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Régime pauvre en iode

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Régime qui limite fortement les aliments riches en iode (sel iodé, produits de la mer, produits laitiers, œufs) pendant une à deux semaines. Il est prescrit avant un traitement ou un examen de la thyroïde par iode radioactif, pour en améliorer l'efficacité.

Études scientifiques (13)

Carte des preuves

13études
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 9 (69 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 4 (31 %)

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

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Toutes (13)Niveau 3 : 9Niveau 4 : 4

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective304 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-06-03 · Vamvini M, Grover A, Li JH, He ZH, Hennessey JV.

Résumé simplifié :

Avant un traitement à l'iode radioactif pour un cancer de la thyroïde, les patients suivent souvent un régime pauvre en iode pendant deux semaines pour améliorer l'efficacité du traitement. Cette étude a suivi 304 patients ayant fait ce régime, en mesurant leur taux d'iode dans les urines. Résultat : ce taux d'iode n'était pas lié au risque de récidive du cancer un an après. Ce qui prédisait vraiment la récidive, c'était plutôt le stade du cancer et certains marqueurs sanguins avant traitement. Cela suggère que suivre un régime très strict pauvre en iode n'apporterait pas de bénéfice supplémentaire clair sur les résultats à long terme.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective a inclus 304 patients traités par ablation à l'iode radioactif pour un cancer différencié de la thyroïde, tous ayant suivi un régime pauvre en iode de deux semaines avant traitement. Les chercheurs ont mesuré le rapport iode urinaire/créatinine (UICR) comme marqueur du statut iodé, et évalué son lien avec la récidive à 12 mois. Les principaux prédicteurs de récidive identifiés étaient un taux de thyroglobuline élevé avant traitement et un stade IV selon la classification AJCC, mais pas l'UICR. Bien que le groupe traité par rhTSH présentait un UICR moyen plus élevé que le groupe sevré en hormones thyroïdiennes, les taux de récidive étaient similaires entre les deux groupes. Ces résultats suggèrent qu'un niveau de déplétion iodée strict, tel que mesuré ici, ne serait pas un déterminant majeur de l'efficacité du traitement.

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Niveau 4 — Étude de cohorte rétrospective72 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : différence non statistiquement significative avec petit effectif (19 vs 53), faible puissance

Europe PMC · 2026-03-30 · Tran DH, Endo M, Tylee TS, Roth MY.

Résumé simplifié :

