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Listériose

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Contaminants alimentaires

Infection d'origine alimentaire causée par la bactérie Listeria monocytogenes, présente dans l'eau, le sol et certains aliments contaminés comme les fromages au lait cru, charcuteries, produits fumés ou végétaux crus. Cette bactérie résiste au froid et peut se développer dans les aliments réfrigérés. Les femmes enceintes, nouveau-nés, personnes âgées et immunodéprimées y sont plus exposés.

Études scientifiques (24)

Carte des preuves

24études
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 3 (13 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 19 (79 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 2 (8 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Infections et immunité19··3142
Grossesse et issues de naissance12··1101
Déclin cognitif et démence1···1·

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (24)Niveau 3 : 3Niveau 4 : 19Niveau 5 : 2

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Niveau 4 — Étude transversale150 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-10 · Hamad NA, Hassan Al-Alouci MM, Zaidan SA.

Résumé simplifié :

Cette étude irakienne a examiné 150 femmes enceintes ayant eu une fausse couche, un enfant mort-né ou un accouchement prématuré, afin de rechercher la bactérie Listeria monocytogenes, responsable de la listériose. Cette bactérie a été retrouvée chez 18 femmes sur 150, surtout en cas de fausse couche spontanée. Près de 29% des participantes avaient consommé des produits laitiers non pasteurisés, et la plupart des cas sont survenus en hiver. Les chercheurs ont aussi analysé en détail le génome complet d'une des bactéries, révélant plusieurs gènes qui la rendent plus dangereuse. Cette étude confirme le lien entre cette bactérie et des complications graves de la grossesse.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale prospective, menée en Irak auprès de 150 femmes enceintes présentant une fausse couche spontanée, une mort fœtale in utero ou un accouchement prématuré, visait à évaluer le rôle de Listeria monocytogenes dans ces complications obstétricales. La bactérie a été isolée chez 12% des participantes (18/150), avec une prévalence plus élevée parmi les cas de fausse couche spontanée (14,3%). Les analyses PCR ont révélé la présence systématique de plusieurs gènes de virulence (hlyA, actA, inlA) dans tous les isolats, et du gène inlB dans les deux tiers d'entre eux. Un isolat représentatif a fait l'objet d'un séquençage complet du génome, confirmant un profil génétique (ST1/CC1) porteur de multiples déterminants de virulence et de résistance aux antimicrobiens. Sur le plan épidémiologique, près de 29% des femmes rapportaient une consommation de produits laitiers non pasteurisés, et la majorité des cas positifs sont survenus en hiver. Les auteurs soulignent toutefois que les résultats génomiques, basés sur un seul isolat séquencé, ne peuvent être généralisés à l'ensemble des souches circulant en Irak, et appellent à des études génomiques plus larges.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective3 597 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-09-10 · Carbajo Otero A, Guerrero Vadillo M, Varela Martínez MDC.

Résumé simplifié :

Cette étude espagnole a analysé dix ans de données (2013-2022) sur la listériose, une infection grave causée par une bactérie souvent transmise par certains aliments contaminés. Les chercheurs ont recensé plus de 3 500 cas individuels, 29 épidémies et environ 4 500 hospitalisations. La maladie touche surtout les hommes, les bébés de moins d'un an et les personnes âgées, avec un pic observé en été. Le taux de mortalité est élevé, autour de 16 à 18%, en particulier chez les hommes et les plus de 65 ans. L'Espagne présente une incidence plus forte que la moyenne européenne, ce qui souligne l'importance de renforcer la prévention et la surveillance des aliments à risque.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle rétrospective s'appuie sur les registres nationaux de surveillance (RENAVE) et sur les données hospitalières espagnoles pour décrire l'évolution de la listériose entre 2013 et 2022. Sur cette période, 3 597 cas individuels, 29 foyers épidémiques et 4 466 hospitalisations ont été recensés, avec un pic d'incidence en 2019. Les hommes, les nourrissons de moins d'un an et les personnes âgées sont les plus touchés, et le sexe masculin (odds ratio ajusté de 2,78) ainsi que l'âge supérieur à 65 ans (odds ratio ajusté de 2,05) sont associés de façon indépendante à un risque accru de décès. Une saisonnalité estivale marquée est observée pour les cas individuels et les hospitalisations, contrairement aux épidémies dont la fréquence reste stable dans l'année. Le taux de létalité atteint 18,44% parmi les cas individuels et 16,07% parmi les hospitalisations, avec un taux d'hospitalisation de 90,47%. Les auteurs concluent que l'incidence espagnole dépasse la moyenne de l'Union européenne et appellent à renforcer les mesures de prévention ciblant les groupes vulnérables et les aliments les plus à risque, ainsi qu'à améliorer les systèmes de recueil des données.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-08-25 · Sun W, Liu J, Sun H, Cui X.

Résumé simplifié :

Ce cas clinique décrit une femme enceinte de 22 semaines qui a développé une fièvre et des douleurs abdominales, menant au décès du fœtus en quelques heures. Les analyses ont révélé une infection par la bactérie Listeria monocytogenes, responsable d'une inflammation sévère du placenta. Le traitement antibiotique initial n'était pas adapté à cette bactérie, ce qui a retardé la prise en charge efficace. Des crevettes arctiques réfrigérées consommées deux semaines plus tôt ont été suspectées comme source de contamination, sans confirmation certaine. Ce cas rappelle l'importance de penser à la listériose chez les femmes enceintes fiévreuses, surtout si l'aliment en cause est un produit réfrigéré consommé cru ou peu cuit.

