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Nutrition entérale exclusive

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Alimentation exclusivement liquide, par boisson ou par sonde, à base de préparations nutritionnelles complètes, sans aucun autre aliment pendant plusieurs semaines. Elle est utilisée en particulier comme traitement de première intention de la maladie de Crohn chez l'enfant.

Études scientifiques (182)

Carte des preuves

182études
  • Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 2 (1 %)
  • Niveau 2 · essais randomisés : 16 (9 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 97 (53 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 40 (22 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 27 (15 %)

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

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Toutes (182)Niveau 1 : 2Niveau 2 : 16Niveau 3 : 97Niveau 4 : 40Niveau 5 : 27

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective27 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-09-14 · Tang W, Wang Y, Tang Z, Zheng C, Shi J, Meng Y, Huang Y.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 27 enfants atteints de la maladie de Crohn traités par nutrition entérale exclusive (alimentation uniquement liquide, sans nourriture solide). Les chercheurs ont analysé les tissus intestinaux avant et après le traitement pour comprendre pourquoi certains enfants guérissent mieux que d'autres. Les enfants dont l'intestin a bien cicatrisé avaient des niveaux plus bas de certaines molécules inflammatoires (IL-17 et IL-1β) après le traitement. Ces molécules étaient aussi liées à la sévérité de la maladie. Cela suggère que ce régime alimentaire agit en réduisant l'inflammation intestinale via ces mécanismes biologiques précis.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective a inclus 27 enfants naïfs de traitement, atteints de maladie de Crohn pédiatrique active, traités par nutrition entérale exclusive (NEE). Des biopsies intestinales ont été prélevées avant et après traitement pour analyse transcriptomique. Les chercheurs ont comparé les patients ayant atteint une guérison muqueuse (n=13) à ceux ne l'ayant pas atteinte (n=14). La voie de signalisation IL-17 est apparue comme la plus significativement enrichie, avec IL-1β identifiée comme gène clé. L'expression muqueuse d'IL-1β était corrélée positivement avec plusieurs scores de sévérité de la maladie (endoscopique, Lewis, activité clinique). Le groupe ayant atteint la guérison muqueuse présentait des niveaux significativement plus bas d'IL-17A, IL-17RA et IL-17RB après traitement par rapport au groupe sans guérison. Ces résultats suggèrent une association entre l'efficacité de la NEE et une suppression de la signalisation IL-17/IL-1β, sans toutefois établir formellement un lien causal direct.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective159 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-09-03 · Pevzner D, Anafy A, Moran-Lev H, Galai T, Amir A, Cohen S, Ziv-Baran T, Yersushalmy-Feler A.

Résumé simplifié :

Chez des enfants atteints de la maladie de Crohn, deux approches nutritionnelles ont été comparées : la nutrition entérale exclusive (boissons nutritives spéciales remplaçant totalement l'alimentation) et un régime d'éviction spécifique à la maladie de Crohn (CDED), qui exclut certains aliments tout en gardant une alimentation normale en partie. Sur 159 enfants suivis pendant un an, les deux méthodes ont donné des résultats très similaires : environ 75 à 77 % des enfants sont entrés en rémission après 6 semaines, avec des taux comparables d'amélioration des marqueurs inflammatoires, d'hospitalisations et de besoin de traitements supplémentaires. Le régime d'éviction, moins contraignant, semble donc aussi efficace que la nutrition entérale exclusive.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte historique a comparé, chez 159 enfants atteints de maladie de Crohn diagnostiqués entre 2014 et 2023, l'efficacité de la nutrition entérale exclusive (EEN) et du régime d'éviction de la maladie de Crohn (CDED) pour induire une rémission. Après 6 semaines, les taux de rémission clinique étaient similaires entre les deux groupes (77 % vs 75 %), de même que l'adhésion au traitement, la normalisation de la CRP, la calprotectine fécale et un indice d'inflammation muqueuse non invasif. Aucune différence significative n'a été observée sur 52 semaines de suivi concernant les rechutes, le recours aux corticoïdes ou aux biothérapies, les hospitalisations ou la chirurgie. Les auteurs concluent que le CDED, moins restrictif car il n'exclut pas totalement l'alimentation normale, présente une efficacité comparable à l'EEN pour l'induction et le maintien de la rémission chez l'enfant.