Avant un traitement par iode radioactif pour un cancer de la thyroïde, les patients suivent souvent un régime pauvre en iode pour améliorer l'efficacité du traitement. Cette étude a comparé, chez 72 patients, l'effet d'un régime de 1 semaine contre 2 semaines sur la quantité d'iode mesurée dans les urines. Les résultats montrent que le taux d'iode urinaire était un peu plus bas après 2 semaines qu'après 1 semaine, mais cette différence n'était pas statistiquement significative. Cela suggère qu'une semaine de régime pourrait suffire, ce qui permettrait de traiter les patients plus rapidement sans attendre inutilement.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective menée à l'Université de Washington a comparé, chez 72 patients atteints de cancer thyroïdien différencié ayant subi une thyroïdectomie totale, l'effet d'un régime pauvre en iode de 1 semaine (n=53) versus 2 semaines (n=19) avant un traitement par iode radioactif. La concentration urinaire médiane d'iode était plus faible après 2 semaines (29 µg/L) qu'après 1 semaine (46 µg/L), mais cette différence n'atteignait pas la significativité statistique (P=0,24). Ces résultats suggèrent qu'une restriction d'une semaine pourrait être suffisante avant le traitement, ce qui réduirait le délai avant traitement et la contrainte du régime pour les patients. Les auteurs soulignent toutefois la nécessité d'essais randomisés prospectifs à plus grande échelle pour déterminer la durée optimale du régime et le seuil d'iode urinaire visé.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective895 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-02-01 · Yoo SW, Na YM, Ryu YJ, Kim HK, Choi HJ, Kwon SY.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 895 patients traités pour un cancer de la thyroïde par iode radioactif. Les chercheurs ont mesuré si un régime pauvre en iode, suivi avant le traitement, améliorait son efficacité. Ils ont utilisé un marqueur sanguin (le ratio de thyroglobuline) pour évaluer l'intensité de la réaction au traitement. Résultat : chez les patients ayant une forte réaction (ratio supérieur à 1), bien suivre le régime pauvre en iode était associé à une meilleure réponse au traitement. Chez les patients avec une réaction plus faible, aucun bénéfice du régime n'a été observé. Ce marqueur pourrait donc aider à identifier qui profite vraiment de ce régime.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective a inclus 895 patients atteints de cancer papillaire de la thyroïde traités par iode radioactif (RAI), afin d'évaluer l'association entre l'adhésion à un régime pauvre en iode et la réponse thérapeutique. L'adhésion était mesurée via le rapport urinaire iode/créatinine, et un indicateur appelé ratioTg (rapport entre la thyroglobuline post-traitement et pré-traitement) servait à estimer l'ampleur de la libération de thyroglobuline induite par l'irradiation. Les patients bien adhérents au régime présentaient un ratioTg significativement plus élevé que les patients peu adhérents. Parmi les patients avec un ratioTg supérieur à 1 (n=630), une bonne adhésion au régime était associée de façon indépendante à une meilleure réponse thérapeutique (OR 2,004 ; IC95% 1,270-3,162). Aucune association significative n'a été retrouvée chez les patients avec un ratioTg inférieur ou égal à 1. Ces résultats suggèrent que le bénéfice clinique du régime pauvre en iode dépendrait de l'intensité de la réponse radio-induite, et que le ratioTg pourrait servir de biomarqueur pour cibler les patients susceptibles d'en tirer profit.

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Niveau 3 — Essai non randomisééquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-01-01 · Hoang BV, Tran TT, LE ATM, Nguyen TTH, Nguyen DT, LE HT.

Résumé simplifié :

Après une opération de la thyroïde pour un cancer, les patients doivent suivre un régime pauvre en iode avant de recevoir un traitement à l'iode radioactif. Cette étude vietnamienne a comparé deux groupes de patients : l'un suivant un régime spécial conçu par des nutritionnistes, l'autre suivant le protocole standard de l'hôpital. Résultat : le taux d'iode dans les urines était similaire dans les deux groupes. Mais les patients ayant eu l'accompagnement spécialisé mangeaient mieux : ils atteignaient plus souvent leurs besoins en énergie et en protéines, et consommaient davantage d'un bon acide gras (EPA), important pour la santé.

Résumé reformulé :

Cette étude interventionnelle contrôlée, menée au Vietnam, a évalué l'efficacité d'un régime pauvre en iode chez des patients traités par iode-131 après thyroïdectomie pour cancer de la thyroïde. Un groupe a suivi un régime spécialisé élaboré par des experts en nutrition, tandis qu'un groupe témoin a suivi le protocole standard de l'hôpital. La concentration urinaire d'iode était légèrement plus basse dans le groupe intervention, sans différence statistiquement significative entre les groupes. En revanche, l'analyse des apports alimentaires sur 24 heures a montré que le groupe bénéficiant de l'accompagnement spécialisé atteignait plus souvent les apports recommandés en énergie et en protéines, et consommait significativement plus d'EPA (un acide gras oméga-3). Les auteurs concluent qu'un accompagnement nutritionnel personnalisé améliore la qualité globale de l'alimentation des patients sous régime pauvre en iode, sans toutefois démontrer d'effet supérieur sur la réduction de l'iode urinaire par rapport au protocole standard.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective269 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2024-01-01 · Fang S, Han S, Zhang P, Zhao C.