Résumé reformulé :

Cette étude de cas rapporte l'évolution rapide et fatale d'une infection à Listeria monocytogenes chez une primigeste de 34 ans à 22 semaines et 6 jours de grossesse. Malgré des symptômes maternels initialement discrets, l'infection a entraîné en quelques heures une tachycardie fœtale, des contractions utérines et une mort fœtale intra-utérine, confirmée par la mise en évidence de la bactérie dans plusieurs prélèvements fœtaux et par une chorioamniotite aiguë sévère au niveau placentaire. Le traitement empirique par ceftriaxone, inefficace contre Listeria en raison d'une résistance naturelle aux céphalosporines, n'a été corrigé en ampicilline qu'après l'accouchement. Une consommation de crevettes arctiques réfrigérées deux semaines avant les symptômes a été identifiée comme source alimentaire possible, bien que non formellement confirmée par culture. Les auteurs soulignent l'importance, chez toute patiente enceinte fébrile présentant une réponse inflammatoire marquée associée à une souffrance fœtale sans autre cause identifiée, d'évoquer précocement la listériose et d'adapter l'antibiothérapie en conséquence, en insistant également sur l'intérêt de rechercher systématiquement une exposition alimentaire à risque (notamment les produits réfrigérés consommés crus ou peu transformés).

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Niveau 4 — Étude transversale1 200 000 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-08-04 · Halawa I, Omazic A, Guo J.

Résumé simplifié :

Cette étude suédoise a analysé dix ans de données sur les maladies transmises par les aliments, dont la listériose. Les chercheurs ont recensé plus d'1,2 million de cas, la plupart non signalés aux autorités. La campylobactériose, souvent liée au poulet, est la plus fréquente et la plus lourde en impact sanitaire global. La listériose, elle, touche peu de personnes mais provoque des conséquences graves et disproportionnées par rapport au nombre de cas. Les chercheurs ont aussi observé que des températures et des précipitations plus élevées étaient associées à davantage de cas, ce qui soulève des questions sur l'influence du climat sur ces infections alimentaires.

Résumé reformulé :

En s'appuyant sur une approche « Une Seule Santé », cette étude a estimé le fardeau des maladies d'origine alimentaire en Suède entre 2013 et 2022, à partir de données nationales de surveillance. Plus d'1,2 million de cas ont été identifiés, majoritairement non déclarés, représentant 37 665 années de vie ajustées sur l'incapacité (DALYs). La campylobactériose domine en nombre de cas et en impact sanitaire, avec une forte association aux élevages de volaille et à la viande de poulet contaminée ; la salmonellose arrive en deuxième position. La listériose, bien que rare en nombre de cas, génère un fardeau disproportionnellement élevé, cohérent avec la sévérité connue de cette infection notamment chez les personnes fragiles. L'étude relève par ailleurs une corrélation entre des températures et précipitations plus élevées et une incidence annuelle accrue, ainsi qu'un fardeau plus important, rapporté à la population, dans les comtés du nord. Ces résultats, de nature observationnelle, soulignent l'intérêt de renforcer la surveillance et la prévention tout au long de la chaîne alimentaire suédoise.

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Niveau 4 — Série de caséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-08-04 · Bazaco MC, Batz M, Cote A, Richardson L, Bilanovic I, Hoekstra RM, Kufel JZ, Bruce B.

Résumé simplifié :

Cette étude américaine a analysé, sur une période de 20 ans, les épidémies alimentaires causées par quatre bactéries courantes (Campylobacter, E. coli, Listeria, Salmonella) et les aliments responsables. Les chercheurs ont constaté que les épidémies et les cas de listériose liés aux produits laitiers ont augmenté entre 1998 et 2018, alors qu'ils ont diminué pour la viande et la volaille. Les infections à Campylobacter liées aux produits laitiers ont également augmenté sur la période. En revanche, les intoxications liées aux œufs ou à la viande (autres bactéries) ont diminué. Cette méthode aide à mieux comprendre où concentrer les efforts de prévention.

Résumé reformulé :

Cette étude épidémiologique américaine utilise un modèle statistique bayésien pour suivre, entre 1998 et 2018, l'évolution des épidémies alimentaires et des maladies associées à quatre pathogènes bactériens prioritaires (Campylobacter, E. coli producteur de shigatoxines O157, Listeria monocytogenes et Salmonella), répartis selon 17 catégories d'aliments. Les résultats montrent une augmentation des épidémies et des cas de listériose attribués aux produits laitiers sur cette période, contrastant avec une baisse pour la viande et la volaille. Les épidémies de campylobactériose liées aux produits laitiers ont aussi progressé, de même que celles liées à la volaille. À l'inverse, les intoxications à E. coli O157 liées à la viande et les cas de salmonellose liés aux œufs ont diminué. Cette approche statistique novatrice offre un outil utile pour suivre l'évolution des risques alimentaires et évaluer l'efficacité des stratégies de prévention mises en place par les autorités sanitaires.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospectiveéquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-07-30 · Pouillot R, Lamas KH, Schmitt-Matzen EN, Walker AT, Boyle MM, Burzlaff K, LaClair B, Lathrop S, Rissman T, Rue B, Saupe AA, Scallan Walter EJ, Trevejo R, Wymore K, Van Doren JM, FoodNet Working Group, FoodNet Working Group .

