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Régime sans histamine

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Régime qui limite les aliments riches en histamine ou supposés en libérer (fromages affinés, charcuteries, poissons en conserve, aliments fermentés, alcool). Il est proposé en cas d'« intolérance à l'histamine », une entité dont la définition reste débattue.

Études scientifiques (17)

Carte des preuves

17études
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 4 (24 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 10 (59 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 3 (18 %)

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

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Toutes (17)Niveau 3 : 4Niveau 4 : 10Niveau 5 : 3

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Niveau 4 — Série de cas5 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-10-18 · Keskinel I.

Résumé simplifié :

Cette étude présente le cas de cinq femmes souffrant de palpitations, de nez bouché et de troubles digestifs, symptômes d'abord attribués à de l'anxiété. Des analyses ont révélé un faible taux d'une enzyme appelée DAO, signe d'une intolérance à l'histamine. En suivant un régime pauvre en histamine et en prenant des compléments de DAO, leurs symptômes se sont nettement améliorés. Une patiente a vu ses symptômes revenir après avoir arrêté le traitement. Un test génétique a montré chez une patiente une prédisposition héréditaire à ce déficit enzymatique.

Résumé reformulé :

Cette série de cas rapporte l'expérience de cinq patientes (25-54 ans) présentant des symptômes chroniques non spécifiques (palpitations, congestion nasale, troubles digestifs) initialement attribués à des troubles anxieux. Un dosage sanguin révélant un taux de diamine oxydase (DAO) inférieur à 10 UI/mL a confirmé une intolérance à l'histamine chez toutes les patientes. L'instauration d'un régime pauvre en histamine associé à une supplémentation en DAO a entraîné une amélioration significative des symptômes. Une récidive a été observée chez une patiente après arrêt du traitement, soulignant la nécessité d'une prise en charge au long cours. Un test génétique réalisé chez une patiente a mis en évidence des variants associés à une activité réduite de la DAO, suggérant une possible prédisposition génétique. Ces observations, bien que limitées à un petit nombre de cas, illustrent l'intérêt du dosage de la DAO face à des symptômes inexpliqués.

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Niveau 3 — Essai randomisé contrôlé140 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : différence entre groupes non statistiquement significative (p=0.07), résultat imprécis

Europe PMC · 2025-06-01 · Kapat A, Murmu R, Mandal S, Biswas K, Sarma N, Bala AK.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé, chez 140 enfants souffrant d'urticaire chronique (démangeaisons et plaques rouges depuis plus de 6 semaines), si un régime pauvre en histamine et en certains additifs alimentaires pouvait améliorer leurs symptômes en plus des médicaments habituels. Un groupe a reçu uniquement des médicaments, l'autre a combiné médicaments et régime spécial. Après 6 semaines, les enfants ayant suivi le régime avaient un score de sévérité légèrement plus bas que les autres, mais la différence n'était pas assez marquée pour être considérée comme statistiquement fiable. Les auteurs concluent que ce régime reste une option sûre et peu coûteuse à envisager.

Résumé reformulé :

Cet essai contrôlé randomisé en ouvert, mené en Inde auprès de 140 enfants atteints d'urticaire chronique spontanée, a comparé deux groupes : l'un recevant uniquement un traitement médicamenteux, l'autre associant ce traitement à un régime pauvre en pseudoallergènes et en histamine. Les deux groupes étaient comparables au départ sur le plan clinique et biologique. Après six semaines, le score hebdomadaire d'activité de l'urticaire (UAS7) était plus bas dans le groupe ayant suivi le régime (8,80 vs 10,19), mais cette différence n'atteignait pas le seuil de significativité statistique (p=0,07). Les auteurs concluent prudemment que ce type de régime pourrait constituer une mesure sûre et économique en complément du traitement médicamenteux, tout en reconnaissant que l'effet observé n'est pas statistiquement démontré dans cette étude.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-03-16 · Nakamura T, Fujikawa H, Ikeda H, Mizuma S.

