Jeûne sec
Jeûne sans aucune nourriture ni boisson, y compris l'eau, pendant une ou plusieurs journées. Popularisé sur les réseaux sociaux, il expose à un risque de déshydratation. Le jeûne du Ramadan, sans eau ni nourriture pendant la journée, en est une forme intermittente.
Études scientifiques (11)
Carte des preuves
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 7 (64 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 4 (36 %)
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Europe PMC · 2026-09-18 · Fleischmann C, Sindiani M, Korman M.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi des musulmans israéliens pendant le Ramadan, un jeûne sans nourriture ni eau en journée pendant environ un mois, et les a comparés à un groupe témoin ne jeûnant pas. Les chercheurs ont mesuré chaque jour la faim, la soif et la quantité de liquide bue, avant, pendant et après le Ramadan. Résultat : la faim diminue progressivement durant le jeûne et reste plus basse même un mois après, tandis que la soif augmente pendant le jeûne puis redescend sous son niveau initial après. Les femmes ressentent davantage la faim en phase de récupération, et les hommes augmentent leur consommation de liquide plus tôt après le Ramadan. Ces changements n'apparaissent pas chez les témoins.
Résumé reformulé :
Cette étude longitudinale a suivi 287 musulmans israéliens pratiquant le jeûne du Ramadan (sans nourriture ni eau en journée pendant 28-29 jours) et 76 témoins non jeûneurs, à cinq moments avant, pendant et après le Ramadan. Les auteurs ont mesuré quotidiennement la faim et la soif ressenties, le moment du pic d'appétit, et l'apport hydrique estimé. La faim diminue significativement dès le début du jeûne et reste atténuée un mois après (effet moyen), avec une baisse plus rapide chez les femmes. La soif augmente progressivement pendant le jeûne puis chute sous le niveau initial après le Ramadan. Le pic d'appétit se décale dans le temps pendant le jeûne avant de revenir à la normale. L'apport en liquide augmente après le Ramadan, plus précocement chez les hommes, et les femmes rapportent un apport hydrique normalisé plus élevé. Les témoins ne montrent pas ces variations spécifiques, suggérant que ces trajectoires sont liées au jeûne plutôt qu'à la saison seule, avec des effets persistant un mois après le Ramadan.
Europe PMC · 2025-04-15 · Papagiannopoulos-Vatopaidinos IE, Papagiannopoulou MI, Dotsika EN.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi dix personnes pendant un jeûne sec (sans eau ni nourriture) de 5 jours, pour comprendre comment le corps évite l'hypoglycémie. Les chercheurs ont mesuré chaque jour le poids, le sucre dans le sang, l'insuline et plusieurs hormones. Résultat : le taux de sucre baisse d'abord puis se stabilise grâce à des hormones comme le glucagon et l'hormone de croissance. L'insuline diminue aussi, ce qui pourrait réduire la résistance à l'insuline. Certains résultats, comme la hausse du cholestérol LDL ou des triglycérides en fin de jeûne, étaient inattendus. Ces observations pourraient aider à mieux comprendre des maladies comme le diabète ou l'obésité.
Résumé reformulé :
Cette étude pilote a suivi dix participants pendant un jeûne sec de 5 jours, en mesurant quotidiennement de nombreux paramètres biologiques (glucose, insuline, HOMA-IR, glucagon, hormone de croissance, IGF-1, fonction thyroïdienne, lipides, fonction rénale, enzymes). Les résultats montrent un profil biphasique du glucose, avec un minimum au jour 3, compensé par une hausse du glucagon et de l'hormone de croissance. L'insuline et la résistance à l'insuline (HOMA-IR) diminuent, atteignant un minimum au jour 4, tandis que la filtration rénale augmente. Le cholestérol LDL, l'IGF-1 et les corps cétoniques urinaires augmentent progressivement, et la leptine ainsi que les triglycérides montrent des variations biphasiques inattendues. Les enzymes musculaires et hépatiques restent globalement stables. Cette description détaillée des mécanismes de compensation de l'hypoglycémie pourrait éclairer de futures applications thérapeutiques dans l'obésité, le syndrome métabolique ou le diabète de type 2, bien que l'échantillon réduit limite la portée des conclusions.
