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Anone ou chérimole

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Annona cherimola Mill.

fruits, légumes, légumineuses et oléagineux

Fruit tropical originaire des régions andines d'Amérique du Sud, produit par un arbre du genre Annona. Sa peau verte légèrement écailleuse enveloppe une chair blanche, crémeuse et sucrée, contenant plusieurs graines noires non comestibles. Se consomme généralement frais, coupé en deux et dégusté à la cuillère.

Composition :

Études scientifiques (6)

Carte des preuves

6études
  • Niveau 2 · essais randomisés : 1 (17 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 3 (50 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 2 (33 %)

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

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Toutes (6)Niveau 2 : 1Niveau 4 : 3Niveau 5 : 2

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2023-02-09 · Yadav S.

Résumé simplifié :

Un homme de 36 ans avait une petite excroissance bénigne (un papillome) sur le palais, et une opération était prévue pour l'enlever. En attendant, il a mâché des feuilles d'anone (corossol cannelle), une plante aussi appelée chérimolier de cette famille. Quelques jours plus tard, la lésion est tombée toute seule, sans laisser de cicatrice, et le tissu du palais est redevenu sain. Grâce à cela, le patient a évité la chirurgie. Ce cas isolé suggère un effet intéressant des feuilles d'anone, mais il faudrait des études plus poussées pour confirmer ce résultat et comprendre comment cela fonctionne.

Résumé reformulé :

Ce rapport de cas décrit un homme de 36 ans présentant un papillome épidermoïde (lésion bénigne) sur le palais, pour lequel une excision chirurgicale était envisagée. En attendant l'intervention, le patient a mâché des feuilles d'Annona squamosa (anone, proche du chérimolier). Quelques jours après, la lésion s'est détachée spontanément, et l'examen clinique a révélé un tissu palatin sain, sans cicatrice ni rétraction. Cette observation a permis d'éviter une chirurgie, généralement associée à un temps de cicatrisation plus long et à un recours à des ressources médicales coûteuses. Les auteurs soulignent que cette découverte, bien que fondée sur un seul cas, met en lumière les propriétés potentiellement bénéfiques des feuilles d'anone (hépatoprotectrices, anticancéreuses, antidiabétiques, antioxydantes, antibactériennes, anti-obésité et hypolipémiantes) déjà rapportées dans la littérature, et appellent à des recherches scientifiques rigoureuses pour en vérifier l'efficacité et les mécanismes d'action.

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Niveau 2 — Essai croisé randomisééquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2020-09-24 · Vasarri M, Barletta E, Vinci S, Ramazzotti M, Francesconi A, Manetti F, Degl'Innocenti D.

Résumé simplifié :

Cette étude s'intéresse à la chérimole, un fruit utilisé traditionnellement au Mexique contre le diabète. En laboratoire, un extrait de sa pulpe a limité deux phénomènes impliqués dans les complications du diabète : l'altération des protéines par le sucre et l'action d'une enzyme qui digère les glucides. Les chercheurs ont ensuite testé la pulpe du fruit chez des personnes, diabétiques ou en bonne santé, pour voir son effet sur la glycémie après un repas. Résultat : manger la pulpe n'a pas fait augmenter la glycémie après le repas, ce qui suggère que ce fruit pourrait être intégré sans risque, voire avec bénéfice, dans l'alimentation des personnes diabétiques ou pré-diabétiques.

Résumé reformulé :

Cette recherche explore le potentiel de la chérimole (Annona cherimola), fruit traditionnellement employé au Mexique contre le diabète, pour limiter les complications liées à l'hyperglycémie chronique. Dans un premier temps, les auteurs ont montré in vitro qu'un extrait de la pulpe inhibait la glycation de l'albumine (un mécanisme impliqué dans les dommages tissulaires du diabète) ainsi que l'activité de l'alpha-glucosidase, une enzyme clé de la digestion des glucides. Dans un second temps, une étude clinique en cross-over a été menée chez des sujets sains et diabétiques afin d'évaluer l'effet de la consommation de la pulpe sur la glycémie postprandiale. Les résultats préliminaires montrent que l'ingestion du fruit n'a pas entraîné d'augmentation de la glycémie après repas, suggérant un profil favorable pour une consommation alimentaire chez les personnes diabétiques ou pré-diabétiques. Les auteurs concluent que ce fruit pourrait constituer un aliment fonctionnel intéressant, bien que des études cliniques plus poussées restent nécessaires pour confirmer ces effets.

