Grossesse et issues de naissance
Femmes et enfants
Les sujets les plus étudiés
Aliments, régimes et compléments qui comptent le plus d'études sur ce problème de santé. La barre montre la part de chaque niveau de preuve, du plus solide (vert foncé) au plus faible (gris).
- Alimentation pendant la grossesse · Régime ou habitude · 68 études
- Alimentation pendant l'allaitement · Régime ou habitude · 14 études
- Myo-inositol · Nutriment ou complément · 14 études
- Listériose · Aliment · 12 études
- Poisson · Aliment · 10 études
- Mercure (poisson) · Aliment · 9 études
- Toxoplasmose · Aliment · 8 études
- Glucides (apport total) · Nutriment ou complément · 7 études
- PFAS (polluants éternels) · Aliment · 7 études
- Sel · Aliment · 7 études
- Vitamine B9 (folates) · Nutriment ou complément · 7 études
- Vitamine D · Nutriment ou complément · 7 études
- Yaourt ou lait fermenté · Aliment · 7 études
- Aliments enrichis · Régime ou habitude · 5 études
- Aspartame · Aliment · 5 études
Études scientifiques (412)
Carte des preuves
- Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 12 (3 %)
- Niveau 2 · essais randomisés : 71 (17 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 138 (33 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 120 (29 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 71 (17 %)
Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
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Europe PMC · 2026-12-01 · Rifas-Shiman SL, Aris IM, Hivert MF, Zhang M, Chavarro JE, Oken E.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 776 femmes depuis leur grossesse (fin des années 1990-2000) jusqu'à l'âge moyen, environ 20 ans plus tard. Les chercheurs ont évalué la qualité de leur alimentation pendant la grossesse grâce à trois scores diététiques (régime DASH, régime méditerranéen, indice inflammatoire). Ils ont ensuite mesuré leur santé cardiovasculaire à l'âge moyen avec un score global incluant poids, tension, sommeil, activité physique, tabac, etc. Résultat : les femmes ayant eu une alimentation plus saine pendant la grossesse avaient, deux décennies plus tard, une meilleure santé cardiovasculaire globale. Cela suggère que l'alimentation pendant la grossesse pourrait avoir une influence à long terme sur la santé du cœur et des vaisseaux.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective (Project Viva) a inclus 776 femmes évaluées pendant leur grossesse entre 1999 et 2002, puis revues en moyenne 20 ans plus tard (2017-2021). La qualité alimentaire durant la grossesse a été mesurée via trois indices validés (DASH, régime méditerranéen, indice inflammatoire alimentaire inversé) à partir de questionnaires de fréquence alimentaire. La santé cardiovasculaire à l'âge moyen a été évaluée avec le score Life's Essential 8 de l'American Heart Association, incluant des composantes comportementales et biomédicales. Après ajustement pour plusieurs facteurs sociodémographiques, une meilleure adhésion à ces trois profils alimentaires pendant la grossesse était associée à des scores de santé cardiovasculaire globaux, comportementaux et biomédicaux plus élevés à l'âge moyen. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une association entre la qualité du régime pendant la grossesse et la santé cardiovasculaire à long terme, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-10-25 · Riggioni-Saborío L, Jardí C, Cruz-Rodríguez J, Becerra-Tomás N, Arija V.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 614 mères et leurs bébés pour voir si manger des fruits et légumes frais pendant la grossesse influence la taille et le poids du nouveau-né. Résultat : plus les mères consommaient de fruits et légumes frais ensemble, plus le poids de naissance du bébé avait tendance à être élevé, avec moins de risque de poids ou de taille trop faibles à la naissance. En regardant séparément, manger plus de légumes était lié à moins de risque de petit poids, et manger plus de fruits frais à moins de risque de petite taille. Les jus de fruits n'avaient pas d'effet observé, et aucun aliment n'influençait le périmètre crânien.
Résumé reformulé :
Cette cohorte prospective a examiné, chez 614 couples mère-enfant, le lien entre la consommation de fruits frais, légumes et jus de fruits pendant la grossesse (mesurée par questionnaire alimentaire sur les trois trimestres) et les mesures anthropométriques du nouveau-né (poids, taille, périmètre crânien), évaluées selon les normes INTERGROWTH-21st. Après ajustement pour plusieurs facteurs, chaque hausse de 100 g/jour de fruits et légumes frais combinés était associée à un score-z de poids de naissance plus élevé, ainsi qu'à une réduction du risque de poids et de taille de naissance inférieurs au 10e percentile. Analysés séparément, les légumes étaient associés à un moindre risque de petit poids de naissance, tandis que les fruits frais étaient liés à un moindre risque de petite taille de naissance. Aucune association significative n'a été trouvée pour les jus de fruits, ni pour le périmètre crânien, quel que soit l'aliment considéré. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un possible rôle bénéfique de l'alimentation maternelle en fruits et légumes frais sur la croissance fœtale, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-10-20 · Gabriel C, Esteban-López M, Namorado S, Halldorsson TI, Tratnik JS, Karakoltzidis A, Schultz DR, Anastasi E, Assunção R, Pedraza-Diaz S, Castaño A, Chatzimpaloglou A, Domínguez-Morueco N, Giannadaki D, González S, Horvat M, Jacobsen E, Karakitsios S, Kolossa-Gehring M, Lucena MÁ, Nunes C, Olafsdottir K, Papaioannou N, Peres M, Cañas-Portilla AI, Martin LR, Rodríguez M, Rodríguez A, Santiago S, Thoma A, Sarigiannis D, Katsonouri A.
