← Retour à la recherche

Tisanes et infusions

— recevez chaque lundi par e-mail les nouvelles études sur Tisanes et infusions.

eaux et autres boissons

Boissons obtenues par infusion ou décoction de plantes (feuilles, fleurs, racines, écorces ou fruits) dans de l'eau chaude, sans théier ni caféier contrairement au thé. Vendues en vrac, sachets ou dosettes, elles se préparent en laissant infuser la plante quelques minutes avant de la retirer ou en la laissant reposer plus longtemps selon les préparations.

Études scientifiques (7)

Carte des preuves

7études
  • Niveau 2 · essais randomisés : 4 (57 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 1 (14 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 1 (14 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 1 (14 %)

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (7)Niveau 2 : 4Niveau 3 : 1Niveau 4 : 1Niveau 5 : 1

Trier : plus récentes d'abord · plus anciennes d'abordExporter ces études : tableau de preuves (Excel) · importer dans Zotero, EndNote ou Mendeley

Niveau 2 — Revue systématique d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : essais cliniques inclus très petits (ex. 7-10 patients par bras), résultats hétérogènes entre essais et extrapolation nécessaire pour le critère day-28 non directement rapporté dans l'un des essais

Europe PMC · 2026-08-13 · Nkola JMW, Zalagile PA, Mbutshu HL, Munyemo SK, Eradi IRB, Camara A.

Résumé simplifié :

Cette revue scientifique examine si la tisane préparée avec la plante entière Artemisia annua (l'armoise annuelle) peut aider à traiter le paludisme, notamment face aux parasites devenant résistants aux médicaments classiques. Les chercheurs ont analysé 30 études, dont des essais chez l'humain. Résultat : la tisane élimine rapidement une grande partie des parasites au début du traitement, mais le taux de guérison complète après 28 jours reste nettement inférieur à celui des traitements médicamenteux recommandés (ACT). Les effets secondaires sont légers (goût amer, troubles digestifs passagers), mais on manque de données sur les enfants, les femmes enceintes et les personnes malades du foie ou des reins. Conclusion : cette tisane peut compléter un traitement, mais ne doit pas remplacer les médicaments antipaludiques actuels.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique (PRISMA 2020, 30 études incluses) évalue l'efficacité et la sécurité de la tisane de plante entière d'Artemisia annua contre Plasmodium falciparum, dans un contexte de résistance croissante aux dérivés de l'artémisinine liée aux mutations Pfkelch13. Les essais cliniques randomisés retenus montrent une clairance parasitaire initiale rapide (dans les 72 heures), mais des taux de guérison parasitologique à J28 systématiquement inférieurs à la fourchette de référence des combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine (ACT), avec un écart pouvant atteindre 84 points de pourcentage selon les études. Les données précliniques suggèrent que la richesse phytochimique de la plante entière (synergies avec la lutéoline, la quercétine, la casticine) ralentirait l'émergence de résistance par rapport à l'artémisinine pure, mais cet effet n'a pas encore été confirmé cliniquement en Afrique. Les effets indésirables rapportés chez l'humain restent mineurs (goût amer, inconfort digestif transitoire), sans événement grave, mais les données de sécurité manquent cruellement pour les populations vulnérables (enfants de moins de 5 ans, femmes enceintes ou allaitantes, patients avec comorbidités hépatiques ou rénales). Les auteurs concluent que cette tisane peut constituer un traitement complémentaire mais ne saurait se substituer aux ACT en l'état actuel des preuves.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé60 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-01-21 · Koroglu Gokbel S, Durat G.

Résumé simplifié :