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Niveau 4 — Étude pilote sans groupe témoinéquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-09-01 · Suskind DL, Hoffman LR, Lee D, Verster AJ, Zheng HB, Francis K, Nuding M, Vanamala J, Wahbeh G, Purcell H, Djukovic D, Raftery D, Hayden HS.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi des enfants atteints de la maladie de Crohn qui ont suivi pendant 4 semaines une alimentation liquide spéciale (nutrition entérale exclusive) fabriquée à partir d'aliments entiers mixés plutôt qu'une formule industrielle classique. Les chercheurs ont analysé les selles, l'urine et le sang pour voir comment les petites molécules du métabolisme changeaient. Ils ont observé des modifications importantes, notamment une hausse de certains acides aminés et une baisse d'autres composés liés aux sucres et aux purines. Ces changements pourraient expliquer en partie pourquoi ce régime aide à calmer la maladie, mais d'autres recherches sont nécessaires pour confirmer ces liens.

Résumé reformulé :

Dans cette étude prospective, des enfants nouvellement diagnostiqués avec une maladie de Crohn active ont suivi 4 semaines de nutrition entérale exclusive reconstituée à partir d'aliments entiers mixés (RE-EEN). Les auteurs ont analysé par spectrométrie de masse les métabolomes fécal, urinaire, sérique et plasmatique, ciblant métabolites aqueux, acides biliaires et acides gras à chaîne courte. Des changements significatifs sont apparus dans tous les types d'échantillons, principalement une augmentation de certains acides aminés et une diminution d'autres métabolites liés au métabolisme des glucides et des purines. Les profils globaux d'acides biliaires ont évolué sans changement significatif sur des molécules spécifiques, et aucune variation des acides gras à chaîne courte n'a été détectée. Ces résultats suggèrent que la RE-EEN module des processus métaboliques systémiques et intestinaux potentiellement différents de ceux induits par les formules commerciales classiques, bien que des études supplémentaires soient nécessaires pour établir des liens de causalité.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective71 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-08-01 · Azulay A, Gotesdyner L, Aharoni-Frutkoff Y, Focht G, Talmor Y, Borenstein E, Plotkin L, Orlanski-Meyer E, Lev-Tzion R, Ledder O, Yogev D, Assa A, Broide E, Yerushalmy-Feler A, Kierkuś J, Schwerd T, Wine E, Turner D.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi des enfants atteints de la maladie de Crohn traités par nutrition entérale exclusive (un traitement à base de boissons nutritives remplaçant l'alimentation normale). Les chercheurs ont analysé le sang, les selles et le microbiote intestinal pour créer un modèle informatique capable de prédire, dès le départ, si un enfant allait bien répondre à ce traitement. Sur 50 enfants étudiés, 68% ont répondu au traitement, et le modèle a permis de prédire cette réponse avec une bonne précision. Ce modèle a aussi été testé sur un deuxième groupe de patients avec de bons résultats, ouvrant la voie à une médecine plus personnalisée.

Résumé reformulé :

Cette étude prospective a inclus 50 enfants atteints de maladie de Crohn nouvellement diagnostiquée et traités par nutrition entérale exclusive (EEN), dont 68% ont répondu au traitement. En combinant des données de métabolomique, lipidomique et microbiome fécal, les chercheurs ont développé un modèle d'apprentissage automatique (random forest) capable de prédire la réponse à l'EEN avec une précision d'entraînement de 94%. Certains métabolites sériques et fécaux, ainsi que des taxons bactériens spécifiques (Bifidobacteriaceae, CAG-56), se sont révélés prédictifs. Le modèle a été validé sur une cohorte indépendante de 21 patients (57% répondeurs), atteignant une AUROC de 0,81. Les données cliniques et endoscopiques n'ont pas amélioré la capacité prédictive du modèle. Il s'agit d'une preuve de concept suggérant l'intérêt des approches multi-omiques pour une nutrition de précision dans la maladie de Crohn pédiatrique.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé54 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-08-01 · Moran GP, McQuillan A, Ho GT, Whelan RJ, Navas-López VM, Lawrence S, Rolandsdotter H, Olen O, Martín-de-Carpi J, Sigall Boneh R, Wine E, Hussey S.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 54 enfants atteints de la maladie de Crohn, traités soit par un régime spécial (CDED) associé à une nutrition entérale partielle, soit par une nutrition entérale exclusive (NEE, où toute l'alimentation vient de préparations liquides). Les chercheurs ont analysé les bactéries présentes dans la bouche des enfants à plusieurs moments. Ils ont découvert qu'un déséquilibre des bactéries buccales accompagnait les poussées de la maladie, et que ce déséquilibre diminuait quand les enfants allaient mieux, avec les deux traitements. Un nouvel indice basé sur ces bactéries a pu distinguer les formes légères des formes sévères de la maladie.