Résumé simplifié :
Cette étude européenne a suivi 654 femmes enceintes dans cinq pays côtiers pour voir si des conseils alimentaires harmonisés sur la consommation de poisson permettaient de réduire leur exposition au mercure, mesurée dans les cheveux. Résultat : donner ces conseils n'a pas réduit davantage le taux de mercure par rapport aux femmes qui n'avaient pas reçu ces recommandations spécifiques. On a quand même observé une légère baisse du mercure chez toutes les participantes entre le début et la fin du suivi, surtout en Espagne et au Portugal, mais cette baisse semble due à d'autres facteurs que le conseil donné, et non à l'intervention elle-même.
Résumé reformulé :
L'étude randomisée HBM4EU-MOM (2020-2022) a évalué, chez 654 femmes enceintes de cinq pays côtiers européens, l'effet d'un conseil alimentaire harmonisé visant à limiter l'exposition au mercure liée à la consommation de poisson. Le mercure total a été mesuré dans les cheveux au début et à la fin du suivi. Les niveaux de base variaient fortement selon les pays, du plus élevé au Portugal et en Espagne au plus faible à Chypre. L'analyse principale (n=600) n'a montré aucune preuve que l'intervention diététique réduisait davantage les concentrations de mercure par rapport au groupe témoin (rapport de moyennes géométriques ajusté = 1,028 ; p=0,455). Une baisse globale modeste du mercure a toutefois été observée entre les deux temps de mesure, significative en Espagne et au Portugal mais pas dans les autres pays, et ce de façon similaire dans les groupes intervention et contrôle. La proportion de femmes dépassant le seuil de référence de l'EFSA a diminué de 12,5 % à 7,5 %. Les auteurs concluent que cette baisse temporelle ne peut être attribuée au conseil harmonisé lui-même, mais reflète probablement d'autres facteurs contextuels ou comportementaux influençant l'exposition au mercure via l'alimentation pendant la grossesse.
Europe PMC · 2026-10-20 · Teo SM, Douglass A, Hébert JR, Murrin CM, Segurado R, O'Brien E, McAuliffe FM, Kelleher CC, Phillips CM.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné, chez 423 femmes enceintes en surpoids ou obèses issues de deux cohortes irlandaises, le lien entre la qualité de leur alimentation en début de grossesse et le développement du placenta. Les chercheurs ont utilisé des questionnaires alimentaires et des scores évaluant la qualité nutritionnelle, le potentiel inflammatoire et l'impact sur la glycémie. Résultat : certains aspects de l'alimentation étaient associés au poids du placenta, mais différemment selon que le bébé était un garçon ou une fille. Par exemple, une alimentation à fort potentiel antioxydant était liée à un placenta plus léger chez les garçons seulement. Ces résultats suggèrent que l'alimentation pendant la grossesse pourrait influencer le placenta différemment selon le sexe de l'enfant.
Résumé reformulé :
Cette analyse secondaire, menée sur 423 couples mère-enfant issus de deux cohortes irlandaises (Lifeways et PEARS), a exploré les associations entre l'alimentation maternelle en début de grossesse et des indicateurs placentaires (poids placentaire, ratio poids de naissance/poids placentaire) chez des femmes présentant un surpoids ou une obésité. Plusieurs scores diététiques ont été calculés à partir de questionnaires alimentaires ou de journaux alimentaires, évaluant la qualité globale du régime, son potentiel inflammatoire/antioxydant et ses caractéristiques glycémiques. Les analyses stratifiées par sexe ont révélé des associations divergentes : dans la cohorte Lifeways, un score antioxydant élevé était associé à un placenta plus léger, surtout chez les garçons. Dans PEARS, l'indice insulinémique était associé positivement au ratio poids de naissance/placenta chez les filles, tandis que l'indice inflammatoire était lié à un placenta plus lourd chez les garçons. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un possible dimorphisme sexuel dans l'influence de l'alimentation maternelle sur le développement placentaire, sans établir de lien de causalité.
Europe PMC · 2026-10-20 · Ahmad E, Dib S, Jones D, Oude Griep LM, Taylor R, Kusinski LC, Meek CL.
