Manganèse
Nutriment
Études scientifiques (8)
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Europe PMC · 2025-12-10 · Gebretsadik GG, Yang B, Glenn AJ, Yang AM, Li J, Chan VW, Wong MS, Liu S, Lo KK.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné si manger plus de manganèse (un minéral présent dans l'alimentation) était lié à un risque plus faible de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires. Les chercheurs ont suivi plus de 165 000 personnes de la UK Biobank pendant environ 12 ans, puis ont combiné ces résultats avec cinq autres études dans une méta-analyse portant sur plus de 270 000 personnes. Dans la cohorte UK Biobank seule, aucun lien significatif n'a été trouvé. Mais en combinant toutes les études, un apport plus élevé en manganèse était associé à un risque légèrement plus faible de diabète de type 2, sans effet clair sur les maladies cardiovasculaires.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle a analysé l'association entre l'apport alimentaire en manganèse et le risque de diabète de type 2 (DT2), de maladies cardiovasculaires (MCV) totales et de mortalité cardiovasculaire. Elle repose sur une cohorte prospective de plus de 165 000 participants de la UK Biobank (40-69 ans, suivis jusqu'en 2022), complétée par une méta-analyse de six études prospectives totalisant plus de 270 000 individus. Dans la cohorte UK Biobank, un apport élevé en manganèse (quintile supérieur) n'était pas significativement associé à une réduction du risque de DT2, de MCV ou de mortalité cardiovasculaire. Cependant, la méta-analyse a révélé une réduction de 4% du risque de DT2 pour chaque augmentation de 1 mg/jour de manganèse consommé, avec une possible relation non linéaire. Les auteurs soulignent que ce résultat n'est pas confirmé par l'analyse de la cohorte UK Biobank seule, suggérant la nécessité de prudence dans l'interprétation causale.
Europe PMC · 2025-09-23 · Sigdel R, Johnson PR, Meade GE, Kim AY, Maschmeier GM, Lucas EA, Montgomery MR, Lin D, Emerson SR, Chowanadisai W.
Résumé simplifié :
Cette étude a analysé les données de plus de 276 000 personnes pour voir comment une variation génétique (appelée rs13107325) et la quantité de manganèse consommée dans l'alimentation étaient liées à des facteurs de risque cardiovasculaire. Les personnes porteuses de cette variation génétique avaient tendance à avoir un indice de masse corporelle plus élevé, plus de triglycérides et moins de « bon cholestérol » (HDL), mais une tension artérielle légèrement plus basse. À l'inverse, un apport alimentaire plus élevé en manganèse était associé à un profil plus favorable : IMC plus bas, moins de triglycérides, plus de HDL et une tension artérielle plus basse. Les chercheurs suggèrent qu'une alimentation riche en manganèse pourrait compenser certains effets négatifs liés à cette variation génétique, mais il s'agit seulement d'associations observées, pas de preuves de cause à effet.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale, menée sur 276 436 participants d'origine caucasienne de la UK Biobank, a examiné les liens entre le polymorphisme génétique rs13107325 du gène SLC39A8 (impliqué dans le transport du manganèse), l'apport alimentaire en manganèse, et plusieurs marqueurs de risque cardiovasculaire. Les analyses par régression quantile ont montré que la variante génétique rs13107325 était associée à un IMC plus élevé, des triglycérides plus hauts et un HDL plus bas, mais aussi à une tension artérielle systolique et diastolique légèrement réduite. À l'inverse, un apport alimentaire plus important en manganèse était corrélé à un profil cardiovasculaire plus favorable : IMC plus faible, triglycérides réduits, HDL augmenté, et tension artérielle plus basse. Les auteurs concluent que les associations favorables liées à l'apport alimentaire en manganèse semblent s'opposer à plusieurs tendances défavorables associées à cette variante génétique, suggérant qu'un apport plus élevé en manganèse pourrait atténuer certains risques cardiovasculaires liés à ce polymorphisme. Il s'agit toutefois d'une étude observationnelle ne permettant pas d'établir de lien de causalité.
Europe PMC · 2025-06-28 · Khamassi S, Boukhayatia F, Abdesselem H, Bornaz E, Ounaissa K, Bouhajja H, Kacem A, Gammoudi A, Mahjoub R, Talbi E, Jamoussi H, Amrouche C.