Europe PMC · 2025-03-09 · Pappe CL, Maetschker J, Dujardin S, Peters B, Pivovarova-Ramich O, Kandil F, Michalsen A, Breinlinger C, Steckhan N, Koppold D, Dommisch H.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si le jeûne sec (pratiqué par les bahá'ís, sans manger ni boire la journée) et le jeûne 16:8 (manger sur une fenêtre de 8h) pouvaient limiter l'inflammation des gencives, comparés à une alimentation normale. 66 personnes ont arrêté de se brosser les dents pendant 9 jours puis ont repris tout en suivant leur régime alimentaire. Résultat : les personnes en jeûne sec ont eu moins de saignement des gencives et moins d'inflammation que celles ayant une alimentation normale ou pratiquant le jeûne 16:8. Les auteurs restent prudents car l'étude a des limites méthodologiques.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique à trois bras a comparé l'effet du jeûne sec religieux bahá'í (BF), du jeûne intermittent 16:8 (TRE) et d'une alimentation normale (CG) sur une gingivite expérimentale induite chez 66 participants sains. Après arrêt du brossage dentaire pendant 9 jours puis reprise de l'hygiène orale, les chercheurs ont mesuré le saignement au sondage, la plaque dentaire, le fluide gingival et divers marqueurs métaboliques (tension artérielle, poids, HbA1c, CRP). Le groupe pratiquant le jeûne sec a montré une augmentation significativement plus faible du saignement gingival comparé aux deux autres groupes, ainsi qu'une différence favorable sur le fluide gingival. Les auteurs concluent à des effets bénéfiques potentiels des protocoles de jeûne sur l'inflammation gingivale et certains paramètres métaboliques, tout en soulignant des limites importantes : problèmes de randomisation (le groupe BF n'a pas été assigné aléatoirement) et biais potentiels.
Motif : essai de 16 participants
Europe PMC · 2024-08-12 · Peters B, Pappe CL, Koppold DA, Schipp K, Arnrich B, Michalsen A, Dommisch H, Steckhan N, Pivovarova-Ramich O.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé les effets du jeûne religieux Bahá'í (un jeûne sec, sans nourriture ni boisson du lever au coucher du soleil) sur la glycémie, en comparant ce jeûne à l'alimentation à horaire restreint (manger dans une fenêtre réduite dans la journée) et à un groupe témoin. 16 personnes sans diabète ont participé pendant 19 jours, avec un capteur de glucose en continu. Résultat : les deux types de jeûne ont réduit la fenêtre alimentaire, mais seul le jeûne Bahá'í a diminué les calories, le poids et l'IMC. La glycémie moyenne sur 24h et sa variabilité sont restées stables dans tous les groupes, montrant que ce jeûne n'est pas risqué pour la glycémie chez les personnes en bonne santé.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé contrôlé à trois bras a évalué chez 16 sujets non diabétiques les effets du jeûne religieux sec Bahá'í (abstinence totale de nourriture et de boisson du lever au coucher du soleil) sur le contrôle glycémique, en le comparant à l'alimentation à horaire restreint (TRE) et à un groupe témoin, sur 19 jours avec surveillance continue du glucose. Les groupes jeûne et TRE ont réduit leur fenêtre alimentaire sans modifier la composition en macronutriments, mais seul le groupe jeûne Bahá'í a significativement diminué l'apport calorique, le poids corporel et l'IMC. Le jeûne a entraîné une légère augmentation du pic glycémique maximal par rapport au témoin et au TRE, mais la glycémie moyenne sur 24h, les indices de variabilité glycémique intra- et inter-journaliers, ainsi que le temps passé hors de la plage cible (70-180 mg/dL) sont restés inchangés dans tous les groupes. Les auteurs concluent que ni le jeûne sec religieux ni le TRE n'exercent d'effet délétère sur le contrôle glycémique chez des personnes sans diabète.