Résumé simplifié :

Cette étude s'intéresse aux patients opérés d'un cancer de la thyroïde qui doivent suivre un régime pauvre en iode avant un traitement à l'iode radioactif. Les chercheurs ont mesuré l'iode dans les urines de 269 patients à différents moments. Résultat : suivre un régime pauvre en iode pendant 2, 4 ou 6 semaines fait baisser le taux d'iode urinaire de façon similaire, peu importe la durée. Par contre, si le patient a eu un scanner avec produit de contraste iodé, il faut attendre au moins 3 mois avant de pouvoir commencer le traitement, car le produit de contraste augmente fortement l'iode dans le corps pendant plusieurs mois.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle a analysé 467 échantillons d'urine provenant de 269 patients ayant subi une chirurgie pour un cancer différencié de la thyroïde, afin d'évaluer l'effet d'un régime pauvre en iode (LID) et celui des scanners avec produit de contraste iodé (eCT) sur le ratio iode/créatinine urinaire (I/Cr), un marqueur de la charge iodée corporelle. Les résultats montrent qu'un LID de 2, 4 ou 6 semaines réduit significativement le I/Cr par rapport à l'absence de régime, sans différence selon la durée du régime. En revanche, après un scanner avec contraste iodé, le I/Cr reste significativement élevé pendant au moins deux mois, puis redevient comparable à celui obtenu après un LID efficace à partir de 3 mois. Les auteurs concluent qu'un délai d'au moins trois mois entre un scanner avec contraste iodé et un traitement par iode radioactif est nécessaire pour garantir l'efficacité du traitement.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective185 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2023-11-27 · Tamura M, Nakada K, Iwanaga H, Fujita N, Kato K.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné si suivre un régime pauvre en iode avant un traitement par iode radioactif améliore l'efficacité de ce traitement chez des patients atteints de la maladie de Basedow (une maladie de la thyroïde), dans des régions où l'alimentation est naturellement riche en iode (Japon). Les chercheurs ont suivi 185 patients, certains suivant ce régime pendant 18 jours, d'autres pendant 7 jours avant le traitement. Résultat : le régime réduisait bien la quantité d'iode dans les urines, mais cela n'a pas permis d'améliorer le taux de succès du traitement, qui restait similaire quel que soit le niveau d'iode mesuré.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective a évalué 185 patients japonais atteints d'hyperthyroïdie de Basedow, traités par iode radioactif, afin de déterminer si un régime pauvre en iode (RPI) améliore l'efficacité thérapeutique dans des régions à forte consommation d'iode. Les patients ont suivi ce régime pendant 18 ou 7 jours selon leur région, avant et après le traitement. Si le régime réduisait significativement la concentration urinaire d'iode (marqueur de l'apport alimentaire), aucune association significative n'a été trouvée entre ce niveau d'iode et le taux de succès du traitement à un an (85 à 89% selon les groupes). Même en stratifiant les patients par quartiles de concentration urinaire d'iode, aucune différence significative de succès thérapeutique n'a été observée. Les auteurs concluent que le bénéfice du régime pauvre en iode pour renforcer l'efficacité du traitement reste incertain dans ce contexte.

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Niveau 4 — Étude pilote sans groupe témoin70 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2023-08-27 · Hoang BV, Nguyen TTH, Duong YT, Nguyen HTT, Nguyen TH, Nguyen TT, Nguyen LTT, Le HT.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 70 patients ayant subi une ablation de la thyroïde pour un cancer, avant un traitement par iode radioactif. Pendant deux semaines, ils ont suivi un régime pauvre en iode accompagné d'un suivi nutritionnel. Résultats : le risque de malnutrition a fortement diminué (de 40% à 4,3% des patients), le taux de calcium bas dans le sang s'est amélioré, et le niveau d'iode dans les urines a légèrement baissé. En revanche, la qualité de vie des patients a eu tendance à se dégrader pendant cette période, même si la différence n'était pas significative. Ce régime semble donc utile pour préparer le traitement, malgré son impact négatif ressenti sur le quotidien.

