin d'examiner les facteurs liés au cancer du pancréas. Parmi les 56 facteurs analysés statistiquement, l'apport en lycopène, proxié génétiquement, était associé à une réduction du risque de cancer du pancréas (odds ratio : 0,87 ; IC 95 % : 0,77-0,99), tout comme les niveaux de cathepsine E. À l'inverse, l'IMC élevé, le diabète, l'insuline à jeun, le tour de hanche ou les maladies inflammatoires de l'intestin étaient associés à un risque accru. Les auteurs soulignent que, malgré la robustesse méthodologique de la randomisation mendélienne, ces résultats représentent des associations génétiquement informées et non des preuves de causalité directe, nécessitant une validation complémentaire par des études mécanistiques et longitudinales.

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Niveau 1 — Revue systématique d'essais randomisés
Influence de la consommation de lycopène sur la santé mentale : une revue systématique d'essais contrôlés randomisés

Europe PMC · 2025-05-25 · Głąbska D, Guzek D, Jílková A, Kołota-Burdzy A, Skolmowska D, Kouřimská L.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont rassemblé les études sérieuses (essais randomisés) qui ont testé si le lycopène, un pigment antioxydant présent notamment dans la tomate, pouvait améliorer la santé mentale. Ils ont trouvé six études, utilisant le lycopène sous forme de complément, d'aliment enrichi ou d'aliment courant, à des doses allant de 1,35 à 27,8 mg par jour. Ces études mesuraient la qualité de vie, la dépression, l'anxiété, le stress ou l'humeur, chez des personnes en bonne santé ou souffrant de diverses maladies. Résultat : aucune preuve ne montre que le lycopène améliore la santé mentale. Les auteurs estiment que davantage d'études de bonne qualité sont nécessaires pour trancher la question.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique, conforme aux critères PRISMA et enregistrée sur PROSPERO, a analysé les essais contrôlés randomisés évaluant l'effet du lycopène ingéré par voie orale (compléments, aliments fonctionnels ou aliments usuels) sur la santé mentale. Six essais ont été retenus, menés principalement chez des patients atteints d'hyperplasie bénigne de la prostate, de syndrome de bouche brûlante, de xérostomie ou d'infertilité, et une seule étude chez des sujets sains. Les doses de lycopène variaient de 1,35 à 27,8 mg par jour. Les critères évalués incluaient la qualité de vie, la dépression, l'anxiété, le stress et l'humeur. Parmi les quatre études comparant groupe traité et placebo, aucune n'a rapporté de différence significative. L'évaluation du risque de biais a montré des résultats mitigés, sans qu'aucune étude à faible risque de biais ne confirme un effet bénéfique. Les auteurs concluent à une absence actuelle de preuve d'un effet du lycopène sur la santé mentale et appellent à des essais supplémentaires, mieux conçus, pour explorer cette question dans diverses populations.

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Niveau 4 — Étude transversale18 664 participants
Association entre un apport alimentaire plus élevé en lycopène et un risque réduit de dépression chez les adultes américains : données de la NHANES 2007-2016

Europe PMC · 2025-04-14 · Li X, Lan Y.

Résumé simplifié :

Cette étude a analysé les habitudes alimentaires de plus de 18 000 adultes américains pour voir si manger des aliments riches en lycopène (un pigment présent notamment dans les tomates) était lié à un risque de dépression plus faible. Les chercheurs ont mesuré l'apport en lycopène via des questionnaires alimentaires et évalué la dépression avec un test standardisé. Résultat : les personnes consommant le plus de lycopène avaient environ 15 à 20% de risque en moins de présenter des symptômes dépressifs par rapport à celles qui en consommaient le moins. Attention, cette étude montre un lien, pas une preuve que le lycopène prévient la dépression.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle transversale a exploité les données de 18 664 participants de l'enquête NHANES (2007-2016) pour examiner la relation entre l'apport alimentaire en lycopène, estimé à partir de rappels alimentaires de 24h, et le risque de dépression, défini par un score PHQ-9 supérieur ou égal à 10. Avec une prévalence de dépression de 8,98%, les analyses ajustées ont montré que les participants situés dans les deuxième, troisième et quatrième quartiles d'apport en lycopène présentaient un risque de dépression réduit (odds ratios respectifs de 0,851, 0,829 et 0,807) comparativement au quartile le plus bas. Les modèles de splines cubiques restreintes ont également révélé une relation en forme de U, la diminution du risque étant observée pour des apports allant jusqu'à 10 072 μg/jour. Les auteurs concluent à un effet protecteur potentiel du lycopène alimentaire contre la dépression, tout en soulignant qu'il s'agit d'une association et non d'une relation causale établie.

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Niveau 4 — Étude transversale2 110 participants
Relation entre apport en nutriments, mode de vie et stéatose hépatique non alcoolique chez les patients atteints de diabète de type 2 : résultats des enquêtes NHANES 2007-2018

Europe PMC · 2025-02-22 · Sun L, He Z, Li Y, Huo Z, Liu L.