Résumé simplifié :
Cette étude a observé 100 adultes obèses pour savoir combien d'entre eux souffraient aussi de sarcopénie (perte de muscle), une combinaison appelée obésité sarcopénique. Environ 19% des patients étaient concernés, avec des conséquences comme l'arthrose, une moins bonne qualité de vie et des difficultés physiques. En comparant les habitudes alimentaires, les chercheurs ont remarqué qu'un apport insuffisant en manganèse (un minéral présent dans l'alimentation) était lié à un risque plus élevé d'avoir cette obésité sarcopénique, même après avoir pris en compte d'autres facteurs comme l'activité physique ou le taux de triglycérides.
Résumé reformulé :
Dans cette étude observationnelle transversale menée chez 100 patients obèses adultes (âge moyen 44 ans), les chercheurs ont évalué la prévalence de l'obésité sarcopénique (19% des participants) ainsi que ses facteurs associés. Parmi les multiples variables étudiées (niveau d'éducation, activité physique, lipides sanguins, apports nutritionnels), un déficit d'apport alimentaire en manganèse est ressorti comme significativement associé à l'obésité sarcopénique en analyse univariée (P=.004) et confirmé comme facteur indépendant en analyse multivariée (P=.026), aux côtés d'autres facteurs comme l'obésité de classe 2, l'arthrose, des triglycérides élevés ou un excès d'apport en graisses. Il s'agit d'une association statistique observée dans le cadre d'une étude transversale, qui ne permet pas d'établir un lien de causalité entre l'apport en manganèse et le développement de la sarcopénie chez les personnes obèses.
Europe PMC · 2025-05-26 · Yu H, Wang D, Yan Y, Jiao L, Zhang J, Gu Y, Zhang S, Zhang Q, Liu L, Meng G, Wu H, Wu X, Zhu D, Fu L, Chen Y, Wang D, Wang Y, Geng H, Sun S, Wang X, Jia Q, Song K, Zheng Y, Yu M, Chen YM, Niu K.
Résumé simplifié :
Cette étude chinoise a suivi plus de 18 000 adultes pendant plusieurs années pour voir si le manganèse consommé via l'alimentation était lié au risque de développer une maladie du foie liée au métabolisme (stéatose hépatique). Les chercheurs ont utilisé des questionnaires alimentaires et des échographies annuelles du foie. Résultat : chez les hommes, ceux qui consommaient le plus de manganèse avaient un risque légèrement plus élevé de développer cette maladie du foie, comparé à ceux qui en consommaient le moins. Chez les femmes, aucun lien clair n'a été observé. Ces résultats suggèrent qu'un apport élevé en manganèse pourrait ne pas être bénéfique pour le foie chez les hommes, mais il ne s'agit que d'une association, pas d'une preuve de cause à effet.
Résumé reformulé :
Cette étude prospective a analysé deux cohortes chinoises (TCLSIH, n=17 649 ; GNHS, n=1 137) pour examiner la relation entre l'apport alimentaire en manganèse, évalué par questionnaire de fréquence alimentaire, et l'incidence de la stéatose hépatique métabolique (MASLD), diagnostiquée par échographie abdominale annuelle. Dans la cohorte TCLSIH, après ajustement pour les facteurs confondants, les hommes situés dans le quartile le plus élevé d'apport en manganèse présentaient un risque de MASLD supérieur de 16 % par rapport au quartile le plus bas (HR=1,16 ; IC95% 1,02-1,31 ; p de tendance=0,02), association restant significative après ajustement pour les macronutriments. Chez les femmes, aucune tendance significative n'a été observée. La cohorte GNHS, plus petite, n'a montré aucune association significative dans les deux sexes. Les auteurs concluent que, chez les hommes, un apport alimentaire élevé en manganèse est associé à une incidence plus élevée de MASLD, tout en soulignant que cette association observationnelle ne permet pas d'établir un lien de causalité direct.
Europe PMC · 2024-12-04 · Chen Y, Sun Z, Zhang Y, Zhou R, Lin X, Du Y, Xu J, Xu Q, Zang J.