Résumé reformulé :

Cette étude d'intervention sans groupe témoin a évalué, chez plus de 70 patients vietnamiens thyroïdectomisés en attente d'un traitement par iode 131, les effets d'un régime pauvre en iode (max 50 µg/jour pendant deux semaines) associé à un accompagnement nutritionnel actif. Après l'intervention, la proportion de patients à risque de malnutrition légère à modérée (évaluée par l'outil PG-SGA) a chuté de 40% à 4,3% (p<0,001), et le taux d'hypocalcémie est passé de 35,7% à 17,1% (p=0,01). Le niveau moyen d'iode urinaire a légèrement diminué (de 14,9 à 12,7 µg/dl), sans atteindre la significativité statistique (p=0,29). En revanche, la qualité de vie perçue par les patients a tendance à se dégrader sous ce régime, bien que la variation ne soit pas significative. Les auteurs concluent que, malgré cet impact négatif sur le vécu quotidien, l'accompagnement nutritionnel pendant le régime pauvre en iode améliore certains paramètres biologiques pouvant favoriser l'efficacité du traitement par iode radioactif.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective70 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2022-09-30 · Luo H, Tobey A, Auh S, Cochran C, Behairy N, Merino M, Zemskova M, Klubo-Gwiezdzinska J.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 70 patients atteints d'un cancer de la thyroïde, traités par iode radioactif après une préparation de deux semaines avec un régime pauvre en iode. Les chercheurs ont mesuré la quantité d'iode éliminée dans les urines avant le traitement. Les patients ayant un taux d'iode urinaire élevé (≥200 microgrammes/jour) semblaient avoir plus de risques de rechute. Mais après avoir pris en compte d'autres facteurs comme la présence de métastases à distance, seul ce dernier facteur restait vraiment lié au risque de progression de la maladie. Un régime un peu moins strict pourrait donc suffire pour préparer ce traitement.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte a inclus 70 patients atteints d'un cancer différencié de la thyroïde à risque intermédiaire ou élevé, ayant suivi un régime pauvre en iode pendant deux semaines avant un traitement par iode radioactif. L'excrétion urinaire d'iode sur 24 heures a été mesurée pour évaluer l'efficacité de la déplétion iodée. En analyse univariée, une excrétion urinaire d'iode ≥200 µg/jour était associée à un risque accru de progression de la maladie (HR 3,35). Cependant, après ajustement pour l'âge, la taille tumorale et la présence de métastases à distance, seule la présence de métastases restait un prédicteur indépendant significatif de progression (HR 5,80). Ces résultats suggèrent qu'un régime pauvre en iode moins strict pourrait suffire pour atteindre le seuil de 200 µg/jour, sans compromettre l'efficacité du traitement.

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Niveau 4 — Méta-analyse d'études observationnelleséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : intervalles de confiance très larges (ex. OR 2.63 [1.18-5.86], OR 1.59 [0.48-6.15]) et certitude de preuve qualifiée de très faible (GRADE)

Europe PMC · 2022-05-24 · Herbert G, England C, Perry R, Whitmarsh A, Moore T, Searle A, Chotaliya S, Ness A, Beasley M, Atkinson C.

Résumé simplifié :

Avant un traitement à l'iode radioactif pour un cancer de la thyroïde, les médecins recommandent souvent un régime pauvre en iode. Cette étude a rassemblé 56 études quantitatives et 3 études qualitatives pour savoir si ce régime améliore vraiment l'efficacité du traitement. Résultats : un très faible taux d'iode dans le corps semble associé à un meilleur succès du traitement par rapport à un taux élevé, mais les preuves sont de très faible qualité. Un régime strict réduit bien le taux d'iode en 1 à 2 semaines, mais pas plus efficacement qu'un régime moins strict pour réussir le traitement. Ce régime est aussi source de stress psychologique et de confusion pour les patients.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique à méthodes mixtes a examiné l'intérêt du régime pauvre en iode (LID) avant un traitement par iode radioactif chez des patients atteints de cancer différencié de la thyroïde. En combinant 56 études quantitatives et 3 études qualitatives, les auteurs montrent qu'un statut iodé très bas (<50 mcg/L) est associé à un meilleur succès de l'ablation comparé à un statut élevé (≥250 mcg/L), mais avec un niveau de preuve GRADE très faible. Comparé à un statut intermédiaire, aucune différence significative n'a été observée. Un LID strict réduit davantage le statut iodé qu'un régime moins strict, avec un effet visible dès 1-2 semaines, mais sans traduire en meilleur succès thérapeutique. Les données qualitatives révèlent un impact négatif sur le bien-être psychologique, un risque de restriction excessive et de confusion chez les patients, notamment certains sous-groupes. Les auteurs concluent que l'utilité réelle du LID reste incertaine faute d'études de meilleure qualité.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective65 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2022-01-01 · Dekker BL, Links MH, Muller Kobold AC, Swart-Busscher LG, Kars M, Bons JAP, Brouwers AH, Links TP, van der Horst-Schrivers ANA.