Résumé simplifié :
Cette étude a analysé l'alimentation de 215 femmes enceintes atteintes de diabète gestationnel, avant le début d'un essai clinique. Les chercheurs ont comparé celles qui mangeaient normalement, peu ou très peu de glucides. Les femmes qui consommaient moins de glucides (moins de 120g/jour) avaient une glycémie légèrement mieux contrôlée et des bébés avec un poids de naissance un peu plus faible, mais sans excès de petits ou gros bébés. En revanche, elles consommaient aussi moins de fibres, de vitamines et de minéraux. Les chercheurs concluent qu'il faut rester attentif à bien couvrir les besoins en micronutriments si l'on réduit les glucides pendant la grossesse.
Résumé reformulé :
Cette analyse secondaire de l'essai DiGest a examiné, chez 215 femmes enceintes atteintes de diabète gestationnel, l'association entre l'apport alimentaire en glucides (mesuré par rappel alimentaire de 24h) et divers paramètres de santé, avant toute intervention diététique. Les femmes ont été classées selon un apport standard (≥175g/jour), faible (120-175g/jour) ou très faible (<120g/jour) en glucides. Un apport très faible était associé à une consommation moindre d'énergie, de fibres et de certaines vitamines/minéraux, mais proportionnellement plus de protéines et lipides. Cet apport très faible était également lié à un temps réduit passé en hyperglycémie (mesuré par glycémie continue) et à un poids de naissance légèrement inférieur (sans différence de prévalence de bébés trop petits ou trop gros pour l'âge gestationnel). Il s'agit d'une étude observationnelle transversale (données de base avant randomisation), ne permettant pas d'établir de lien de causalité direct entre l'apport en glucides et ces résultats.
Europe PMC · 2026-10-19 · Waysbort S, Bas Lando M, Zivotofsky A, Blum A, Goldberg JL, Schimmel MS, Rottenstreich M, Sela HY.
Résumé simplifié :
Cette étude israélienne a examiné si le jeûne complet de 25 heures pratiqué pour Yom Kippour pendant la grossesse augmente le risque d'accouchement prématuré. Les chercheurs ont comparé près de 4000 accouchements survenus pendant ou juste après ce jeûne religieux à des accouchements survenus la semaine précédente, aux mêmes jours. Résultat rassurant : le jeûne n'a pas augmenté le risque de prématurité ni d'autres complications graves pour la mère ou le bébé. Les femmes ayant jeûné présentaient des signes légers de déshydratation et un travail plus court, mais aussi un peu plus de dystocie des épaules (bébé coincé à l'épaule pendant l'accouchement).
Résumé reformulé :
Cette étude rétrospective multicentrique menée à Jérusalem a évalué l'effet du jeûne religieux de 25 heures de Yom Kippour sur les issues de grossesses monofœtales à faible risque. Près de 4000 accouchements survenus pendant ou dans les deux jours suivant le jeûne ont été comparés à des accouchements de la semaine précédente, aux mêmes jours. Les taux d'accouchement prématuré (avant 37, 34, 32 et 28 semaines) étaient similaires entre les groupes, sans différence significative en analyse multivariée. Les femmes ayant jeûné présentaient des marqueurs biologiques évoquant une déshydratation modérée (hématocrite et cétones urinaires plus élevés), un travail plus court, une dilatation cervicale plus avancée, moins de recours à la péridurale et moins de chorioamniotite, mais un taux plus élevé de dystocie des épaules. Ces résultats suggèrent que le jeûne de Yom Kippour n'augmente pas le risque de complications majeures pour les grossesses à faible risque, bien que des études complémentaires soient nécessaires pour les grossesses à haut risque.
Europe PMC · 2026-10-15 · Klas C, De Carvalho NS.
Résumé simplifié :
Cette revue a examiné quatre études sérieuses menées chez des femmes enceintes ayant pris des probiotiques par voie orale (contenant la bactérie Lactobacillus rhamnosus) pour prévenir les infections vaginales et les accouchements prématurés. Aucun effet indésirable grave n'a été observé, ce qui confirme que ces compléments sont sûrs pendant la grossesse. Cependant, aucune étude n'a montré d'effet significatif pour réduire les infections vaginales ou les naissances prématurées. Une étude a tout de même observé une diminution de certains champignons responsables d'infections et une augmentation des bonnes bactéries après un traitement antifongique combiné aux probiotiques. Les auteurs concluent que les probiotiques seuls ne suffisent pas, mais pourraient être utiles associés à d'autres traitements.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a analysé quatre essais randomisés contrôlés par placebo évaluant l'efficacité et la sécurité des probiotiques oraux (tous à base de Lactobacillus rhamnosus) chez des femmes enceintes, dans le but de prévenir les vulvovaginites et l'accouchement prématuré. Aucun événement indésirable grave n'a été rapporté, suggérant une bonne tolérance pendant la grossesse. Néanmoins, aucune des études n'a démontré d'effet statistiquement significatif sur la prévention des infections vaginales ou des naissances prématurées. Une étude a toutefois révélé une réduction de la présence de Candida albicans et Candida glabrata, ainsi qu'une augmentation des lactobacilles bénéfiques, lorsque les probiotiques étaient utilisés après un traitement antifongique. L'étude la plus large a observé une tendance, non significative, vers une réduction des naissances prématurées chez les femmes présentant une vaginose bactérienne intermédiaire asymptomatique. Les auteurs concluent que les probiotiques oraux seuls ne constituent pas un traitement efficace, mais que des approches combinées, une administration vaginale, ou des souches spécifiques pourraient offrir de meilleurs résultats, nécessitant des recherches complémentaires.
