Frites
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
Bâtonnets de pomme de terre découpés puis cuits dans un bain d'huile chaude, consommés chauds en accompagnement ou en snack. Préparation réalisée à la maison, en restauration ou achetée surgelée ou préfrite industriellement. Variante de la pomme de terre, légume racine originaire d'Amérique du Sud.
Études scientifiques (2)
Carte des preuves
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 1 (50 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 1 (50 %)
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Europe PMC · 2026-04-26 · Wan X, Liu X, Meng D, Wang A, Song X, Huang Y, Zhang F, Lin X, Yao J, Zheng Y, Lu Q, Tian Y, Fan Y, Zhuang P, Jiao J, Zhang Y.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 208 000 personnes au Royaume-Uni pour voir si manger souvent des aliments frits (comme des frites) augmente le risque de maladie du foie gras liée au métabolisme. Résultat : les gros consommateurs de frites ont 15% de risque en plus de développer cette maladie, en lien avec le poids, le cholestérol et l'inflammation. Des expériences sur des souris ont ensuite montré qu'une substance présente dans les fritures, l'acrylamide, perturbe le métabolisme des graisses dans le foie et favorise l'inflammation, ce qui pourrait expliquer ce lien. Ces résultats encouragent à limiter les fritures pour préserver la santé du foie.
Résumé reformulé :
Cette recherche combine une étude de cohorte prospective sur 208 673 participants de la UK Biobank et des expérimentations animales. Chez l'humain, une consommation fréquente d'aliments frits, en particulier de pommes de terre frites, est associée à un risque accru de 15% de développer une maladie du foie gras associée au métabolisme (MAFLD), cette association étant en partie expliquée par l'IMC, les triglycérides sériques, la CRP et le cholestérol HDL. Chez la souris, une exposition prolongée à l'acrylamide (composé formé lors de la friture) perturbe le métabolisme lipidique hépatique, inhibe le brunissement du tissu adipeux et active une cascade inflammatoire impliquant la PGE2, qui inhibe à son tour l'activité de PPARα, perturbant l'oxydation des lipides. Ces résultats combinent des preuves épidémiologiques et mécanistiques pour établir un lien plausible entre consommation de fritures, exposition à l'acrylamide et risque hépatique, sans toutefois démontrer formellement la causalité chez l'humain.
Europe PMC · 2025-12-29 · Akhavan NS, Cheung SN, Arjmandi BH, Hickner RC, Berryman CE.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a analysé les habitudes alimentaires de plus de 43 000 adultes pour voir si manger des pommes de terre blanches (frites, chips, pommes de terre rissolées, bouillies ou en purée) était lié à des problèmes de santé comme le diabète ou l'obésité. Chez les personnes sans diabète diagnostiqué, plus elles mangeaient de pommes de terre, plus leur taux de sucre dans le sang, leur insuline et leur tour de taille étaient élevés. Les frites, les chips et la purée étaient associées à un tour de taille plus important, alors que les pommes de terre bouillies ou au four semblaient avoir un effet plus neutre. Les frites étant le mode de préparation le plus consommé, la friture pourrait expliquer une partie de ces résultats défavorables.
Résumé reformulé :
Cette analyse transversale s'appuie sur les données de l'enquête nationale américaine NHANES (2001-2018) pour étudier le lien entre la consommation de pommes de terre blanches, selon leur mode de préparation, et divers marqueurs de santé cardiométabolique, chez des adultes avec (n=5467) ou sans (n=38159) diabète diagnostiqué. Les chercheurs ont identifié les frites, les chips et les pommes de terre rissolées comme les formes les plus consommées. Chez les adultes non diabétiques, une consommation totale plus élevée de pommes de terre était associée à une glycémie, une insulinémie, une résistance à l'insuline (HOMA-IR) et un tour de taille plus élevés. Les profils alimentaires dominés par les pommes de terre bouillies ou au four étaient associés à une hémoglobine glyquée plus basse, tandis que ceux dominés par les chips, les frites ou la purée étaient liés à un tour de taille plus important, comparativement à une absence de consommation de pommes de terre. Les auteurs suggèrent que ces associations défavorables pourraient en partie s'expliquer par la prédominance de la friture comme méthode de préparation aux États-Unis, sans toutefois établir de lien de causalité du fait du caractère observationnel de l'étude.
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