Résumé reformulé :

Dans cet essai randomisé portant sur 54 enfants atteints de maladie de Crohn, les auteurs ont comparé deux approches nutritionnelles : le régime d'exclusion de la maladie de Crohn (CDED) combiné à une nutrition entérale partielle, versus une nutrition entérale exclusive (NEE). Le microbiome buccal a été analysé par séquençage à six reprises sur un an. Une activité modérée à sévère de la maladie était associée à une diminution de certaines bactéries bénéfiques et à une hausse d'Actinomyces ; ce déséquilibre s'atténuait avec la rémission clinique, quel que soit le traitement. Un indice de dysbiose buccale (MODI) a été développé et validé sur d'autres jeux de données, permettant de distinguer état de santé et maladie de Crohn. Les changements de cet indice étaient plus marqués entre les semaines 8 et 24 sous CDED que sous NEE, bien qu'aucune différence significative n'ait été observée sur les critères cliniques principaux entre les deux groupes.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective66 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-07-03 · Duskova J, Hradsky O, Zarubova K, Mitrova K, Bronsky J, Lerchova T.

Résumé simplifié :

Cette étude compare deux traitements utilisés chez les enfants atteints de la maladie de Crohn pour calmer la maladie sans médicaments : un régime alimentaire spécifique (CDED) et une alimentation liquide complète (nutrition entérale exclusive, EEN). Sur 66 enfants (33 par groupe), les résultats montrent que les deux approches fonctionnent de façon comparable : environ 76-82% des enfants répondent bien au traitement, et la guérison de la paroi intestinale est similaire dans les deux groupes. Le régime CDED semble donc être une alternative valable à la nutrition entérale exclusive, avec l'avantage d'être potentiellement mieux toléré au quotidien.

Résumé reformulé :

Cette étude prospective compare chez des enfants nouvellement diagnostiqués avec la maladie de Crohn deux stratégies d'induction de rémission : le régime d'exclusion de la maladie de Crohn (CDED) et la nutrition entérale exclusive (EEN), utilisée comme référence historique. Sur 66 patients (33 par groupe), bien que le groupe EEN présentait une activité de maladie initiale plus élevée, les taux de réponse clinique (76% vs 82%) et de guérison muqueuse (48% vs 33%) n'étaient pas significativement différents entre les deux approches après ajustement. Le CDED était associé à un risque de rechute plus faible en analyse brute, mais cette association ne persistait pas après ajustement statistique. Les auteurs concluent que le CDED constitue une option d'induction thérapeutique appropriée en pratique clinique courante, avec des résultats comparables à ceux de la nutrition entérale exclusive, tout en offrant potentiellement une meilleure tolérance pour les patients.

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Niveau 4 — Étude de cohorte rétrospectiveéquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : discrimination modeste avec intervalle de confiance large (0,450-0,850), inférences exploratoires et association-based

Europe PMC · 2026-06-08 · Zheng H, Chen W.

Résumé simplifié :

Cette étude s'intéresse à des enfants atteints de la maladie de Crohn traités par nutrition entérale exclusive, un traitement qui consiste à remplacer toute l'alimentation par un liquide nutritif pendant plusieurs semaines. Les chercheurs ont réanalysé des données déjà publiées pour voir si la composition du microbiote intestinal avant traitement pouvait prédire si le traitement allait bien fonctionner, mesuré par un marqueur d'inflammation dans les selles (la calprotectine). Ils ont trouvé des pistes intéressantes mais peu précises : certaines bactéries intestinales semblaient liées à une meilleure réponse, mais les résultats restent incertains et doivent être confirmés par d'autres études.

Résumé reformulé :

Cette étude réanalyse des données publiques de deux cohortes pédiatriques pour explorer si la composition initiale du microbiote intestinal est associée à la réponse biochimique (mesurée par la calprotectine fécale) à la nutrition entérale exclusive, un traitement de référence pour induire une rémission dans la maladie de Crohn pédiatrique. Les auteurs ont observé des changements cohérents de plusieurs genres bactériens pendant le traitement, ainsi que des modifications biochimiques fécales (baisse des acides aminés totaux et du tryptophane, hausse de la proportion d'acides biliaires secondaires). Un modèle prédictif basé sur le microbiome de base a montré une discrimination modeste mais avec une incertitude importante (AUC moyenne 0,655, IC 95% 0,450-0,850). La comparaison externe a montré une concordance partielle (7 genres sur 12). Les auteurs soulignent le caractère exploratoire et associatif de ces résultats, sans possibilité d'inférence causale.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective89 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-05-29 · Wang J, Shen Y, Liu H, Wang Z, Qi W, Liu W, Ye L, Cao Q, Ge X, Zhou W.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 89 patients atteints de la maladie de Crohn devant subir une opération de l'intestin. Pendant 6 semaines avant la chirurgie, ils ont reçu uniquement une alimentation liquide spéciale (nutrition entérale exclusive), sans autre nourriture. Les chercheurs ont observé que ce régime réduisait fortement l'inflammation (mesurée par la CRP) et augmentait le taux d'albumine dans le sang, un marqueur de bon état nutritionnel. Par contre, le poids corporel (IMC) des patients n'a presque pas changé. Les patients ayant suivi ce régime ont eu moins de complications après l'opération et sont sortis plus vite de l'hôpital.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte a inclus 89 patients atteints de la maladie de Crohn devant subir une résection intestinale, traités par nutrition entérale exclusive (NEE) pendant 6 semaines avant la chirurgie. Les résultats montrent une augmentation significative de l'albuminémie (de 34,4 à 38,9 g/L) et une forte diminution de la CRP, entraînant une baisse marquée du ratio CRP/albumine, marqueur combiné de l'état inflammatoire et nutritionnel. En revanche, l'indice de masse corporelle est resté stable, suggérant que l'effet bénéfique de la NEE passe surtout par une réduction de l'inflammation plutôt que par une prise de poids. Les patients traités ont également présenté moins de complications postopératoires et une durée d'hospitalisation plus courte, bien que l'absence de groupe témoin limite la portée causale de ces conclusions.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective208 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-05-19 · Klomberg RCW, Griffiths AM, Aloi M, Kiparissi F, Lawrence S, Otley AR, Critch J, van der Feen C, Rodrigues A, Mack DR, Huynh HQ, Church PC, Rizopoulos D, Croft NM, de Ridder L, Walters TD, European Paediatric IBD Network for Safety, Efficicacy of Treatment and Quality Improvement of Care (PIBD-SETQuality), Canadian Children IBD Network (CIDsCaNN).

