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D-mannose

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Complément alimentaire

Sucre simple naturellement présent dans certains fruits comme les canneberges, les pommes ou les myrtilles. Vendu sous forme de poudre ou de gélules, obtenu industriellement à partir du maïs ou de la pulpe de bois. Traditionnellement utilisé pour le confort urinaire féminin.

Études scientifiques (7)

Carte des preuves

7études
  • Niveau 2 · essais randomisés : 3 (43 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 1 (14 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 3 (43 %)

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

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Toutes (7)Niveau 2 : 3Niveau 3 : 1Niveau 4 : 3

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Niveau 3 — Essai randomisé contrôlé118 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : non-infériorité non confirmée statistiquement dans l'analyse primaire (IC larges), seule une analyse post hoc a montré la comparabilité

Europe PMC · 2026-08-24 · Wagenlehner F, Taeschner H, Lorenz H, Berwanger A, Infed N, Ewald O, Gerke P.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé, chez 118 femmes souffrant de cystite aiguë, un complément de D-mannose pris par la bouche à un antibiotique classique, la fosfomycine. Les chercheurs ont suivi la guérison des symptômes pendant 8 jours. Au départ, les analyses semblaient montrer la fosfomycine un peu plus efficace, mais les résultats étaient incertains à cause du petit nombre de participantes. Une analyse plus poussée a montré des taux de guérison proches entre les deux groupes (84% vs 83%), avec autant de récidives. Le D-mannose a provoqué moins de troubles digestifs et a été mieux toléré. Ces résultats encourageants doivent être confirmés par une étude plus large.

Résumé reformulé :

Cet essai multicentrique, randomisé et en double aveugle a comparé le D-mannose oral à la fosfomycine (antibiotique de référence) chez 118 femmes de 18 à 70 ans atteintes de cystite aiguë non compliquée. La guérison clinique a été évaluée sur 8 jours via un score de symptômes. Dans l'analyse principale, le délai médian de guérison était plus long avec le D-mannose (5 jours) qu'avec la fosfomycine (3 jours), et la non-infériorité n'a pas pu être statistiquement démontrée en raison d'intervalles de confiance larges, liés au faible effectif. Une analyse post-hoc, avec des méthodes statistiques ajustées, a toutefois montré des taux de guérison comparables à J8 (84,2% vs 83,5%), des taux de récidive similaires (environ 13% dans les deux groupes) et un recours additionnel aux antibiotiques non significativement différent. Le D-mannose a entraîné deux fois moins d'effets gastro-intestinaux (9,8% vs 24,6%) et a été mieux toléré selon patientes et médecins. Les auteurs concluent à une efficacité potentiellement comparable, mais appellent à un essai de plus grande ampleur pour confirmer ces résultats.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés831 participantséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : forte hétérogénéité (I²=94%) et intervalle de confiance très large (RR 0.37, IC95% 0.11-1.30)

Europe PMC · 2026-03-13 · Al-Hajjaj A, Al-Maatoq A, Al-Asadi A.

Résumé simplifié :

Cette étude a analysé 5 recherches (près de 1040 femmes) sur le D-mannose, un sucre naturel pris en complément pour éviter les infections urinaires à répétition. En comparant le D-mannose à un placebo, les chercheurs n'ont pas trouvé de différence significative dans la réduction des infections urinaires. L'étude la plus fiable et la plus large n'a montré aucun avantage clair du D-mannose par rapport au placebo. Le produit semble sans danger, avec peu d'effets secondaires légers. Mais pour l'instant, les preuves scientifiques ne sont pas suffisantes pour recommander son usage courant dans la prévention de ces infections récidivantes.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse a évalué l'efficacité du D-mannose pris seul (sans autre traitement) pour prévenir les infections urinaires récidivantes chez des femmes adultes. Cinq études ont été incluses (3 essais randomisés, 2 cohortes), totalisant 1038 participantes. La méta-analyse portant sur 3 études comparant D-mannose et placebo/absence de traitement (831 femmes) a montré une réduction non significative du risque de récidive (risque relatif = 0,37, IC 95 % : 0,11-1,30, p=0,10), avec une forte hétérogénéité entre les études (I²=94 %). L'étude la plus robuste méthodologiquement n'a révélé aucune différence significative entre D-mannose et placebo. Le complément est globalement bien toléré, les effets indésirables rapportés étant rares et légers. Les auteurs concluent que les données actuelles ne permettent pas de recommander l'usage systématique du D-mannose dans cette indication, et appellent à des essais cliniques de meilleure qualité.

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Niveau 4 — Étude pilote sans groupe témoin26 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-01-05 · López Pérez E, García-Astillero Vallecillo V, Gómez de Vicente JM, Bravo Marín S, Yebes Á, de Castro Guerín C, García-Matres Y Cortés MJ, Maínez Rodríguez JA, Cámara Llorente N, Iglesias García C, Martínez-Piñeiro Lorenzo L.

