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Valériane

Plante

Études scientifiques (11)

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Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés1 500 participants
Diversité chimique et potentiel neuroactif de Valeriana jatamansi (valériane indienne) : revue systématique sur la phytochimie, la pharmacologie et les défis de standardisation

Europe PMC · 2026-07-13 · Nisar S, Jan N, Hassan I, Andleeb L, Shabir PA.

Résumé simplifié :

Cette étude analyse 312 recherches sur la valériane indienne (Valeriana jatamansi), une plante proche de la valériane commune, menacée d'extinction. Les chercheurs montrent qu'il existe 5 types chimiques très différents de cette plante, ce qui explique pourquoi les effets peuvent varier beaucoup d'un produit à l'autre. En combinant les résultats de 12 essais cliniques (plus de 1500 personnes), l'étude confirme que la prise de valériane améliore significativement le sommeil (mesuré par un questionnaire validé) et réduit l'anxiété. Les auteurs proposent une méthode pour standardiser les futurs produits à base de cette plante.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique (1979-2026, 312 études) porte sur Valeriana jatamansi, une espèce de valériane himalayenne menacée (statut UICN « vulnérable »), et examine sa composition chimique ainsi que ses effets pharmacologiques. Les auteurs identifient 5 chemotypes distincts selon la composition en molécules actives (patchoulol, maaliol, valépotriates, etc.), ce qui génère une variabilité de bioactivité de 15 à 35% entre lots. Sur le plan mécanistique, les valépotriates agiraient sur les récepteurs GABA_A et la 6-méthylapigénine sur le site des benzodiazépines. Une méta-analyse de 12 essais contrôlés randomisés (plus de 1500 participants) confirme des améliorations cliniquement significatives de l'insomnie (via le score PSQI) et de l'anxiété (taille d'effet modérée à forte, SMD=-0,72) chez les personnes prenant des préparations à base de cette plante. Les auteurs proposent un indice multi-marqueurs combiné au codage barcode ADN pour réduire la variabilité des produits sous les 10%, afin de concilier conservation de l'espèce et usage thérapeutique fiable.

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Niveau 4 — Étude cas-témoins
Analyse rétrospective de pharmacovigilance par disproportionnalité sur la néphrotoxicité possible des produits naturels, à partir des données du système de notification des effets indésirables de la FDA (FAERS)

Europe PMC · 2026-06-11 · Lukan CJ, Karimzadeh I, Tran TL, Sestito MR, Abanyie K, Boyce RD, Kane-Gill SL.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont examiné une grande base de données américaine (FAERS) où sont signalés les effets indésirables liés aux médicaments et compléments, entre 2004 et 2021. Ils ont cherché si certains produits naturels étaient associés à des problèmes rénaux plus souvent que prévu. Parmi des dizaines de plantes étudiées, trois ressortent avec un signal statistique : le gingembre, le petit houx et la valériane. Pour la valériane, seulement 2 cas de problèmes rénaux ont été rapportés, mais le calcul statistique suggère un lien possible. Les auteurs précisent que cela ne prouve pas que la valériane cause réellement des atteintes rénales : d'autres études sont nécessaires pour vérifier ce signal.

Résumé reformulé :

Cette étude de pharmacovigilance a analysé les signalements d'effets indésirables liés aux produits naturels dans la base FAERS de la FDA sur la période 2004-2021. En calculant un ratio de notification disproportionnée (ROR), les auteurs ont identifié 63 produits naturels associés à un excès de signalements d'événements rénaux. Trois signaux significatifs ont émergé après filtrage : le gingembre (11 cas, ROR 6,21), le petit houx (2 cas, ROR 7,99) et la valériane (2 cas, ROR 2,03 ; IC95 % 1,09-3,78). Le faible nombre de cas et la nature purement déclarative des données empêchent d'établir un lien de causalité entre la prise de valériane et une atteinte rénale. Les auteurs concluent que ce signal statistique, bien que modeste, justifie une surveillance clinique accrue et des recherches complémentaires sur une éventuelle néphrotoxicité associée à cette plante.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participants
Sexsomnie chez un jeune homme : une parasomnie non-paradoxale aux défis diagnostiques et thérapeutiques

Europe PMC · 2026-06-01 · Almutairi MB, Alhomayin LA, Alshahrani MM.

Résumé simplifié :

Ce rapport décrit le cas d'un homme de 29 ans souffrant de sexsomnie, un trouble du sommeil où la personne a des comportements sexuels pendant la nuit sans s'en souvenir. Plusieurs traitements classiques n'ont pas fonctionné. Le patient a alors essayé de lui-même un complément de racine de valériane, ce qui a réduit ses symptômes de 90 %. Un médicament spécifique a ensuite permis une guérison complète. Ce cas suggère que la valériane pourrait aider certaines personnes avec ce trouble, mais il s'agit d'une seule observation, donc on ne peut pas en tirer de conclusion générale.

