Repas en famille ou seul
Configuration sociale du repas, pris en compagnie d'autres personnes (famille, foyer, collègues) ou en solitaire. La commensalité désigne le fait de partager un repas, pratique étudiée selon la fréquence, le contexte et la composition du foyer. S'oppose à la prise alimentaire isolée, de plus en plus fréquente dans les sociétés contemporaines.
Études scientifiques (13)
Carte des preuves
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 1 (8 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 12 (92 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Dépression et anxiété | 6 | · | · | · | 6 | · |
| Obésité et poids | 2 | · | · | · | 2 | · |
| Diabète de type 2 | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Déclin cognitif et démence | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Troubles du neurodéveloppement (autisme, TDAH) | 1 | · | · | 1 | · | · |
Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux
Trier : plus récentes d'abord · plus anciennes d'abordExporter ces études : tableau de preuves (Excel) · importer dans Zotero, EndNote ou Mendeley
Europe PMC · 2026-10-11 · Bi X, Qiao F, Shen Q, Zhou J, Wang A.
Résumé simplifié :
Cette étude coréenne a d'abord montré que les troubles anxieux augmentent depuis 30 ans, surtout chez les femmes et les adultes actifs. Ensuite, les chercheurs ont examiné chez plus de 16 000 adultes le lien entre habitudes de repas et anxiété (mesurée par un questionnaire). Résultat : les personnes qui sautent souvent le petit-déjeuner, le déjeuner ou le dîner, qui mangent seules, ou qui ne mangent presque jamais au restaurant, présentent plus souvent des symptômes d'anxiété. Ces liens sont des associations observées à un instant donné, pas des preuves de cause à effet.
Résumé reformulé :
Cette recherche combine deux approches. D'une part, les données mondiales GBD (1990-2021) montrent une hausse continue de l'incidence et des DALY liés aux troubles anxieux en Corée du Sud, plus marquée chez les femmes et les adultes en âge de travailler. D'autre part, une analyse transversale de l'enquête KNHANES (2022-2024, n=16 272) a étudié les associations entre comportements alimentaires et symptômes anxieux probables (score GAD-7 ≥10). Les résultats indiquent que la prise irrégulière du petit-déjeuner, du déjeuner et du dîner (avec une relation dose-dépendante pour le déjeuner et le dîner), le fait de manger seul, la combinaison repas peu fréquents/isolement, et le fait de ne presque jamais manger à l'extérieur sont associés à une probabilité accrue de symptômes anxieux. Ces associations, de nature observationnelle, ne permettent pas d'établir une causalité et nécessitent des études longitudinales de confirmation.
Europe PMC · 2026-09-23 · Monroe-Lord L, Ardakani A, Asongwed E, Wakefield D, Jeffery T, Jackson P, Beza E.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 251 familles hispaniques (parents et adolescents de 10 à 17 ans) pour comprendre ce qui influence la fréquence des repas en famille, et si manger plus souvent ensemble améliore l'alimentation des ados. Les parents plus âgés ou mariés organisaient plus de repas familiaux. Des styles parentaux plus chaleureux et impliqués (écoute, encouragement, surveillance) étaient aussi liés à des repas en famille plus fréquents. En revanche, le nombre de repas pris ensemble n'était pas associé à une meilleure consommation de fruits, légumes, céréales, protéines ou produits laitiers chez les adolescents.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale par questionnaire en ligne a porté sur 251 dyades parent-adolescent hispaniques aux États-Unis, afin d'examiner les liens entre caractéristiques sociodémographiques, styles parentaux généraux, pratiques alimentaires parentales, fréquence des repas familiaux et apport alimentaire des adolescents. Les résultats montrent que les parents plus âgés et mariés rapportaient des repas familiaux plus fréquents. Après ajustement, une fréquence plus élevée de repas en famille était associée à davantage de réactivité, d'implication, d'attentes, de surveillance et d'encouragement parental envers l'alimentation. Toutefois, aucune association significative n'a été observée entre la fréquence des repas familiaux et l'apport des adolescents en produits laitiers, fruits, céréales, protéines ou légumes. Les auteurs concluent que les repas familiaux sont étroitement liés à des pratiques parentales favorables, indépendamment du contexte sociodémographique, mais qu'ils ne semblent pas, à eux seuls, déterminer la qualité nutritionnelle de l'alimentation des adolescents dans cet échantillon.