Résumé simplifié :

Cette étude américaine a suivi pendant 15 ans les cas de listériose, une infection grave souvent liée à des aliments contaminés. Malgré le vieillissement de la population (qui aurait dû faire augmenter les cas, car les personnes âgées sont plus à risque), le nombre de cas est resté stable. Les femmes enceintes ont un risque 64 fois plus élevé que les autres femmes du même âge. Le risque augmente aussi avec l'âge, et certaines populations (hispaniques, asiatiques, noires non hispaniques) sont plus touchées que les personnes blanches non hispaniques. Les chercheurs pensent que les gens sont globalement un peu moins exposés à la bactérie responsable qu'avant.

Résumé reformulé :

En analysant les données de surveillance FoodNet collectées entre 2008 et 2023 aux États-Unis, cette étude examine l'évolution de l'incidence de la listériose invasive sporadique, une infection alimentaire potentiellement grave causée par la bactérie Listeria monocytogenes. Les auteurs constatent que le taux global d'incidence est resté stable sur cette période (0,25 cas pour 100 000 personnes-années en 2020-2023), alors que le vieillissement démographique aurait dû entraîner une hausse mécanique des cas, les personnes âgées étant plus vulnérables. Cette stabilité suggère une baisse d'environ 16% de l'exposition réelle à la bactérie entre 2008 et 2023. L'étude confirme par ailleurs des disparités marquées : les femmes enceintes présentent un risque 64 fois supérieur à celui des femmes non enceintes du même âge, le risque croît avec l'âge dans la population générale, et les populations hispaniques, asiatiques non hispaniques et noires non hispaniques affichent des taux plus élevés que la population blanche non hispanique. Les auteurs appellent à des mesures de prévention ciblées pour ces groupes à risque, en complément des efforts globaux de réduction de la contamination alimentaire.

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Niveau 4 — Revue systématique d'études observationnelles1 705 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : hétérogénéité élevée non expliquée (I²=73% et 60%) dans les estimations poolées

Europe PMC · 2026-07-29 · Gao B, Miao Y, Miao R, Ye H.

Résumé simplifié :

Cette étude chinoise a rassemblé les données de 73 recherches menées entre 2018 et 2026 pour mieux comprendre la listériose pendant la grossesse, une infection causée par une bactérie souvent présente dans des aliments mal conservés ou non pasteurisés. Sur près de 1000 femmes enceintes concernées, la fièvre était le symptôme le plus fréquent, et plus de la moitié des grossesses ont connu des complications graves comme une fausse couche, un accouchement prématuré ou un faible poids de naissance. Chez les nouveau-nés infectés, environ 11% sont décédés. Les chercheurs pointent un manque de surveillance et une utilisation parfois inadaptée des antibiotiques, soulignant l'urgence d'améliorer le dépistage et le traitement de cette infection.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique a analysé 73 études chinoises publiées entre 2018 et 2026, portant sur 956 femmes enceintes et 749 nouveau-nés atteints de listériose, une infection bactérienne souvent liée à la consommation d'aliments contaminés (produits laitiers non pasteurisés, charcuteries, etc.). L'incidence estimée était de 11,57 cas pour 100 000 grossesses et de 7,55 cas pour 100 000 naissances vivantes. La fièvre était le symptôme maternel le plus courant (53,7%), tandis que la détresse respiratoire prédominait chez les nouveau-nés (34,8%). Les auteurs notent un recours limité à la pénicilline, pourtant traitement de référence, en faveur des céphalosporines, moins adaptées. Les issues défavorables (fausse couche, mortinaissance, prématurité, faible poids de naissance) ont touché 58,3% des grossesses, et le taux de mortalité néonatale atteignait 11%. Les auteurs concluent à un fardeau sanitaire important en Chine, aggravé par une surveillance insuffisante et des traitements antibiotiques empiriques parfois inadaptés, appelant à une détection plus rapide et un usage plus ciblé des antibiotiques en cas de suspicion d'infection à Listeria.

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Niveau 4 — Étude cas-témoins3 413 participantséquivalent HAS : 3

Europe PMC · 2026-06-30 · Namwase AS, Taylor EV, Conrad A, Richardson L, Rose EB, Bruce BB, Weller DL.

Résumé simplifié :

Cette étude américaine a comparé les aliments consommés par des personnes atteintes de listériose «isolée» (sans lien avec une épidémie connue) à ceux consommés par des personnes touchées lors d'épidémies identifiées. Parmi les résultats, les fraises crues ressortent comme l'aliment le plus associé aux cas isolés de listériose chez les femmes non enceintes âgées de 15 à 49 ans. Chez les personnes de 65 ans et plus, d'autres aliments comme le fromage tranché au comptoir de charcuterie sont davantage en cause. Cette étude aide à mieux cibler les messages de prévention selon les groupes de population.