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Niveau 4 — Cas clinique2 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2005-01-01 · Gamboa PM, Sánchez-Monge R, Díaz-Perales A, Salcedo G, Ansótegui J, Sanz ML.

Résumé simplifié :

Cette étude présente deux cas de patients allergiques au latex qui réagissent aussi à des aliments : la chérimole (anone) pour l'un, l'aubergine pour l'autre. Les médecins ont confirmé ces allergies croisées grâce à des tests cutanés et sanguins. Chez le premier patient, une protéine proche de celle du latex a été retrouvée dans la chérimole, expliquant la réaction. Chez le second, le mécanisme semble différent, les tests en laboratoire montrant une réactivité qui n'apparaît pas toujours avec les tests cutanés classiques. Ces cas montrent que la chérimole peut provoquer des réactions allergiques chez les personnes sensibles au latex.

Résumé reformulé :

Cette étude rapporte deux cas cliniques illustrant le syndrome latex-fruits, dans lequel des personnes allergiques au latex développent des réactions croisées à certains aliments végétaux. Le premier cas concerne la chérimole (anone), déjà associée à ce syndrome dans de rares cas antérieurs, et le second l'aubergine, non décrite jusque-là. Le diagnostic a reposé sur l'histoire clinique, des tests cutanés positifs et la détection d'IgE spécifiques, complétés par des tests de laboratoire (libération d'histamine, activation des basophiles, immunodétection). Chez le patient allergique à la chérimole, une protéine de 45 kDa apparentée à une chitinase, reconnue comme un variant de l'allergène majeur du latex (Hev b 6.02), a été identifiée comme responsable probable de la réaction croisée. Chez le second patient, sensibilisé à l'aubergine, les résultats étaient plus complexes : l'allergène purifié de l'avocat (Prs a 1) montrait une forte activité biologique sans être détecté par les tests cutanés classiques, suggérant des mécanismes immunologiques variés au sein de ce syndrome.

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Niveau 4 — Étude transversaleéquivalent HAS : 4

Europe PMC · 1999-09-01 · Diaz-Perales A, Collada C, Blanco C, Sanchez-Monge R, Carrillo T, Aragoncillo C, Salcedo G.

Résumé simplifié :

Cette étude s'intéresse aux allergies croisées entre le latex et certains fruits, dont la chérimole. Des chercheurs ont analysé des extraits de 20 aliments végétaux et de latex, en utilisant le sang de patients allergiques. Ils ont découvert que des protéines appelées chitinases, présentes notamment dans la chérimole, le kiwi, la banane ou la châtaigne, sont responsables de ces réactions allergiques croisées. En clair, une personne allergique au latex peut réagir aussi à la chérimole à cause de protéines similaires. D'autres molécules (les glycanes) ne semblent pas jouer de rôle important dans ce phénomène.

Résumé reformulé :

Cette recherche explore les mécanismes du syndrome d'allergie croisée latex-fruits, qui touche notamment des personnes sensibles au latex et à plusieurs fruits comme la chérimole, l'avocat, la banane ou le kiwi. En testant des extraits de 20 aliments végétaux avec des sérums de patients allergiques au latex et aux fruits, les auteurs ont identifié des protéines de 30 à 45 kDa, probablement des chitinases de classe I, reconnues à la fois par des anticorps spécifiques et par les anticorps IgE des patients allergiques. Ces chitinases, présentes dans la chérimole ainsi que dans la châtaigne, le fruit de la passion, le kiwi, la papaye, la mangue, la tomate et la farine de blé, semblent être les principaux responsables des réactions croisées avec le latex. En revanche, les glycanes complexes, une autre famille de molécules parfois impliquée dans les allergies alimentaires, ne jouent pas de rôle significatif dans ce syndrome particulier. Ces résultats aident à mieux comprendre pourquoi certaines personnes allergiques au latex développent aussi une allergie à des fruits comme la chérimole.

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Afficher aussi les 2 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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