Europe PMC · 2026-07-21 · Baek SU, Yoon JH.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé plus de 23 000 adultes en Corée du Sud sur le fait de vivre seul ou avec d'autres, et de manger seul ou accompagné aux repas. Les chercheurs ont aussi mesuré les symptômes dépressifs de chacun. Résultat : les personnes qui mangent seules ont presque deux fois plus de risque de présenter des symptômes dépressifs que les autres. De plus, une partie du lien entre vivre seul et déprime semble s'expliquer par le fait de manger seul. Autrement dit, ce n'est pas tant la solitude en elle-même que l'habitude de prendre ses repas sans compagnie qui pourrait jouer un rôle dans le mal-être.
Résumé reformulé :
À partir d'un échantillon représentatif de 23 066 adultes sud-coréens, cette étude a examiné les liens entre le fait de vivre seul, de manger seul (petit-déjeuner, déjeuner ou dîner) et la présence de symptômes dépressifs, évalués via le questionnaire PHQ-9. La prévalence des symptômes dépressifs était plus élevée chez les personnes vivant seules (10,6 %) que chez celles vivant avec d'autres (4,7 %). L'association totale entre repas pris en solitaire et symptômes dépressifs était forte (OR = 1,94 ; IC95 % : 1,62-2,35). Les analyses de médiation suggèrent qu'une partie substantielle du lien entre le fait de vivre seul et la dépression passe par l'habitude de manger seul (OR indirect = 1,36 ; IC95 % : 1,24-1,51). Étant donné le caractère transversal de l'étude, ces résultats ne permettent pas d'établir de causalité ; des études longitudinales sont nécessaires pour confirmer l'ordre temporel des associations observées.
Europe PMC · 2026-07-14 · Broto-Puig J, Latorre-Millán M, Penelo E, Bach-Faig A, Sánchez-Carracedo D.
Résumé simplifié :
Cette étude espagnole a interrogé plus de 1000 adolescents de 11 à 16 ans sur leur ressenti vis-à-vis de leur poids, leur qualité de vie et leurs habitudes de repas en famille. Les résultats montrent que les jeunes qui intériorisent négativement les stéréotypes liés au poids ont une moins bonne qualité de vie. En revanche, manger plus souvent et dans de bonnes conditions avec sa famille semble atténuer cet effet négatif, mais cette protection diminue chez les adolescents les plus affectés par la stigmatisation du poids. Les repas en famille pourraient donc jouer un rôle protecteur, surtout en prévention précoce.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 1016 adolescents espagnols (11-16 ans) a examiné les liens entre l'intériorisation de la stigmatisation liée au poids (WBI), la qualité de vie liée à la santé (HRQoL) et les repas familiaux, via des questionnaires validés et des mesures anthropométriques objectives. Les analyses montrent qu'une WBI plus faible ainsi qu'une fréquence et une qualité plus élevées des dîners familiaux sont associées à une meilleure qualité de vie sur plusieurs dimensions. Par ailleurs, les repas en famille modèrent l'effet négatif de la WBI sur deux facteurs de qualité de vie, suggérant un effet tampon d'un environnement familial soutenant. Toutefois, cette protection s'affaiblit nettement chez les adolescents présentant les niveaux les plus élevés de WBI, ce qui souligne l'importance d'une prévention précoce et la nécessité d'approfondir ces résultats, de nature observationnelle, par d'autres études.