Résumé reformulé :

Cette analyse épidémiologique porte sur plus de 3400 cas de listériose signalés aux États-Unis entre 2016 et 2022, en comparant les habitudes alimentaires déclarées par les patients selon que leur infection était isolée (sporadique) ou rattachée à une épidémie identifiée. À l'aide de méthodes statistiques avancées (forêts aléatoires contrefactuelles), les chercheurs ont identifié des différences d'exposition alimentaire selon les groupes de population. Chez les femmes non enceintes de 15 à 49 ans, les fraises crues sont ressorties comme le seul aliment significativement associé à un risque accru de listériose sporadique (odds ratio de 2,48). Chez les adultes de 65 ans et plus, dix aliments étaient associés à ce type d'infection, notamment le fromage tranché au comptoir. Ces résultats, de nature associative et non causale, suggèrent que les sources d'exposition à Listeria varient selon l'âge et le statut physiologique, ce qui pourrait orienter des recommandations de prévention plus ciblées.

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Niveau 4 — Série de cas142 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-05-30 · Ahmed I, Ashraf J, Ghayas H, Ghanchi N, Jabeen K, Farooqi J, Shakoor S, Arshad M, Mahmood SF, Hasan Z, Zafar A, Saeed N, Zaka S, Ozer EA, Hasan R.

Résumé simplifié :

Cette étude pakistanaise s'est penchée sur les cas de listériose, une infection grave causée par la bactérie Listeria monocytogenes, souvent transmise par des aliments contaminés. Entre 2017 et 2023, les chercheurs ont observé une forte augmentation des cas détectés dans les hôpitaux, passant de zéro à 142, principalement des infections du sang et du système nerveux. En analysant le génome de certaines bactéries, ils ont découvert que plusieurs souches étaient très proches génétiquement, ce qui suggère qu'elles proviendraient d'une même source de contamination, probablement alimentaire. Les auteurs appellent à identifier cette source et à renforcer la surveillance pour protéger la population.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective rapporte l'émergence de la listériose humaine au Pakistan entre 2017 et 2023, une infection d'origine alimentaire causée par Listeria monocytogenes jusqu'ici peu documentée dans ce pays. Les chercheurs ont recensé 142 cas cliniques, majoritairement des bactériémies et des infections du système nerveux central, à partir des bases de données de leur laboratoire. Le séquençage du génome complet de 24 isolats collectés en 2022-2023 a révélé trois groupes phylogénétiques distincts, le plus important regroupant 22 souches appartenant au complexe clonal 1, sérogroupe 4b, lignée I, avec principalement les types ST1 et ST308. L'analyse fine du génome (cgMLST) a montré de faibles distances génétiques entre certains isolats d'un même type, ce qui évoque l'existence possible d'une ou plusieurs sources de contamination communes plutôt que des cas isolés indépendants. Les auteurs soulignent l'importance de considérer la listériose dans le diagnostic différentiel des syndromes compatibles au Pakistan et insistent sur la nécessité d'enquêtes pour identifier les sources alimentaires impliquées, afin de mettre en place des mesures de santé publique adaptées.

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Niveau 4 — Série de cas63 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-04-22 · Nadeem Z, Khanum I, Ahmed I, Munir T, Habib K.

Résumé simplifié :

Cette étude pakistanaise a analysé 63 cas de listériose (une infection bactérienne souvent liée à des aliments contaminés) survenus sur 7 ans dans un grand hôpital de Karachi. Les patients touchés étaient majoritairement des femmes, avec un âge médian de 53 ans. Le diabète était le problème de santé le plus fréquent chez ces patients. Parmi les personnes les plus à risque figuraient les femmes enceintes, les personnes sous traitement affaiblissant le système immunitaire, et les personnes âgées. Les symptômes les plus courants étaient la fièvre et des atteintes neurologiques comme la méningo-encéphalite. Tous les patients ont été traités par antibiotiques, et environ 11% en sont décédés. Les auteurs insistent sur l'importance de l'hygiène alimentaire et d'un diagnostic rapide.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective menée sur 7 ans dans un centre hospitalier universitaire de Karachi (Pakistan) a recensé 63 cas confirmés par culture bactérienne d'infection à Listeria monocytogenes, bactérie responsable de la listériose et reconnue comme pathogène alimentaire majeur. La population étudiée était majoritairement féminine (69,8%), avec un âge médian de 53 ans. Le diabète constituait la comorbidité la plus fréquente (42,9% des cas). Les groupes à risque identifiés comprenaient les femmes enceintes (22,6%), les patients sous immunosuppresseurs (15,9%) et les personnes âgées (15,9%). Sur le plan clinique, la fièvre (74,6%) et l'atteinte du système nerveux central, notamment la méningo-encéphalite (44,4%), dominaient le tableau. Le traitement reposait sur l'ampicilline ou le méropénem, administrés en moyenne pendant 16,7 jours. Le taux de mortalité global s'élevait à 11,1% (7 décès). Les auteurs soulignent que la listériose ne touche pas uniquement les personnes âgées mais aussi des adultes d'âge moyen présentant des facteurs de risque sous-jacents, ainsi que des femmes enceintes, et appellent à renforcer l'hygiène environnementale, le diagnostic précoce et l'éducation sanitaire pour améliorer la prise en charge de cette infection.

