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Nitrosamines

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Contaminants alimentaires

Composés chimiques formés lors de la transformation ou de la cuisson à haute température d'aliments contenant des nitrites ou nitrates, notamment la viande transformée (charcuterie, bacon, jambon fumé). Peuvent aussi se former dans l'estomac à partir de ces mêmes composés présents dans certains légumes ou l'eau. Présents également dans le poisson fumé, la bière et certains fromages.

Études scientifiques (2)

Carte des preuves

2études
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 1 (50 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 1 (50 %)

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective82 009 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-08-05 · Rodrigues A, Lundberg JO, Weitzberg E, Bergström A, Wolk A, Åkesson A, Helte E.

Résumé simplifié :

Cette étude suédoise a suivi plus de 82 000 adultes pendant plusieurs années pour voir si manger des nitrates et des nitrites (présents dans les légumes, l'eau du robinet et les additifs de la charcuterie) augmente le risque de cancer colorectal. Résultat : les nitrates ne semblent pas poser de problème. En revanche, chez les hommes, une consommation élevée de nitrites est associée à un risque plus élevé de ce cancer, surtout au niveau du côlon distal. Cette association n'a pas été observée chez les femmes. Les chercheurs soulignent qu'il pourrait exister des différences selon le sexe et selon la zone du côlon concernée.

Résumé reformulé :

Menée en Suède auprès de 82 009 hommes et femmes d'âge moyen à avancé, cette étude de cohorte a croisé des bases de données alimentaires et des questionnaires répétés (1997, 2009, 2019) pour estimer les apports en nitrates et nitrites, puis a suivi l'incidence du cancer colorectal via le registre national des cancers jusqu'en 2022, soit 3 170 cas identifiés. Aucune association significative n'a été trouvée entre l'apport en nitrates et le risque de cancer colorectal. En revanche, chez les hommes, les apports les plus élevés en nitrites étaient associés à une hausse de 23 % du risque par rapport aux apports les plus faibles, avec une relation dose-dépendante, et cette association était particulièrement marquée pour le cancer du côlon distal (risque multiplié par 1,5). Aucun lien significatif n'a été observé chez les femmes. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent des différences de susceptibilité selon le sexe et la localisation tumorale, sans toutefois établir de lien de causalité direct.

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Niveau 4 — Étude transversale46 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-04-27 · Ruiz-Saavedra S, Pietilä TK, Zapico A, Salazar N, Arboleya S, Pajari AM, González S, de Los Reyes-Gavilán CG.

Résumé simplifié :

Cette étude a observé 46 adultes pour comprendre comment les nitrosamines présentes dans l'alimentation, notamment via la viande rouge et transformée, peuvent se transformer dans l'intestin en composés appelés NOC, soupçonnés d'augmenter le risque de cancer colorectal. Les chercheurs ont analysé les selles pour mesurer ces composés et ont comparé la composition des bactéries intestinales entre les personnes ayant des niveaux élevés ou faibles de ces substances. Ils ont constaté que certaines bactéries, comme Escherichia-Shigella ou Roseburia, variaient selon la quantité de NOC produite, et que cette production était liée à la fois à l'alimentation et à l'état d'endommagement de la paroi intestinale.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle menée chez 46 volontaires adultes explore le lien entre l'apport alimentaire en nitrosamines (et leurs précurseurs, nitrates et nitrites) et la formation de composés N-nitrosés (NOC) dans l'intestin, des substances soupçonnées de contribuer au risque de cancer colorectal associé à la consommation de viande rouge et transformée. En analysant les concentrations fécales de NOC, les chercheurs ont mis en évidence des différences significatives dans l'abondance de certains genres bactériens intestinaux, notamment Roseburia, Prevotella et Escherichia-Shigella, selon le niveau de NOC produit. Des genres comme Ruminococcus torques, Subdoligranulum ou Intestinibacter se sont révélés être des prédicteurs des concentrations fécales de NOC, en fonction du degré de lésion de la muqueuse intestinale. Certains de ces genres bactériens étaient également corrélés positivement à l'apport alimentaire en nitrates, nitrites et nitrosamines. Ces résultats suggèrent un lien entre des micro-organismes intestinaux spécifiques, la production de composés N-nitrosés et l'état d'endommagement de la muqueuse intestinale, sans toutefois établir de relation de cause à effet directe sur le risque de cancer.

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