Europe PMC · 2024-04-10 · Abdullah SR, Wan Mohd Zin RM, Azizul NH, Sulaiman NS, Khalid NM, Mohd Salim Mullahi Jahn RJ, Khalil MKN, Abu Seman N, Zainal Abidin NA, Ali A, Tan YZ, Omar A, Seman Z, Yahya A, Md Noh MF.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé, chez 177 adultes en surpoids ou obèses, un programme combinant jeûne sec deux jours par semaine et une méthode d'assiette équilibrée, comparé à l'assiette équilibrée seule. Après 6 mois, le groupe pratiquant le jeûne sec a perdu plus de poids et a vu sa graisse corporelle, son tour de taille et son tour de hanches diminuer davantage que le groupe témoin. Cependant, en comparant directement les deux groupes entre eux, aucune différence statistiquement significative n'a été observée. L'étude suggère que cette combinaison peut aider à améliorer la silhouette, mais sans preuve claire de supériorité par rapport à l'alimentation équilibrée seule.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé non randomisé de 6 mois a évalué l'effet d'un jeûne sec intermittent (deux jours par semaine) associé à une méthode d'assiette équilibrée, chez 177 adultes en surpoids ou obèses, en comparaison avec l'assiette équilibrée seule. Le groupe combinant jeûne sec et assiette équilibrée a montré des réductions significatives du poids, de l'IMC, du pourcentage de masse grasse, de la masse grasse et de la graisse viscérale après 3 mois, alors que le groupe témoin n'a montré aucun changement significatif. À 6 mois, des améliorations supplémentaires ont été notées (tour de taille, tour de hanches, masse musculaire squelettique). Toutefois, les comparaisons directes entre les deux groupes n'ont révélé aucune différence statistiquement significative tout au long de l'étude, ce qui limite les conclusions sur la supériorité réelle du jeûne sec intermittent par rapport à l'intervention alimentaire seule.
Europe PMC · 2024-02-07 · Al Lami Z, Kurtca M, Atique MU, Opekun AR, Siam MS, Jalal PK, Najafi B, Devaraj S, Mindikoglu AL.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 13 adultes en surpoids ou obèses qui pratiquaient un jeûne religieux de 30 jours, sans manger ni boire du lever au coucher du soleil. Les chercheurs ont mesuré leur poids et plusieurs marqueurs de l'inflammation dans le sang avant, pendant et après ce jeûne. Résultat : plusieurs marqueurs d'inflammation ont diminué pendant et après le jeûne, de même que le poids, l'IMC et le tour de hanches. Cela suggère que ce type de jeûne pourrait aider à réduire l'inflammation chronique liée à l'obésité, mais l'étude est petite et ne permet pas de conclure définitivement.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle prospective a inclus 13 adultes (IMC moyen 32 kg/m²) pratiquant un jeûne sec religieux de 30 jours, de l'aube au crépuscule (sans nourriture ni boisson). Des mesures ont été réalisées avant, durant la quatrième semaine, et après le jeûne. Plusieurs cytokines inflammatoires (IL-1β, IL-15, TNF-α, IL-22, etc.) ont diminué significativement pendant et/ou après le jeûne, de même que le poids, l'IMC et le tour de hanches. Une corrélation positive a été observée entre la réduction du tour de taille et la baisse de certaines cytokines, mais pas avec la perte de poids globale. Les auteurs concluent que ce jeûne pourrait réduire l'inflammation chronique de bas grade associée à l'obésité, tout en soulignant la nécessité d'études avec un suivi plus long et un échantillon plus large pour confirmer ces résultats préliminaires.
Europe PMC · 2024-02-01 · Ghashang SK, Suwandi A, Buettner M, Hamdan I, Grassl GA, Gutenbrunner C, Nugraha B.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 25 personnes jeûnant pendant le Ramadan (jeûne sec, sans boire ni manger du lever au coucher du soleil) et 25 personnes ne jeûnant pas, à plusieurs moments avant, pendant et après le mois de jeûne. Les chercheurs ont mesuré dans le sang des substances liées à l'inflammation et au cerveau. Ils ont observé des variations de plusieurs de ces marqueurs chez les jeûneurs au fil du temps, notamment une baisse de certains marqueurs inflammatoires. Certains de ces changements étaient aussi liés au poids ou à la qualité du sommeil. Les auteurs suggèrent que le jeûne du Ramadan pourrait avoir des effets bénéfiques sur la santé via ces mécanismes biologiques.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective a comparé 25 personnes pratiquant le jeûne intermittent du Ramadan (jeûne sec) à 25 personnes non jeûneuses, avec des prélèvements sanguins à quatre moments (avant, milieu, fin et après le Ramadan pour le groupe jeûneur). Les chercheurs ont dosé plusieurs médiateurs biologiques impliqués dans l'inflammation (IL-8, TNF-α, MMP-9) et la santé neuronale/mentale (ß-NGF, BDNF, GDNF, IGF-1). Des variations significatives ont été observées au cours du Ramadan pour plusieurs de ces marqueurs, notamment une diminution du TNF-α et de la MMP-9 en fin/après jeûne. Des corrélations ont également été trouvées entre certains marqueurs et des paramètres de composition corporelle ou de qualité de vie (par exemple MMP-9 et IMC, BDNF et somnolence diurne). Les auteurs concluent que le jeûne du Ramadan modifie certains médiateurs biologiques, ce qui pourrait expliquer en partie ses effets potentiellement bénéfiques sur la santé, bien que le caractère observationnel de l'étude limite les conclusions causales.