Résumé simplifié :

Avant un traitement par iode radioactif pour un cancer de la thyroïde, les patients doivent suivre un régime pauvre en iode afin que leur corps absorbe mieux le traitement. On pensait qu'il fallait 7 jours de ce régime, mais cette étude sur 65 patients montre que 4 jours suffisent : le taux d'iode éliminé dans les urines était similaire après 4 et 7 jours. De plus, ce régime réduit fortement les apports en calories, protéines, calcium et eau, donc le raccourcir permettrait de limiter l'inconfort nutritionnel des patients sans nuire à l'efficacité du traitement.

Résumé reformulé :

Cette étude prospective menée dans deux centres universitaires a inclus 65 patients atteints de cancer thyroïdien différencié devant suivre un régime pauvre en iode (LID) avant un traitement par iode 131. Les chercheurs ont comparé l'excrétion urinaire d'iode sur 24 heures aux jours 4 et 7 du régime, ainsi que les apports nutritionnels via un journal alimentaire. Aucune différence significative n'a été observée entre les deux jours concernant l'excrétion d'iode (environ 36 µg dans les deux cas), et la proportion de patients atteignant une déplétion iodée suffisante (moins de 50 µg/24h) était comparable (72,1 % vs 82,0 %, non significatif). En revanche, le régime entraînait une baisse significative des apports en calories, protéines, calcium, iode et eau par rapport à l'alimentation habituelle. Ces résultats suggèrent qu'un régime de 4 jours pourrait remplacer celui de 7 jours dans les régions à apport iodé suffisant, limitant ainsi la durée des restrictions alimentaires pour les patients.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective217 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2021-11-23 · England C, Ingarfield-Herbert K, Beasley M, Moss L, Vinjamuri S, Haupt-Schott I, McKane G, Hunt L, Herbert G, Leary S, Ness A, Atkinson C.

Résumé simplifié :

Avant un traitement à l'iode radioactif pour un cancer de la thyroïde, les patients suivent souvent un régime pauvre en iode pendant une à deux semaines. Cette étude a comparé trois hôpitaux britanniques appliquant des durées différentes (1 semaine, 2 semaines, ou aucun régime) pour voir si cela influençait le succès du traitement. Résultat : il n'y avait pas de différence claire dans l'efficacité du traitement entre un régime d'une semaine et de deux semaines. Les auteurs concluent qu'on ne sait pas encore vraiment si prolonger ce régime apporte un bénéfice, et qu'une étude plus rigoureuse serait nécessaire pour trancher.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective a comparé les pratiques de trois centres britanniques concernant le régime pauvre en iode (LID) prescrit avant l'ablation par iode radioactif chez des patients atteints de cancer différencié de la thyroïde : un centre appliquait un LID d'une semaine (n=50), un autre de deux semaines (n=59), et un troisième ne donnait aucun conseil diététique (n=108). Le taux de réponse « excellente » au traitement était similaire entre les centres (48%, 36% et 49% respectivement), sans différence statistiquement significative. L'odds ratio ajusté comparant le centre à 2 semaines versus celui à 1 semaine était de 0,57 (IC95% : 0,25-1,32), ne montrant pas de bénéfice net à prolonger le régime. Les différences de protocoles entre centres limitent cependant la comparabilité des résultats. Les auteurs appellent à un essai contrôlé randomisé multicentrique pour établir des recommandations définitives sur la durée optimale du LID.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective94 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2018-12-07 · Kang SW, Yap ZZ, Lee CR, Lee J, Jeong JJ, Nam KH, Yun MJ, Lee EJ, Chung WY, Park CS.