Résumé simplifié :

Cette étude pilote a testé, chez 26 femmes souffrant d'infections urinaires récurrentes après les rapports sexuels, un complément combinant D-mannose (2000 mg) et proanthocyanidines (140 mg) à libération prolongée, pris chaque jour pendant 6 mois. Résultat : plus de la moitié des femmes n'ont eu aucune nouvelle infection, et le nombre total d'épisodes a nettement diminué. La plupart des participantes ont bien suivi le traitement et l'ont jugé efficace, sans effets secondaires graves. Ces résultats encourageants restent préliminaires car l'étude est petite et sans groupe de comparaison ; des essais plus larges sont nécessaires pour confirmer ces bénéfices.

Résumé reformulé :

Cette étude pilote prospective monocentrique a évalué, chez 26 femmes de 18 à 45 ans présentant des infections urinaires récurrentes post-coïtales, l'efficacité d'une supplémentation orale quotidienne associant D-mannose (2000 mg) et proanthocyanidines (140 mg) sous forme à libération prolongée, pendant 6 mois. À l'issue du suivi, 53,6 % des participantes n'ont présenté aucun nouvel épisode, et l'incidence globale des infections a diminué de façon significative (p = 0,01), avec 76,2 % des femmes sans infection lors de la dernière visite. L'observance du traitement était élevée (plus de 85 % à 6 mois) et 80,9 % des femmes ont rapporté une amélioration subjective, sans altération de la fonction sexuelle. Un seul arrêt de traitement a été noté, lié à une sécheresse vaginale. En l'absence de groupe placebo et compte tenu de la petite taille d'échantillon, ces résultats doivent être confirmés par des essais contrôlés randomisés de plus grande ampleur.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés890 participantséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : forte hétérogénéité (I²=90%) et intervalle de confiance large incluant 1

Europe PMC · 2025-11-03 · Murali Krishna M, Joseph M, Pereira V, Nizami A, Ezenna C, Sadasivan Sreemathy L.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 4 essais cliniques, avec au total 890 femmes, qui ont testé le D-mannose (un sucre pris en complément) pour éviter les infections urinaires à répétition. Les chercheurs ont comparé ce complément à un placebo ou à l'absence de traitement. Résultat : il n'y a pas de différence claire et fiable entre les deux groupes, ni pour le risque de nouvelle infection urinaire, ni pour les effets secondaires. Les résultats des différentes études varient beaucoup entre elles, ce qui rend les conclusions incertaines. Les auteurs disent qu'il faut davantage d'essais de bonne qualité, avec un vrai placebo, pour vraiment savoir si le D-mannose fonctionne ou non.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a regroupé 4 essais randomisés contrôlés (890 femmes adultes au total, dont 447 sous D-mannose oral) comparant ce complément à un placebo ou à l'absence de traitement pour prévenir les infections urinaires récidivantes. Les auteurs n'ont observé aucune différence statistiquement significative entre les groupes, ni pour le risque de récidive d'infection urinaire (risque relatif 0,44 ; intervalle de confiance 0,18-1,11), ni pour les effets indésirables (risque relatif 2,19 ; intervalle de confiance 0,68-7,05). Toutefois, l'hétérogénéité entre les études était élevée (I² de 79 à 90%), ce qui limite fortement la fiabilité de ces estimations. Les auteurs concluent que les données actuelles, encore peu nombreuses et hétérogènes, ne permettent pas de conclure avec certitude sur l'efficacité réelle du D-mannose dans cette indication, et appellent à des essais supplémentaires contrôlés contre placebo, de meilleure qualité méthodologique.

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Niveau 4 — Étude transversale57 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-10-29 · Chavez JM, Christie AL, Zimmern PE.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont étudié 57 femmes ménopausées de 64 à 75 ans, qui avaient déjà eu des infections urinaires à répétition. Pendant 3 jours, elles ont noté ce qu'elles mangeaient et mesuré le pH de leur urine plusieurs fois par jour. Les femmes ont été réparties en deux groupes selon que leur urine était plutôt acide ou plutôt moins acide. Résultat : la quantité de D-mannose consommée par l'alimentation était similaire dans les deux groupes. Les aliments riches en D-mannose apportaient aussi plus de protéines, glucides, graisses, calcium, fer et eau. Les quantités alimentaires de D-mannose étaient généralement plus faibles que les doses utilisées dans les compléments alimentaires.

