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Noix de coco

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fruits, légumes, légumineuses et oléagineux

Fruit du cocotier (Cocos nucifera), dont la partie blanche et charnue est consommée fraîche, séchée en copeaux ou réduite en poudre (noix de coco râpée). Se décline aussi en lait, crème ou huile selon le mode de transformation de la pulpe. Présente dans de nombreuses préparations sucrées et salées, notamment en pâtisserie et dans les cuisines asiatiques.

Composition :

Études scientifiques (6)

Carte des preuves

6études
  • Niveau 2 · essais randomisés : 1 (17 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 4 (67 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 1 (17 %)

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Toutes (6)Niveau 2 : 1Niveau 4 : 4Niveau 5 : 1

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Niveau 4 — Série de cas41 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-01-08 · Tan LL, Goh SH, Lee MP, Loh W, Goh A, Chong KW.

Résumé simplifié :

Cette étude a analysé 41 enfants singapouriens diagnostiqués avec une allergie à la noix de coco entre 2017 et 2022. La plupart des enfants ont réagi dès la première fois qu'ils ont mangé de la noix de coco, vers l'âge de 20 mois en moyenne, souvent avec des réactions sur la peau. Environ 1 enfant sur 10 a fait une réaction grave appelée anaphylaxie. La plupart des enfants allergiques à la noix de coco avaient aussi d'autres allergies alimentaires et un terrain allergique familial. Après plusieurs années de suivi, presque aucun enfant n'est devenu tolérant à la noix de coco, ce qui suggère que cette allergie, bien que rare, a tendance à persister dans le temps.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective menée dans un hôpital pédiatrique de Singapour a examiné les caractéristiques cliniques de 41 enfants diagnostiqués avec une allergie à la noix de coco médiée par les IgE entre 2017 et 2022, sur la base d'une histoire clinique évocatrice et d'un test cutané ou sanguin positif. L'âge médian de la première réaction était de 20 mois, et 80,5 % des enfants ont réagi dès leur première exposition, le plus souvent au lait de coco. Les manifestations cutanées étaient majoritaires (90,2 %), et une anaphylaxie est survenue chez près de 10 % des patients, impliquant systématiquement la peau et les voies respiratoires. La grande majorité des enfants présentaient également une autre allergie alimentaire (82,9 %) et un terrain atopique personnel (90,2 %). Avec une durée médiane de suivi de 35 mois, un seul enfant sur les 41 a développé une tolérance naturelle, observée à 76 mois. Les auteurs concluent que, bien que relativement rare, l'allergie à la noix de coco représente un enjeu clinique notable du fait du risque d'anaphylaxie et de sa tendance apparente à persister dans le temps.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé58 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2017-05-16 · Nagashree RS, Manjunath NK, Indu M, Ramesh M, Venugopal V, Sreedhar P, Pavithra N, Nagendra HR.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé pendant 90 jours les effets de la noix de coco fraîche sur la santé cardiovasculaire, en comparant un groupe mangeant 100g de coco par jour à un groupe consommant des arachides et de l'huile d'arachide. Chez les 58 volontaires en bonne santé, la coco a augmenté à la fois le mauvais cholestérol (LDL) et le bon cholestérol (HDL), alors que les arachides ont plutôt fait baisser le bon cholestérol. La coco a aussi favorisé un composé aux propriétés anti-inflammatoires dans les globules rouges. Les chercheurs concluent que la consommation de coco ne semble pas nuire à la santé cardiovasculaire chez des personnes en bonne santé.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé a comparé, chez 58 adultes sains résidant dans une université de yoga, les effets sur 90 jours d'un régime enrichi soit en noix de coco fraîche (100g/jour, riche en acides gras saturés), soit en arachides et huile d'arachide (riche en acides gras monoinsaturés). Les résultats montrent que le régime à base de coco a augmenté significativement à la fois le LDL et le HDL plasmatiques, tandis que le régime à base d'arachide a diminué le cholestérol total, principalement via une baisse du HDL. Concernant la composition des globules rouges, la coco a modifié certains acides gras spécifiques (hausse du C14:0 et C24:0, baisse de l'acide oléique) et augmenté significativement le DGLA, un précurseur aux propriétés anti-inflammatoires, sans affecter les principaux acides gras saturés. Les auteurs concluent que, comparée à l'arachide, la consommation de coco riche en graisses saturées n'a pas montré d'effet délétère sur les marqueurs lipidiques ou la composition des globules rouges chez des sujets sains, et pourrait même présenter un profil favorable via l'augmentation du HDL anti-athérogène et du DGLA anti-inflammatoire.

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Niveau 4 — Étude transversaleéquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2015-09-01 · Athauda LK, Wickremasinghe AR, Kumarendran B, Kasturiratne A.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont étudié si manger de la noix de coco augmente le risque de maladies cardiovasculaires, en comparant les données de consommation au Sri Lanka entre 1961 et 2006 avec les statistiques de mortalité du pays. Alors que la consommation de coco est restée stable pendant cette période, les décès liés aux maladies cardiovasculaires ont augmenté. Mais quand les chercheurs ont pris en compte d'autres facteurs comme la richesse du pays, l'urbanisation et le vieillissement de la population, ils n'ont trouvé aucun lien entre la consommation de coco et ces décès. Cette étude suggère donc que la noix de coco n'est pas responsable de l'augmentation des maladies cardiovasculaires observée dans ce pays.

