Benzoates et sorbates (conservateurs)
Additifs alimentaires
Conservateurs utilisés pour limiter le développement de moisissures, levures et bactéries dans les aliments. Les benzoates (E210-E213) se trouvent dans les sodas, jus de fruits et sauces, tandis que les sorbates (E200-E203) sont présents dans les fromages, vins et produits de boulangerie. Identifiables par ces codes sur les étiquettes.
Études scientifiques (2)
Carte des preuves
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Europe PMC · 2026-01-07 · Hasenböhler A, Javaux G, Payen de la Garanderie M, de Edelenyi FS, Yvroud-Hoyos P, Agaësse C, De Sa A, Huybrechts I, Pierre F, Audebert M, Coumoul X, Julia C, Kesse-Guyot E, Allès B, Deschamps V, Hercberg S, Chassaing B, Srour B, Deschasaux-Tanguy M, Touvier M.
Résumé simplifié :
Cette grande étude française a suivi plus de 105 000 personnes pendant environ 7,5 ans pour voir si manger des aliments contenant des conservateurs (comme les nitrites, nitrates, sulfites, sorbates ou acétates) était lié au risque de cancer. Les chercheurs ont trouvé que les personnes consommant le plus de certains de ces additifs, notamment le nitrite de sodium et le nitrate de potassium, avaient un risque un peu plus élevé de développer un cancer, en particulier du sein ou de la prostate. Ces résultats ne prouvent pas que les additifs causent directement le cancer, mais ils renforcent l'idée qu'il vaut mieux privilégier des aliments frais et peu transformés.
Résumé reformulé :
À partir des données de la cohorte NutriNet-Santé (105 260 participants suivis en moyenne 7,6 ans), cette étude a examiné le lien entre la consommation de divers conservateurs alimentaires, estimée via des relevés alimentaires répétés et des bases de données de composition, et l'incidence du cancer. Parmi les 17 additifs étudiés individuellement, 6 présentaient une association positive avec le risque de cancer global ou de cancers spécifiques : le nitrite de sodium était associé à une hausse du risque de cancer de la prostate, et le nitrate de potassium à une hausse du risque de cancer global et du sein. D'autres conservateurs (sorbates, sulfites, acétates, érythorbate de sodium) montraient des associations similaires. Ces résultats, de nature observationnelle, ne permettent pas d'établir un lien de causalité, mais suggèrent la nécessité de recherches complémentaires et d'une possible réévaluation réglementaire de ces additifs.
Europe PMC · 2026-01-07 · Hasenböhler A, Javaux G, Payen de la Garanderie M, Szabo de Edelenyi F, Bourhis L, Agaësse C, De Sa A, Huybrechts I, Pierre F, Coumoul X, Julia C, Kesse-Guyot E, Allès B, Fezeu LK, Hercberg S, Deschasaux-Tanguy M, Cosson E, Tatulashvili S, Chassaing B, Srour B, Touvier M.
Résumé simplifié :
Cette grande étude française a suivi plus de 108 000 personnes pendant plusieurs années pour voir si certains conservateurs alimentaires étaient liés à un risque plus élevé de diabète de type 2. Les chercheurs ont analysé l'alimentation des participants grâce à des relevés détaillés, puis l'ont comparée à l'apparition de nouveaux cas de diabète. Résultat : parmi 58 conservateurs étudiés, 12 sont associés à un risque accru, dont le sorbate de potassium, le nitrite de sodium et le propionate de calcium. Il s'agit d'une association, pas d'une preuve de cause à effet. Les auteurs recommandent de réévaluer la sécurité de ces additifs et de privilégier les aliments frais et peu transformés.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective française (NutriNet-Santé) a examiné les liens entre l'exposition alimentaire à 58 additifs conservateurs et l'incidence du diabète de type 2 chez plus de 108 000 participants suivis entre 2009 et 2023. Les apports ont été évalués par des relevés alimentaires répétés sur 24 heures, croisés avec des bases de données de composition complétées par des analyses de laboratoire. Sur 1 131 cas de diabète, 12 conservateurs restaient associés à une incidence plus élevée après correction pour tests multiples : sorbate de potassium, métabisulfite de potassium, nitrite de sodium, acides acétique, citrique et phosphorique, acétates de sodium, propionate de calcium, ascorbate de sodium, alpha-tocophérol, érythorbate de sodium et extraits de romarin. Ces associations observationnelles ne prouvent pas un lien de causalité ; les auteurs appellent à réévaluer la sécurité de ces substances et à privilégier les aliments frais et peu transformés.
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