Crudivorisme (alimentation crue)
Pratique alimentaire consistant à consommer des aliments non cuits, ou chauffés à basse température, souvent sous 40 à 48°C selon les adeptes. Inclut des variantes omnivores ou végétaliennes, ces dernières excluant tout produit animal. Repose sur fruits, légumes, graines germées, oléagineux et parfois viande ou poisson crus, lactofermentés ou séchés.
Études scientifiques (2)
Carte des preuves
- Niveau 4 · études transversales, cas : 2 (100 %)
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Europe PMC · 2022-04-21 · Abraham K, Trefflich I, Gauch F, Weikert C.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont étudié 16 adultes suivant une alimentation strictement crue (fruits et légumes crus, sans aucune cuisson) et les ont comparés à des véganes et des omnivores. Les crudivores avaient un indice de masse corporelle et un taux de graisse corporelle plus bas. Ils mangeaient moins de protéines, de glucides, de calcium et d'iode. Leurs prises de sang montraient aussi des niveaux plus faibles de bon cholestérol (HDL), de triglycérides, de zinc et de vitamine D. La moitié avait un taux d'homocystéine élevé, surtout ceux qui ne prenaient pas de vitamine B12 en complément, ce qui peut signaler une carence.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a comparé 16 crudivores stricts (alimentation composée presque uniquement de fruits et légumes crus, sans aliments cuits ou transformés) à des véganes et des omnivores non-fumeurs issus d'une autre cohorte. Les chercheurs ont analysé la composition corporelle, les apports alimentaires via des carnets alimentaires sur trois jours, et divers paramètres sanguins à jeun. Les crudivores présentaient un IMC et un pourcentage de masse grasse plus faibles, ainsi que des apports réduits en énergie, protéines, glucides, calcium et iode. Sur le plan biologique, ils avaient des niveaux plus bas de HDL-cholestérol, triglycérides, zinc et vitamine D3. La moitié des participants affichait une homocystéine élevée (>12 µmol/L), un marqueur associé à un déficit en vitamine B12, particulièrement chez ceux ne prenant pas de complément. L'étude souligne l'hétérogénéité des pratiques alimentaires au sein de ce groupe et met en lumière des risques potentiels de carences nutritionnelles.
Europe PMC · 2020-01-17 · Atarbashi-Moghadam F, Moallemi-Pour S, Atarbashi-Moghadam S, Sijanivandi S, Baghban AA.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé la santé bucco-dentaire de 59 personnes suivant une alimentation végétalienne crue à celle de 59 personnes ayant une alimentation classique. Les chercheurs ont examiné leurs dents et leurs gencives, et mesuré le pH de leur salive. Résultat : les crudivores avaient une meilleure hygiène bucco-dentaire, moins de saignement des gencives et des poches gingivales moins profondes. En revanche, le nombre de dents cariées, manquantes ou obturées était similaire dans les deux groupes. Selon les auteurs, cette meilleure santé des gencives s'explique surtout par de meilleures habitudes d'hygiène et de mode de vie chez les crudivores, plutôt que par le régime alimentaire lui-même.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle transversale a comparé 59 adeptes d'une alimentation végétalienne crue à 59 témoins sur plusieurs paramètres de santé bucco-dentaire : hygiène orale, indices dentaires (caries, dents manquantes, obturations), profondeur de poches parodontales, saignement au sondage et pH salivaire. Les crudivores présentaient une meilleure hygiène bucco-dentaire, une profondeur de poche parodontale réduite et moins de saignement au sondage, alors que les indices de caries étaient comparables entre les groupes. Une analyse de régression multiple a montré que ces différences parodontales étaient liées à l'indice de plaque dentaire plutôt qu'au type d'alimentation en lui-même. Les auteurs concluent prudemment que la meilleure santé parodontale observée chez les crudivores reflète probablement de meilleures pratiques d'hygiène bucco-dentaire et un mode de vie différent, plutôt qu'un effet direct du régime cru sur la parodonte.
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