Résumé simplifié :

Cette étude américaine a suivi plus de 2100 adultes diabétiques de type 2 pour voir quels aliments étaient liés au risque de stéatose hépatique non alcoolique (foie gras). Les chercheurs ont observé qu'un apport alimentaire plus élevé en lycopène, un pigment présent notamment dans les tomates, était associé à un risque légèrement plus élevé de cette maladie du foie. À l'inverse, la vitamine K et la lutéine semblaient protectrices, et une alimentation globalement de bonne qualité réduisait nettement le risque. Attention, ces résultats montrent une association, pas une preuve que le lycopène cause la maladie.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle, basée sur les données de l'enquête NHANES (2007-2018) et portant sur 2110 adultes diabétiques de type 2, dont 1743 atteints de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD), a examiné les liens entre apports nutritionnels alimentaires, mode de vie et risque de NAFLD. Après ajustement pour les facteurs confondants, un apport alimentaire plus élevé en lycopène était associé à une augmentation modeste du risque de NAFLD (OR = 1,002 pour chaque 100 μg supplémentaire, p<0,05), tandis que la vitamine K et la lutéine étaient associées à une réduction du risque. Une alimentation de bonne qualité globale était également liée à un risque nettement plus faible. Ces résultats, issus d'une analyse transversale, suggèrent des associations statistiques mais ne permettent pas d'établir un lien de causalité entre l'apport en lycopène et le développement de la NAFLD chez les patients diabétiques.

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Niveau 4 — Méta-analyse d'études observationnelles
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : hétérogénéité élevée non expliquée pour plusieurs résultats clés (I²=65.7%, 86.5%, 70.9%)

Apport alimentaire de tomate et de lycopène, niveaux sanguins de lycopène, et risque de cancers totaux et spécifiques chez les adultes : une revue systématique et une méta-analyse dose-réponse d'études de cohortes prospectives

Europe PMC · 2025-02-12 · Balali A, Fathzadeh K, Askari G, Sadeghi O.

Résumé simplifié :

Cette grande étude a analysé 121 recherches pour voir si manger des tomates ou du lycopène (un pigment présent dans les tomates) est lié à un risque plus faible de cancer. Les résultats montrent que les personnes qui consomment le plus de lycopène, ou qui en ont le plus dans le sang, ont un risque de cancer légèrement réduit (environ 5 à 11% de moins). Le lycopène semble aussi associé à une baisse du risque de mourir d'un cancer, notamment du cancer du poumon. Cette étude ne prouve pas que le lycopène prévient le cancer, mais montre un lien intéressant à approfondir.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique et méta-analyse dose-réponse a combiné les données de 121 études de cohortes prospectives (plus de 108 000 cas de cancer et 10 000 décès) pour examiner la relation entre l'apport alimentaire en tomate/lycopène, les niveaux sanguins de lycopène, et le risque de cancer. Les résultats indiquent qu'un apport alimentaire élevé en lycopène est associé à une réduction de 5% du risque global de cancer, tandis qu'un niveau sanguin élevé est lié à une réduction de 11%. Une relation linéaire inverse a également été observée entre l'apport en lycopène et le risque de cancer de la prostate. Concernant la mortalité par cancer, des associations inverses ont été constatées avec l'apport en tomate, l'apport en lycopène et les niveaux sanguins de lycopène, ainsi qu'avec la mortalité par cancer du poumon. Ces résultats, issus d'études observationnelles, suggèrent une association statistique sans établir de lien de causalité directe.

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Niveau 4 — Étude transversale567 participants
Apport en antioxydants et réserve ovarienne chez des femmes suivies dans un centre de fertilité

Europe PMC · 2025-01-31 · Maldonado-Cárceles AB, Souter I, Li MC, Mitsunami M, Dimitriadis I, Ford JB, Mínguez-Alarcón L, Chavarro JE, EARTH Study Team.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont étudié 567 femmes suivies pour infertilité, en comparant leur alimentation (via un questionnaire) à leur réserve ovarienne (nombre de follicules visibles à l'échographie). Ils se sont intéressés au lycopène, un antioxydant présent notamment dans les tomates. Les femmes qui en consommaient environ 6000 microgrammes par jour avaient tendance à avoir une réserve ovarienne plus élevée. À l'inverse, une consommation élevée de rétinol, apporté surtout par les produits laitiers, était associée à une réserve ovarienne plus faible chez les femmes de moins de 35 ans. Ces résultats sont des associations observées, pas une preuve que le lycopène améliore la fertilité.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle a analysé les données de 567 femmes suivies pour infertilité au Massachusetts General Hospital, dans le cadre de l'étude EARTH. Les apports alimentaires habituels en antioxydants (vitamines A, C, E, caroténoïdes) ont été estimés via un questionnaire de fréquence alimentaire, et la réserve ovarienne a été évaluée par le compte des follicules antraux (AFC) à l'échographie. Après ajustement pour divers facteurs de confusion, les chercheurs ont observé une relation non linéaire entre l'apport en lycopène et l'AFC, avec un AFC plus élevé chez les femmes consommant environ 6000 mcg/jour de lycopène. À l'inverse, un apport élevé en rétinol, provenant principalement des produits laitiers, était associé à un AFC plus faible chez les femmes de moins de 35 ans. Ces résultats suggèrent une possible influence du lycopène alimentaire sur la réserve ovarienne, mais le caractère observationnel de l'étude ne permet pas d'établir de lien de causalité, et les mécanismes sous-jacents restent à élucider.

Voir l'étude originale →

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.

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