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Alcaloïdes pyrrolizidiniques

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Contaminants alimentaires

Substances naturellement produites par certaines plantes (comme le séneçon, la bourrache ou la consoude) pour se défendre contre les insectes. Elles peuvent se retrouver dans le miel, les tisanes, les plantes aromatiques, les salades ou les céréales, par contamination des cultures ou des produits par ces plantes sauvages.

Études scientifiques (6)

Carte des preuves

6études
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 1 (17 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 2 (33 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 3 (50 %)

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (6)Niveau 3 : 1Niveau 4 : 2Niveau 5 : 3

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-09-30 · Wang K, Wang S, Wang Y, Lu J, Wang H, Hua F, Yang J.

Résumé simplifié :

Une femme de 72 ans a consulté pour un gonflement du ventre et une perte d'appétit. Les examens ont fait suspecter un cancer de l'ovaire, ce qui a conduit à une opération chirurgicale pour retirer les ovaires. Mais après l'intervention, aucune tumeur cancéreuse n'a été trouvée. En interrogeant la patiente plus en détail, les médecins ont découvert qu'elle consommait depuis longtemps une plante appelée Tusanqi, connue pour contenir des alcaloïdes pyrrolizidiniques toxiques pour le foie. Des examens d'imagerie ont confirmé une maladie du foie provoquée par cette plante. Un traitement adapté a permis une amélioration de son état. Ce cas montre l'importance de bien interroger les patients sur leurs habitudes alimentaires et l'usage de plantes médicinales avant de poser un diagnostic.

Résumé reformulé :

Ce rapport de cas décrit une femme de 72 ans, diabétique depuis 5 ans, présentant une distension abdominale et une anorexie. Des examens initiaux ont révélé une ascite importante et des marqueurs tumoraux élevés (CA125, HE4), orientant vers un diagnostic de cancer de l'ovaire. Une laparoscopie diagnostique avec ablation bilatérale des annexes a été réalisée, mais l'analyse pathologique n'a révélé aucune malignité, seulement un cystadénome séreux bénin. Une anamnèse approfondie a ensuite révélé une consommation prolongée de Tusanqi (Gynura segetum), une plante contenant des alcaloïdes pyrrolizidiniques. Une réévaluation par scanner et IRM a mis en évidence des signes caractéristiques d'un syndrome d'obstruction sinusoïdale hépatique (HSOS), notamment un rehaussement hépatique en motif « géographique » et des signes d'hypertension portale. Un traitement associant anticoagulation, protection hépatique et diurétiques a permis une amélioration partielle de l'état clinique et des marqueurs hépatiques. Ce cas souligne la difficulté de distinguer le HSOS d'une tumeur maligne abdominale et l'importance d'une anamnèse alimentaire et phytothérapeutique rigoureuse, associée à une imagerie caractéristique, pour éviter des interventions chirurgicales inutiles.

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Niveau 4 — Étude transversale2 845 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-06-01 · Haileselassie M, Hidru HD, Agga YM, Abrha MW, Ayele B, Gebretnsae H, Gebretsadik A, Kahsay H, Hadgu T, Mamo N, Ashebr F, Ameha MH, Haile A, Reda TB, Reda A, Woldemichael D, Regessa F, Tasew G, Tollera G, Hailu M, Tesfay A, Gebreslassie SA, Haddis AG, Fekadu ST, Abok PO, Alemayehu M, Mulugeta A.

Résumé simplifié :

Cette étude éthiopienne a examiné une grave maladie du foie, la maladie veino-occlusive, causée par des alcaloïdes pyrrolizidiniques présents dans une plante toxique appelée Ageratum conyzoides, qui contamine parfois l'alimentation locale. Menée auprès de près de 2 850 familles dans la région du Tigré entre janvier et février 2025, l'enquête a révélé que près de 7% des foyers avaient été touchés par cette maladie, avec un taux de mortalité très élevé parmi les malades. Les personnes de plus de 30 ans et celles vivant dans des familles nombreuses étaient davantage concernées. Les auteurs soulignent l'ampleur préoccupante de ce problème de santé publique, aggravé par les crises récentes dans la région.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale communautaire, réalisée entre janvier et février 2025 dans la zone nord-ouest de la région du Tigré (Éthiopie), visait à évaluer l'ampleur de la maladie veino-occlusive hépatique, une atteinte toxique du foie associée à l'exposition aux alcaloïdes pyrrolizidiniques contenus dans la plante Ageratum conyzoides. Sur 2 845 ménages sélectionnés par échantillonnage aléatoire multi-étapes, les données ont montré que 6,9% des foyers étaient affectés, correspondant à 180 cas pour 10 000 habitants et environ 250 décès cumulés pour 10 000 habitants depuis 2002, avec un taux de létalité cumulé de 58,1%. La répartition de la maladie variait fortement selon les districts administratifs. L'âge supérieur à 30 ans, l'appartenance à une famille nombreuse et la croyance en une origine surnaturelle de la maladie étaient associés à un risque accru. Les auteurs concluent à une charge de morbidité et de mortalité élevée et inégalement répartie, probablement aggravée par les perturbations liées à la pandémie de COVID-19 et au conflit dans la région.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective120 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-03-12 · Silva-Néto RP.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 120 patients souffrant de migraines (épisodiques ou chroniques) traités avec un extrait de pétasite (Petamig®, sans alcaloïdes pyrrolizidiniques toxiques) pendant 12 semaines. Résultat : le nombre de jours avec maux de tête a nettement diminué dans les deux groupes, et plus de la moitié des patients ont vu leurs crises réduites de moitié ou plus. Le handicap lié à la migraine a aussi diminué. Des effets secondaires légers (goût amer en bouche, éructations) sont apparus chez environ 28% des patients, mais n'ont duré que quelques jours. Cette plante semble donc prometteuse et bien tolérée contre la migraine.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective, observationnelle et non contrôlée, menée en conditions réelles dans un seul centre, a évalué l'efficacité d'un extrait de Petasites hybridus (Petamig®, sans alcaloïdes pyrrolizidiniques) chez 120 patients adultes souffrant de migraine épisodique (n=72) ou chronique (n=48). Après 12 semaines de traitement, la fréquence des jours de céphalées a significativement diminué, passant de 6,0 à 2,6 jours/mois pour la migraine épisodique et de 26,3 à 12,7 jours/mois pour la migraine chronique (p<0,0001). Près de 60% des patients ont connu une réduction d'au moins 50% de leurs crises, avec une amélioration parallèle du handicap fonctionnel. Des effets indésirables, principalement un goût amer en bouche et des éructations, sont survenus chez 28,3% des participants, durant en moyenne 6,4 jours. L'absence de groupe contrôle et le caractère rétrospectif limitent toutefois la portée causale de ces résultats, qui nécessitent confirmation par des essais contrôlés randomisés.

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Afficher aussi les 3 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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