Résumé simplifié :
Cette étude chinoise a examiné si la quantité de certains minéraux consommés dans l'alimentation, dont le manganèse, était liée aux capacités de mémoire et de réflexion chez 835 adultes. Les chercheurs ont mesuré les apports alimentaires sur trois jours et évalué les fonctions cognitives avec un test standard (MMSE). Résultat : contrairement au cuivre et au magnésium qui semblaient protecteurs, le manganèse alimentaire n'a montré aucun lien significatif avec les performances cognitives. Autrement dit, manger plus ou moins de manganèse ne semblait pas influencer les scores obtenus au test de mémoire et de concentration dans cette population.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée à Shanghai en 2018 a inclus 835 adultes chinois afin d'explorer les liens entre l'apport alimentaire en plusieurs minéraux (manganèse, fer, cuivre, zinc, sélénium, magnésium) et la fonction cognitive, évaluée via le Mini-Mental State Examination (MMSE). Les apports en minéraux ont été estimés à partir d'un relevé alimentaire de trois jours, puis les participants ont été répartis en tertiles selon leur niveau de consommation. Des analyses de régression logistique ont ensuite été réalisées pour chaque minéral. Alors que des associations protectrices ont été observées pour le cuivre et, dans une moindre mesure, pour le magnésium, aucune association significative n'a été retrouvée entre l'apport alimentaire en manganèse et le risque de score MMSE faible. Ces résultats, de nature observationnelle, ne permettent pas d'établir de lien de cause à effet, mais suggèrent que, dans cette population, le manganèse alimentaire ne serait pas associé aux performances cognitives, contrairement à d'autres minéraux étudiés.
Europe PMC · 2024-11-13 · Tran TT, Nguyen HTM, Gunathilake M, Lee J, Kim J.
Résumé simplifié :
Des chercheurs coréens ont suivi plus de 17 000 personnes pendant plusieurs années pour voir si manger plus de manganèse (un minéral présent dans l'alimentation) était lié à un risque plus faible de cancer de la thyroïde. Résultat : les personnes ayant un apport plus élevé en manganèse avaient un risque réduit de développer ce cancer. Cet effet protecteur semblait plus marqué chez les personnes porteuses d'une certaine variante génétique (appelée IL1R1 rs3917225), liée à l'inflammation. Cela suggère que les gènes de chacun pourraient influencer la façon dont le manganèse agit sur le risque de cancer de la thyroïde.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective, menée en Corée entre 2007 et 2020 sur 17 754 participants, a examiné le lien entre l'apport alimentaire en manganèse (évalué par questionnaire de fréquence alimentaire) et le risque de cancer de la thyroïde, ainsi que son interaction avec le polymorphisme génétique IL1R1 rs3917225, lié à l'inflammation. Sur la période de suivi, 108 cas de cancer de la thyroïde ont été recensés. Un apport plus élevé en manganèse était associé à un risque réduit de cancer de la thyroïde (HR=0,64 ; IC95% 0,44-0,95). Cette association protectrice semblait plus forte chez les porteurs de l'allèle G du polymorphisme étudié (HR=0,30 ; IC95% 0,11-0,86 ; p d'interaction=0,028). Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'une association observationnelle, et que le rôle protecteur du manganèse pourrait dépendre de facteurs génétiques individuels liés à l'inflammation, sans établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2024-10-13 · Huang Y, Zhang Y, Zhou C, Liu M, Yang S, Xiang H, Gan X, Ye Z, He P, Zhang Y, Qin X.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 7000 adultes diabétiques du UK Biobank pendant environ 12 ans. Les chercheurs ont observé que ceux qui consommaient davantage de manganèse par l'alimentation avaient moins de risque de développer une maladie rénale chronique, mais seulement chez les personnes dont le diabète était mal contrôlé (HbA1c élevée). Chez celles dont le diabète était bien équilibré, aucun lien n'a été trouvé. Une partie de cet effet protecteur semblait liée au poids corporel et au tour de taille. Ces résultats suggèrent qu'un apport suffisant en manganèse pourrait être utile, surtout chez les diabétiques mal contrôlés, mais cela reste à confirmer.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte observationnelle a analysé les données de 7248 adultes diabétiques du UK Biobank, sans maladie rénale chronique (MRC) au départ, dont l'apport alimentaire en manganèse a été évalué via des questionnaires de rappel alimentaire sur 24h. Après un suivi médian de près de 12 ans, 7,8% ont développé une MRC. Un apport plus élevé en manganèse alimentaire était associé à un risque réduit de MRC chez les participants ayant un diabète mal contrôlé (HbA1c ≥6,5%), mais pas chez ceux ayant un bon contrôle glycémique, avec une interaction statistiquement significative. L'indice de masse corporelle et le tour de taille expliquaient partiellement (environ 17-18%) cette association chez les diabétiques mal contrôlés, suggérant un rôle médiateur de l'obésité. Ces résultats, de nature associative et nécessitant confirmation, pointent vers l'intérêt potentiel d'un apport alimentaire adéquat en manganèse dans la prévention de la MRC chez les diabétiques, particulièrement ceux avec un mauvais contrôle glycémique.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.
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