Europe PMC · 2026-07-13 · Chen M, Froidevaux NM, Bai S, Agans JP.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 166 familles américaines (parent et adolescent) pour voir si manger souvent en famille le soir est lié au bien-être des jeunes. Résultat : plus les dîners en famille sont fréquents, moins les adolescents présentent de symptômes dépressifs, et plus ils montrent de signes de développement positif (confiance, compétences sociales, etc). Mais ce lien ne s'explique pas seulement par la fréquence des repas : c'est surtout la qualité du climat familial pendant ces moments partagés - cohésion et absence de conflits - qui explique ce bénéfice. Autrement dit, manger ensemble aide, mais bien manger ensemble (dans une ambiance positive) aide encore plus.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a examiné, chez 166 dyades parent-adolescent aux États-Unis, les liens entre la fréquence des dîners en famille, la qualité de l'environnement familial (cohésion, conflits) et deux indicateurs de bien-être chez les jeunes : symptômes dépressifs et développement positif. Grâce à un modèle structurel combinant les perspectives des parents et des adolescents, les auteurs montrent qu'une fréquence plus élevée de repas familiaux est associée à moins de symptômes dépressifs et à un développement positif plus marqué. Surtout, cette association s'explique en grande partie par la cohésion familiale et le niveau de conflit au sein du foyer, qui jouent un rôle médiateur. Les résultats suggèrent que ce n'est pas seulement la fréquence des repas partagés qui compte, mais aussi et surtout la qualité des interactions familiales durant ces moments, nuance importante pour toute recommandation visant à promouvoir les repas en famille. L'étude étant corrélationnelle, elle ne permet pas d'établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-07-02 · Hu X, Wang Z, Xue H, Guo N.
Résumé simplifié :
Cette étude chinoise a suivi plus de 3700 observations d'adolescents de 10 à 16 ans entre 2016 et 2022 pour voir si manger souvent en famille est lié à de meilleures compétences sociales et émotionnelles. Les résultats montrent que les jeunes qui partagent plus souvent des repas avec leur famille semblent un peu plus agréables, plus extravertis et plus stables émotionnellement. Le lien avec le sens des responsabilités est plus faible, et aucun lien n'a été trouvé avec l'ouverture d'esprit. Ces effets sont modestes et varient selon le milieu (rural/urbain) et le niveau social de la famille.
Résumé reformulé :
À partir des données longitudinales du China Family Panel Studies (2016-2022), cette étude a examiné, chez 3727 observations d'adolescents chinois âgés de 10 à 16 ans, le lien entre la fréquence des repas pris en famille et cinq indicateurs proxy de compétences sociales et émotionnelles. Des modèles de régression (MCO), complétés par un appariement sur score de propension et des analyses par sous-groupes, ont montré des associations positives entre la fréquence des repas familiaux et l'agréabilité, l'extraversion et la stabilité émotionnelle, une association plus faible pour le caractère consciencieux, et aucune association significative pour l'ouverture d'esprit. Les analyses d'interaction suggèrent des différences selon le niveau scolaire, le milieu de résidence et le statut socioéconomique, avec des associations parfois plus marquées chez les adolescents ruraux ou de milieu défavorisé, bien que ces résultats restent à confirmer. Globalement, les repas familiaux réguliers apparaissent comme un contexte d'interaction familiale modestement associé à certains aspects du développement socio-émotionnel des adolescents, sans que l'on puisse conclure à un lien de causalité.
Europe PMC · 2026-06-01 · Chandler L, Li Y, Agarwal D, Antkiewicz J, Chike-Michael J, Giacco D, Jilka S, Mensah D, Saunders I, Toro C, Tuomainen H.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 255 étudiants britanniques sur leurs habitudes de repas, seuls ou accompagnés, et sur leur ressenti de solitude. Les chercheurs ont mesuré le sentiment de solitude avec un questionnaire validé. Résultat : les étudiants qui se sentent gênés ou seuls en mangeant seuls, qui appréhendent de manger avec d'autres, ou qui n'ont personne avec qui partager leurs repas, se sentent globalement plus seuls. Utiliser davantage son téléphone ou la télévision pendant les repas est aussi lié à plus de solitude. Les étudiants en première année semblent plus touchés que les doctorants.
