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Régime rénal

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Alimentation adaptée aux maladies rénales chroniques, qui limite selon les cas les apports en protéines, en sel, en phosphore et en potassium, pour ralentir l'évolution de la maladie et éviter les complications.

Études scientifiques (10)

Carte des preuves

10études
  • Niveau 2 · essais randomisés : 3 (30 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 2 (20 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 2 (20 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 3 (30 %)

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

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Toutes (10)Niveau 2 : 3Niveau 3 : 2Niveau 4 : 2Niveau 5 : 3

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Niveau 4 — Essai non randomisé12 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : essai de 12 participants

Europe PMC · 2026-04-15 · Wittendorff Pedersen AE, Rousing AQ, Berg P, Christensen JF, Hansen HW, Brandi LC, Sørensen MV, Hansen D, Brandi L, Andersen JR, Salomo L.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé pendant deux semaines un régime alimentaire pauvre en charge acide (riche en végétaux, pauvre en phosphore) chez 12 patients souffrant d'insuffisance rénale avancée et d'acidose métabolique. Ce régime a bien réduit l'apport en acides alimentaires, mais n'a pas suffi à corriger l'acidose sanguine, sans doute parce que les reins très endommagés n'arrivent plus à éliminer assez d'acide. En revanche, le régime a permis de réduire la protéinurie et la tension artérielle de façon notable. Ces résultats suggèrent que ce type de régime pourrait aider certains patients, mais pas corriger l'acidose à un stade très avancé de la maladie rénale.

Résumé reformulé :

Cet essai prospectif séquentiel a évalué, chez 12 patients atteints d'insuffisance rénale chronique stade 4-5 avec acidose métabolique, les effets d'un régime rénal nordique modifié à faible charge acide rénale potentielle (PRAL), suivi pendant deux semaines après une période de régime habituel et suivi d'une période sans conseils diététiques. L'intervention a significativement diminué la PRAL et la production nette d'acide endogène, ainsi que légèrement l'excrétion nette d'acide urinaire, mais n'a pas modifié le taux plasmatique de CO2 total, marqueur de l'acidose. Des réductions cliniquement significatives de l'albuminurie (-22%) et de la pression artérielle systolique (-17 mmHg) ont été observées. Les auteurs concluent que ce régime réduit l'apport acide alimentaire mais ne corrige pas l'acidose métabolique chronique à un stade avancé de la maladie, probablement en raison d'une capacité d'excrétion rénale d'acide trop réduite.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé58 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2024-06-27 · Hansen NM, Kamper AL, Rix M, Feldt-Rasmussen B, Berg P, Astrup A, Salomo L.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé un régime alimentaire spécial, le Nouveau Régime Rénal Nordique, conçu pour les personnes souffrant d'insuffisance rénale chronique modérée. Pendant 26 semaines, 60 personnes ont été réparties en deux groupes : l'un recevait des paniers d'aliments et des recettes adaptées, l'autre gardait son alimentation habituelle. Les chercheurs ont mesuré la qualité de vie liée à la santé grâce à un questionnaire validé. Les résultats montrent que le groupe suivant le régime spécial a ressenti moins de douleurs et de gênes, et a pu mieux accomplir ses activités quotidiennes, comparé au groupe témoin qui n'a montré aucune amélioration.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé contrôlé a évalué l'impact du Nouveau Régime Rénal Nordique (NNRD), une approche alimentaire globale adaptée aux patients atteints de maladie rénale chronique modérée (stade 3b-4), sur leur qualité de vie liée à la santé. Sur 60 participants recrutés, 58 ont terminé l'étude de 26 semaines. Le groupe NNRD recevait des boîtes d'aliments et des recettes hebdomadaires, tandis que le groupe témoin conservait son alimentation habituelle. Grâce au questionnaire EuroQol-5D-5L, les chercheurs ont observé une réduction de 26% de la douleur/gêne dans le groupe NNRD, sans changement dans le groupe témoin, ainsi qu'une amélioration de 23% dans la capacité à mener les activités quotidiennes. Ces améliorations étaient associées à une plus grande diminution de la masse grasse corporelle et à une meilleure observance du régime (mesurée via l'excrétion urinaire de phosphore). L'étude conclut à une amélioration cliniquement pertinente de plusieurs aspects de la qualité de vie liée à la santé chez les patients suivant ce régime.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé60 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2023-08-19 · Misella Hansen N, Kamper AL, Rix M, Feldt-Rasmussen B, Leipziger J, Sørensen MV, Berg P, Astrup A, Salomo L.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé pendant 26 semaines un régime spécial appelé Nouveau Régime Rénal Nordique, conçu pour réduire le phosphore, les protéines et le sel, chez des patients ayant une maladie rénale modérée. Les repas étaient livrés chaque semaine à domicile. Comparé à une alimentation habituelle, ce régime a permis de réduire l'excrétion de phosphore dans les urines, la quantité de protéines perdues dans les urines (signe d'atteinte rénale), la tension artérielle et le poids corporel, surtout la graisse abdominale. En revanche, la fonction rénale elle-même n'a pas changé sur cette période. Ces résultats suggèrent des bénéfices métaboliques intéressants pour les personnes atteintes de maladie rénale chronique.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé a comparé, sur 26 semaines, le Nouveau Régime Rénal Nordique (NNRD) — un schéma alimentaire réduit en phosphore, protéines et sodium, avec livraison hebdomadaire de repas — à une alimentation habituelle chez 60 patients atteints de maladie rénale chronique modérée (stades 3-4, DFG moyen 34 mL/min/1,73 m²). Le groupe NNRD a montré une réduction significative de l'excrétion urinaire de phosphore (-19%), de la protéinurie (-39%), de l'urée plasmatique, de la pression artérielle systolique et du poids corporel, principalement via une perte de graisse abdominale, par rapport au groupe témoin qui n'a présenté aucun changement. Aucun effet significatif n'a cependant été observé sur le débit de filtration glomérulaire estimé durant cette période d'intervention. Ces résultats indiquent que ce régime pourrait améliorer plusieurs marqueurs cardiométaboliques et rénaux chez des patients en insuffisance rénale modérée, sans toutefois modifier la fonction rénale à court terme.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé18 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 18 participants