Europe PMC · 2026-10-14 · Sun H, Mou Y, El Marroun H, Bos D, Jansen PW.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi près de 3000 couples mère-enfant pour voir si manger plus ou moins de produits végétaux pendant la grossesse ou l'enfance influence le cerveau et l'intelligence des adolescents. Résultat : quand la mère mange de façon saine et végétale pendant la grossesse, son enfant a un meilleur score de QI plus tard. Quand l'enfant lui-même suit une alimentation végétale saine vers 8 ans, son cerveau est plus volumineux et certaines capacités verbales sont meilleures. À l'inverse, une alimentation végétale «malsaine» (riche en sucre, féculents raffinés) est liée à un cerveau plus petit et à un QI plus faible.
Résumé reformulé :
À partir de la cohorte prospective Generation R, les chercheurs ont analysé l'alimentation de près de 3000 mères durant la grossesse et de leurs enfants à 8 ans, via des indices de régime à base de plantes (global, sain, malsain). Ils ont ensuite étudié les liens avec l'imagerie cérébrale (10-14 ans) et les performances cognitives à 14 ans. Après ajustement pour le niveau socio-économique et le mode de vie, un régime végétal sain maternel était associé à un QI plus élevé chez l'enfant, tandis qu'un régime végétal sain pendant l'enfance était lié à un volume cérébral plus important et à de meilleures capacités verbales. Inversement, un régime végétal malsain maternel était associé à un volume cérébral plus petit et un QI plus bas. Ces associations, observationnelles, suggèrent un lien entre qualité de l'alimentation végétale et développement cérébral, sans établir de causalité directe.
Europe PMC · 2026-10-13 · Zhang Y, Gong Z, Yu M, Gao Y.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 11 essais cliniques, soit plus de 1200 femmes enceintes atteintes de diabète gestationnel. Les chercheurs ont comparé un régime à faible index glycémique (qui privilégie les aliments faisant moins grimper la glycémie) à un régime diabétique classique. Résultat : le régime à faible index glycémique permet de mieux contrôler la glycémie à jeun et après les repas, réduit l'hémoglobine glyquée et la résistance à l'insuline. Il diminue aussi le risque de prise de poids excessive pendant la grossesse et améliore la santé des nouveau-nés à la naissance.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a combiné les données de 11 essais randomisés contrôlés (1209 participantes) pour évaluer l'efficacité des régimes à faible index glycémique (LGI) chez des femmes atteintes de diabète gestationnel, en comparaison avec un régime diabétique conventionnel. Les résultats montrent que l'alimentation LGI améliore significativement plusieurs marqueurs glycémiques : glycémie à jeun, glycémie postprandiale à 2 heures, taux d'HbA1c et résistance à l'insuline. Par ailleurs, ce type de régime est associé à une incidence réduite de prise de poids gestationnelle excessive et à de meilleurs résultats néonataux. Les auteurs soulignent toutefois la nécessité d'études complémentaires de plus grande ampleur et de meilleure qualité méthodologique pour consolider ces conclusions, notamment en raison de l'hétérogénéité potentielle entre les essais inclus.
Europe PMC · 2026-10-12 · Gurung M, Chandrashekar R, Thomson JL, Landry AS, Read QD, Martinez AE, Andres A, Yeruva L.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a suivi des femmes enceintes pour voir si manger du fromage ou du yaourt pendant la grossesse avait un lien avec leur prise de poids, le poids du bébé à la naissance, et la composition du microbiote intestinal de la mère et de l'enfant. En moyenne, les participantes consommaient assez peu de ces aliments (63 grammes par jour). Les femmes qui en mangeaient davantage avaient tendance à avoir un poids plus sain avant la grossesse et une meilleure qualité d'alimentation globale. En revanche, aucun lien n'a été trouvé avec la prise de poids pendant la grossesse ou avec le risque d'avoir un gros bébé. Un seul changement mineur a été observé dans le microbiote du bébé à 6 mois.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte américaine (GLOWING) a examiné la consommation de produits laitiers fermentés, fromage et yaourt, chez des femmes enceintes, à partir de relevés alimentaires sur trois jours réalisés à six visites durant la grossesse. Les chercheurs ont évalué les liens entre cette consommation et la prise de poids gestationnelle, la macrosomie (poids de naissance supérieur à 4000 g), ainsi que la composition du microbiote intestinal maternel et infantile, mesurée par séquençage génétique à différents moments de la grossesse et pendant la première année de vie du nourrisson. La consommation moyenne de ces aliments était modeste, environ 63 g par jour. Une consommation plus élevée était associée à un poids plus sain en début de grossesse et à une meilleure qualité d'alimentation globale, mais aucune association significative n'a été trouvée avec la prise de poids gestationnelle ou la macrosomie. Sur le plan du microbiote, seule une légère diminution d'un groupe bactérien (Bacteroidetes) a été observée chez les nourrissons de 6 mois dont les mères consommaient davantage de ces aliments. Les auteurs soulignent que la faible variété et quantité de produits fermentés consommés dans cette cohorte limite la portée de ces résultats, et appellent à des études plus larges pour mieux cerner ces associations.