Résumé simplifié :

Cette étude présente le cas d'un homme de 26 ans qui faisait régulièrement des réactions ressemblant à des allergies sévères après avoir mangé des fruits de mer. Après des examens, les médecins ont découvert qu'il souffrait d'intolérance à l'histamine, un trouble où le corps n'élimine pas bien cette substance naturellement présente dans certains aliments. En suivant un régime pauvre en histamine et en prenant des antihistaminiques en prévention, le patient n'a plus eu de symptômes. Ce cas montre qu'il faut penser à cette intolérance méconnue chez les personnes ayant des réactions répétées après avoir mangé certains aliments.

Résumé reformulé :

Ce rapport de cas clinique décrit un patient de 26 ans présentant des épisodes récurrents de symptômes pseudo-anaphylactiques après consommation de fruits de mer. Un interrogatoire approfondi et un test cutané à l'histamine ont permis de diagnostiquer une intolérance à l'histamine, trouble lié à un métabolisme défectueux de cette amine biogène. La mise en place d'un régime pauvre en histamine, associé à une prise préventive d'antihistaminiques, a permis d'éviter la réapparition des symptômes. Bien qu'il s'agisse d'un seul cas et non d'une étude contrôlée, cette observation illustre l'intérêt d'évoquer l'intolérance à l'histamine comme diagnostic différentiel face à des réactions allergiques récurrentes inexpliquées, et suggère qu'une prise en charge diététique adaptée peut améliorer la qualité de vie des patients concernés.

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Niveau 4 — Essai non randomisé217 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : régime personnalisé évalué en avant-après sans groupe témoin comparatif

Europe PMC · 2025-01-07 · Tamasi J, Kalabay L.

Résumé simplifié :

Des médecins généralistes ont interrogé 217 patients souffrant de symptômes variés (digestifs, respiratoires, cutanés, maux de tête, fatigue...) pour savoir si ces troubles étaient liés à la consommation d'aliments riches en histamine. Chez 77 d'entre eux, un lien a été suspecté. On leur a alors proposé un régime d'exclusion ou pauvre en histamine. Les résultats montrent que ce régime personnalisé est associé, avec le temps, à une diminution progressive de l'intensité et de la fréquence des symptômes. L'étude propose aussi une façon de classer ces symptômes par stades de gravité.

Résumé reformulé :

Cette étude quasi-expérimentale, menée en médecine générale, visait à mieux caractériser l'intolérance à l'histamine à partir de l'expérience clinique. Sur 217 patients interrogés via un questionnaire détaillé, 77 présentaient des symptômes associés à la consommation d'aliments riches en histamine (troubles respiratoires, ballonnements, céphalées, fatigue, somnolence postprandiale, symptômes cutanés, diarrhée, troubles psychologiques, dyspepsie, tics musculaires). Un régime d'exclusion ou pauvre en histamine a été proposé, suivi d'un questionnaire de suivi. Les auteurs ont observé une réduction progressive de l'intensité et de la fréquence des symptômes associée à ce régime personnalisé, ainsi qu'une récurrence des symptômes selon des schémas temporels identifiables, permettant de proposer une classification par stades de sévérité. L'étude, de nature observationnelle et non randomisée, ne permet toutefois pas d'établir un lien de causalité strict.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé18 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 18 participants

Europe PMC · 2024-05-20 · Rentzos G, Weisheit A, Ekerljung L, van Odijk J.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 18 personnes souffrant d'intolérance à l'histamine, qui ont testé tour à tour un régime pauvre en histamine et une alimentation normale. Les chercheurs ont mesuré un enzyme (la DAO) censé dégrader l'histamine dans le sang, et ont noté les symptômes ressentis. Résultat : le taux de DAO ne changeait pas vraiment selon le régime suivi, donc ce test sanguin n'est pas fiable pour vérifier si quelqu'un suit bien le régime. En revanche, les patients ont ressenti beaucoup moins de troubles digestifs et cutanés pendant la phase sans histamine, confirmant l'intérêt pratique de ce régime pour soulager les symptômes.