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Niveau 4 — Série de cas7 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-04-03 · Li Y, Fu A, Hu X, Cao P, Lin L.

Résumé simplifié :

Cette étude s’intéresse à la listériose, une infection causée par la bactérie Listeria monocytogenes, chez des femmes enceintes et leurs bébés. Les chercheurs ont examiné quatre femmes enceintes et trois nouveau-nés traités pour cette infection dans un hôpital chinois entre 2015 et 2023. Les symptômes observés étaient la fièvre, des douleurs abdominales, des saignements vaginaux ou des anomalies du rythme cardiaque du fœtus. Les analyses de sang des nouveau-nés ont confirmé l’infection dans trois cas. Les traitements antibiotiques ont dû être adaptés selon les résultats des tests. Cette infection peut être grave pour le bébé, d’où l’importance d’une alimentation sûre pendant la grossesse.

Résumé reformulé :

Cette série de cas rétrospective, menée dans un hôpital universitaire chinois entre 2015 et 2023, décrit quatre grossesses compliquées par une listériose maternelle et trois infections néonatales confirmées. Les présentations cliniques variaient : fièvre, douleurs abdominales, saignements vaginaux ou anomalies du rythme cardiaque fœtal, survenant dans des contextes obstétricaux différents (césarienne à terme ou prématurée, travail prématuré spontané, interruption pour malformation fœtale). Les marqueurs inflammatoires (procalcitonine, CRP) étaient élevés à des degrés variables. Les hémocultures néonatales ont confirmé l’infection à Listeria monocytogenes dans trois cas sur quatre. Le traitement antibiotique initial par céphalosporines, inefficace contre cette bactérie, a dû être remplacé par de la pénicilline, du linézolide ou de la vancomycine selon les résultats des tests de sensibilité. Les auteurs soulignent la mortalité fœto-néonatale élevée associée à cette infection et insistent sur la nécessité de sensibiliser les femmes enceintes aux précautions alimentaires permettant de limiter le risque d’exposition à cette bactérie.

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Niveau 4 — Série de cas4 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-02-13 · Maddaloni C, Martini L, De Rose DU, Longo D, Guarnera A, Auriti C, Campi F, Ronchetti MP, Dotta A.

Résumé simplifié :

Cette étude présente le cas de quatre bébés nés avec une listériose grave, une infection causée par une bactérie souvent transmise par des aliments contaminés (comme certains fromages au lait cru, charcuteries ou produits mal conservés) consommés par la mère pendant la grossesse. Chez ces nouveau-nés, l'infection a touché le cerveau, provoquant des complications sévères comme une méningite, une inflammation des ventricules cérébraux ou une accumulation de liquide dans le crâne. Malgré un traitement antibiotique adapté, l'évolution a été très variable : certains enfants ont évolué presque normalement, d'autres ont gardé de lourdes séquelles neurologiques. Les auteurs insistent sur l'importance de prévenir cette infection chez la femme enceinte.

Résumé reformulé :

Cette série de quatre cas cliniques, menée dans un service de néonatologie, décrit des nouveau-nés atteints de listériose néonatale avec atteinte du système nerveux central, une complication grave liée à une infection par Listeria monocytogenes contractée pendant la grossesse, le plus souvent via la consommation d'aliments contaminés. Les auteurs analysent les présentations cliniques (sepsis précoce, méningite, ventriculite, hydrocéphalie, convulsions), les résultats microbiologiques et d'imagerie cérébrale, ainsi que les traitements administrés. L'imagerie a révélé des lésions cérébrales variées, allant d'hémorragies intraventriculaires à des hydrocéphalies complexes. Malgré une antibiothérapie appropriée, le devenir neurologique des enfants a été hétérogène, allant d'un développement quasi normal à un handicap neurologique sévère. Une revue narrative des cas publiés antérieurement vient compléter cette série pour en situer les résultats dans le contexte global. Les auteurs soulignent la nécessité d'un diagnostic précoce, d'une imagerie avancée et de stratégies de prévention maternelle pour limiter ces complications graves.

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Niveau 4 — Série de cas97 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-02-04 · Zaheer F, Usman M, Raza S, Chaudhary NN, Babar W, Rahat A, Riaz S, Fatima M.

