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Yohimbe

Plante

Études scientifiques (5)

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Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Niveau 3 — Essai non randomisé100 participants
La noradrénaline et le cortisol ont des effets différents sur la mémoire de travail et la prise de risque chez le personnel militaire

Europe PMC · 2026-08-06 · van Herk L, Bruinsma B, de Weijer A, Geuze E.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé 100 militaires néerlandais à qui on a donné soit de la yohimbine (un composé extrait du Yohimbe qui stimule la noradrénaline), soit de l'hydrocortisone (qui stimule le cortisol), soit les deux, pour simuler un stress. Les chercheurs ont ensuite mesuré leur mémoire de travail, leur capacité à se contrôler et leur tendance à prendre des risques. Résultat : la yohimbine ralentissait légèrement la mémoire mais augmentait la prise de risque, alors que le cortisol accélérait la mémoire sans influencer la prise de risque. Le contrôle des impulsions n'était pas affecté par ces substances.

Résumé reformulé :

Dans cet essai contrôlé mené sur 100 militaires néerlandais, les chercheurs ont administré par voie orale de la yohimbine (alcaloïde issu du Yohimbe, stimulant la libération de noradrénaline) et/ou de l'hydrocortisone (stimulant le cortisol), afin de reproduire pharmacologiquement une réponse de stress aigu. Les effets sur trois processus de décision ont été évalués via des tâches informatisées : mémoire de travail, contrôle des impulsions et prise de risque. La stimulation noradrénergique a ralenti le rappel en mémoire de travail et augmenté la prise de risque, tandis que le cortisol a plutôt accéléré le rappel sans modifier la prise de risque. Le contrôle des impulsions est resté stable quelle que soit la condition. Ces résultats nuancent les données antérieures obtenues chez des civils, qui associaient plutôt le cortisol à une prise de risque accrue, et suggèrent des mécanismes distincts selon les hormones/neurotransmetteurs impliqués dans le stress.

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Niveau 3 — Revue systématique d'études observationnelles234 participants
Interventions pharmacologiques dans l'anorgasmie masculine primaire ou secondaire : une revue systématique

Europe PMC · 2025-09-10 · Gómez-Bueno MP, Diaz-Hung AM, García-Perdomo HA.

Résumé simplifié :

Cette revue scientifique a rassemblé les résultats de sept études portant sur 234 hommes ayant des difficultés à atteindre l'orgasme (anorgasmie), liées par exemple à une opération de la prostate, à des troubles hormonaux ou à la prise d'antidépresseurs. Plusieurs traitements ont été testés, dont la yohimbine (un extrait de plante). Les chercheurs ont observé que la yohimbine permettait d'obtenir un orgasme chez 55% des patients traités, un résultat comparable à celui d'autres médicaments comme la cabergoline (66%). Les effets secondaires rapportés étaient généralement légers. Ces résultats suggèrent un effet positif possible, mais basé sur un nombre limité d'études.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique, menée selon les méthodes Cochrane et PRISMA, a analysé sept études regroupant 232 hommes traités pharmacologiquement pour une anorgasmie primaire ou secondaire (incapacité à atteindre l'orgasme), notamment après prostatectomie, en cas d'hypogonadisme, de troubles psychiatriques ou sous antidépresseurs. Parmi les traitements évalués figurait la yohimbine, administrée par voie orale, qui a permis d'induire un orgasme chez 55% des patients traités, contre 66% avec la cabergoline (traitement le plus fréquemment utilisé). D'autres molécules comme le bupropion et la pycnogénol ont également montré des améliorations sur les scores de fonction orgasmique (IIEF) ou de satisfaction sexuelle (ASEX). Les effets indésirables étaient jugés légers dans la majorité des études incluses. Les auteurs concluent à un effet potentiellement bénéfique de ces traitements, dont la yohimbine, tout en soulignant les limites liées au faible nombre d'études disponibles.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé15 participants
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 15 participants

Pharmacocinétique en dose unique et à l'état d'équilibre de la clomipramine, de la yohimbine et de leur association : étude clinique d'interaction médicamenteuse

Europe PMC · 2024-10-21 · Leutzendorff A, Al Jalali V, Bauer M, Minichmayr IK, Reiter B, Duchek MW, Nussbaumer-Pröll A, Weber M, Eberl S, Spies M, Sarhan M, Geilen J, Walther A, Drai D, Zeitlinger M.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé chez 15 hommes en bonne santé la prise orale de clomipramine (médicament contre l'éjaculation précoce) et de yohimbine (substance issue du yohimbe, utilisée contre les troubles érectiles), seules puis ensemble. Les chercheurs ont mesuré comment ces substances circulent dans le sang. Résultat : quand elles sont prises ensemble, la quantité de yohimbine dans le sang augmente d'environ 37 %, probablement parce que la clomipramine ralentit son élimination par le foie. Malgré cela, la combinaison a été bien tolérée, sans effet indésirable grave. Les auteurs jugent cette interaction mineure selon les critères officiels, et pensent que l'association pourrait être étudiée à l'avenir pour ses bénéfices potentiels.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique ouvert, mené chez 15 volontaires masculins sains, a évalué la pharmacocinétique de la clomipramine et de la yohimbine (alcaloïde du yohimbe), prises par voie orale seules ou en association, en dose unique et à l'équilibre. L'exposition plasmatique à la clomipramine (aire sous la courbe à 12h) était 12 % plus élevée en association, et celle de la yohimbine 37 % plus élevée, ce qui suggère une inhibition compétitive du métabolisme de la yohimbine par la clomipramine, probablement via le cytochrome P450 2D6. Selon les seuils de l'Agence européenne des médicaments, cette interaction est classée comme mineure (augmentation entre 1,25 et 2 fois). Aucun effet indésirable majeur n'a été rapporté, que ce soit en monothérapie ou en association. Ces résultats pharmacocinétiques et de tolérance ouvrent la voie à des études ultérieures visant à évaluer l'efficacité clinique de cette combinaison, envisagée pour traiter simultanément l'éjaculation précoce et les troubles de la fonction érectile.

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Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.

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