Aubergine
Solanum melongena L.
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
Légume-fruit de la famille des solanacées, originaire d'Asie, à peau lisse généralement violette et chair blanche. Se consomme généralement cuit, en ratatouille, gratin, caviar ou farci.
- kcal : 22.9
- sel g : 0.005
- fer mg : 0.23
- fibres g : 3
- sucres g : 2.7
- lipides g : 0.18
- sodium mg : 2
- calcium mg : 9
- glucides g : 2.7
- proteines g : 0.98
- ag satures g : 0.034
- magnesium mg : 14
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 229
- vitamine c mg : 2.2
- vitamine d ug : 0
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 14
Études scientifiques (7)
Carte des preuves
- Niveau 2 · essais randomisés : 1 (14 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 5 (71 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 1 (14 %)
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Europe PMC · 2024-09-03 · Yalçın E, Döngelli H, Dolu S, Akarsu M.
Résumé simplifié :
Ce cas clinique décrit un homme d'une quarantaine d'années souffrant de douleurs abdominales sévères récurrentes, finalement diagnostiquées comme une inflammation rare de l'intestin grêle appelée gastro-entérite à éosinophiles. Après plusieurs erreurs de diagnostic, des examens ont révélé une inflammation du jéjunum et un liquide abdominal riche en globules blancs particuliers (éosinophiles). Un traitement par corticoïdes et montelukast a permis de le soulager rapidement. Ses crises ont persisté tant qu'il fumait, puis se sont arrêtées après l'arrêt du tabac. Deux ans plus tard, une nouvelle crise est survenue après avoir mangé de l'aubergine, suggérant que cet aliment pourrait déclencher des poussées chez certaines personnes sensibles.
Résumé reformulé :
Cette étude de cas rapporte le parcours diagnostique d'un homme d'une quarantaine d'années présentant des douleurs abdominales aiguës récurrentes, initialement mal diagnostiquées comme une fièvre méditerranéenne familiale puis une maladie de Crohn. Les examens ont finalement mis en évidence une jéjunite à éosinophiles, une forme de gastro-entérite à éosinophiles touchant l'intestin grêle, confirmée par endoscopie et biopsie, ainsi qu'une ascite éosinophile. Un traitement par corticostéroïdes et montelukast a entraîné une résolution rapide des symptômes. Le tabagisme semblait être un facteur déclenchant majeur des récidives, et l'arrêt du tabac a nettement réduit la fréquence des crises. Sur les deux années suivantes, une seule rechute a été rapportée, survenue après la consommation d'aubergine, suggérant que cet aliment pourrait agir comme un déclencheur alimentaire chez ce patient spécifique, bien qu'un lien de causalité strict ne puisse être établi à partir d'un cas unique.
Europe PMC · 2023-01-01 · Özdemir E, Damadoğlu E, Karakaya G, Kalyoncu AF.
Résumé simplifié :
Cette étude turque a examiné 222 adultes souffrant d'allergie saisonnière au pollen (rhinite allergique) pour savoir s'ils présentaient aussi des réactions allergiques à certains aliments crus, un phénomène appelé syndrome d'allergie pollen-aliments. Environ 14% des patients ont rapporté de telles réactions, le plus souvent des picotements dans la bouche ou de l'urticaire après avoir mangé certains aliments. L'aubergine crue arrivait en tête des aliments responsables, suivie par la noix, le kiwi, la pêche et le melon. Ces réactions étaient liées à une allergie au pollen de graminées et restaient généralement limitées et sans gravité.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle menée en Turquie a inclus 222 patients adultes suivis pour une rhinite allergique saisonnière, afin d'évaluer la fréquence du syndrome d'allergie pollen-aliments (PFAS), une réaction croisée entre allergènes polliniques et certaines protéines alimentaires. Grâce à un questionnaire et des tests cutanés aux aéroallergènes, les chercheurs ont identifié 31 patients (14%) présentant des symptômes évocateurs de PFAS, majoritairement des femmes, avec un âge moyen de 32 ans. Les symptômes les plus fréquents étaient des manifestations oropharyngées isolées (58%) et de l'urticaire (52%) après ingestion de l'aliment en cause. L'aubergine crue figurait parmi les aliments les plus fréquemment incriminés, aux côtés de la noix, du kiwi, de la pêche et du melon, dans un contexte de sensibilisation prédominante au pollen de graminées. Les auteurs concluent que ce syndrome, bien que fréquent chez les patients allergiques au pollen, reste généralement localisé à la sphère buccale et spontanément résolutif.