Résumé reformulé :

Ce rapport de cas clinique présente un homme de 29 ans atteint de sexsomnie, une parasomnie non-REM caractérisée par des comportements sexuels nocturnes avec amnésie complète, aggravés par le stress. Après l'échec de traitements par fluoxétine, mélatonine et clomipramine, le patient a pris de sa propre initiative un complément de racine de valériane (non précisé en dose exacte dans le résumé), ce qui a entraîné une réduction de 90 % des symptômes, attribuée à ses propriétés GABAergiques supposées. Une rémission complète a finalement été obtenue avec la vortioxétine, maintenue sur trois mois de suivi. Bien que cette observation isolée suggère un intérêt potentiel de la valériane dans certains cas de sexsomnie, il s'agit d'un unique cas clinique sans groupe contrôle, ce qui limite fortement la portée des conclusions et appelle à des recherches complémentaires.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé96 participants
Comparaison des effets d'une combinaison de Mélisse officinale et de Valériane avec la clonidine sur l'anxiété, les changements hémodynamiques et les frissons lors d'une arthroplastie du genou : un essai contrôlé randomisé

Europe PMC · 2025-11-29 · Hasanzadeh Sablouei F, Nasiri Formi E, Akbari H, Esmaeil Shafiei S, Davoodi A.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé chez 96 patients devant subir une opération du genou un complément à base de valériane et de mélisse (appelé Norogol), comparé à un médicament (clonidine) et à un placebo. Les participants prenaient une gélule chaque soir pendant deux jours avant l'opération. Les chercheurs ont mesuré l'anxiété, les frissons après l'opération et des paramètres comme la tension et le rythme cardiaque. Résultat : le complément à base de plantes a réduit les frissons aussi efficacement que le médicament. L'anxiété a eu tendance à diminuer dans les deux groupes traités, mais sans différence statistiquement significative par rapport au placebo.

Résumé reformulé :

Cet essai contrôlé randomisé a comparé, chez 96 patients opérés d'une prothèse de genou, les effets d'un complément associant valériane et Melissa officinalis (Norogol, une gélule par soir pendant deux nuits avant l'intervention) à ceux de la clonidine (médicament de référence) et d'un placebo. L'anxiété a été évaluée avec le questionnaire de Spielberger, les frissons post-opératoires avec l'échelle de Crossley-Mahajan, et des paramètres hémodynamiques (tension artérielle, fréquence cardiaque) ont été suivis avant, pendant et après la chirurgie. Les scores de frissons étaient significativement plus faibles dans les groupes Norogol et clonidine que dans le groupe placebo, jusqu'à 60 minutes après l'opération. L'anxiété, manifeste et latente, a diminué dans les groupes traités tandis qu'elle augmentait sous placebo, mais cette différence n'atteignait pas la significativité statistique. Aucune différence notable n'a été observée entre les groupes concernant les paramètres hémodynamiques.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés408 participants
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : hétérogénéité très élevée (I²=90,40%) non expliquée malgré seulement 5 essais inclus

Effet de la valériane (Valeriana officinalis) sur la dysménorrhée primaire : revue systématique et méta-analyse

Europe PMC · 2025-09-15 · Rabiei F, Delavar MA, Mirabi P, Masoumi P, Jahanshahi A.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 5 essais cliniques, totalisant environ 400 femmes souffrant de règles douloureuses (sans cause médicale identifiée). Les chercheurs ont comparé la prise de valériane en complément à un placebo ou à des anti-inflammatoires classiques. Résultat : la valériane a permis une réduction notable de la douleur menstruelle, avec une bonne tolérance et peu d'effets secondaires. Cependant, les études analysées étaient assez différentes entre elles (doses, protocoles), ce qui rend les résultats encore incertains. Des recherches plus solides et standardisées sont nécessaires pour confirmer ces bénéfices avant de recommander largement la valériane dans ce contexte.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a combiné les données de 5 essais contrôlés randomisés publiés entre 2000 et novembre 2023, incluant 201 participantes sous valériane et 207 témoins (placebo ou AINS), afin d'évaluer l'efficacité de la valériane orale sur la dysménorrhée primaire. Les résultats montrent une diminution significative de la douleur, estimée à environ 1,03 point sur une échelle visuelle analogique de 0 à 10 (différence moyenne standardisée = -1,03 ; IC 95 % : -1,74 à -0,33 ; p < 0,004). La valériane a été bien tolérée, sans effets indésirables majeurs rapportés. Toutefois, l'hétérogénéité entre les études était très élevée (I² = 90,4 %), probablement liée à des différences de dosage et de méthodologie entre essais, ce qui limite la portée des conclusions. Les auteurs appellent à des essais cliniques plus rigoureux et standardisés pour confirmer ces effets prometteurs.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé40 participants
Effets d'une combinaison d'extraits de valériane et de houblon (Ze 91019) sur la durée du sommeil et les paramètres cognitifs et psychologiques diurnes en cas d'insomnie occasionnelle : un essai contrôlé randomisé de faisabilité