Europe PMC · 2022-11-01 · Mindikoglu AL, Park J, Opekun AR, Abdulsada MM, Wilhelm ZR, Jalal PK, Devaraj S, Jung SY.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 14 adultes d'une cinquantaine d'années atteints de syndrome métabolique (surpoids abdominal, tension élevée, glycémie et triglycérides élevés). Pendant 29 jours, ils ont pratiqué un jeûne sec strict (sans eau ni nourriture) de l'aube au coucher du soleil, plus de 14 heures par jour. Les chercheurs ont analysé des centaines de protéines dans leurs cellules sanguines avant, à la fin et une semaine après le jeûne. Résultat : plusieurs protéines liées au risque cardiovasculaire, à l'inflammation et au développement de cancers ont diminué, tandis que des protéines protectrices ont augmenté. Ces changements suggèrent un effet bénéfique potentiel, mais l'étude est petite et sans groupe témoin.
Résumé reformulé :
Chez 14 participants présentant un syndrome métabolique, un jeûne sec strict (sans aliments ni liquides) pratiqué de l'aube au crépuscule pendant 29 jours a modifié l'expression de nombreuses protéines dans les cellules sanguines mononucléées périphériques, analysées par protéomique non ciblée. La protéine APOB a été significativement sous-exprimée à la fin du jeûne et une semaine après. Des voies liées à l'athérosclérose et à la signalisation immunitaire par récepteurs de type lectine C ont été modifiées, avec des variations de gènes comme APOB, CD36, les calmodulines ou HSPA8. Plusieurs protéines associées à un effet suppresseur de tumeur ont augmenté, tandis que des protéines favorisant la croissance tumorale ont diminué. Ces résultats, obtenus sur un petit échantillon sans groupe contrôle, suggèrent un profil cellulaire potentiellement anti-athérosclérotique, anti-inflammatoire et anti-tumoral, mais nécessitent confirmation par des essais contrôlés randomisés.
Europe PMC · 2021-12-29 · Mähler A, Jahn C, Klug L, Klatte C, Michalsen A, Koppold-Liebscher D, Boschmann M.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 11 hommes en bonne santé pratiquant le jeûne bahá'í, qui consiste à ne rien manger ni boire du lever au coucher du soleil pendant 19 jours (une forme de jeûne sec). Les chercheurs ont mesuré le poids, la graisse corporelle, la glycémie et le métabolisme avant et pendant le jeûne. Résultats : perte de poids, de graisse corporelle et baisse de la glycémie. Le métabolisme après les repas était modifié, avec une meilleure sensibilité à l'insuline au niveau des muscles. Les auteurs suggèrent que ce type de jeûne pourrait aider à perdre du poids et améliorer la santé métabolique.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte auto-contrôlée a examiné 11 hommes sains pratiquant le jeûne bahá'í, une forme de jeûne sec diurne (sans nourriture ni boisson du lever au coucher du soleil) durant 19 jours. Les chercheurs ont mesuré des paramètres anthropométriques, des marqueurs sanguins et le métabolisme énergétique au niveau systémique et tissulaire (tissu adipeux et muscle squelettique) avant et pendant le jeûne. Les résultats montrent une réduction du poids, de l'IMC, de la masse grasse et de la glycémie pendant le jeûne. La thermogenèse postprandiale était diminuée. Dans le tissu adipeux, la perfusion, l'apport en glucose et la lipolyse augmentaient, tandis que dans le muscle squelettique, l'apport en glucose et la lipolyse diminuaient avec une oxydation du glucose accrue, suggérant une meilleure sensibilité à l'insuline. Les auteurs notent toutefois que le métabolisme semblait réduit en soirée, ce qui pourrait orienter vers une recommandation de suppression du dîner plutôt qu'un jeûne religieux complet.