Résumé simplifié :

Cette étude pakistanaise a analysé 97 cas de listériose (une infection causée par la bactérie Listeria monocytogenes) survenus sur 5 ans dans un grand hôpital d'Islamabad. La maladie touchait aussi bien des hommes que des femmes, dont 15 femmes enceintes. Le symptôme le plus fréquent était la fièvre. La plupart des patients avaient déjà des problèmes de santé comme le diabète ou l'hypertension. 15 adultes sont décédés, et 8 grossesses se sont terminées par une perte du bébé. Les chercheurs ont observé que des inflammations plus fortes chez les femmes enceintes semblaient liées à de moins bons résultats pour le fœtus. Tous les traitements antibiotiques testés ont fonctionné efficacement.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective menée sur cinq ans (2019-2024) dans un hôpital de référence d'Islamabad, au Pakistan, a recensé 97 cas de listériose confirmés par culture bactérienne, provenant du sang ou du liquide céphalo-rachidien. La population était composée de 45,5% d'hommes et 54,6% de femmes, dont 15 étaient enceintes. La fièvre dominait le tableau clinique dans tous les groupes, les femmes enceintes présentant en plus des douleurs abdominales et des vomissements, tandis que les patients non enceintes montraient des atteintes plus variées (neurologiques, respiratoires, digestives). Sur 97 patients, 86 présentaient des comorbidités, principalement hypertension et diabète. Quinze décès ont été recensés chez les adultes, et huit grossesses se sont soldées par une perte fœtale. Les analyses statistiques ont suggéré, sans établir de lien de causalité formel, qu'un taux élevé de protéine C-réactive, de globules blancs et la présence de comorbidités maternelles étaient associés à de moins bons résultats pour le fœtus. Les traitements à base d'ampicilline étaient les plus utilisés, et toutes les souches bactériennes isolées restaient sensibles aux antibiotiques testés. Les auteurs soulignent le manque de données disponibles sur cette infection au Pakistan et appellent à une meilleure surveillance et à un diagnostic plus précoce, notamment chez les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective48 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-01-27 · Charlier C, Vijayaratnam S, Jeanton-Seybel C, Moura A, Bracq-Dieye H, Thouvenot P, Tessaud-Rita N, Valès G, Leclercq A, Lecuit M, Pediatric MONALISA Study Group.

Résumé simplifié :

Cette étude française a suivi 48 enfants, âgés de 1 mois à 18 ans, atteints de listériose, une infection causée par la bactérie Listeria souvent transmise par des aliments contaminés. La plupart des enfants ont eu une atteinte du système nerveux (méningite notamment), d'autres une infection du sang ou du ventre. Fait surprenant, la majorité des jeunes enfants touchés n'avaient pas de problème immunitaire particulier, contrairement à ce qu'on observe chez les adultes. Environ un tiers des enfants ont eu besoin de soins intensifs, mais la grande majorité ont guéri sans séquelles, ce qui contraste avec la gravité habituelle de cette infection chez les adultes et les nouveau-nés.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective nationale (MONALISA) a analysé les caractéristiques de la listériose chez 48 enfants âgés de 1 mois à 18 ans, en dehors de la période néonatale, parmi 1646 patients atteints de listériose en France. Les formes neurologiques (méningite ou méningo-encéphalite) représentaient 60 % des cas, suivies des bactériémies (25 %) et des formes abdominales (gastro-entérite, appendicite). Contrairement aux adultes, la majorité des enfants présentant une atteinte neurologique, notamment les moins de 5 ans, n'avaient pas d'immunosuppression connue. Près d'un tiers des enfants ont nécessité une hospitalisation en soins intensifs, et quatre décès ont été rapportés, dont deux directement liés à l'infection. Néanmoins, tous les enfants survivants atteints de forme neurologique se sont rétablis sans séquelles durables, soulignant un pronostic globalement plus favorable que chez l'adulte pour cette infection d'origine alimentaire.

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Niveau 4 — Cas clinique2 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-01-21 · Liu Z, Wang Y, Wang C, Liu L, Li X, Li G, Wei H, Li Z, Zhao J, Zhang J.

Résumé simplifié :

Ce rapport médical décrit le cas d'une femme enceinte infectée par la bactérie Listeria monocytogenes, responsable de la listériose, une infection pouvant être grave pendant la grossesse. La mère a développé une fièvre liée à une infection du placenta, et son bébé est né avec une infection congénitale et des difficultés respiratoires. Grâce à un traitement antibiotique adapté chez la mère et chez le nouveau-né, les deux se sont complètement rétablis. L'analyse génétique a montré que deux souches différentes de la bactérie étaient présentes en même temps, dont une rarement observée en Chine. Ce cas souligne l'importance de bien diagnostiquer la listériose chez la femme enceinte, car les symptômes peuvent être trompeurs, et montre l'intérêt des analyses génétiques poussées pour mieux suivre cette infection.

Résumé reformulé :

Cette étude de cas rapporte une infection materno-fœtale à Listeria monocytogenes, bactérie alimentaire pouvant provoquer des complications sévères pendant la grossesse. La patiente a présenté une placentite fébrile ayant évolué vers une infection congénitale néonatale avec détresse respiratoire chez le nouveau-né. Un traitement antibiotique ciblé (ampicilline chez la mère, méropénem et amoxicilline-acide clavulanique chez le nouveau-né) a permis une guérison complète. Le séquençage génomique complet des souches isolées a révélé une co-infection par deux lignées bactériennes distinctes : l'une (ST37/CC37) retrouvée chez la mère et l'enfant, proche de souches européennes, l'autre (ST378/CC19) présente uniquement dans le sang maternel et génétiquement proche d'une souche chinoise de Pékin. Toutes les souches restaient sensibles aux antibiotiques usuels, mais la souche ST378 portait un gène de virulence supplémentaire (inlP4) absent chez ST37. Ce cas, premier du genre documenté en Chine, illustre la présentation clinique parfois atypique de la listériose chez la femme enceinte et plaide pour une approche diagnostique combinant clinique, microbiologie et imagerie, ainsi que pour un recours plus systématique au séquençage génomique afin d'améliorer la surveillance de cette infection périnatale.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-12-22 · George N, Marshall D.