Europe PMC · 2020-01-02 · Maity S, Bhakta S, Bhowmik M, Sircar G, Bhattacharya SG.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont découvert une protéine de l'aubergine, appelée Sola m 1, responsable de réactions allergiques chez certaines personnes. Cette protéine appartient à une famille connue sous le nom de profilines, déjà impliquée dans d'autres allergies alimentaires et au pollen de bouleau. En testant le sang de patients allergiques à l'aubergine, les scientifiques ont montré que leurs anticorps réagissaient fortement à cette protéine, ce qui confirme son rôle dans l'allergie. Ils ont aussi observé des réactions croisées avec d'autres aliments contenant des profilines similaires. Cette découverte pourrait aider à mieux diagnostiquer et traiter les allergies à l'aubergine à l'avenir.
Résumé reformulé :
Cette étude identifie pour la première fois un allergène majeur de l'aubergine, nommé Sola m 1, une protéine de 17 kDa appartenant à la famille des profilines. Produite sous forme recombinante, cette protéine a réagi avec les anticorps IgE présents dans le sérum de tous les patients allergiques à l'aubergine testés, et a déclenché une libération d'histamine, confirmant son potentiel allergénique. Les chercheurs ont également mis en évidence une forte similarité structurelle avec Bet v 2, un allergène du pollen de bouleau, ainsi que des réactions croisées avec les profilines d'autres aliments. Un test de digestion simulée a montré une perte rapide de la réactivité IgE, ce qui suggère que cette allergie se manifeste surtout par un syndrome d'allergie orale plutôt que par des réactions systémiques sévères. Enfin, l'analyse de localisation a révélé que cette protéine est particulièrement abondante dans les graines de l'aubergine. Ces résultats ouvrent la voie à de meilleurs outils de diagnostic et à des approches d'immunothérapie ciblées.
Europe PMC · 2019-11-16 · Nishimura M, Suzuki M, Takahashi R, Yamaguchi S, Tsubaki K, Fujita T, Nishihira J, Nakamura K.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé l'effet de la poudre d'aubergine, riche en acétylcholine, chez 100 personnes stressées ayant une tension artérielle légèrement élevée ou une hypertension légère. Pendant 12 semaines, la moitié des participants a pris des gélules de poudre d'aubergine, l'autre moitié un placebo. Les résultats montrent que la poudre d'aubergine a permis de réduire la tension artérielle, notamment la pression diastolique dès la 8e semaine, et les deux pressions (haute et basse) à la 12e semaine. Elle a aussi amélioré certains aspects négatifs de l'état psychologique des participants. C'est la première fois que ces effets sont observés chez l'humain avec ce légume.
Résumé reformulé :
Cette étude randomisée, en double aveugle et contrôlée contre placebo, a évalué pendant 12 semaines les effets d'une prise quotidienne de poudre d'aubergine (1,2 g/jour, apportant 2,3 mg d'acétylcholine) chez 100 participants stressés présentant une tension artérielle normale-haute ou une hypertension de grade 1. Les résultats indiquent une baisse significative de la pression artérielle diastolique dès la 8e semaine chez l'ensemble des participants et dans le sous-groupe à tension normale-haute, ainsi qu'une diminution des pressions systolique et diastolique à la 12e semaine, en particulier chez les participants hypertendus de grade 1, comparativement au groupe placebo. L'état psychologique négatif s'est également amélioré dans le sous-groupe à tension normale-haute. Les auteurs attribuent cet effet aux esters de choline, notamment l'acétylcholine, présents dans l'aubergine. Il s'agit de la première mise en évidence chez l'humain d'un effet bénéfique de la consommation d'aubergine sur la tension artérielle et le bien-être psychologique.