Europe PMC · 2026-10-10 · Hamad NA, Hassan Al-Alouci MM, Zaidan SA.
Résumé simplifié :
Cette étude irakienne a examiné 150 femmes enceintes ayant eu une fausse couche, un enfant mort-né ou un accouchement prématuré, afin de rechercher la bactérie Listeria monocytogenes, responsable de la listériose. Cette bactérie a été retrouvée chez 18 femmes sur 150, surtout en cas de fausse couche spontanée. Près de 29% des participantes avaient consommé des produits laitiers non pasteurisés, et la plupart des cas sont survenus en hiver. Les chercheurs ont aussi analysé en détail le génome complet d'une des bactéries, révélant plusieurs gènes qui la rendent plus dangereuse. Cette étude confirme le lien entre cette bactérie et des complications graves de la grossesse.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale prospective, menée en Irak auprès de 150 femmes enceintes présentant une fausse couche spontanée, une mort fœtale in utero ou un accouchement prématuré, visait à évaluer le rôle de Listeria monocytogenes dans ces complications obstétricales. La bactérie a été isolée chez 12% des participantes (18/150), avec une prévalence plus élevée parmi les cas de fausse couche spontanée (14,3%). Les analyses PCR ont révélé la présence systématique de plusieurs gènes de virulence (hlyA, actA, inlA) dans tous les isolats, et du gène inlB dans les deux tiers d'entre eux. Un isolat représentatif a fait l'objet d'un séquençage complet du génome, confirmant un profil génétique (ST1/CC1) porteur de multiples déterminants de virulence et de résistance aux antimicrobiens. Sur le plan épidémiologique, près de 29% des femmes rapportaient une consommation de produits laitiers non pasteurisés, et la majorité des cas positifs sont survenus en hiver. Les auteurs soulignent toutefois que les résultats génomiques, basés sur un seul isolat séquencé, ne peuvent être généralisés à l'ensemble des souches circulant en Irak, et appellent à des études génomiques plus larges.
Europe PMC · 2026-10-10 · Ammundsen AA, Krak E, Schmidt P, Halldórsson TI, Mølgaard C, Vaag AA, Nørgaard K, Carlsen EM, Brøns C, Renault KM.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 231 femmes enceintes en situation d'obésité pour voir si leur alimentation influençait les os de leur bébé. Les chercheurs ont mesuré l'apport en calcium et en protéines par questionnaire alimentaire, en début et fin de grossesse, puis ont évalué la densité osseuse des bébés juste après la naissance. Résultat : les bébés dont les mères mangeaient le moins de calcium en début de grossesse avaient des os un peu moins denses. À l'inverse, un apport modéré en protéines (ni trop faible ni trop élevé) était associé à des os plus denses chez le bébé. Ces liens n'ont été observés qu'en début de grossesse, pas en fin.
Résumé reformulé :
Dans cette étude observationnelle portant sur 231 couples mère-nouveau-né (mères en situation d'obésité), les chercheurs ont examiné si l'apport alimentaire en calcium et en protéines pendant la grossesse (évalué par questionnaires de fréquence alimentaire aux semaines 11-14 et 36-37) était associé à la densité minérale osseuse (aBMD) du nouveau-né, mesurée par absorptiométrie biphotonique dans les 48h suivant la naissance. Les nouveau-nés dont les mères avaient l'apport calcique le plus faible en début de grossesse présentaient une densité osseuse 4,1% plus basse que ceux du quartile le plus élevé. Un apport protéique modéré (15,1-17,1% de l'énergie totale) était associé à une densité osseuse 6,2% supérieure comparé à un apport inférieur à 15%. Aucune association significative n'a été retrouvée pour les apports en fin de grossesse ni pour le statut maternel en vitamine D. Ces résultats suggèrent un rôle possible du calcium et des protéines en début de grossesse sur la minéralisation osseuse du nouveau-né, sans établir de lien de causalité directe.