Résumé reformulé :

Cette étude écologique a examiné la relation entre la consommation de produits à base de noix de coco et la mortalité par maladies cardiovasculaires au Sri Lanka, en utilisant des données nationales couvrant la période 1961-2006 (base FAO pour la consommation, statistiques officielles et de l'ONU pour la mortalité). Bien que la consommation per capita de coco soit restée relativement stable (entre 54 et 76 kg par personne et par an), les taux de mortalité cardiovasculaire et leur proportion dans la mortalité globale ont augmenté sur cette période. Après ajustement pour le PIB par habitant, le taux d'urbanisation et le ratio de dépendance des personnes âgées, aucune association significative n'a été observée entre la consommation de coco et la mortalité cardiovasculaire (modèle expliquant 94% de la variance). Les auteurs concluent qu'au niveau populationnel, rien ne prouve que la consommation de produits dérivés de la noix de coco augmente le risque de mortalité cardiovasculaire, cette dernière semblant plutôt liée à des facteurs socio-économiques et démographiques.

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Niveau 4 — Étude transversaleéquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2007-03-23 · Kuipers RS, Smit EN, van der Meulen J, Janneke Dijck-Brouwer DA, Rudy Boersma E, Muskiet FA.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont analysé le lait maternel de femmes vivant sur l'île de Chole, en Tanzanie, qui mangent beaucoup de poisson bouilli, de noix de coco, de fruits et de légumes. Ce lait contient de grandes quantités d'acides gras provenant de la noix de coco (acide laurique et myristique) ainsi que des acides gras bénéfiques venant du poisson (arachidonique et DHA), mais très peu d'acide linoléique, absent de leur alimentation sous forme d'huiles végétales. Les chercheurs pensent que cette composition reflète ce que recevaient les bébés de nos ancêtres vivant sur les côtes d'Afrique de l'Est, et qu'elle diffère beaucoup des recommandations actuelles basées sur le lait des mères occidentales.

Résumé reformulé :

Cette étude a mesuré la composition en acides gras du lait maternel de femmes de l'île de Chole (Tanzanie), dont l'alimentation traditionnelle associe poisson de mer bouilli, noix de coco, fruits et légumes. Les résultats montrent des taux élevés d'acide laurique (20,17 g%) et myristique (21,19 g%), un ratio laurique/myristique caractéristique d'une forte consommation de noix de coco, ainsi que des niveaux notables d'acide arachidonique (0,50 g%) et de DHA (0,73 g%) liés à la consommation de poisson, mais un taux faible d'acide linoléique (4,23 g%), en l'absence d'huiles végétales dans le régime. Comparée à d'autres groupes tanzaniens (pêcheurs d'eau douce, populations de l'intérieur), cette composition ne correspond pas aux recommandations occidentales actuelles pour les préparations infantiles concernant les acides gras à chaîne moyenne et l'acide linoléique, tout en dépassant largement les seuils minimaux pour l'AA et le DHA. Les auteurs suggèrent que ce profil pourrait refléter l'alimentation ancestrale des nourrissons des régions côtières d'Afrique de l'Est, interrogeant ainsi la pertinence de normes établies à partir du lait de mères occidentales dont le régime est associé à un risque plus élevé de maladies chroniques.

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Niveau 4 — Étude cas-témoins282 participantséquivalent HAS : 3

Europe PMC · 2004-01-01 · Lipoeto NI, Agus Z, Oenzil F, Wahlqvist M, Wattanapenpaiboon N.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé l'alimentation de personnes atteintes de maladie coronarienne à celle de personnes en bonne santé, au sein d'une population indonésienne qui mange beaucoup de noix de coco. Résultat surprenant : les malades ne consommaient pas plus de coco que les personnes saines. En revanche, ils mangeaient davantage de viande, d'œufs, de sucre, de thé et de café, et moins de riz, céréales et produits à base de soja. Les chercheurs concluent que ce n'est pas la graisse totale ni la graisse saturée de la noix de coco qui est liée au risque cardiaque, mais plutôt la quantité de protéines animales, de cholestérol alimentaire et le manque de glucides d'origine végétale.

Résumé reformulé :

Dans cette étude cas-témoins menée auprès des Minangkabau de Sumatra Occidentale, grands consommateurs traditionnels de noix de coco, les chercheurs ont comparé les habitudes alimentaires de 93 patients coronariens à celles de 189 témoins appariés par âge et sexe. Les cas présentaient des apports plus élevés en viandes, œufs, sucre, thé, café et fruits, mais plus faibles en soja, riz et céréales, par rapport aux témoins. Surtout, la consommation de noix de coco (chair ou lait) ne différait pas entre les deux groupes, et les apports en graisses saturées et insaturées étaient similaires. Les cas affichaient toutefois des apports plus élevés en protéines totales et en cholestérol alimentaire, et plus faibles en glucides. Les auteurs en concluent que, dans ce contexte alimentaire particulier, la consommation de graisses totales ou saturées — y compris celles issues de la noix de coco — ne semble pas prédire le risque de maladie coronarienne, contrairement aux apports en aliments d'origine animale, en protéines et en cholestérol, ainsi qu'à un déficit de glucides d'origine végétale.

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Afficher aussi les 1 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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