Résumé reformulé :

Dans cette étude prospective en cross-over, 18 patients diagnostiqués avec une intolérance à l'histamine ont suivi successivement un régime pauvre en histamine et une alimentation mixte classique, avec mesure du taux sérique de diamine oxydase (DAO) à chaque étape, comparé à un groupe contrôle. Les variations de DAO n'étaient pas significativement différentes entre les deux phases alimentaires, et la proportion de patients présentant une hausse de DAO sous régime pauvre en histamine ne différait pas de celle observée chez les témoins. En revanche, les patients ont rapporté une réduction significative de leurs symptômes digestifs et cutanés pendant la phase de régime restreint. Les auteurs concluent que si le régime pauvre en histamine reste un outil diagnostique et symptomatique utile, le dosage de la DAO ne permet pas de détecter fiablement les changements liés à l'alimentation, ni chez les patients ni chez les témoins.

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Niveau 4 — Étude pilote sans groupe témoin5 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2022-10-21 · Sánchez-Pérez S, Comas-Basté O, Duelo A, Veciana-Nogués MT, Berlanga M, Vidal-Carou MC, Latorre-Moratalla ML.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont suivi cinq femmes souffrant d'intolérance à l'histamine pendant 9 mois, pendant lesquels elles ont suivi un régime pauvre en histamine associé à un complément enzymatique (DAO). En analysant leur flore intestinale, ils ont observé une diminution de certaines bactéries connues pour produire de l'histamine (comme Proteus et Raoultella), et une augmentation de Roseburia, une bactérie associée à une bonne santé intestinale. Ces changements pourraient expliquer pourquoi ces femmes se sentaient mieux après ce traitement diététique. C'est une petite étude préliminaire, mais elle apporte un premier éclairage intéressant.

Résumé reformulé :

Cette étude pilote a suivi cinq femmes diagnostiquées avec une intolérance à l'histamine pendant neuf mois de traitement diététique standard, combinant un régime pauvre en histamine et une supplémentation en enzyme DAO. Grâce au séquençage du gène 16S rRNA, les chercheurs ont analysé l'évolution de leur microbiote intestinal. Ils ont constaté une réduction de certaines bactéries sécrétrices d'histamine, notamment les genres Proteus et Raoultella ainsi que l'espèce Proteus mirabilis, et une augmentation de Roseburia, un genre bactérien généralement associé à une bonne santé digestive. Ces résultats suggèrent un lien possible entre les modifications du microbiote et l'amélioration clinique observée chez ces patientes, bien que la très petite taille de l'échantillon (n=5) et l'absence de groupe témoin limitent fortement la portée des conclusions.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective146 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2022-04-05 · Cucca V, Ramirez GA, Pignatti P, Asperti C, Russo M, Della-Torre E, Breda D, Burastero SE, Dagna L, Yacoub MR.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 146 patients souffrant de symptômes liés à une intolérance à l'histamine (troubles digestifs, cutanés, maux de tête). Les chercheurs ont mesuré une enzyme sanguine, la DAO, qui aide à dégrader l'histamine. Les patients ont suivi un régime pauvre en histamine et/ou pris des compléments enzymatiques pendant 6 à 8 mois. Résultat : les patients avec un taux de DAO intermédiaire (3 à 10 U/mL) ont connu la meilleure amélioration de leurs symptômes (réduction de 50%), comparé à ceux avec un taux très bas ou très élevé de DAO. Cela suggère que le taux de DAO pourrait aider à prédire qui répondra le mieux à ce type de traitement.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte rétrospective a analysé 192 patients présentant des symptômes évocateurs d'intolérance à l'histamine (HIT), dont 146 ont terminé le suivi. Les participants ont été répartis en trois groupes selon leur niveau basal de DAO sérique (<3, 3-10, >10 U/mL) et ont reçu un régime pauvre en histamine et/ou une supplémentation enzymatique en DAO selon la sévérité de leurs symptômes. Après 6 à 8 mois, les patients avec des niveaux intermédiaires de DAO (3-10 U/mL) présentaient un phénotype clinique plus complexe mais montraient aussi la plus forte réduction de sévérité des symptômes (50%), significativement supérieure à celle des groupes à DAO basse (40%, p=0,045) ou élevée (33%, p<0,001). Ces résultats, de nature observationnelle et rétrospective, suggèrent une association entre le niveau de DAO et la réponse au traitement, sans toutefois permettre de conclure à une relation causale définitive ; des études prospectives sont nécessaires pour confirmer ces observations.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2022-03-06 · Tamasi J, Balla Z, Csuka D, Kalabay L, Farkas H.