La misophonie est une forte sensibilité à certains sons qui provoque colère, anxiété ou stress. Des chercheurs ont testé si boire du thé à la lavande pouvait aider les personnes concernées. Pendant 14 jours, 30 participants ont bu deux tasses de thé à la lavande par jour, tandis que 30 autres n'ont reçu aucun traitement. Les résultats montrent que le groupe ayant bu le thé a ressenti une amélioration plus marquée de ses symptômes de misophonie, d'anxiété, de dépression et de colère par rapport à l'autre groupe. Les auteurs restent prudents car l'étude n'était pas en double aveugle et reposait sur des questionnaires auto-remplis, ce qui peut influencer les résultats.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique randomisé en simple aveugle a évalué l'effet du thé à la lavande sur des personnes diagnostiquées avec une misophonie, trouble caractérisé par une sensibilité accrue à certains sons déclenchant anxiété, colère ou dépression. Soixante participants ont été répartis en deux groupes égaux : l'un consommant 2 g de thé à la lavande deux fois par jour pendant 14 jours, l'autre ne recevant aucune intervention. Les scores de misophonie, d'anxiété, de dépression et de colère ont été mesurés via des échelles validées. Les analyses statistiques (ANOVA mixte) suggèrent une amélioration plus marquée de ces symptômes dans le groupe ayant consommé le thé par rapport au groupe témoin. Les auteurs soulignent toutefois des limites méthodologiques importantes, notamment l'absence d'aveugle complet et l'usage de mesures auto-rapportées, qui invitent à interpréter ces résultats prometteurs avec prudence en raison d'un possible effet placebo ou biais d'attente.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : résultats sur glycémie basés sur seulement 2 études chacun, effectifs restreints non précisés

Europe PMC · 2025-10-30 · Li D, Yue L, Peng X, Chen L, Lin T, Huang L, Liu Y, Yue J, Huang X.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 13 essais cliniques pour voir si boire du Maté (une infusion sud-américaine) améliore la santé métabolique. Chez des personnes pré-diabétiques, le Maté semble réduire la glycémie après les repas, l'HbA1c (marqueur du sucre dans le sang sur plusieurs mois) et un indice de résistance à l'insuline. En revanche, aucun effet clair n'a été observé sur le cholestérol, les triglycérides, le tour de taille ou le poids. Des effets indésirables comme des troubles digestifs, des maux de tête ou des palpitations ont été rapportés. Les auteurs précisent que plus d'études sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse a analysé 13 essais randomisés contrôlés portant sur la consommation de Maté (infusion traditionnelle sud-américaine) chez des volontaires dyslipidémiques, en surpoids/obèses ou de poids normal sans trouble métabolique. Chez les participants pré-diabétiques, le Maté était associé à une diminution significative de la glycémie postprandiale, de l'HbA1c et de l'indice HOMA (résistance à l'insuline), sur la base de seulement deux études pour chaque critère, ce qui limite la robustesse de ces résultats. Aucun effet significatif n'a été mis en évidence sur les triglycérides, le cholestérol total, le HDL, le LDL, la glycémie à jeun, l'insulinémie à jeun, le tour de taille ou l'IMC. Des effets indésirables (irritation des muqueuses, insomnie, tachycardie, angine, céphalées, troubles digestifs) ont été rapportés. Les auteurs concluent à un effet potentiellement favorable sur le contrôle glycémique, mais à un impact limité sur le profil lipidique et la gestion du poids, nécessitant des études complémentaires.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé60 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2025-10-22 · Majeed NG, Gubari MIM, Mohammed PA, Tahir KS, Abdul Aziz JM, Omar JK, Makram AM, Makram OM, Fattah CN, Khdhir RH, Abdullah L, Huy NT.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé une tisane mélangeant marjolaine et cannelle chez des femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), un trouble hormonal fréquent. Pendant trois mois, 60 femmes ont bu soit cette tisane, soit une boisson placebo, deux fois par jour. Les chercheurs ont surveillé leur tolérance et certains marqueurs hormonaux. Aucun effet secondaire grave n'a été observé dans les deux groupes. Chez les femmes ayant bu la tisane active, certaines hormones liées à la fonction ovarienne ont évolué de façon positive. Les auteurs précisent qu'il s'agit d'une étude pilote avec peu de participantes, et que des recherches plus larges sont nécessaires pour confirmer ces résultats et comprendre leur réelle utilité clinique.

Résumé reformulé :

Cet essai pilote randomisé en double aveugle a évalué l'effet d'une tisane combinant marjolaine et cannelle sur les marqueurs hormonaux de femmes présentant un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Soixante participantes ont été réparties entre un groupe recevant la tisane active et un groupe placebo, à raison de deux prises quotidiennes pendant trois mois ; 36 ont terminé le suivi. Aucun effet indésirable majeur n'a été rapporté. Dans le groupe recevant la tisane, une augmentation significative de l'hormone folliculo-stimulante (FSH) et une diminution de l'hormone antimüllérienne (AMH) ont été observées, tandis que le groupe placebo a montré des variations différentes (baisse de l'AMH, hausse de la prolactine et du HDL-cholestérol). Ces résultats suggèrent une influence potentielle de cette tisane sur le profil hormonal des femmes atteintes de SOPK, mais les auteurs soulignent la taille réduite de l'échantillon et la nécessité d'essais plus vastes et prolongés pour en confirmer la portée clinique.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Essai randomisé contrôlé19 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 19 participants