Europe PMC · 2025-06-01 · Schicktanz N, Gerhards C, Schlitt T, Aerni A, Müggler E, de Quervain D, Papassotiropoulos A, Boonen G, Drewe J, Butterweck V.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé un complément à base de valériane et de houblon chez 40 personnes ayant des problèmes de sommeil occasionnels. Pendant 21 jours, les participants ont porté un bracelet connecté pour mesurer leur sommeil et ont fait des tests quotidiens de mémoire et de concentration. Résultat : les personnes prenant le complément ont dormi en moyenne 22 minutes de plus par nuit que celles prenant un placebo, et jusqu'à 49 minutes de plus lors de leur pire nuit. En revanche, aucun effet notable n'a été observé sur la concentration, le stress, l'humeur ou la fatigue dans la journée. Le produit a été bien toléré.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo, a évalué la faisabilité d'étudier un extrait combiné de valériane et de houblon (Ze 91019) chez 40 adultes souffrant d'insomnie occasionnelle. Après une période d'observation de 21 jours, les participants ont suivi un traitement de 21 jours, avec un suivi du sommeil par bracelet Fitbit et des tests cognitifs et psychologiques quotidiens en ligne. Les analyses exploratoires ont montré une augmentation statistiquement significative de la durée de sommeil dans le groupe traité par rapport au placebo (+21,7 minutes par nuit en moyenne, p=0,019), avec un effet encore plus marqué lors de la nuit la plus courte de la période (+48,7 minutes). Aucun effet significatif n'a été détecté sur les performances cognitives (temps de réaction, mémoire de travail) ni sur les paramètres psychologiques subjectifs (stress, fatigue, humeur, qualité de vie, motivation). Le traitement a été bien toléré, confirmant la faisabilité du protocole pour de futures études de plus grande ampleur.

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Niveau 1 — Revue systématique d'essais randomisés
Produits en vente libre contre l'insomnie chez l'adulte : une revue exploratoire des essais contrôlés randomisés

Europe PMC · 2025-02-22 · Salame A, Mathew S, Bhanu C, Bazo-Alvarez JC, Bhamra SK, Heinrich M, Walters K, Frost R.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé 51 essais cliniques testant des produits sans ordonnance contre l'insomnie, dont la valériane prise seule ou en complément. La valériane fait partie des produits les plus étudiés, avec des preuves solides concernant son efficacité et sa sécurité pour améliorer le sommeil. Elle a aussi montré des bénéfices lorsqu'elle est combinée avec de la mélisse et du fenouil, ou avec du houblon et de la passiflore, comparée à un traitement médicamenteux seul. Les effets secondaires observés étaient généralement légers et passagers, sans événement grave rapporté dans les études.

Résumé reformulé :

Cette revue exploratoire a analysé 51 essais contrôlés randomisés évaluant des produits en vente libre contre les symptômes d'insomnie chez des adultes de 18 à 65 ans, comparés à un placebo. Parmi les 34 produits à base de plantes étudiés, la valériane figure parmi les plus documentés, avec un niveau de preuve jugé substantiel quant à son efficacité et son innocuité. Des associations incluant la valériane (avec mélisse et fenouil, ou avec houblon et passiflore) ont également montré des bénéfices supplémentaires par rapport à un traitement prescrit seul. Globalement, 41 des 51 études ont rapporté un effet positif des interventions testées sur les symptômes d'insomnie, avec des effets indésirables majoritairement légers et transitoires, sans événement grave signalé. Les auteurs soulignent toutefois que les preuves restent prometteuses mais non définitives, appelant à davantage de recherches, notamment chez des populations avec comorbidités.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé12 participants
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 12 participants

Effet du thé de Valeriana officinalis sur le tonus sympathovagal et la fonction cardiaque chez des volontaires sains : une étude semi-expérimentale

Europe PMC · 2025-01-01 · Hosseini SM, Zanganeh S, Qaraaty M.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé les effets d'une tasse de thé de valériane sur le cœur chez 12 personnes en bonne santé. Les participants ont d'abord bu de l'eau, puis du thé de valériane dilué à 50 %, et leur rythme cardiaque a été mesuré à plusieurs moments. Résultat : après avoir bu le thé, leur fréquence cardiaque a progressivement diminué, passant d'environ 65 à 61 battements par minute en 30 minutes. La tension artérielle a aussi légèrement baissé. Les chercheurs pensent que la valériane pourrait calmer le système nerveux en réduisant l'activité « stimulante » et en augmentant l'activité « apaisante » du corps.

Résumé reformulé :

Dans cette étude semi-expérimentale, 12 volontaires sains ont d'abord reçu de l'eau (condition contrôle), puis, après un délai d'élimination, une infusion de Valeriana officinalis diluée à 50 % (même volume et température). Le tonus sympathovagal a été évalué via des indices de variabilité de la fréquence cardiaque, mesurés à cinq moments : avant la prise, après l'eau, puis 5, 20 et 30 minutes après le thé de valériane. La fréquence cardiaque moyenne a diminué progressivement après l'ingestion du thé, passant de 65,4 à 60,9 battements par minute (différence statistiquement significative, p<0,05). La pression artérielle systolique a également montré une légère tendance à la baisse. Les auteurs interprètent ces résultats comme une possible diminution de l'activité sympathique associée à une augmentation de l'activité parasympathique, bien que l'étude porte sur un petit échantillon et une seule prise aiguë de valériane.

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Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.

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Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.

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