Europe PMC · 2026-10-09 · Sousa KA, Mumberger ALS, Sarrazin SLF, Silva LAD, Oliveira RB.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 13 recherches menées auprès de populations amazoniennes traditionnelles, qui consomment beaucoup de poisson. Le poisson peut contenir du mercure, un métal toxique. Les chercheurs ont constaté que ce mercure passe de la mère au bébé, pendant la grossesse et par l'allaitement. Mais de façon surprenante, cela n'a pas montré d'effet négatif clair sur la croissance ou le développement du cerveau des enfants. Les bienfaits nutritionnels du poisson pourraient compenser les risques du mercure, ou d'autres facteurs sociaux joueraient un rôle plus important. Ces résultats montrent qu'il faut continuer à surveiller cette exposition chez les mères et leurs enfants.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a analysé 13 études observationnelles (cohortes et études transversales) publiées entre 1998 et 2022, portant sur l'exposition au mercure chez des populations amazoniennes traditionnelles fortement consommatrices de poisson, source majeure de contamination mercurielle. Les résultats confirment un transfert du mercure de la mère au fœtus via le placenta et au nourrisson via le lait maternel, avec une corrélation constante entre les niveaux de contamination maternels et fœtaux. Toutefois, aucun effet significatif sur la croissance ou le neurodéveloppement des enfants n'a été observé dans ces études. Les auteurs suggèrent que les bénéfices nutritionnels de la consommation de poisson pourraient atténuer les effets toxiques du mercure, ou que des déterminants sociaux auraient une influence plus marquée que l'exposition chimique elle-même. Ils soulignent cependant que des biais méthodologiques liés à ces facteurs sociaux pourraient avoir masqué une toxicité réelle. L'étude appelle à un suivi continu de la dyade mère-enfant dans cette région.
Europe PMC · 2026-10-08 · Dailey-Chwalibóg T, Mertens A, Fehr K, Shu CH, Jauhal A, Manus MB, Deng L, Toe LC, Muhammed A, Pasha A, Shafiq Y, Iqbal N, Khan W, Nisar MI, Baxter JB, Beggs MR, Sundararaman N, Van Eyk JE, Bode L, Hubbard A, Lagerborg KA, Jain M, Hampel D, Shahab-Ferdows S, Allen LH, Lachat C, DeBoer MD, Jehan F, Aghaeepour N, Shenhav L, McDermid JM, Azad MB.
Résumé simplifié :
Cette étude a analysé le lait maternel de femmes participant à trois essais cliniques menés au Burkina Faso, au Pakistan et en Tanzanie. Les chercheurs ont testé l'effet de compléments nutritionnels (protéines, énergie, vitamine B3) donnés aux mères qui allaitent. Résultat : ces compléments augmentent la quantité de vitamines B dans le lait, mais n'influencent pas beaucoup les autres composants comme les graisses ou les sucres, le corps de la mère régulant naturellement ces éléments. Chez les enfants les plus mal nourris, ces compléments ont aussi amélioré leur croissance. Cela suggère qu'il est utile de continuer à soutenir l'alimentation des mères même après l'accouchement.
Résumé reformulé :
Cette recherche combine les données de trois essais randomisés (Burkina Faso, Pakistan, Tanzanie) pour étudier comment la nutrition maternelle pendant l'allaitement influence la composition du lait humain. Des suppléments énergético-protéiques équilibrés ou de la nicotinamide donnés aux mères allaitantes ont augmenté les teneurs en vitamines B du lait, tandis que les macronutriments, oligosaccharides, protéines bioactives et le microbiome restaient relativement stables, suggérant une régulation physiologique protectrice. Des analyses métabolomiques et protéomiques ont révélé des changements dans les métabolites liés aux vitamines et les profils de triglycérides. Chez un sous-groupe de l'essai MISAME-III, des changements concordants ont été observés dans le sang des mères et des nourrissons. La supplémentation postnatale a amélioré la croissance infantile uniquement dans la cohorte la plus défavorisée nutritionnellement, ce qui plaide pour prolonger le soutien nutritionnel maternel pendant la période d'allaitement.
Europe PMC · 2026-10-08 · Dubinsky EP, Avnon T, Shaham S, Shiff YE, Yogev Y, Anbar R.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé l'alimentation de 54 femmes enceintes véganes à celle de femmes non véganes. Les véganes consommaient moins de protéines, de calcium, de vitamine B12, de vitamine D, de DHA (oméga-3) et de choline, mais plus de fibres, de fer et de folate. Les chercheurs ont observé que les bébés de mères véganes avaient plus souvent un poids de naissance trop faible pour leur âge gestationnel (SGA). Un apport protéique plus faible, et notamment une composition particulière en acides aminés (comme la leucine), semblait lié à ce risque accru. L'étude souligne l'importance d'un suivi nutritionnel attentif pendant une grossesse végane.