Europe PMC · 2021-07-29 · Koppold-Liebscher DA, Klatte C, Demmrich S, Schwarz J, Kandil FI, Steckhan N, Ring R, Kessler CS, Jeitler M, Koller B, Ananthasubramaniam B, Eisenmann C, Mähler A, Boschmann M, Kramer A, Michalsen A.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 34 volontaires Bahá'ís en bonne santé pratiquant un jeûne religieux de 19 jours, sans manger ni boire du lever au coucher du soleil. Les chercheurs ont mesuré l'hydratation, le poids, la masse grasse et l'horloge biologique interne avant, pendant et après le jeûne. Résultats : l'hydratation restait dans les limites normales malgré l'absence de boisson en journée, et redevenait normale la nuit. Le poids et la masse grasse diminuaient légèrement, et l'horloge interne se décalait temporairement d'environ une heure. Ces changements disparaissaient 3 mois après la fin du jeûne, suggérant que cette pratique est sans danger pour des personnes en bonne santé.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective a exploré les effets du jeûne sec Bahá'í (abstinence totale de nourriture et de boisson durant la journée pendant 19 jours en mars) chez 34 volontaires sains. Des mesures biologiques, anthropométriques et de composition corporelle ont été réalisées avant, pendant et après le jeûne. L'osmolalité sérique et urinaire diminuait pendant la journée mais restait dans des valeurs physiologiques normales et se normalisait la nuit, indiquant une absence d'effet délétère sur l'hydratation. L'IMC, la masse grasse totale et le métabolisme de base diminuaient pendant le jeûne, sans altération de la masse cellulaire ni de l'eau corporelle. La phase circadienne, estimée via des biomarqueurs transcriptionnels dans les monocytes sanguins, avançait transitoirement d'environ 1,1 heure. La plupart de ces changements s'estompaient trois semaines après la fin du jeûne et n'étaient plus détectables après trois mois, suggérant un caractère réversible et sans danger de cette pratique chez des adultes en bonne santé.
Europe PMC · 2020-01-20 · Papagiannopoulos-Vatopaidinos IE, Papagiannopoulou M, Sideris V.
Résumé simplifié :
Dix personnes ont suivi un jeûne sec (sans boire ni manger) pendant 5 jours, sous surveillance médicale. Les chercheurs ont mesuré de nombreux paramètres sanguins et urinaires chaque jour. Le corps a réagi en activant des hormones de stress et de régulation de l'eau (cortisol, hormone antidiurétique, rénine, aldostérone), tout en augmentant ses défenses antioxydantes et certains marqueurs immunitaires. Le poids et le tour de taille ont diminué, surtout à cause de la perte d'eau par les urines et la respiration. L'étude décrit comment le corps s'adapte à ce manque d'eau extrême, avec des effets à court terme qui pourraient intéresser la recherche sur l'œdème, l'inflammation ou l'obésité.
Résumé reformulé :
Cette étude a suivi 10 participants pendant 5 jours de jeûne sec strict (sans aucune ingestion d'eau ni de nourriture), avec un suivi quotidien de nombreux biomarqueurs sanguins et urinaires. Les résultats montrent une activation marquée des systèmes de régulation hydrique et du stress (ADH, ACTH, cortisol, rénine, angiotensine II, aldostérone), ainsi qu'une augmentation de la capacité antioxydante totale, de l'acide urique, de l'albumine et des paramètres hématologiques (érythrocytes, hématocrite). À l'inverse, l'érythropoïétine, l'excrétion de sodium et d'adrénaline ont diminué, de même que le poids corporel et le tour de taille. La vitamine C a décliné progressivement sur la durée du jeûne. L'analyse de la perte de poids a permis d'en identifier les composantes (urine, perte hydrique insensible, selles, gaz respiratoires). Les auteurs concluent à des effets à court terme antioxydants, anti-ischémiques, immunostimulants et anti-inflammatoires, suggérant des pistes de recherche pour l'œdème, l'obésité ou les maladies inflammatoires, sans toutefois établir d'effets à long terme.
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