Résumé simplifié :

Ce cas clinique raconte l'histoire d'une femme enceinte de 29 semaines qui a développé de la fièvre, des maux de tête et des douleurs musculaires. Les médecins ont d'abord craint une méningite, mais les analyses sanguines ont révélé une infection par la bactérie Listeria monocytogenes, responsable de la listériose. Elle a été traitée avec des antibiotiques par voie intraveineuse puis orale, et s'est complètement rétablie. Son bébé est né en bonne santé par césarienne quelques semaines plus tard. Ce cas rappelle que la listériose peut ressembler à une simple grippe chez la femme enceinte, ce qui rend le diagnostic difficile mais essentiel à poser rapidement.

Résumé reformulé :

Cette étude de cas présente une patiente de 28 ans, enceinte de 29 semaines et 5 jours, ayant des antécédents médicaux complexes (asthme, hypertension chronique, hépatites B et C, trait drépanocytaire), admise pour fièvre, céphalées frontales, photophobie et myalgies diffuses. Ce tableau clinique évoquait initialement une méningite. Les hémocultures ont confirmé une infection à Listeria monocytogenes. La patiente a reçu une antibiothérapie intraveineuse (amoxicilline et gentamicine), puis un relais par benzylpénicilline en ambulatoire, avec une évolution favorable. Une IRM cérébrale n'a montré aucune atteinte neurologique, malgré la présentation initiale faisant craindre une atteinte du système nerveux central. L'accouchement s'est déroulé par césarienne en urgence à 39 semaines et 1 jour, donnant naissance à un enfant en bonne santé. Ce cas illustre la difficulté diagnostique de la listériose maternelle, dont les symptômes non spécifiques peuvent mimer des infections virales banales, soulignant l'importance d'une vigilance accrue chez les femmes enceintes présentant une fièvre inexpliquée afin de permettre un diagnostic et un traitement précoces.

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Niveau 4 — Série de caséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-12-09 · European Food Safety Authority (EFSA) | European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC).

Résumé simplifié :

Ce grand rapport européen fait le bilan des maladies transmises par les animaux et les aliments en 2024 dans 27 pays de l'UE et au Royaume-Uni (Irlande du Nord). Parmi ces maladies, la listériose arrive en quatrième position par le nombre de cas, mais elle est la plus grave : c'est elle qui entraîne le plus d'hospitalisations et le plus de décès parmi les personnes touchées. Le rapport note aussi que le nombre de cas de listériose a augmenté de façon significative au cours des cinq dernières années, comme pour d'autres infections d'origine alimentaire telles que la salmonellose ou la campylobactériose.

Résumé reformulé :

Publié conjointement par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), ce rapport annuel synthétise la surveillance des zoonoses menée en 2024 dans 27 États membres, au Royaume-Uni (Irlande du Nord) et dans huit pays non membres. Si la campylobactériose et la salmonellose restent les zoonoses les plus fréquemment rapportées chez l'humain, la listériose se classe quatrième en nombre de cas mais se distingue par sa sévérité clinique : elle présente le taux d'hospitalisation et le taux de létalité les plus élevés parmi toutes les zoonoses suivies. Les données des cinq dernières années montrent une tendance statistiquement significative à la hausse des cas de listériose, tout comme pour la campylobactériose, la salmonellose et les infections à E. coli producteurs de shigatoxines. Le rapport aborde également d'autres zoonoses (brucellose, échinococcose, trichinellose, tuberculose bovine, rage) ainsi que les toxi-infections alimentaires collectives, dont le nombre a globalement augmenté entre 2023 et 2024 malgré une baisse du nombre de décès.

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Niveau 4 — Série de cas30 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-12-01 · Palacios A, Vasser M, Madad A, Ivory S, Edwards L, Donovan D, Greenlee T, Muruvanda T, Baugher J, Nolte K, Buchholz A, Blickenstaff K, Low M, Pederson G, Huffman J, Crabtree C, Brown C, Hamel M, Kandar R, Szidonya E, Caird H, Cibulskas K, Taylor B, Taylor J, Rosa Y, Gieraltowski L, Conrad A.

Résumé simplifié :

Cette étude américaine raconte l'histoire de deux épidémies distinctes de listériose, une infection bactérienne grave, causées par des salades emballées contenant de la laitue et d'autres légumes verts. Ces deux épidémies, provenant de deux entreprises différentes, ont été découvertes en même temps en 2021 grâce à des analyses menées par les autorités sanitaires. Au total, elles ont provoqué 30 cas de maladie, 27 hospitalisations et 4 décès, étalés sur plusieurs années. Le plus surprenant est que la contamination a persisté pendant très longtemps, jusqu'à 8 ans pour l'une des deux épidémies, sans être détectée. Cela montre l'importance de surveiller régulièrement ces produits pour protéger les consommateurs.