Résumé simplifié :

Chez les enfants atteints de la maladie de Crohn touchant l'intestin grêle, deux traitements sont possibles au moment du diagnostic : les corticostéroïdes ou une alimentation spéciale appelée nutrition entérale exclusive (uniquement des boissons nutritives, sans aliments solides). Cette étude a suivi 208 enfants pendant un an pour comparer ces deux options. Résultat : les deux traitements sont globalement aussi efficaces l'un que l'autre pour obtenir une rémission durable sans cortisone, pour la croissance en taille, et pour éviter une chirurgie ou le recours à des médicaments biologiques. Ces résultats suggèrent que le choix entre les deux peut se faire selon les préférences du patient et de sa famille.

Résumé reformulé :

Cette étude prospective multicentrique (cohortes canadienne CIDsCaNN et européenne PIBD-SETQuality) a comparé, chez 208 enfants nouvellement diagnostiqués avec une maladie de Crohn iléale, l'efficacité de deux traitements d'induction : les corticostéroïdes (n=60) et la nutrition entérale exclusive (n=148). À un an, le taux de rémission durable sans corticostéroïdes était de 48% avec les corticostéroïdes contre 37% avec la nutrition entérale exclusive, différence non significative. L'évolution de la taille, le délai avant recours à un traitement biologique et le délai avant chirurgie étaient également comparables entre les deux groupes. Ces résultats, confirmés après appariement par score de propension, remettent en question l'idée reçue selon laquelle la nutrition entérale exclusive serait supérieure aux corticostéroïdes pour cette localisation intestinale spécifique de la maladie, et plaident pour une décision partagée entre soignants et familles selon les préférences individuelles.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective152 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-05-17 · Deng X, Huang Z, Xia Q, Huang Z, Wu Y, Wu Y, Li Q, Diao N, Li M, Tang J, Guo Q, Gao X, Yang QF, Chao K.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 152 adultes atteints de maladie de Crohn avec des fistules autour de l'anus, traités uniquement par nutrition entérale (boissons nutritives spéciales remplaçant toute alimentation normale) pendant 8 à 12 semaines. Les chercheurs ont comparé des IRM avant et après ce traitement. Résultats : seulement 12,5% des fistules ont complètement guéri à l'imagerie, mais 77,6% ont montré une amélioration. Plus de la moitié des patients ont vu leurs symptômes s'améliorer, et environ 24% sont entrés en rémission clinique complète. La prise d'antibiotiques en même temps semblait aider à l'amélioration radiologique.

Résumé reformulé :