Europe PMC · 2022-10-03 · Hansen NM, Berg P, Rix M, Pareek M, Leipziger J, Kamper AL, Astrup A, Vaarby Sorensen M, Salomo L.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé un régime appelé « nouveau régime rénal nordique », riche en végétaux et pauvre en phosphore et en protéines, chez 18 patients souffrant d'insuffisance rénale modérée. Pendant une semaine, ce régime a été comparé à une alimentation danoise classique. Résultats : les patients ont éliminé beaucoup moins d'acide dans leurs urines, leur sang est devenu moins acide, et deux toxines liées à la maladie rénale (indoxyl sulfate et p-cresyl sulfate) ont diminué significativement. Ces changements suggèrent que ce régime pourrait aider à protéger les reins, mais des études plus longues sont nécessaires pour le confirmer.

Résumé reformulé :

Dans cet essai contrôlé randomisé en cross-over, 18 patients atteints de maladie rénale chronique (stades 3-4) ont suivi successivement une semaine de « nouveau régime rénal nordique » (NNRD), à dominante végétale et pauvre en phosphore et protéines, et une semaine d'alimentation danoise standard. Après 7 jours de NNRD, l'excrétion urinaire nette d'acide a chuté de 80 %, avec une baisse de 34 % de l'ammonium urinaire et une hausse de 678 % du bicarbonate urinaire, tandis que le CO2 plasmatique total augmentait de 8 %, traduisant une amélioration de l'acidose métabolique. L'excrétion urinaire des toxines urémiques indoxyl sulfate et p-cresyl sulfate a également diminué respectivement de 29 % et 31 %. Ces résultats, obtenus sur une courte durée, montrent un effet biologique favorable du NNRD sur des marqueurs associés à la progression de la maladie rénale, justifiant des essais à plus long terme pour évaluer un éventuel effet protecteur rénal.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé120 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2022-07-07 · Hamidianshirazi M, Shafiee M, Ekramzadeh M, Torabi Jahromi M, Nikaein F.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé un régime spécial pour les reins chez 120 patients atteints de maladie rénale chronique (sans diabète). La moitié a suivi ce régime pendant 24 semaines (moins de protéines, moins de sel, calories adaptées) avec des conseils personnalisés, l'autre moitié a reçu les soins habituels. Résultat : les patients suivant le régime ont vu leur fonction rénale s'améliorer, leur tension artérielle baisser, et leur niveau de déprime moins augmenter, comparé au groupe témoin. Cela suggère qu'un accompagnement nutritionnel actif peut vraiment aider à protéger les reins.