Résumé reformulé :
Cette analyse secondaire d'une étude observationnelle prospective a comparé les apports nutritionnels de 54 femmes enceintes véganes à ceux de 176 femmes non véganes, via un questionnaire de fréquence alimentaire au troisième trimestre. Les véganes présentaient un apport protéique significativement plus faible (60 vs 82 g/jour) et des apports réduits en calcium, vitamine B12, vitamine D, DHA et choline, mais des apports plus élevés en glucides, fibres, folate et fer. Un pourcentage protéique plus élevé était associé à un risque réduit de petit poids pour l'âge gestationnel (SGA). Une analyse par arbre de régression a identifié la proportion de leucine dans les protéines comme variable discriminante du poids de naissance, avec un écart moyen de 267 g selon un seuil donné. Ces résultats, de nature associative, suggèrent que la quantité et la composition en acides aminés des protéines consommées pourraient jouer un rôle dans la croissance fœtale chez les femmes véganes, sans établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-10-08 · Yoseph A, Mussie L, Belayneh M, Guillen-Grima F.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé, chez des femmes enceintes anémiées d'Éthiopie, l'effet de manger chaque jour pendant six mois un pain plat à base d'amarante et de pois chiche, comparé à un pain plat classique à base de maïs. Les chercheurs ont mesuré leur tour de bras, leur indice de masse corporelle et leur prise de poids pendant la grossesse. Les femmes ayant mangé le pain à l'amarante ont montré de meilleurs résultats sur ces trois mesures, signe d'un meilleur état nutritionnel. Aucun effet indésirable grave n'a été observé. Cela suggère que ce type de pain pourrait aider à améliorer la nutrition des femmes enceintes dans les régions où la nourriture est limitée.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé en grappes, mené de septembre 2024 à février 2025 dans le district de Hawela Lida (sud de l'Éthiopie), a évalué l'effet d'un pain plat enrichi en amarante et pois chiche (200 g/jour pendant six mois) sur l'état nutritionnel de femmes enceintes présentant une anémie légère à modérée, comparé à un pain plat traditionnel à base de maïs. Sur 306 participantes incluses avant 12 semaines de grossesse, 293 ont terminé le suivi. À la fin de l'étude, le groupe ayant consommé le pain à l'amarante présentait un tour de bras moyen, un indice de masse corporelle et une prise de poids gestationnelle significativement plus élevés que le groupe témoin, après ajustement sur divers facteurs individuels et communautaires. Ces améliorations se sont révélées cohérentes dans les différents sous-groupes analysés, sans effet indésirable grave rapporté. Les auteurs concluent que l'intégration de ce pain traditionnel à base d'amarante dans l'alimentation des femmes enceintes pourrait constituer une stratégie nutritionnelle durable dans des contextes à ressources limitées, bien que ces résultats méritent d'être confirmés par d'autres recherches.
Europe PMC · 2026-10-05 · Woolf EK, Falkenhain K, Flanagan EW, Altazan AD, Cabre HE, Kebbe M, Kracht CL, Hsia DS, Apolzan JW, Redman LM.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé un programme numérique destiné à aider des femmes enceintes à faible revenu à mieux manger pendant leur grossesse. En plus de l'aide alimentaire habituelle (programme WIC), certaines femmes ont reçu des conseils en ligne, du matériel de cuisine et des recettes. Résultat : les femmes suivant ce programme n'ont pas augmenté leurs apports caloriques en fin de grossesse, contrairement aux autres qui ont mangé plus de calories, de graisses et de glucides. Elles ont aussi mangé plus de protéines. Cependant, ces changements alimentaires n'ont pas été directement liés à la prise de poids pendant la grossesse.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé a évalué, chez 351 femmes enceintes à faible revenu inscrites au programme WIC en Louisiane, les effets d'une intervention eHealth multicomposante (éducation nutritionnelle, matériel de cuisine, recettes) ajoutée aux services WIC classiques, comparée aux services WIC seuls. L'apport alimentaire a été mesuré par rappels de 24h et l'indice HEI-2020 en début et fin de grossesse. Le groupe intervention a maintenu un apport énergétique stable, tandis que le groupe témoin a augmenté son apport calorique de 263 kcal/jour, créant une différence significative de -306 kcal/jour entre les groupes. L'intervention a également entraîné une augmentation de la part de protéines et une diminution des apports en lipides et glucides par rapport au groupe témoin. Toutefois, ces modifications alimentaires n'étaient pas associées de façon significative à la prise de poids gestationnelle, suggérant que d'autres facteurs interviennent dans cette relation.
Europe PMC · 2026-10-05 · Notario Barandiaran L, Diaz Coto S, Martinez Camblor P, Martínez-Graciá C, Suárez-Martínez C, Santaella-Pascual M, Prieto-Sánchez MT, Sánchez-Ferrer ML, Morales E, Karagas MR, Signes-Pastor AJ, of the NELA Study Group.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont étudié l'alimentation de 595 femmes enceintes à l'aide d'un questionnaire détaillé, puis ont comparé deux façons d'analyser leur régime : des scores de qualité connus (type méditerranéen ou « planète-santé ») et une méthode qui regroupe les femmes selon leurs habitudes réelles observées. Un groupe spécifique, mangeant beaucoup de légumes, tubercules, légumineuses et produits laitiers, a été associé à une prise de poids plus faible pendant la grossesse et à un poids de naissance plus élevé du bébé. Les deux méthodes d'analyse ne donnaient pas les mêmes résultats, montrant qu'elles captent des aspects différents de l'alimentation.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective (NELA, n=595 dyades mère-enfant) a analysé l'alimentation maternelle à 19-22 semaines de grossesse via un questionnaire de fréquence alimentaire validé. Les chercheurs ont comparé deux indices de qualité alimentaire préétablis (score méditerranéen rMED et indice Planetary Health Diet) à une classification empirique des régimes réels, obtenue par analyse en composantes principales et classification hiérarchique, identifiant cinq profils alimentaires. Un cluster riche en légumes, tubercules, légumineuses et produits laitiers (deuxième meilleure adhésion aux indices) était associé, après ajustement, à une prise de poids gestationnelle plus faible (-1,28 kg) et à un poids de naissance plus élevé (+134,4 g) comparé au cluster de meilleure adhérence, sans effet sur le périmètre crânien. Aucune association significative n'a été observée pour les indices a priori seuls. La concordance entre les deux approches méthodologiques était faible (kappa=0,24), suggérant qu'elles apportent des informations complémentaires sur l'alimentation pendant la grossesse.
