Cyclamate
Additifs alimentaires
Édulcorant de synthèse connu sous le code E952, environ 30 fois plus sucrant que le sucre, sans apport calorique. Utilisé seul ou associé à d'autres édulcorants dans les boissons light, produits allégés, confiseries sans sucre et édulcorants de table. Autorisé dans l'Union européenne mais interdit aux États-Unis.
Études scientifiques (5)
Carte des preuves
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 3 (60 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 2 (40 %)
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Motif : L'association sucralose/cancer du sein prémenopause repose sur seulement 38 cas avec un IC très large (1.44-24.20), jugée exploratoire par les auteurs eux-mêmes
Europe PMC · 2026-09-09 · Bonaccio M, Di Castelnuovo A, Costanzo S, Martinez CF, Ruggiero E, Panzera T, Esposito S, De Curtis A, Magnacca S, Troisi J, Cerletti C, Donati MB, de Gaetano G, Iacoviello L.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont mesuré, dans les urines de plus de 1 200 femmes italiennes, la présence de six édulcorants artificiels courants (comme la saccharine, l'aspartame ou le sucralose). Ils ont ensuite comparé ces mesures entre des femmes ayant développé un cancer du sein et les autres. Résultat global : aucun lien n'a été trouvé entre la quantité d'édulcorants détectée dans les urines et le risque de cancer du sein. Seule exception : chez les femmes non ménopausées, la présence de sucralose était associée à un risque plus élevé, mais ce résultat repose sur très peu de cas et doit être confirmé par d'autres études avant d'être considéré comme fiable.
Résumé reformulé :
Cette étude cas-cohorte, menée au sein de la cohorte italienne Moli-sani, a innové en mesurant objectivement six édulcorants non nutritifs (aspartame, acésulfame, saccharine, sucralose, cyclamate, glycosides de stéviol) dans les urines de 988 femmes d'âge moyen, plutôt que de se baser sur des déclarations alimentaires comme le font habituellement les études sur le sujet. Parmi elles, 272 ont développé un cancer du sein au cours du suivi. La saccharine était l'édulcorant le plus fréquemment détecté. Globalement, ni les édulcorants pris individuellement ni leur score cumulé n'étaient associés à un risque accru de cancer du sein. Toutefois, une association notable a été observée entre la présence de sucralose et le cancer du sein chez les femmes préménopausées (risque multiplié par environ 6), mais cette estimation, fondée sur seulement 38 cas, reste statistiquement imprécise. Les auteurs soulignent que ce résultat est exploratoire et nécessite d'être reproduit par d'autres recherches avant toute conclusion définitive.
Motif : essai de 16 participants
Europe PMC · 2026-09-02 · Andersen SSH, Kjølbæk L, Halford JCG, Harrold JA, Raben A.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si un mélange d'acésulfame K et de cyclamate, deux édulcorants, modifie la façon dont le corps utilise l'énergie après un repas, comparé à de l'eau. 26 adultes en surpoids ont participé, et 16 ont terminé l'étude jusqu'au bout, répartie sur un an avec une phase de perte de poids puis de maintien. Les chercheurs ont mesuré la combustion des graisses et des sucres, la dépense d'énergie, la glycémie et l'insuline, juste après la prise de boisson et aussi après plusieurs mois de régime avec ou sans édulcorants. Résultat : aucune différence significative n'a été observée entre le groupe ayant consommé les édulcorants et celui ayant bu de l'eau, que ce soit à court terme ou après plusieurs mois.
Résumé reformulé :
Cette sous-étude de l'essai randomisé SWEET a évalué les effets aigus et prolongés d'un mélange d'acésulfame K et de cyclamate, comparé à de l'eau, sur l'oxydation des substrats énergétiques (graisses et glucides), la dépense énergétique, ainsi que la glycémie et l'insuline postprandiales. Vingt-six adultes présentant un IMC ≥ 25 kg/m² ont été recrutés, avec un apport en sucres ajoutés limité à moins de 10% de l'énergie totale dans les deux groupes de comparaison ; 16 ont complété le dernier jour de test. Les mesures ont été réalisées à jeun puis après un petit-déjeuner standardisé, avant et après l'ingestion de la boisson test, à trois moments clés : à l'inclusion, après deux mois de perte de poids, et après quatre mois supplémentaires de maintien du poids avec ou sans édulcorants dans l'alimentation. Aucune différence statistiquement significative n'a été relevée entre les deux conditions sur l'ensemble des paramètres métaboliques mesurés, ni ponctuellement ni à travers le temps. Les auteurs soulignent toutefois que le faible nombre de participants limite la portée de ces conclusions.