Cette cohorte rétrospective en conditions réelles a évalué l'effet de la nutrition entérale exclusive (NEE), administrée 8 à 12 semaines, chez 152 adultes atteints de maladie de Crohn périanale fistulisante, confirmée par IRM pelvienne avant et après traitement. La guérison radiologique complète n'a été observée que chez 12,5% des patients, mais une amélioration radiologique a été constatée dans 77,6% des cas. Les indices de sévérité (VAI et m-VAI) ont significativement diminué après traitement. Une réponse clinique globale a été notée chez 73% des patients et une rémission clinique chez 24,3%. Des réponses endoscopiques favorables et une normalisation de la CRP ont également été fréquemment observées. L'association à une antibiothérapie était indépendamment liée à une meilleure amélioration radiologique. Ces résultats, issus d'une étude observationnelle sans groupe contrôle, suggèrent un bénéfice potentiel de la NEE, sans établir formellement une causalité directe.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective146 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-05-07 · Li X, Wu X, Kang D, Fang L, Liu C, Shi Y, Yang L, Liu Z, Chen L.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé trois traitements chez 146 adultes atteints de la maladie de Crohn active : la nutrition entérale exclusive (alimentation uniquement via des boissons nutritives spéciales), un médicament (infliximab), ou les deux combinés, pendant 14 semaines. Résultat : la combinaison des deux traitements améliore davantage l'état de l'intestin observé par endoscopie et les symptômes, comparée à chaque traitement pris séparément. Les chercheurs ont aussi observé que cette combinaison modifie favorablement les bactéries intestinales et certains composés protecteurs dans les selles. Cette étude suggère que combiner nutrition entérale et médicament pourrait être une stratégie prometteuse, mais il s'agit d'une étude rétrospective, pas d'un essai randomisé.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte rétrospective a comparé l'efficacité de la nutrition entérale exclusive (EEN) seule, de l'infliximab (IFX) seul, et de leur combinaison, chez 146 patients adultes appariés par score de propension, atteints de maladie de Crohn active, suivis pendant 14 semaines. La thérapie combinée a montré une amélioration endoscopique et un taux de réponse clinique significativement supérieurs aux deux monothérapies, sans toutefois différer sur les taux de rémission complète (endoscopique ou clinique). La combinaison a également augmenté les taux sériques d'infliximab. Les analyses du microbiote fécal (séquençage 16S rRNA) et métabolomiques ont révélé que la thérapie combinée restaure l'abondance de Bacteroidetes et augmente les acides gras à chaîne courte ainsi que certains métabolites protecteurs comme l'acide indolelactique, suggérant un mécanisme sous-jacent lié au microbiote intestinal. Ces résultats, bien que prometteurs, proviennent d'une étude observationnelle et nécessitent confirmation par des essais randomisés.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés2 459 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-05-01 · Kaur K, Singh A, Kaur S, Sharma R, Malik S, Bhardwaj A, Jena A, Mahajan R, Midha V, Sood A.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 40 recherches (plus de 2400 patients adultes atteints de la maladie de Crohn) pour évaluer l'efficacité de la nutrition entérale exclusive, qui consiste à se nourrir uniquement avec des préparations liquides spéciales. Résultat : environ 66% des patients obtiennent une rémission de leur maladie avec cette méthode. Cependant, elle fonctionne moins bien que les corticoïdes. Le type de préparation (avec ou sans protéines entières) ne change pas son efficacité. Associée à des traitements biologiques, elle améliore les résultats. Les effets secondaires sont généralement légers, le principal problème étant le mauvais goût des préparations.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé 40 études (2459 patients adultes) pour évaluer l'efficacité de la nutrition entérale exclusive (NEE) dans l'induction de la rémission de la maladie de Crohn. Dans les études observationnelles (23 cohortes, n=1269), le taux de rémission clinique poolé était de 66%. Les essais randomisés comparant la NEE aux corticoïdes (5 essais, n=315) montrent une efficacité supérieure des corticoïdes (RR 0,65). Aucune différence significative n'a été observée entre formulations élémentaires et non-élémentaires, ni selon le type de protéines ou de lipides. La combinaison NEE plus biothérapies s'est révélée plus efficace que les biothérapies seules (RR 0,75). Les effets indésirables restent globalement mineurs, la mauvaise palatabilité étant le plus fréquemment rapporté. Les auteurs concluent que la NEE constitue une option thérapeutique valable chez certains adultes, bien que moins efficace que les corticoïdes.

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Niveau 3 — Méta-analyse d'études observationnelles1 182 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-04-22 · Chen J, Yang K, Zhang Q, Xiong L.

Résumé simplifié :