Europe PMC · 2025-10-01 · Li PC, Wang JH, Hong MK, Wei YC, Ding DC, Ding DC.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé une tisane à base de plantes appelée Jing Si chez 19 femmes traitées pour un cancer gynécologique et souffrant de fatigue importante. Un groupe buvait cette tisane deux fois par jour pendant six semaines, l'autre recevait d'abord un placebo puis la tisane. Les chercheurs ont mesuré la fatigue, la qualité de vie et certains marqueurs sanguins. Résultat : la fatigue s'est améliorée dans les deux groupes, sans différence claire entre ceux qui buvaient la tisane et ceux qui avaient le placebo. Un effet a été observé sur un type de globules blancs (les monocytes), mais les auteurs précisent que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre si cela a une réelle importance clinique.

Résumé reformulé :

Cet essai contrôlé randomisé a évalué l'effet de la tisane Jing Si, une préparation à base de plantes, sur la fatigue liée au cancer (CRF) chez 19 patientes atteintes de cancer gynécologique présentant une fatigue modérée à sévère. Les participantes ont été réparties en deux groupes : l'un recevant la tisane pendant six semaines, l'autre un placebo durant les trois premières semaines puis la tisane pour les trois suivantes. La fatigue et la qualité de vie ont été mesurées à l'aide d'échelles validées, et des paramètres sanguins (numération des globules blancs) ont également été suivis. Les résultats montrent une amélioration significative de la fatigue dans les deux groupes après traitement, sans différence notable entre eux, ce qui ne permet pas d'attribuer cet effet spécifiquement à la tisane. En revanche, le nombre de monocytes a diminué de façon plus marquée dans le groupe ayant reçu la tisane dès le début, un résultat dont la portée clinique reste à clarifier selon les auteurs.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude transversale406 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2024-11-27 · Zamora AN, Roberts EFS, Sharp L, Borra C, Lee J, Téllez-Rojo MM, Peterson KE, Torres-Olascoaga LA, Cantoral A, Jansen EC.

Résumé simplifié :

Cette étude a interrogé 30 femmes mexicaines d'âge moyen sur leurs habitudes alimentaires et leur sommeil. Presque toutes ont spontanément parlé des tisanes (infusions) comme un remède naturel pour mieux dormir. Pour vérifier cette observation, les chercheurs ont ensuite analysé les données de 406 femmes d'une cohorte plus large, en combinant questionnaires alimentaires et mesures objectives du sommeil (actigraphie). Résultat : boire du thé sans sucre, pas nécessairement une tisane à base de plantes, était associé à une durée de sommeil plus longue, de l'ordre de 13 à 18 minutes supplémentaires par portion consommée.

Résumé reformulé :

À partir d'entretiens ethnographiques menés auprès de 30 femmes d'âge moyen issues de la cohorte ELEMENT à Mexico, cette étude explore le lien perçu entre alimentation et sommeil. La quasi-totalité des participantes (29 sur 30) ont évoqué la consommation de tisanes comme un remède naturel favorisant l'endormissement. Sur la base de ce constat qualitatif, les auteurs ont mené des analyses post-hoc sur un échantillon plus large de 406 femmes, croisant des questionnaires de fréquence alimentaire avec des mesures de sommeil par actigraphie. Ils ont observé une association positive entre la consommation de thé sans sucre, et non spécifiquement de tisane à base de plantes, et une durée de sommeil accrue : chaque portion de thé sans sucre était associée à environ 18 minutes de sommeil supplémentaires le week-end et 13 minutes sur une semaine complète. Ces résultats, de nature corrélationnelle, suggèrent un lien entre certaines pratiques alimentaires autour du thé et la durée du sommeil, sans toutefois établir de relation de cause à effet.

Voir l'étude originale →
Afficher aussi les 1 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

Vous êtes professionnel de santé ou chercheur ? Aidez-nous à fiabiliser ces résumés : relisez, corrigez, signalez. Les relecteurs qui le souhaitent sont crédités sur le site.

Devenir relecteur

Les informations de cette page sont fournies à titre informatif et éducatif uniquement. Elles ne constituent pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplacent pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.

Ce site utilise des cookies de mesure d'audience (Google Analytics) pour comprendre comment il est utilisé. En savoir plus