Résumé reformulé :
Cette enquête transversale menée auprès de 255 étudiants d'une université britannique a examiné les liens entre contextes sociaux des repas, émotions ressenties pendant les repas, usage d'appareils électroniques à table, et sentiment de solitude (mesuré via l'échelle UCLA ULS-8). La solitude moyenne était modérée, avec 16,1% des participants en situation de solitude sévère. Elle variait peu selon les caractéristiques démographiques, sauf selon l'année d'études (les étudiants de première année rapportant plus de solitude que les doctorants). Les étudiants exprimant de la gêne ou un sentiment de solitude en mangeant seuls, de l'appréhension à manger avec d'autres, ou un manque de compagnie pour les repas, présentaient des scores de solitude plus élevés, tout comme ceux utilisant davantage la télévision ou des appareils électroniques pendant les repas. Ces résultats, de nature associative et transversale, suggèrent des pistes d'intervention autour des repas partagés, sans toutefois établir de lien de causalité.
Europe PMC · 2026-01-19 · Zvara BJ, Altenburger L, Keim SA, Andridge R, Anderson SE.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 270 familles pour voir si le fait d'avoir des horaires de repas réguliers et une ambiance agréable à table influençait le comportement des enfants. Les chercheurs ont observé des repas filmés à la maison quand les enfants avaient 24 mois, puis évalué leurs symptômes comportementaux (comme l'agitation ou les difficultés émotionnelles) à 36 mois. Résultat : des repas réguliers étaient liés à moins de comportements difficiles chez l'enfant, mais surtout quand l'ambiance à table était chaleureuse et positive. Quand l'ambiance était tendue, les horaires réguliers ne semblaient pas aider. Cela suggère que la régularité ET la qualité émotionnelle des repas comptent ensemble pour le bien-être des tout-petits.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle a examiné, chez 270 dyades parent-enfant, les liens entre la régularité des horaires de repas familiaux, les stratégies de contrôle alimentaire à 24 mois, et les symptômes internalisés/externalisés des enfants à 36 mois, mesurés via le questionnaire SDQ. Le climat émotionnel des repas a été codé à partir de vidéos filmées au domicile. Les analyses, ajustées sur plusieurs facteurs socio-démographiques, montrent qu'une régularité des horaires de repas est associée à moins de symptômes externalisés (β = -0,27). Cette association est significativement plus forte lorsque le climat émotionnel est de bonne qualité (β = -0,58) et devient non significative en cas de climat de faible qualité (β = 0,10). Ces résultats, de nature corrélationnelle, suggèrent que la structure des repas combinée à des interactions familiales chaleureuses pourrait favoriser la régulation comportementale chez le jeune enfant, sans permettre toutefois d'établir un lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-01-01 · Jung EJ, Lim JH, Choi KS, Ha MJ, Park EC.
Résumé simplifié :
Cette étude coréenne a suivi près de 17 000 adultes sans diabète pour voir si manger régulièrement en famille (au moins un repas partagé 3 fois par semaine) était lié au risque de prédiabète, une étape avant le diabète. Chez les hommes, ceux qui partageaient des repas en famille avaient environ 16% de risque en moins d'avoir un prédiabète, comparés à ceux qui mangeaient seuls. Chez les femmes, aucune différence significative n'a été observée. Cet effet était plus marqué chez les hommes citadins, mariés, avec un revenu ou un niveau d'études plus élevés. Les repas en famille pourraient donc être une piste intéressante de prévention, surtout chez les hommes.