Résumé simplifié :

Avant un traitement à l'iode radioactif pour un cancer de la thyroïde, les patients doivent suivre un régime pauvre en iode pour que le traitement soit efficace. Cette étude sur 94 patients a cherché combien de temps ce régime doit durer. Les chercheurs ont mesuré la quantité d'iode dans les urines après 7 et 14 jours de régime, selon que les patients avaient arrêté leurs hormones thyroïdiennes ou reçu une hormone de stimulation spéciale. Résultat : dans les deux cas, une semaine de régime pauvre en iode suffisait déjà à atteindre un niveau d'iode suffisamment bas pour la plupart des patients, sans besoin d'attendre deux semaines.

Résumé reformulé :

Cette étude prospective a inclus 94 patients atteints de cancer de la thyroïde suivant un régime pauvre en iode en préparation d'une ablation par iode radioactif, répartis en deux groupes selon la méthode de stimulation de la TSH (arrêt des hormones thyroïdiennes versus rhTSH). L'excrétion urinaire d'iode, rapportée à la créatinine, a été mesurée aux 7e et 14e jours du régime. Dans le groupe sevrage, les médianes étaient de 18,3 et 17,9 μg/gCr aux jours 7 et 14, avec un taux de préparation adéquate de 93,3 % les deux jours. Dans le groupe rhTSH, les médianes étaient de 48,0 et 45,7 μg/gCr, avec des taux adéquats de 91,8 % et 93,8 %. Les auteurs concluent qu'une semaine de régime pauvre en iode constitue une préparation suffisante avant l'ablation par iode radioactif, indépendamment de la méthode utilisée pour stimuler la TSH, dans une région où l'alimentation est riche en iode.

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Niveau 4 — Étude pilote sans groupe témoinéquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2016-01-01 · Tamura M, Nakada K, Tsuruhara R, Kawamura N, Kawagishi S, Furuta Y, Sugie H, Sato Y, Sakurai M.

Résumé simplifié :

Après une opération du cancer de la thyroïde, les patients doivent parfois suivre un régime pauvre en iode pendant une semaine avant de recevoir un traitement à l'iode radioactif. Cette étude a vérifié si ce régime fonctionne bien et si l'aide d'une diététicienne, avec un guide pratique, facilite son suivi. Résultat : le taux d'iode dans les urines a chuté d'environ 85% après une semaine de régime, et plus ce taux était bas, mieux l'iode radioactif se fixait sur le tissu à traiter. La majorité des patients ont trouvé le guide utile pour suivre ce régime sans produits spéciaux.

Résumé reformulé :

Cette étude a évalué l'efficacité d'un régime pauvre en iode (LID) accompagné d'une instruction diététique personnalisée chez des patients opérés d'un cancer papillaire de la thyroïde, en préparation d'une ablation du tissu résiduel par iode radioactif. La concentration urinaire d'iode (UIC) a été mesurée avant et après une semaine de régime, montrant une baisse moyenne à environ 15% de la valeur initiale. Une corrélation inverse significative a été observée entre l'UIC et la captation d'iode radioactif dans le tissu résiduel (r=-0,694), suggérant qu'une meilleure déplétion iodée favorise l'efficacité du traitement. L'âge et le niveau d'UIC initial étaient associés au succès du régime. Par ailleurs, 84% des patients ont jugé le guide diététique utile et 80% ont pu suivre le régime sans recourir à des aliments spécialisés prêts à l'emploi.

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