Europe PMC · 2018-06-01 · Ukleja-Sokołowska N, Gawrońska-Ukleja E, Żbikowska-Gotz M, Sokołowski Ł, Bartuzi Z.
Résumé simplifié :
Ce cas clinique décrit un homme de 27 ans ayant fait un choc anaphylactique (difficultés à respirer, gonflement du visage et de la bouche, chute de tension, perte de connaissance) quelques minutes après avoir mangé de l'aubergine cuite au four. Il avait déjà eu des réactions allergiques après avoir mangé d'autres aliments comme de la salade ou du poulet épicé. Les tests cutanés ont confirmé une allergie à l'aubergine, crue ou cuite, ainsi qu'à certains pollens et au chat. Des analyses sanguines ont montré une sensibilisation à des protéines appelées LTP, présentes dans plusieurs fruits et végétaux, ce qui pourrait expliquer ces réactions sévères et variées.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas clinique rapporte un épisode d'anaphylaxie sévère chez un homme de 27 ans, survenu quelques minutes après l'ingestion d'aubergine cuite au four, avec détresse respiratoire, œdème facial, tachycardie, hypotension et perte de connaissance. Le patient présentait des antécédents de réactions allergiques hétérogènes à divers aliments, allant de symptômes oraux légers à des réactions plus sévères, potentiellement amplifiées par des cofacteurs. Les tests cutanés (prick-tests) se sont révélés positifs à l'aubergine fraîche et cuite, ainsi qu'au pollen de graminées et au chat. Le dosage des IgE spécifiques par méthode ImmunoCap ISAC a mis en évidence une sensibilisation à plusieurs protéines de transfert lipidique (LTP) retrouvées dans diverses sources végétales (noix, pêche, platane) ainsi qu'à des allergènes de pollen et d'épithélium de chat. Les auteurs concluent que ce tableau clinique complexe pourrait s'inscrire dans le cadre d'un syndrome LTP, une forme de sensibilisation croisée à ces protéines présentes dans de nombreux végétaux, expliquant la diversité des déclencheurs alimentaires observés chez ce patient.
Europe PMC · 2016-10-14 · Harish Babu BN, Wilfred A, Venkatesh YP.
Résumé simplifié :
Cette étude s'intéresse aux personnes allergiques à l'aubergine. Les chercheurs ont analysé la peau d'aubergine pour trouver quelles protéines déclenchent les réactions allergiques. Ils ont découvert qu'une enzyme appelée polyphénol oxydase (PPO), présente sous plusieurs formes de tailles différentes, est reconnue par les anticorps des personnes allergiques testées (6 patients). Des tests cutanés et sanguins ont confirmé que cette enzyme provoque une vraie réaction allergique. C'est la première fois que cette enzyme est identifiée comme un allergène alimentaire, ce qui pourrait aider à mieux diagnostiquer et comprendre l'allergie à l'aubergine.
Résumé reformulé :
Cette recherche visait à déterminer si la polyphénol oxydase (PPO), une enzyme importante de l'aubergine, agit comme allergène. Les protéines extraites de la peau d'aubergine ont été séparées puis testées chez 6 sujets allergiques par prick-test cutané, ELISA et immunoblot IgE. Les fractions riches en PPO ont provoqué des réactions positives chez tous les participants, et des protéines de 43, 64 et 71 kDa se sont révélées fortement liées aux IgE. Les analyses biochimiques et par spectrométrie de masse ont confirmé que les protéines de 64 et 71 kDa sont bien des PPO, la protéine de 43 kDa étant probablement un fragment de dégradation. L'une de ces formes, nommée Sola m PPO4, a été identifiée comme porteuse d'un épitope reconnu par les IgE. Cette étude constitue la première démonstration qu'une polyphénol oxydase peut agir comme allergène alimentaire, apportant un éclairage nouveau sur les mécanismes de l'allergie à l'aubergine chez l'humain.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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