Dioxyde de titane (E171)
Additifs alimentaires
Colorant blanc utilisé pour opacifier ou blanchir certains aliments, comme des confiseries, chewing-gums, plats préparés ou glaçages de pâtisserie. Composé de particules minérales, dont une partie de taille nanométrique, extraites de minerais puis transformées industriellement. Son usage dans l'alimentation est interdit dans l'Union européenne depuis 2022.
Études scientifiques (3)
Carte des preuves
- Niveau 2 · essais randomisés : 1 (33 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 1 (33 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 1 (33 %)
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Europe PMC · 2026-08-01 · Bischoff NS, Undas AK, van Bemmel G, van Herwijnen M, Verheijen M, Van Breda SG, Briedé JJ, Drenth-Brink L, Peelen-Buijs M, Elferink I, Proquin H, van Loveren H, van Bodegraven AA, Sijm DTHM, de Kok TM.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé les effets du dioxyde de titane (E171), un additif alimentaire controversé, chez 31 adultes. Pendant deux semaines, les participants ont consommé une dose quotidienne de cet additif, puis les chercheurs ont analysé leurs selles, leur sang et des échantillons du côlon. Résultat : le titane se retrouvait en grande quantité dans les selles, certaines particules étaient très petites (nanométriques), le stress oxydatif dans le sang augmentait légèrement, et l'activité de nombreux gènes dans le côlon était modifiée, notamment des gènes liés au stress oxydatif et à des processus associés au cancer colorectal. Cette étude renforce les inquiétudes sur la sécurité de cet additif pour la santé intestinale.
Résumé reformulé :
Cette étude croisée randomisée a évalué chez 31 adultes les effets d'une consommation quotidienne de dioxyde de titane alimentaire (E171, 2 mg/kg de poids corporel) pendant deux semaines, comparée à une période contrôle sans exposition. Les analyses ont montré une forte augmentation du titane fécal (377 mg/kg contre 6,3 mg/kg), avec des particules d'une taille médiane de 228 nm, dont 9 % de taille nanométrique. Sur le plan biologique, les chercheurs ont observé une tendance à l'augmentation du stress oxydatif systémique (mesuré par les radicaux superoxydes dans le sang total) et, surtout, une modification de l'expression de gènes dans des biopsies du côlon : 73 voies biologiques liées au stress oxydatif, au métabolisme cellulaire et à des processus associés au cancer colorectal ont été activées. Ces résultats, obtenus directement chez l'humain après digestion gastro-intestinale réelle, apportent des preuves supplémentaires en faveur d'un effet potentiellement délétère de cet additif sur la santé du côlon, et viennent appuyer les préoccupations réglementaires déjà formulées à son sujet, notamment en Europe où son usage alimentaire a été interdit.
Europe PMC · 2026-04-07 · Lisiecka MZ, Luczak J.
Résumé simplifié :
Cette étude décrit le cas d'un enfant ayant fait une réaction allergique grave (urticaire, gonflement, difficultés respiratoires, convulsions, chute de tension) juste après avoir pris un médicament appelé dydrogestérone. L'enfant n'avait jamais eu d'allergie auparavant et avait bien toléré un médicament similaire sans ces deux ingrédients. Les médecins ont identifié que ce médicament contenait du polyéthylène glycol (PEG 400) et du dioxyde de titane (E171), deux additifs absents de l'autre traitement. Après un traitement d'urgence à l'adrénaline, l'enfant s'est rétabli. Les auteurs pensent que ce sont ces deux additifs, plutôt que le médicament lui-même, qui ont provoqué cette réaction allergique sévère.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas clinique analyse une réaction anaphylactique immédiate survenue chez un enfant sans antécédent allergique, après la prise de dydrogestérone (Duphaston). Les symptômes incluaient urticaire généralisée, angiœdème, bronchospasme, convulsions tonico-cloniques et hypotension, résolus après administration d'adrénaline et traitement anti-choc. Fait notable, l'enfant avait précédemment toléré un autre progestatif (médroxyprogestérone) sans effet indésirable. En comparant la composition des deux médicaments, les auteurs ont identifié que seule la formulation ayant déclenché la réaction contenait du polyéthylène glycol 400 et du dioxyde de titane (E171). Selon les auteurs, le profil clinique de la réaction (survenue dès la première exposition, atteinte systémique et neurologique) est incompatible avec une hypersensibilité aux progestatifs eux-mêmes, suggérant plutôt un rôle de ces deux excipients comme déclencheurs immunologiques directs, sans phase de sensibilisation préalable. Ce cas souligne l'importance de prendre en compte les excipients, et non uniquement le principe actif, dans l'évaluation des réactions d'hypersensibilité médicamenteuse.
Europe PMC · 2025-10-01 · Merrill LC, Thomas E, Wright JR, Lamendella R, Bhandari S, Bello D, Kelleher SL, Tucker KL, Mangano KM.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont étudié l'effet du dioxyde de titane (E171), un colorant blanc présent dans certains aliments et médicaments, sur la santé intestinale de jeunes adultes en bonne santé. En analysant leurs selles à plusieurs reprises, ils ont mesuré la quantité de ce colorant ingéré et observé son lien avec les bactéries intestinales. Résultat : plus la quantité de dioxyde de titane était élevée, plus la composition du microbiote intestinal était modifiée, avec treize types de bactéries affectés. En revanche, aucun signe d'inflammation ou de problème de perméabilité de l'intestin n'a été détecté. Les auteurs suggèrent que des études futures explorent cet effet chez des personnes ayant déjà des troubles intestinaux.
Résumé reformulé :
Cette étude longitudinale a examiné l'exposition orale au dioxyde de titane (TiO2), un pigment alimentaire courant, chez des adultes jeunes et en bonne santé, en mesurant sa concentration dans des échantillons de selles prélevés à trois moments différents. Les chercheurs ont évalué la composition du microbiote intestinal par séquençage génétique, ainsi que des marqueurs d'inflammation et de perméabilité intestinale par dosages immunologiques. Les résultats montrent qu'une concentration plus élevée de TiO2 dans les selles est associée à des différences significatives dans la diversité et la composition du microbiote, avec treize taxons bactériens dont l'abondance variait selon le niveau d'exposition. Cependant, après ajustement statistique, aucune association significative n'a été trouvée entre le TiO2 et les marqueurs d'inflammation (calprotectine, lactoferrine, myéloperoxydase) ou de perméabilité intestinale (alpha-1-antitrypsine). Ces résultats suggèrent une association entre l'exposition alimentaire au TiO2 et une forme de dysbiose intestinale, sans toutefois établir de lien de causalité ni d'impact direct sur l'inflammation ou la barrière intestinale chez des sujets sains. Les auteurs recommandent d'étudier cette question chez des populations présentant déjà une altération de la santé intestinale.
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