Résumé simplifié :

Ce rapport décrit le cas d'un homme de 36 ans souffrant depuis 17 ans de symptômes récurrents liés à son alimentation : éruptions cutanées, fièvre, maux de tête, nausées et troubles respiratoires. Ces symptômes apparaissaient toujours dans le même ordre, par cycles de 3 à 6 semaines. Après un long parcours diagnostique incluant des tests génétiques et un test de provocation à l'histamine, les médecins ont confirmé une intolérance à l'histamine alimentaire. En adoptant un régime pauvre en histamine, le patient n'a plus eu aucun symptôme pendant plus de 2 ans de suivi.

Résumé reformulé :

Cette étude de cas rapporte la situation d'un homme de 36 ans présentant depuis 17 ans des troubles chroniques liés à l'alimentation, évoluant en trois phases successives et récurrentes : une phase prodromique gastro-intestinale, une phase cutanée aiguë avec éruption érythémateuse et fièvre, puis une phase respiratoire subaiguë. Ces épisodes survenaient tous les 3 à 6 semaines et duraient 10 à 14 jours. Après un diagnostic différentiel approfondi incluant l'histoire familiale, des tests génétiques et un test de provocation orale à l'histamine, une réaction indésirable à l'histamine alimentaire a été confirmée. L'instauration d'un régime pauvre en histamine a entraîné une disparition complète des symptômes, maintenue sur un suivi de plus de 24 mois. Les auteurs présentent ce cas comme un exemple illustratif de la succession chronologique caractéristique des symptômes dans ce syndrome encore mal caractérisé.

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Niveau 4 — Étude transversale78 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2022-02-22 · Chiang HL, Chen CH, Koo M, Tsai TY, Wu CH.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 78 patients souffrant d'urticaire chronique (plaques qui démangent sur la peau) pour comprendre pourquoi certains traitements, dont un régime pauvre en histamine, fonctionnent mieux chez certains patients que chez d'autres. Les chercheurs ont mesuré plusieurs marqueurs sanguins, dont une enzyme appelée DAO qui dégrade l'histamine. Résultat : les patients avec un faible taux de DAO, ceux ayant un gonflement du visage (angioedème) ou plusieurs aliments déclencheurs répondaient mieux au régime sans histamine. À l'inverse, ceux avec de l'urticaire provoquée par le grattage répondaient moins bien à ce régime.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle menée chez 78 patients atteints d'urticaire chronique a cherché des marqueurs biologiques prédictifs de la réponse à différents traitements, incluant un régime pauvre en histamine. Les chercheurs ont mesuré notamment le taux de diamine oxydase (DAO), enzyme dégradant l'histamine. Un taux de DAO inférieur à 5,4 U/mL, la présence concomitante d'angioedème et de multiples aliments déclencheurs étaient significativement associés à une bonne réponse au régime sans histamine. À l'inverse, l'urticaire dermographique et un hématocrite bas étaient associés à une moins bonne réponse. La réponse à ce régime était également liée à celle des antagonistes des récepteurs aux leucotriènes. Ces résultats suggèrent que la DAO pourrait servir de biomarqueur utile pour identifier les patients susceptibles de bénéficier d'une intervention diététique, bien que le caractère observationnel de l'étude ne permette pas d'établir de lien de causalité direct.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé18 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 18 participants

Europe PMC · 2020-11-05 · Vassilopoulou E, Konstantinou GN, Dimitriou A, Manios Y, Koumbi L, Papadopoulos NG.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé chez 21 enfants asthmatiques l'effet d'une alimentation riche ou pauvre en histamine, un composé présent dans certains aliments. Pendant 4 semaines, les enfants suivaient un régime riche en histamine, puis après une pause, un régime pauvre en histamine (ou l'inverse). Les chercheurs ont mesuré les symptômes d'asthme et la capacité respiratoire. Résultat : pendant la période riche en histamine, les enfants avaient un souffle plus obstrué et une tendance à des symptômes plus longs et plus sévères. Cela suggère que l'alimentation pourrait influencer l'asthme chez les enfants, mais des études plus larges sont nécessaires.

