Régime sans résidus
Alimentation limitant les fibres et résidus alimentaires, c'est-à-dire les éléments peu digérés qui forment les selles, comme les fibres végétales, les peaux, les graines et certains laitages. Exclut fruits, légumes crus, légumineuses et céréales complètes au profit d'aliments raffinés et bien cuits. Prescrit sur une durée limitée avant un examen médical ou une intervention digestive.
Études scientifiques (3)
Carte des preuves
- Niveau 2 · essais randomisés : 3 (100 %)
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Motif : confiance faible ou très faible dans toutes les estimations du réseau, intervalles de crédibilité larges
Europe PMC · 2026-08-25 · Wang T, Ji L, Sun C, Liu H, Li J, Hong Y.
Résumé simplifié :
Cette étude compare différentes approches alimentaires chez des adultes souffrant de colite ulcéreuse (une maladie inflammatoire de l'intestin), dont un régime d'éviction guidé par des tests d'anticorps IgG, un régime pauvre en résidus, un régime pauvre en FODMAP et la nutrition entérale. En rassemblant 14 essais cliniques et plus de 1000 patients, les chercheurs ont observé que la nutrition entérale semble plus efficace qu'un régime pauvre en résidus pour améliorer les symptômes. Plusieurs approches, dont le régime d'éviction IgG, semblent aussi augmenter le taux d'albumine (un marqueur nutritionnel). Cependant, la qualité des preuves reste faible, donc ces résultats doivent être confirmés par de futures études plus solides.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse en réseau bayésienne a comparé dix interventions alimentaires et nutritionnelles, dont un régime d'éviction guidé par les IgG, un régime pauvre en résidus, un régime pauvre en FODMAP et la nutrition entérale, chez des adultes atteints de colite ulcéreuse. À partir de 14 essais contrôlés randomisés totalisant 1039 participants, les auteurs rapportent que la nutrition entérale est associée à une meilleure efficacité clinique que le régime pauvre en résidus (OR 4,80). Par rapport à ce dernier, plusieurs interventions, dont le régime d'éviction guidé par les IgG, la nutrition entérale, le régime pauvre en FODMAP et le régime standard, sont associées à des niveaux d'albumine plus élevés. Aucune différence significative n'a été observée concernant la qualité de vie ou la CRP. Les auteurs soulignent toutefois un niveau de confiance faible à très faible dans ces estimations, appelant à des essais randomisés plus rigoureux et de plus grande envergure.
Europe PMC · 2026-07-13 · Luvián-Morales J, Rueda-Escalona AA, Delgadillo-González M, Cetina-Pérez LDC, Villalpando-Sánchez DC, Gómez-Jiménez AM, Rodríguez-Moreno MI, Medina-Contreras O, Castro-Eguiluz D.
Résumé simplifié :
Des femmes traitées pour un cancer du col de l'utérus par chimiothérapie et radiothérapie suivent souvent des troubles digestifs sévères. Cette étude a comparé un régime anti-inflammatoire à un régime pauvre en résidus (classiquement recommandé) chez 83 patientes. Les deux groupes ont retrouvé un bon état nutritionnel en fin de traitement, mais le groupe suivant le régime anti-inflammatoire a eu moins de symptômes digestifs persistants, une inflammation intestinale plus stable, et des marqueurs inflammatoires plus bas. La réponse complète au traitement était plus fréquente dans ce groupe (71% contre 55%), et la survie semblait meilleure, bien que ces différences ne soient pas toutes statistiquement certaines.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé a comparé, chez 83 femmes atteintes d'un cancer du col de l'utérus localement avancé traitées par chimioradiothérapie, un régime anti-inflammatoire à un régime pauvre en résidus habituellement recommandé dans ce contexte. Les chercheurs ont suivi l'état nutritionnel, la toxicité digestive, l'inflammation et la réponse tumorale à cinq moments du traitement. Si les deux groupes ont montré une récupération nutritionnelle en fin de parcours, le groupe sous régime anti-inflammatoire a présenté moins de symptômes digestifs persistants, une inflammation intestinale plus stable (mesurée par la calprotectine) et des niveaux plus faibles de cytokines pro-inflammatoires (IL-1β, IL-17A) à la fin du suivi. La réponse complète au traitement était numériquement plus élevée dans ce groupe (70,7% vs 54,8%, différence non significative statistiquement) et la survie globale semblait plus favorable. Ces résultats suggèrent un intérêt potentiel du régime anti-inflammatoire en soutien nutritionnel lors de traitements oncologiques lourds, sans toutefois constituer une preuve définitive.
Europe PMC · 2026-04-28 · Iida T, Kimoto Y, Yamabe E, Kanamori M, Banjoya S, Kimura T, Furuta K, Nagae S, Yamazaki H, Takeuchi N, Takayanagi S, Kano Y, Ono K, Negishi R, Minato Y, Chiba H, Ohata K.
Résumé simplifié :
Avant une coloscopie, il faut nettoyer l'intestin avec un produit (PEG) souvent mal supporté en grande quantité. Cette étude a testé si manger un régime spécial pauvre en résidus, sous forme de repas préemballés, permettait de réduire la quantité de ce produit à boire tout en gardant un intestin bien propre pour l'examen. Sur 180 patients répartis en trois groupes, les chercheurs ont montré que ce régime permettait de diminuer la dose de PEG à 1 litre (au lieu de 1,5 litre) sans perte de qualité de nettoyage, avec moins de selles et une meilleure satisfaction des patients.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé monocentrique, en aveugle pour l'endoscopiste, a comparé trois stratégies de préparation à la coloscopie chez 180 patients : régime libre avec 1,5 L de PEG, régime pauvre en résidus préemballé (PLRD) avec 1,5 L de PEG, ou PLRD avec seulement 1 L de PEG. La qualité du nettoyage colique (score d'Ottawa) ne différait pas significativement entre les groupes. Le groupe recevant le moins de PEG avec PLRD présentait moins de selles et un score de bulles plus faible, sans compromettre la satisfaction des patients, qui était même la plus élevée dans ce groupe. Le PLRD était associé de façon indépendante à une réduction du risque de nettoyage insuffisant du côlon droit. Ces résultats suggèrent que l'adoption d'un régime pauvre en résidus structuré pourrait permettre de réduire le volume de solution laxative nécessaire avant coloscopie, améliorant potentiellement le confort des patients sans nuire à la qualité de l'examen.
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