Cette étude compare différentes approches pour traiter la maladie de Crohn chez les enfants : la nutrition entérale (alimentation liquide spéciale, parfois exclusive) versus les médicaments immunomodulateurs et les corticostéroïdes. En analysant 20 études portant sur plus de 1100 enfants, les chercheurs montrent que la nutrition entérale exclusive est plus efficace que les corticostéroïdes pour faire disparaître les symptômes et guérir la paroi intestinale, avec beaucoup moins d'effets secondaires graves. Les médicaments immunomodulateurs restent toutefois utiles pour maintenir la rémission sur le long terme. Ces résultats suggèrent que la nutrition entérale devrait être privilégiée en premier traitement.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse en réseau a comparé l'efficacité et la sécurité de différentes formes de nutrition entérale (exclusive, partielle, associée au régime d'exclusion CDED) par rapport aux immunomodulateurs (azathioprine, méthotrexate) et aux corticostéroïdes, chez des enfants atteints de maladie de Crohn. À partir de 20 études (7 essais randomisés, 13 observationnelles, 1182 patients), les auteurs montrent que la nutrition entérale exclusive est significativement supérieure aux corticostéroïdes pour l'induction de la rémission clinique (OR 1,72) et surtout pour la cicatrisation muqueuse (OR 7,55). Selon les classements SUCRA, l'association CDED+nutrition entérale partielle et la nutrition entérale exclusive arrivent en tête pour l'induction de rémission. Les thérapies nutritionnelles présentent par ailleurs un profil de sécurité nettement plus favorable (effets indésirables graves : 0-3,1 %) que les corticostéroïdes (15,1 %) ou l'azathioprine (11,8 %). Pour le maintien de la rémission, les immunomodulateurs restent néanmoins essentiels.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective32 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-04-20 · Alvisi P, Valerii MC, Perre E, Barbieri G, Rizzello F, Congiu M, Pranzetti A, Dussias NK, Sbravati F, Imbesi V, Spisni E, Labriola F.

Résumé simplifié :

Cette étude compare deux approches alimentaires chez des enfants atteints de la maladie de Crohn légère à modérée : la nutrition entérale exclusive (EEN), traitement de référence, et un régime adapté appelé M-CDED (inspiré de la méditerranée, combiné à une nutrition partielle). Les deux approches ont permis d'obtenir une rémission similaire après 8 et 16 semaines. Mais sur le long terme (1 et 2 ans), les enfants suivant le M-CDED avaient de meilleurs résultats : plus de rémission durable et moins besoin de passer à des traitements biologiques plus lourds. Ce régime semble aussi plus facile à suivre dans la durée que la nutrition entérale exclusive.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective, menée dans un centre pédiatrique spécialisé, compare la nutrition entérale exclusive (EEN) à une version modifiée du régime d'exclusion de la maladie de Crohn (M-CDED), inspirée des principes méditerranéens et associée à une nutrition entérale partielle, chez 32 enfants atteints de Crohn léger à modéré (14 sous EEN, 18 sous M-CDED). Les taux de rémission clinique à 8 et 16 semaines étaient comparables entre les deux groupes (environ 93-100%). Cependant, à 12 et 24 mois, le groupe M-CDED présentait des taux significativement plus élevés de rémission clinique et biologique, ainsi qu'un recours bien moindre aux traitements biologiques (11,1% contre 50% à 12 mois, p=0,01). L'adhésion au M-CDED est restée excellente tout au long du suivi. Ces résultats suggèrent que le M-CDED pourrait constituer une alternative durable à l'EEN pour la gestion à long terme de la maladie de Crohn pédiatrique, bien que des études prospectives soient nécessaires pour confirmer ces observations.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective128 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-04-15 · Zhang Z, Cai T, Xie H, Luo R, Liu H, Li W, Zeng Z, Liang Z, Xiong L, He X, Huang L, Kang L, Zheng X.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 128 patients atteints de la maladie de Crohn hospitalisés pour un abcès dans l'abdomen. Certains ont reçu uniquement une nutrition par sonde (nutrition entérale exclusive) pendant leur séjour, les autres non. Les chercheurs ont observé que ceux ayant bénéficié de cette nutrition exclusive étaient beaucoup moins souvent réhospitalisés sans chirurgie dans l'année suivante, et avaient aussi moins souvent besoin d'une opération. En revanche, le risque que l'abcès revienne était similaire dans les deux groupes. Cela suggère que ce type d'alimentation pourrait aider à réduire certaines complications après un abcès lié à la maladie de Crohn.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte rétrospective, menée entre 2016 et 2022, a comparé 128 patients atteints de maladie de Crohn hospitalisés pour un abcès intra-abdominal, selon qu'ils aient reçu ou non une nutrition entérale exclusive durant leur hospitalisation (45 vs 83 patients). Le critère principal était la réadmission non chirurgicale dans l'année suivant la sortie. Les résultats montrent que le groupe sous nutrition entérale exclusive présentait un taux de réadmission non chirurgicale nettement inférieur (42,2 % vs 79,5 %), confirmé en analyse multivariée comme facteur protecteur indépendant (HR = 0,11). Ce groupe nécessitait également moins souvent une intervention chirurgicale (46,7 % vs 75,9 %). En revanche, le taux de récidive d'abcès restait comparable entre les deux groupes. Ces résultats suggèrent une association entre nutrition entérale exclusive et réduction des réadmissions et du recours à la chirurgie, sans toutefois diminuer le risque de récidive de l'abcès, dans le cadre d'une étude observationnelle qui ne permet pas d'établir un lien de causalité strict.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé46 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-02-27 · Huang X, Chen Y, Zhong Z, Li S, Luo J, Tang Y, Hu W, Hou Y, Chen Z, Zhou Y, Liao X, Yu Q, Zhang P.