Résumé reformulé :

Cette étude épidémiologique décrit deux épidémies génétiquement distinctes d'infections à Listeria monocytogenes, liées à des salades emballées provenant de deux entreprises différentes, investiguées simultanément en 2021 aux États-Unis. Ensemble, elles ont entraîné 30 cas de maladie, 27 hospitalisations et 4 décès sur une période de 8 ans. La première épidémie a fait l'objet de trois investigations distinctes, les cas s'étant échelonnés sur huit années, tandis que la seconde a duré cinq ans. Ces enquêtes ont abouti à des rappels de produits chez les deux fabricants concernés et illustrent la capacité de L. monocytogenes à persister durablement dans les environnements de production alimentaire. Les auteurs soulignent le rôle crucial des échantillonnages systématiques et ciblés réalisés par les partenaires étatiques, sans lesquels ces contaminations seraient probablement restées non détectées. Il s'agit des deuxième et troisième épidémies multi-états de listériose associées à des salades emballées, confirmant ce risque sanitaire récurrent.

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Niveau 4 — Série de cas9 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-11-18 · Fu X, Chen L, Chen X, Cao J, Yu H, Ye H.

Résumé simplifié :

Cette étude chinoise s'est penchée sur des cas de listériose, une infection alimentaire rare mais grave, survenue chez des femmes enceintes à Xiamen entre 2015 et 2023. Sur près de 126 000 accouchements, seulement 9 cas ont été recensés, mais les conséquences ont été lourdes : fièvre, douleurs abdominales et signes de détresse fœtale chez les mères, toutes guéries, mais avec une mortalité très élevée chez les bébés (70%). Les bactéries responsables restaient sensibles aux antibiotiques courants. Les auteurs insistent sur l'importance de détecter rapidement cette infection grâce à des signes biologiques caractéristiques, pour mieux protéger les femmes enceintes et leurs bébés.

Résumé reformulé :

Cette analyse rétrospective examine les cas de listériose associée à la grossesse survenus à Xiamen (Chine) sur une période de 9 ans (2015-2023). Avec une incidence de 7,15 cas pour 100 000 accouchements, cette infection bactérienne d'origine alimentaire reste rare mais potentiellement dévastatrice. Les symptômes maternels les plus fréquents étaient la fièvre (88,9%), les douleurs abdominales, une diminution des mouvements fœtaux et une tachycardie fœtale (66,7% chacun), accompagnés de marqueurs inflammatoires élevés (CRP, procalcitonine). L'analyse du placenta révélait systématiquement une chorioamniotite aiguë avec micro-abcès. Si toutes les mères ont survécu, le pronostic fœto-néonatal s'est avéré catastrophique : sur 10 nouveau-nés, seuls 5 ont survécu à la naissance et 3 ont finalement été guéris, soit un taux de mortalité fœto-néonatale de 70%. Les souches de Listeria monocytogenes isolées restaient sensibles aux antibiotiques de première ligne (ampicilline, pénicilline, méropénem, érythromycine, triméthoprime-sulfaméthoxazole). Cette étude souligne l'importance d'une vigilance accrue face aux signes cliniques atypiques de cette infection chez la femme enceinte, afin de permettre un diagnostic et une prise en charge rapides.

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Niveau 4 — Cas clinique4 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-10-29 · Mariños CM, Villanueva-Villegas R, Quispe-Vicuña C, Tapia GB, López-Pilco K.

Résumé simplifié :

Cette étude décrit le cas d'une femme enceinte ayant développé une détresse respiratoire aiguë grave à cause d'une infection par la bactérie Listeria monocytogenes, responsable de la listériose. Les chercheurs ont aussi passé en revue tous les cas similaires déjà publiés dans le monde, n'en trouvant que trois autres. Au total, les quatre patientes avaient entre 20 et 30 ans environ, souvent en fin de grossesse, avec fièvre et difficultés respiratoires. La plupart ont dû être hospitalisées en soins intensifs, parfois sous respiration artificielle. Toutes les mères ont survécu, mais un bébé est décédé. Cela montre que la listériose, bien que rare pendant la grossesse, peut provoquer des complications respiratoires sévères nécessitant une prise en charge rapide.

Résumé reformulé :

Ce travail combine un cas clinique et une revue systématique selon la méthode PRISMA afin de décrire la survenue d'un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) chez des femmes enceintes infectées par Listeria monocytogenes. En ajoutant leur propre observation aux trois cas déjà publiés, les auteurs ont analysé quatre patientes, d'âge moyen 26 ans, majoritairement au troisième trimestre de grossesse. Les symptômes communs incluaient fièvre et tachypnée, accompagnés parfois de douleurs abdominales, nausées, vomissements ou douleurs thoraciques. Des anomalies biologiques comme une lymphopénie et une thrombocytopénie ont été observées chez certaines patientes. Trois femmes ont nécessité une surveillance en soins intensifs et deux une ventilation mécanique. Si l'évolution maternelle a été favorable dans tous les cas, un décès fœtal a été rapporté. Les auteurs soulignent l'importance d'un diagnostic précoce, d'un traitement antibiotique adapté (ampicilline) et de l'intérêt potentiel des techniques d'oxygénation non invasive pour éviter l'intubation chez ces patientes à risque.

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Afficher aussi les 2 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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