Résumé reformulé :

Cette étude pilote croisée, randomisée, en deux périodes, a évalué l'effet de l'apport alimentaire en histamine sur les symptômes d'asthme chez 21 enfants souffrant d'asthme intermittent léger. Les participants ont suivi, dans un ordre aléatoire, un régime riche puis pauvre en histamine (ou l'inverse), chacun pendant 4 semaines, séparés par une période de wash-out de 2 semaines, les deux régimes étant basés sur un modèle méditerranéen. Les symptômes et le débit expiratoire de pointe ont été suivis quotidiennement, et l'adhésion alimentaire vérifiée via des rappels de 24h. Dix-huit enfants ont terminé l'étude. Durant la période riche en histamine, une obstruction des voies aériennes significativement plus importante a été observée, ainsi qu'une tendance à des symptômes plus prolongés et plus sévères. Ces résultats suggèrent un possible lien direct entre l'histamine alimentaire et le contrôle de l'asthme chez l'enfant, bien que la taille réduite de l'échantillon invite à la prudence.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2020-08-26 · Alnouri G, Cha N, Sataloff RT.

Résumé simplifié :

Une femme de 45 ans, déjà opérée pour un reflux chronique, continuait à tousser et à se racler la gorge malgré le traitement. Les examens pulmonaires étaient normaux, mais un endoscope a montré des signes de reflux au niveau de la gorge. Une consultation avec une nutritionniste a révélé une intolérance à l'histamine, une substance présente dans certains aliments. En suivant un régime sans histamine, la patiente a vu ses symptômes nettement s'améliorer, ainsi que les signes observés lors de l'examen de sa gorge.

Résumé reformulé :

Ce rapport de cas décrit une patiente de 45 ans ayant subi une fundoplicature de Nissen pour un reflux laryngopharyngé chronique, qui a développé des épisodes de toux et de raclement de gorge persistants. Malgré un bilan pulmonaire négatif (radiographie thoracique, consultation en pneumologie), une strobovidéolaryngoscopie a confirmé la présence de reflux avec un score de 11. Une évaluation nutritionnelle a mis en évidence une intolérance à l'histamine. L'adoption d'un régime sans histamine a entraîné une amélioration marquée des symptômes cliniques et des signes observés à l'examen laryngoscopique. Ce cas suggère que l'intolérance à l'histamine pourrait être une cause sous-reconnue de symptômes persistants de reflux laryngopharyngé, même après un traitement chirurgical, bien qu'il s'agisse d'une observation isolée nécessitant confirmation par des études plus larges.

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Niveau 4 — Revue systématique d'études observationnelles1 734 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : aucune étude randomisée contrôlée comparative, populations et critères de jugement hétérogènes, pas de double aveugle

Europe PMC · 2019-02-01 · Cornillier H, Giraudeau B, Samimi M, Munck S, Hacard F, Jonville-Bera AP, Jegou MH, d'Acremont G, Pham BN, Chosidow O, Maruani A.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 20 recherches sur l'alimentation et l'urticaire chronique (plaques qui démangent sur la peau, sans cause connue). Parmi les régimes testés, le régime sans histamine, suivi par 223 patients, a permis une disparition complète des symptômes chez environ 12% des personnes et une amélioration partielle chez 44%. Cependant, aucune étude rigoureuse comparant ce régime à un groupe témoin n'existe. Les auteurs concluent que les preuves restent faibles pour recommander ce régime de façon systématique, même si certains patients semblent en bénéficier individuellement.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique a analysé 20 études portant sur différentes stratégies alimentaires dans l'urticaire chronique spontanée (UCS), regroupant 1734 patients au total. Concernant spécifiquement le régime sans histamine (223 patients), les données rapportent une rémission complète chez 11,7% des patients et une rémission partielle chez 43,9%. Ces résultats sont comparables à ceux observés avec d'autres régimes d'exclusion systématique. Toutefois, aucune étude randomisée contrôlée en double aveugle comparant ce régime à un groupe contrôle n'a été identifiée, ce qui limite fortement le niveau de preuve. Les auteurs soulignent une forte hétérogénéité des populations et des critères d'évaluation entre les études, et concluent que le bénéfice de ce régime appliqué de façon systématique reste incertain, contrairement à des approches personnalisées qui semblent plus prometteuses mais reposent sur des diagnostics parfois discutables.