Résumé simplifié :

Après une opération pour la maladie de Crohn, les patients suivent souvent une nutrition entérale exclusive (uniquement des préparations liquides) pour aider à la guérison. Cette étude a comparé cette méthode à une alternative : un régime méditerranéen adapté, complété par une nutrition entérale partielle. Pendant 4 à 5 semaines, 46 patients ont été répartis entre les deux approches. À la fin, les deux groupes avaient une qualité de vie similaire et un état nutritionnel comparable. Cela suggère que le régime méditerranéen avec un complément de nutrition entérale pourrait être une alternative aussi efficace que la nutrition entérale exclusive, potentiellement plus facile à suivre au quotidien.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique pilote randomisé a comparé, chez des patients opérés pour la maladie de Crohn, la nutrition entérale exclusive (EEN) à une stratégie alternative associant un régime méditerranéen modifié et une nutrition entérale partielle (MMD+PEN), sur une durée de 4 à 5 semaines. Sur 46 patients randomisés, 45 ont terminé l'étude (23 en EEN, 22 en MMD+PEN). Le critère principal, la qualité de vie mesurée par le questionnaire IBDQOL-22, s'est révélé similaire entre les deux groupes (88,43 vs 87,57, p=0,734). Les critères secondaires, incluant le statut nutritionnel et les caractéristiques liées à la maladie, étaient également comparables entre les groupes. Ces résultats suggèrent que le régime méditerranéen modifié combiné à une nutrition entérale partielle pourrait constituer une alternative viable à la nutrition entérale exclusive dans cette population, bien que la taille réduite de l'échantillon invite à la prudence dans l'interprétation.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé100 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-01-19 · Pigneur B, Martinez-Vinson C, Bourmaud A, Dabadie A, Duclaux-Loras R, Hugot JP, Roman C, Dumant C, Spyckerelle C, Guinard-Samuel V, Willot S, Dupont C, Breton A, Caron N, Chaillou E, Rebouissoux L, Bertrand V, Triolo V, Pages J, Djeddi D, Bonneton M, Uhlen S, Catteau N, Coopman S, Lepage P, Viala J, Ruemmele FM.

Résumé simplifié :

Chez des enfants atteints de la maladie de Crohn ayant répondu à un traitement initial par nutrition entérale exclusive (alimentation liquide complète via une formule spéciale), les chercheurs ont comparé deux façons de continuer ce traitement nutritionnel pour éviter les médicaments. Un groupe recevait cette nutrition exclusive de façon cyclique (2 semaines tous les 2 mois), l'autre recevait une nutrition partielle (25% des calories) tous les jours pendant un an. Résultat : les enfants sous nutrition exclusive cyclique ont rechuté moins souvent (49%) que ceux sous nutrition partielle (76%). Cette approche cyclique semble donc plus efficace pour maintenir la rémission sans médicament.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé mené en France chez 100 enfants et adolescents atteints de maladie de Crohn, en rémission après une induction par nutrition entérale exclusive (EEN), a comparé deux stratégies de maintien : une nutrition entérale exclusive cyclique (2 semaines tous les 2 mois, pendant au moins 6 cycles) versus une nutrition entérale partielle quotidienne (25% des apports caloriques) pendant 52 semaines, sans restriction alimentaire en dehors de ces périodes. À 12 mois, le taux de rechute était significativement plus faible dans le groupe nutrition cyclique exclusive (49%) que dans le groupe nutrition partielle (76%), avec un odds ratio ajusté de 0,29 (IC95% 0,13-0,70). Les effets indésirables étaient peu nombreux et majoritairement liés à la maladie elle-même plutôt qu'au traitement nutritionnel. Ces résultats suggèrent qu'une stratégie de nutrition entérale exclusive administrée de façon cyclique pourrait être une alternative efficace aux traitements médicamenteux pour maintenir la rémission à long terme chez les enfants répondeurs à l'induction par EEN.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé100 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2025-12-11 · Zhang M, Tu Q, Luo K, Li D, Wan S, Cai Z, Ren X, Li Y, Liu Y, Ye M, Chen M, Ding Z.

Résumé simplifié :

Après une opération pour la maladie de Crohn, l'intestin peut à nouveau s'enflammer. Cette étude a testé si boire uniquement un lait nutritif spécial (nutrition entérale exclusive) pendant au moins 2 mois après l'opération pouvait éviter cette rechute, comparé à une alimentation normale. Sur 100 patients, ceux qui ont suivi ce régime ont eu deux fois moins de rechutes visibles à l'endoscopie un an après (18% contre 38%). Leur taux d'inflammation sanguine était aussi plus bas. Aucun effet négatif n'a été observé sur la qualité de vie ou les complications. Les patients ont bien suivi ce régime strict.

