Gracilaire ou ogonori (Gracilaria verrucosa)
Gracilaria verrucosa
aides culinaires et ingrédients divers
Algue rouge marine poussant dans les eaux côtières tempérées et tropicales, notamment en Asie. Utilisée en cuisine japonaise et coréenne sous forme de salade ou dans des plats mijotés, elle sert aussi de matière première pour extraire l'agar-agar, un gélifiant employé en agroalimentaire.
- kcal : 232
- sel g : 7.14
- fer mg : 36
- fibres g : 25.4
- lipides g : 1.75
- sodium mg : 2860
- calcium mg : 770
- glucides g : 23.4
- proteines g : 17.8
- ag satures g : 0.14
- magnesium mg : 420
- potassium mg : 4980
- vitamine c mg : 27.2
- vitamine e mg : 0.88
- beta carotene ug : 1890
Études scientifiques (2)
Carte des preuves
- Niveau 4 · études transversales, cas : 2 (100 %)
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Europe PMC · 2002-07-01 · Aquaron R, Delange F, Marchal P, Lognoné V, Ninane L.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si l'iode contenu dans deux algues (Laminaria hyperborea et Gracilaria verrucosa) est bien absorbé par le corps humain, dans l'idée de créer du sel iodé naturel. Des volontaires en bonne santé de Marseille et de Bruxelles ont consommé ces algues, et les chercheurs ont mesuré la quantité d'iode retrouvée dans les urines pour estimer ce qui avait été absorbé. Résultat : l'iode de la Gracilaria verrucosa est mieux assimilé que celui de la Laminaria hyperborea, surtout chez les personnes ayant un léger manque d'iode. Cela suggère que certaines algues pourraient être une bonne source naturelle d'iode pour l'alimentation.
Résumé reformulé :
Face à la préférence croissante des consommateurs pour des sources naturelles plutôt qu'artificielles, les chercheurs ont évalué la faisabilité d'un sel iodé à base d'algues. Ils ont comparé la biodisponibilité de l'iode contenu dans Laminaria hyperborea et Gracilaria verrucosa, choisies pour leur richesse en iode et leur faible teneur en métaux lourds, chez des sujets sains de Marseille (zone suffisante en iode) et de Bruxelles (léger déficit en iode). En référence, l'iodure de potassium (forme minérale pure) affichait une biodisponibilité de 96,4 %, contre 80 % pour la monoiodotyrosine (forme organique pure). La Gracilaria verrucosa s'est révélée globalement mieux assimilée que la Laminaria hyperborea, avec une différence significative observée à Bruxelles (85 % contre 61,5 %). Les auteurs notent aussi une excrétion urinaire d'iode plus faible chez les sujets bruxellois, probablement due à un stockage accru par la thyroïde en contexte de carence légère.
Europe PMC · 1994-12-01 · Noguchi T, Matsui T, Miyazawa K, Asakawa M, Iijima N, Shida Y, Fuse M, Hosaka Y, Kirigaya C, Watabe K.
Résumé simplifié :
En 1993, au Japon, deux personnes sont tombées gravement malades après avoir mangé de l'ogonori, une algue rouge comestible, et l'une d'elles est décédée. Les analyses habituelles n'ont trouvé aucune toxine marine connue. Les chercheurs ont découvert que l'algue, lorsqu'elle est coupée ou trempée dans l'eau douce, produit une grande quantité d'une substance appelée prostaglandine E2. Cette substance, en excès dans le corps, peut provoquer nausées, vomissements et une chute brutale de la tension artérielle, ce qui a entraîné le décès par choc. Ce type d'intoxication est rare et différent des intoxications marines habituelles.
Résumé reformulé :
Cette étude rapporte un cas d'intoxication alimentaire survenu à Yokohama en octobre 1993 après consommation d'ogonori (Gracilaria verrucosa), une algue rouge comestible, touchant deux victimes dont une est décédée. Les tests biologiques classiques de recherche de toxines marines se sont révélés négatifs. Les auteurs ont montré que l'algue, stimulée par découpe ou immersion en eau douce, génère d'importantes quantités de prostaglandines, principalement de la PGE2, probablement via une enzyme de type cyclo-oxygénase agissant sur les acides gras hautement insaturés présents dans l'algue et dans le sang de la victime (suite à une hémorragie gastrique). Cette production, dépassant 30 mg de PGE2 en peu de temps, aurait provoqué nausées, vomissements et hypotension, conduisant au décès par choc hypotensif. Les auteurs notent que la PGE2 semble agir de façon plus marquée chez les femmes, et soulignent le caractère atypique de cette intoxication comparée aux formes plus classiques d'intoxication liées à la consommation de produits marins.
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