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Niveau 4 — Étude pilote sans groupe témoin22 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2018-02-21 · Son JH, Chung BY, Kim HO, Park CW.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé un régime sans histamine chez 22 adultes souffrant d'urticaire chronique (plaques rouges qui démangent). Pendant quatre semaines, les participants ont évité les aliments riches en histamine (comme certains fromages, charcuteries, poissons fermentés ou alcool). Résultat : leurs symptômes d'urticaire ont nettement diminué, et le taux d'histamine dans leur sang a baissé. En revanche, l'activité d'une enzyme censée dégrader l'histamine (la DAO) n'a pas changé. Les chercheurs concluent que l'histamine alimentaire pourrait jouer un rôle dans la sévérité de l'urticaire, et qu'un régime sans histamine peut aider certains patients.

Résumé reformulé :

Dans cette étude interventionnelle menée sur 22 patients adultes atteints d'urticaire chronique spontanée, les chercheurs ont évalué l'effet d'un régime excluant les aliments riches en histamine pendant quatre semaines. La sévérité des symptômes a été mesurée via deux scores cliniques (USS et UAS), ainsi que par le dosage de l'histamine plasmatique et de l'activité de la diamine oxydase (DAO), enzyme impliquée dans la dégradation de l'histamine. Les résultats montrent une amélioration significative des scores de sévérité après le régime, associée à une baisse significative du taux d'histamine plasmatique. En revanche, l'activité de la DAO est restée stable, suggérant que l'effet bénéfique ne passe pas forcément par une modification de cette enzyme. Ces données suggèrent un lien entre l'histamine ingérée et la sévérité de l'urticaire chronique, sans toutefois établir précisément le mécanisme physiopathologique impliqué, l'absence de groupe contrôle limitant également la portée des conclusions.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2017-04-01 · Schnedl WJ, Enko D, Mangge H, Schenk M, Lackner S, Holasek SJ.

Résumé simplifié :

Ce rapport décrit le cas d'un patient souffrant d'une maladie pancréatique bénigne particulière (syndrome de Gullo), associée à une intolérance au lactose et à l'histamine. Ces intolérances provoquaient des troubles digestifs non spécifiques. Le patient a suivi un régime personnalisé excluant à la fois le lactose et l'histamine, ce qui a permis de faire disparaître ses symptômes digestifs. Il s'agit d'un seul cas clinique, donc les résultats ne peuvent pas être généralisés à toutes les personnes ayant des troubles similaires, mais ils suggèrent une piste intéressante pour soulager certains troubles digestifs liés à une mauvaise absorption de certains composants alimentaires.

Résumé reformulé :

Cette étude de cas rapporte la situation d'un patient atteint d'hyperenzymémie pancréatique bénigne (syndrome de Gullo), une condition caractérisée par une élévation durable des enzymes pancréatiques sans maladie pancréatique sous-jacente. Ce patient présentait également une malabsorption du lactose et de l'histamine, pouvant expliquer des symptômes digestifs non spécifiques. La mise en place d'un régime individualisé, excluant simultanément le lactose et l'histamine, a permis une amélioration clinique des troubles de malabsorption. S'agissant d'un rapport de cas unique, ces résultats ne permettent pas d'établir une relation de causalité généralisable, mais ils illustrent un exemple clinique où l'éviction combinée de ces composés alimentaires pourrait contribuer à soulager certains symptômes digestifs chez des patients présentant un profil similaire.

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Afficher aussi les 3 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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