Résumé reformulé :

Cet essai contrôlé randomisé monocentrique a comparé, chez 100 patients opérés d'une résection intestinale pour maladie de Crohn, une alimentation normale à une nutrition entérale exclusive (NEE) d'au moins 2 mois après la chirurgie. L'objectif principal était d'évaluer la récidive endoscopique à 1 an (score de Rutgeerts ≥ i2). Les résultats montrent un taux de récidive significativement plus faible dans le groupe NEE (18% vs 38%, RR=0,474, p=0,026), ainsi qu'une CRP postopératoire plus basse à 2 mois. Aucune différence significative n'a été constatée sur la qualité de vie ni sur les complications postopératoires à 30 jours ou à long terme, et aucun effet indésirable n'a été rapporté. Les auteurs concluent que la NEE postopératoire réduit significativement le risque de récidive endoscopique à 1 an, avec une bonne adhésion des patients à ce régime oral strict.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective308 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2025-11-29 · Suarez RGS, McClement DG, Vega R, Huynh HQ, Shaikh A, Otley A, Jacobson K, Sherlock M, Mack DR, Deslandres C, El-Matary W, Crowley E, deBruyn J, Walters T, Griffiths AM, Greiner R, Eytan Wine, Canadian Children IBD Network.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 308 enfants atteints de la maladie de Crohn traités par nutrition entérale exclusive (NEE), un traitement où l'alimentation normale est remplacée par une boisson nutritive spéciale. Les chercheurs ont utilisé l'intelligence artificielle pour essayer de prédire, à partir de données cliniques de départ, quels enfants allaient bien répondre à ce traitement (rémission des symptômes) et lesquels resteraient en rémission durablement sans corticoïdes. Les modèles créés arrivaient à prédire ces résultats mieux que le simple hasard, mais leur précision restait modérée, montrant qu'il est possible, mais encore difficile, d'anticiper qui bénéficiera le plus de la NEE.

Résumé reformulé :

Cette étude portait sur 308 enfants atteints de maladie de Crohn luminale ayant reçu la nutrition entérale exclusive (NEE) comme traitement de première ligne. À partir de données cliniques et biologiques recueillies au début du traitement, les auteurs ont développé des modèles d'apprentissage automatique pour prédire deux issues : la rémission clinique à la fin de la NEE (environ 60 jours) et la rémission prolongée sans corticoïdes après l'induction. Les modèles obtenus, évalués par validation croisée externe, présentaient une capacité prédictive modeste mais significativement supérieure au hasard (AUC de 0,65 et 0,60, tests de permutation significatifs). Ces résultats suggèrent qu'il est possible, à partir de caractéristiques cliniques accessibles, d'identifier en partie les patients susceptibles de bien répondre à la NEE, ouvrant la voie à des outils d'aide à la décision pour une prise en charge plus personnalisée, sans toutefois atteindre une précision suffisante pour une application clinique directe en l'état.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective224 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2025-11-02 · Yang Y, Zhu F, Wu Q, Wang J, Qiu X, Li S, Xu Y, Gong J.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé la nutrition entérale exclusive (alimentation liquide spéciale remplaçant tous les aliments solides) chez des adultes atteints de la maladie de Crohn qui n'avaient pas bien répondu aux traitements biologiques. Sur 224 patients, ceux ayant déjà échoué à des biothérapies ont obtenu une rémission dans 63,8% des cas après 6 semaines, contre 73,8% chez ceux n'ayant jamais reçu de biothérapie. Cette méthode reste efficace même après plusieurs échecs de traitement, mais elle fonctionne moins bien si le patient a déjà essayé plus de trois biothérapies différentes ou s'il présente des saignements digestifs.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective monocentrique a évalué l'efficacité de la nutrition entérale exclusive (EEN) comme traitement de secours chez 224 adultes atteints de maladie de Crohn, dont 94 réfractaires aux biothérapies et 130 naïfs de ces traitements. À 6 semaines, le taux de rémission clinique était de 63,8% chez les patients réfractaires contre 73,8% chez les naïfs, différence non significative statistiquement. Les patients ayant échoué à un ou deux biologiques présentaient des taux de rémission comparables aux naïfs, mais ce taux chutait significativement après l'échec de plus de trois biothérapies. L'analyse multivariée a identifié la présence de saignements gastro-intestinaux et l'échec de plus de trois biologiques comme facteurs de risque indépendants de non-rémission. Ces résultats suggèrent que l'EEN conserve une efficacité notable même chez les patients difficiles à traiter, bien que son effet diminue avec l'accumulation d'échecs thérapeutiques antérieurs.

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Afficher aussi les 27 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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