Résumé reformulé :

Cet essai contrôlé randomisé a évalué l'effet d'une thérapie diététique rénale individualisée associée à une éducation nutritionnelle chez 120 patients atteints de maladie rénale chronique (stades 3-4, non diabétiques), sur 24 semaines. Le groupe intervention a suivi un régime restreint en protéines (0,75g/kg/j), calibré en calories (30-35 kcal/kg/j) et limité en sodium, avec un accompagnement nutritionnel, comparé à un groupe recevant les soins standards. Le débit de filtration glomérulaire estimé (eGFR), critère principal, s'est significativement amélioré dans le groupe intervention. La créatinine sérique et la pression artérielle (systolique et diastolique) ont également diminué de façon significative, tandis que l'augmentation de l'urée sanguine et du score de dépression a été freinée. L'adhérence aux restrictions protéiques et sodées était meilleure dans le groupe intervention. Ces résultats suggèrent qu'une prise en charge nutritionnelle structurée peut contribuer à ralentir la progression de la maladie rénale chronique.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé18 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 18 participants

Europe PMC · 2019-10-01 · Salomo L, Rix M, Kamper AL, Thomassen JQ, Sloth JJ, Astrup A.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé pendant une semaine un régime alimentaire nordique spécialement adapté et pauvre en phosphore (environ 850 mg par jour) chez 18 personnes atteintes d'insuffisance rénale chronique modérée à sévère. Comparé à leur alimentation habituelle, ce régime a permis de réduire nettement la quantité de phosphore éliminée dans les urines, ainsi qu'une hormone appelée FGF23, souvent élevée en cas de maladie rénale. Le taux de phosphate dans le sang, lui, n'a pas changé. Ces résultats suggèrent que ce régime pauvre en phosphore est réalisable et pourrait aider à mieux contrôler le phosphore chez ces patients, sur le court terme.

Résumé reformulé :

Dans cet essai croisé randomisé, 18 patients atteints d'insuffisance rénale chronique (stades 3 et 4) ont suivi une semaine de régime habituel puis une semaine du Nouveau Régime Nordique Rénal, limité à environ 850 mg de phosphore par jour, favorisant aliments biologiques, fruits, légumes, céréales complètes et poisson. L'excrétion urinaire de phosphore sur 24h a diminué de 313 mg/jour avec ce régime comparé au régime habituel (p<0,001), avec une réduction de l'excrétion fractionnelle de phosphore de 11% (p<0,001) et une baisse du FGF23 de 30 pg/mL (p=0,03). En revanche, le phosphate plasmatique est resté stable. Ces résultats, obtenus sur une courte durée, indiquent qu'une restriction alimentaire en phosphore via ce modèle nordique adapté est applicable en pratique et exerce des effets favorables sur plusieurs marqueurs de l'homéostasie phosphorée chez des patients atteints de maladie rénale chronique.

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Niveau 4 — Étude transversale539 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2017-04-01 · Chen ME, Hwang SJ, Chen HC, Hung CC, Hung HC, Liu SC, Wu TJ, Huang MC.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 539 patients atteints de maladie rénale chronique, diabétiques ou non, pour voir comment leur alimentation (quantité d'énergie et de protéines consommées) était liée à l'état de leurs reins. Les patients ont été classés selon qu'ils mangeaient trop ou pas assez de protéines, et suffisamment ou non de calories. Résultat : chez les patients non diabétiques, ceux qui mangeaient trop de protéines et pas assez de calories avaient une fonction rénale plus dégradée que ceux ayant une alimentation équilibrée. Chez les diabétiques, ce lien n'était pas observé. Cela suggère l'importance d'un bon équilibre alimentaire pour préserver les reins, surtout sans diabète.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle a inclus 539 patients taïwanais atteints de maladie rénale chronique (stades 3 à 5), diabétiques ou non, afin d'examiner l'association entre leurs apports alimentaires en énergie et en protéines et leur fonction rénale (eGFR). Les patients ont été répartis en quatre groupes selon l'adéquation de leur apport énergétique et protéique par rapport aux recommandations. Dans l'ensemble, les apports énergétiques étaient insuffisants et les apports protéiques excessifs par rapport aux recommandations. Chez les patients non diabétiques, un apport protéique excessif combiné à un apport énergétique insuffisant était associé à une baisse significative du débit de filtration glomérulaire estimé, comparativement à une alimentation équilibrée. Cette association n'était pas retrouvée chez les patients diabétiques. Les auteurs concluent qu'un apport énergétique insuffisant et un excès protéique sont corrélés à une fonction rénale plus altérée chez les patients non diabétiques, soulignant l'intérêt d'un accompagnement diététique personnalisé.

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Afficher aussi les 3 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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