Fruit du moine (mogrosides)
Additifs alimentaires
Composés extraits du fruit du moine (Siraitia grosvenorii), une plante grimpante originaire du sud de la Chine. Les mogrosides sont des substances naturellement sucrées contenues dans ce fruit, utilisées comme édulcorant dans certaines boissons, produits laitiers ou confiseries allégés en sucre.
Études scientifiques (2)
Carte des preuves
- Niveau 2 · essais randomisés : 2 (100 %)
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Europe PMC · 2026-10-31 · Aisara J, Takuathung MN, Yaja K, Teekachunhatean S, Chitphan J, Settakorn K, Inpan R, Koonrungsesomboon N.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé chez 30 adultes en bonne santé les effets de boissons sucrées avec du sucre, du sucralose, ou trois formulations à base de fruit du moine. Après avoir bu chaque boisson puis mangé un repas standard, les chercheurs ont mesuré le sucre et l'insuline dans le sang, ainsi que l'appétit et la quantité de nourriture consommée ensuite. Résultat : le sucralose, comme les édulcorants à base de fruit du moine, entraîne une hausse de glycémie et d'insuline plus faible que le sucre avant le repas, sans provoquer plus de faim ni modifier la quantité mangée au repas suivant. Aucun effet indésirable grave n'a été observé.
Résumé reformulé :
Dans cet essai croisé, randomisé et en double aveugle, 30 participants en bonne santé ont consommé à cinq reprises une boisson édulcorée différente, suivie d'un repas standardisé : sucre, sucralose, ou l'une des trois formulations à base de fruit du moine enrichies en fructo-oligosaccharides. Les chercheurs ont suivi la glycémie et l'insulinémie pendant 180 minutes. Avant le repas, les réponses glycémique et insulinémique au sucralose et aux formulations de fruit du moine étaient significativement plus faibles qu'avec le sucre, tandis qu'après le repas, les réponses étaient comparables entre tous les édulcorants. Le ratio insuline/glucose était également plus bas avec le sucralose et les formulations à base de fruit du moine, aussi bien avant qu'après le repas. Aucune différence notable n'a été observée sur l'appétit ni sur l'apport énergétique total entre les différentes conditions testées, bien qu'une des formulations de fruit du moine ait été moins appréciée. Les effets indésirables sont restés légers, avec davantage de cas de diarrhée pour les formulations à base de fruit du moine. Cette étude fournit des données comparatives utiles sur le profil métabolique du sucralose face à d'autres édulcorants alternatifs.
Europe PMC · 2026-06-20 · Smeets PA, Veit R, Oosterink E, Meijboom S, Risso D, Preissl H, Kullmann S.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé chez 30 adultes en bonne santé les effets de boissons aromatisées sucrées soit avec du vrai sucre, soit avec des édulcorants comme le sucralose, la stevia, le fruit du moine, ou un mélange allulose plus stevia. À l'aide d'IRM, ils ont observé l'activité du cerveau, ainsi que la digestion, la glycémie et l'insuline après chaque boisson. Résultat : les édulcorants, dont l'allulose, provoquent des réponses cérébrales globalement proches de celles de l'eau, mais différentes de celles du sucre, notamment dans les zones liées au plaisir alimentaire. Fait surprenant, la boisson allulose plus stevia ralentit la vidange de l'estomac presque autant que le sucre, sans toutefois augmenter la glycémie ni l'insuline.
Résumé reformulé :
Cette étude croisée randomisée a comparé, chez 30 jeunes adultes sains, les effets de six boissons (eau seule, ou eau aromatisée sucrée avec sucrose, sucralose, extrait de stevia, allulose associé à de la stevia, ou extrait de fruit du moine) sur l'activité cérébrale mesurée par IRM, ainsi que sur la vidange gastrique, la glycémie, l'insulinémie et les sensations de faim et de soif. Si le débit sanguin cérébral dans l'hypothalamus ne différait pas selon les boissons, le sucrose se distinguait des édulcorants non caloriques par une réponse plus faible dans l'aire tegmentale ventrale, une région du circuit de la récompense. Des analyses exploratoires ont montré des réponses cérébrales accrues pour l'association allulose-stevia (dans l'amygdale) et pour la stevia seule (dans le putamen) comparées au sucrose. Point notable, malgré son faible apport calorique, la combinaison allulose-stevia ralentissait la vidange gastrique de façon comparable au sucre, alors que seul le sucrose entraînait une hausse de la glycémie et de l'insuline. Ces résultats suggèrent que certains édulcorants, en particulier l'allulose associée à la stevia, pourraient avoir des effets physiologiques et cérébraux spécifiques qui méritent d'être explorés davantage, notamment selon la dose utilisée.
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