Europe PMC · 2026-10-04 · Trasande L, Nelson ME, Alshawabkeh A, Barrett ES, Buckley JP, Dabelea D, Dunlop AL, Herbstman JB, Meeker JD, Naidu M, Newschaffer C, Padula AM, Romano ME, Ruden DM, Sathyanarayana S, Schantz SL, Starling AP, Etzel TM, ECHO Cohort Consortium.
Résumé simplifié :
Le DINCH est un substitut des phtalates de plus en plus utilisé dans les plastiques souples, notamment pour l'emballage alimentaire. Des chercheurs ont suivi des milliers de femmes enceintes aux États-Unis pour voir si l'exposition à cette substance, mesurée dans leurs urines, avait un lien avec la santé de leur bébé à la naissance. Résultat : plus la quantité de DINCH était élevée, surtout au troisième trimestre de grossesse, plus les bébés avaient tendance à naître avec un poids et une taille légèrement inférieurs à la moyenne. En revanche, la durée de la grossesse n'était pas affectée. Ces résultats restent à confirmer par d'autres études.
Résumé reformulé :
Cette étude s'appuie sur une large cohorte américaine regroupant vingt-deux cohortes de couples mère-enfant afin d'examiner le lien entre l'exposition prénatale au DINCH, un substitut des phtalates traditionnels, et plusieurs paramètres de naissance. Les chercheurs ont mesuré les métabolites du DINCH dans les urines des femmes enceintes à différents trimestres. Ils ont observé qu'une concentration urinaire moyenne plus élevée de DINCH durant la grossesse était associée à une diminution de la longueur, du poids de naissance et du score de poids ajusté à l'âge gestationnel, sans toutefois influencer la durée de la grossesse elle-même. Par exemple, une multiplication par dix du métabolite MCOCH était associée à une baisse moyenne d'environ 27 grammes du poids de naissance. Les associations apparaissaient plus marquées pour une exposition survenue au troisième trimestre. Les auteurs soulignent que ces résultats, de nature observationnelle, nécessitent d'être approfondis par des études prenant en compte l'exposition conjointe à d'autres phtalates et leurs alternatives, ainsi que des mesures répétées tout au long de la grossesse.
Motif : réseau clairsemé, preuves indirectes limitées, intervalles de confiance larges, résultats qualifiés d'exploratoires par les auteurs
Europe PMC · 2026-10-02 · El-Khouly MA, Mahgoub MM, Abd-Elkareem ME, El-Bayaa NM, Farouk JM, Fouad MM, Salah HM, Saad AK, Al-Azab M, Mohamed RA, Dahshan K, Abouda DA.
Résumé simplifié :
Cette étude a combiné les résultats de 8 essais cliniques, portant sur plus de 4000 femmes enceintes à risque, pour comparer trois traitements possibles contre la prééclampsie (une complication grave de la grossesse) : les statines, la metformine et la vitamine D. Les chercheurs ont constaté que la vitamine D prise en complément à fortes doses (4000 UI par jour ou 60000 UI par mois) semblait associée à un risque plus faible de prééclampsie que le placebo. Cependant, les auteurs insistent sur le fait que les données sont encore limitées et peu solides, et que ces résultats doivent être confirmés par de nouvelles études avant de changer les recommandations médicales.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse en réseau a comparé l'efficacité de trois interventions pharmacologiques et nutritionnelles (statines, metformine, vitamine D) pour prévenir la prééclampsie chez des femmes enceintes à haut risque, à partir de 8 essais randomisés incluant 4078 participantes. La supplémentation orale en vitamine D à fortes doses, notamment 4000 UI/jour (RR 0,21 ; IC95 % 0,06-0,72) et 60000 UI/mois (RR 0,36 ; IC95 % 0,19-0,70), était associée aux risques estimés les plus faibles de prééclampsie par rapport au placebo, avec des différences absolues de risque d'environ 6 à 8 %. Des tendances favorables ont aussi été observées pour les naissances prématurées et les faibles poids de naissance, mais les estimations restaient imprécises. Les données concernant les statines et la metformine étaient incohérentes et peu concluantes. Les auteurs soulignent que ces résultats, issus de réseaux de preuves peu étoffés et hétérogènes, sont de faible niveau de certitude et doivent être considérés comme exploratoires, nécessitant des essais de plus grande ampleur avant toute application clinique.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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