Motif : essai de 26 participants
Europe PMC · 2026-03-17 · Andersen SSH, Kjølbæk L, Halford JCG, Harrold JA, Raben A.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé chez des adultes en surpoids l'effet d'un mélange d'acésulfame K et de cyclamate, comparé à de l'eau, sur la sensation de faim après un repas. Les participants buvaient soit ce mélange sucré sans calories, soit de l'eau, deux heures après un petit-déjeuner, puis on mesurait leur appétit avant un repas libre. Résultat : boire la boisson avec édulcorants réduisait l'envie de manger sucré et la sensation de pouvoir encore manger, par rapport à l'eau. Mais cela n'a pas changé la quantité totale de nourriture consommée ensuite. L'étude portait sur peu de participants, donc des recherches plus larges sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Cette sous-étude du projet européen SWEET a évalué chez 26 adultes en surpoids ou obèses les effets aigus d'un mélange d'acésulfame potassium et de cyclamate (Ace-K/Cyc), comparé à de l'eau, sur les sensations d'appétit et la prise alimentaire ultérieure. Les tests ont été réalisés à trois moments : au départ, après deux mois de perte de poids, et après quatre mois de stabilisation, chez des participants suivant un régime avec ou sans édulcorants. Après un petit-déjeuner standardisé, les volontaires buvaient soit la boisson édulcorée soit de l'eau, puis leur appétit était mesuré via des échelles visuelles analogiques avant un repas libre. La boisson avec Ace-K/Cyc a réduit, de façon statistiquement significative, le désir de manger sucré et la perception de pouvoir encore consommer de la nourriture, comparée à l'eau, et cet effet persistait même après ajustement pour la palatabilité. En revanche, aucune différence significative n'a été observée sur la quantité d'énergie réellement consommée lors du repas libre. Les auteurs soulignent que la petite taille de l'échantillon limite la portée de ces conclusions et appellent à des études de plus grande ampleur.
Europe PMC · 2025-10-11 · Wolf M, Wasinger D, Donhauser V, Moliterno P, Keppler BK, Gerner C, Widhalm K, Meier-Menches SM.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont analysé la sueur de 54 enfants autrichiens, dont certains en surpoids, pour mesurer différents composés liés à leur alimentation. Ils ont découvert que les enfants en surpoids avaient, au départ, des taux plus élevés de cyclamate (un édulcorant artificiel) dans leur sueur, et que ce taux était lié à leur indice de masse corporelle. Après avoir suivi un programme d'éducation à une alimentation saine (le programme EDDY), ces taux de cyclamate sont redevenus similaires à ceux des enfants de poids normal. Cela suggère que ce programme a aidé les enfants à modifier leurs habitudes alimentaires, notamment leur consommation de boissons ou aliments sucrés artificiellement.
Résumé reformulé :
Cette étude pilote a utilisé une méthode non invasive de collecte de sueur eccrine pour analyser le métabolome de 54 enfants scolarisés à Vienne, dont 20% présentaient un surpoids ou une obésité, dans le cadre du programme préventif EDDY visant à promouvoir de saines habitudes de vie. Les chercheurs ont constaté qu'à l'état initial, le taux de cyclamate, un édulcorant artificiel, dans la sueur était corrélé à l'indice de masse corporelle chez les enfants en surpoids, et était plus élevé que chez les enfants de poids normal. Après l'intervention nutritionnelle, ce taux s'est normalisé, se rapprochant de celui du groupe de poids normal, ce qui suggère un effet positif du programme sur les habitudes de consommation. Des variations dans des métabolites liés au microbiote intestinal ont également été observées au fil du temps. Les auteurs soulignent le potentiel de cette approche de métabotypage par la sueur pour étudier les paramètres métaboliques liés au surpoids infantile de façon peu invasive, tout en précisant qu'il s'agit d'une étude de petite taille dont les résultats devront être confirmés.
Europe PMC · 2025-09-19 · Zhou Q, Lu Y, Lin XY, Liu SJ, Wang D, Zhang YJ, Guo Y.
Résumé simplifié :
Des chercheurs chinois ont étudié si les édulcorants artificiels, comme le xylitol, pouvaient influencer l'apparition précoce de la puberté chez les enfants. En analysant les urines de 473 enfants, ils ont constaté que ceux ayant un taux plus élevé de xylitol présentaient un risque accru de puberté précoce. Ce lien semblait en partie expliqué par une augmentation de l'indice de masse corporelle (IMC) liée à cette exposition. Les chercheurs ont aussi observé des signes de dommages à l'ADN associés à ces substances. Ces résultats suggèrent que la consommation d'édulcorants pourrait jouer un rôle dans le développement pubertaire, mais d'autres études sont nécessaires pour confirmer ce lien.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée à Hainan (Chine) a examiné la relation entre l'exposition interne à plusieurs édulcorants faibles en calories (LCS) et le moment de la puberté chez 473 enfants d'âge scolaire, répartis en groupes présentant une puberté précoce (PP) ou avancée (EP) et leurs témoins respectifs. Le xylitol a été retrouvé à des concentrations urinaires significativement plus élevées chez les enfants en puberté avancée que chez les témoins. Après ajustement, le xylitol était associé à un risque accru de puberté avancée (OR : 1,48), tandis que le cyclamate était associé à une réduction du risque de puberté précoce. Un modèle statistique intégrant l'exposition combinée à plusieurs édulcorants a confirmé une augmentation du risque de puberté avancée. Sur le plan mécanistique, les auteurs évoquent un possible rôle du stress oxydatif de l'ADN et de l'indice de masse corporelle (IMC), ce dernier semblant médier partiellement l'effet du xylitol. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une association entre exposition aux édulcorants et développement pubertaire, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
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