Résumé reformulé :

Cette étude pilote a examiné le lien entre l'apport alimentaire en D-mannose et le pH urinaire chez 57 femmes ménopausées (64-75 ans) ayant des antécédents d'infections urinaires récidivantes. Pendant trois jours, les participantes ont mesuré leur pH urinaire quatre fois par jour et tenu un journal alimentaire. Elles ont été classées en deux groupes selon que leur pH urinaire était majoritairement inférieur ou supérieur à 6. L'analyse n'a révélé aucune différence significative dans la consommation de D-mannose ni d'autres nutriments entre les deux groupes de pH. Les aliments contenant du D-mannose présentaient une teneur significativement plus élevée en protéines, glucides, lipides, calcium, fer et eau par rapport aux autres aliments (p<0,01). Les quantités de D-mannose consommées via l'alimentation étaient généralement inférieures aux doses recommandées pour les compléments, bien qu'elles s'en approchent parfois. Les auteurs concluent qu'il n'existe pas de différence notable dans les apports alimentaires en D-mannose selon le niveau de pH urinaire chez ces femmes.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-10-28 · Martzolff L, Raynor A, Lebredonchel E, Marescaux S, Desprez D, Douillard C, Federici L, Alamome I, Trillot N, Alili JM, Harroche A, Borgel D, Wicker C, Terrade JE, Bruneel A, De Lonlay P.

Résumé simplifié :

Cette étude de cas décrit une femme enceinte atteinte d'une maladie génétique rare (déficit en MPI) qui devait prendre du D-mannose par voie orale pour contrôler ses symptômes (problèmes digestifs, hypoglycémies, troubles de la coagulation). Le traitement a été arrêté par précaution en début de grossesse, mais les symptômes sont réapparus, obligeant à le reprendre à faible dose dès 10 semaines de grossesse. Les symptômes se sont rapidement améliorés. Le bébé est né à 38 semaines, avec un poids un peu faible et un score de santé initial bas, mais s'est vite rétabli. Les auteurs suggèrent qu'une faible dose de D-mannose pourrait être une option sûre pendant la grossesse pour ces patientes.

Résumé reformulé :

Ce rapport de cas clinique présente la prise en charge d'une femme enceinte souffrant d'un déficit en mannose-6-phosphate isomérase (MPI-CDG), une maladie rare de la glycosylation traitée par D-mannose oral. En raison d'une toxicité fœtale potentielle observée chez l'animal, le traitement a été interrompu à 6 semaines de grossesse, entraînant une rechute des symptômes digestifs et hypoglycémiques. Le D-mannose a été réintroduit à 10 semaines à faible dose, malgré l'absence de données sur la tératogénicité humaine, permettant une résolution rapide des symptômes. Un suivi régulier des paramètres de coagulation et du profil glycoprotéique a permis d'ajuster progressivement la posologie tout au long de la grossesse. L'accouchement a eu lieu à 38 semaines, avec un retard de croissance intra-utérin constaté, un nouveau-né de 2,390 kg et un score d'Apgar bas à la naissance, suivi d'un rétablissement rapide. Les auteurs concluent qu'un traitement à faible dose de D-mannose débuté dès 10 semaines pourrait constituer une option thérapeutique relativement sûre chez les femmes atteintes de MPI-CDG, bien que les données restent limitées à ce cas unique.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlééquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2025-08-27 · Singh RG, Nguyen E, Zhao Y, Zhang C, Liao X, Al-Wahsh H, Crowley DC, Moulin M, Guthrie N, Lewis ED.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé un complément à base de D-mannose (nommé UClear) chez des femmes ayant des symptômes d'infection urinaire. Pendant 3 jours, certaines ont pris le complément et d'autres un placebo. Résultat : les femmes sous D-mannose ont ressenti moins de gêne liée aux symptômes urinaires, notamment une meilleure disparition du besoin fréquent d'uriner et moins de bactéries dans les urines au 4e jour. Le produit a été bien toléré, sans effets secondaires notables. Ces résultats suggèrent que le D-mannose pourrait aider à soulager certains symptômes urinaires, mais des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer son efficacité, notamment chez les femmes à risque d'infections urinaires récurrentes.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé, triple aveugle et contrôlé par placebo a évalué l'effet d'une supplémentation orale de 3 jours en D-mannose (produit commercial UClear) chez des femmes présentant au moins deux symptômes d'infection urinaire non compliquée. Bien que le score global de sévérité des symptômes n'ait pas différé significativement entre les groupes, le groupe D-mannose a rapporté un score de gêne globale significativement plus faible après 3 jours (p=0,027). La résolution complète de la fréquence urinaire était plus fréquente sous D-mannose (43 % contre 20 %, p=0,032), de même que l'amélioration des symptômes de vidange incomplète et d'urgence urinaire. La proportion de participantes présentant une croissance microbienne urinaire a diminué de 50 % à 29 % dans le groupe D-mannose (p=0,020). La supplémentation s'est révélée sûre et bien tolérée. Les auteurs concluent à un effet bénéfique sur certains symptômes urinaires, tout en appelant à des études complémentaires chez des populations à risque.

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