Résumé reformulé :
À partir des données de l'enquête nationale coréenne sur la santé et la nutrition (2019-2023), les chercheurs ont examiné le lien entre la fréquence des repas pris en famille et la prévalence du prédiabète chez 16 957 adultes sans diabète. Le partage régulier d'au moins un repas par jour avec la famille, au moins trois fois par semaine, était associé chez les hommes à une probabilité réduite de 16% de présenter un prédiabète (OR: 0,84), après ajustement pour divers facteurs. Cette association n'était pas significative chez les femmes. Chez les hommes, le lien semblait plus fort dans certains groupes socio-économiques: résidents urbains, revenus élevés, niveau d'études supérieur, emplois de bureau et personnes mariées. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'une étude observationnelle, ne permettant pas d'établir de lien de cause à effet, mais suggèrent que les repas en famille pourraient être intégrés à des stratégies de prévention du diabète, en particulier chez certains sous-groupes d'hommes.
Europe PMC · 2025-11-17 · Vepsäläinen H, Lehto R, Ruokolahti AM, Björkqvist J, Rahkola J, Serasinghe N, Roos E, Ray C, Erkkola M.
Résumé simplifié :
Cette étude finlandaise a examiné si le fait de partager des repas en famille était lié à une meilleure alimentation chez des enfants de 3 à 6 ans et leurs parents. Les chercheurs ont demandé aux parents à quelle fréquence ils mangeaient avec leur enfant, puis ont évalué la qualité de l'alimentation de chacun avec un questionnaire. Résultat : quand les pères partageaient moins souvent le déjeuner du week-end avec leur enfant, la qualité alimentaire de l'enfant était plus faible. Ce lien était aussi présent, de façon plus légère, pour les pères eux-mêmes. Cela suggère que les pères jouent un rôle important dans les habitudes alimentaires familiales.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale finlandaise, menée auprès de 296 enfants de 3 à 6 ans, 103 pères et 293 mères, a exploré le lien entre la fréquence des repas partagés en famille et la qualité alimentaire (mesurée par l'indice HFII) de chaque membre. Les parents ont rapporté la fréquence des repas communs avec leur enfant et rempli un questionnaire de fréquence alimentaire. Les résultats montrent qu'un partage moins fréquent du déjeuner du week-end avec le père était associé à une moindre qualité alimentaire chez l'enfant, association restant proche de la significativité après ajustement sur l'âge, le sexe, l'éducation parentale et le nombre d'enfants. Un lien similaire, à la limite de la significativité, a été observé pour la qualité alimentaire des pères eux-mêmes. Aucune association significative équivalente n'a été rapportée pour les mères. Les auteurs soulignent le rôle potentiellement sous-estimé des pères dans l'environnement alimentaire familial, tout en rappelant la nature observationnelle de l'étude qui ne permet pas d'établir de causalité.
Europe PMC · 2025-11-10 · Mikiya R, Momoki C, Sawada Y, Habu D.
Résumé simplifié :
Cette étude japonaise a interrogé 237 personnes âgées vivant chez elles pendant la pandémie de COVID-19, pour voir si manger seul était lié à une moins bonne forme physique (équilibre, mobilité). Les chercheurs ont comparé ceux qui avaient une fonction motrice faible à ceux qui l'avaient normale. Résultat : les personnes qui mangeaient seules avaient quatre fois plus de risque d'avoir une fonction motrice faible, même en tenant compte de l'âge, de l'état nutritionnel et d'autres facteurs. Les auteurs suggèrent que proposer des occasions de repas partagés pourrait aider à limiter le déclin physique chez les seniors isolés.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée au Japon pendant la pandémie de COVID-19 a examiné le lien entre le fait de manger seul et la fonction motrice chez 237 personnes âgées vivant en communauté (âge moyen 73 ans). Les participants ont été classés selon un score de condition physique (Motor Fitness Scale) en groupe « fonction motrice faible » (n=65) ou « normale » (n=172). Après analyse multivariée ajustant sur l'âge, le statut nutritionnel, la cognition et la dépression, manger seul restait associé de façon indépendante à une fonction motrice réduite (odds ratio 4,08 ; IC95% 1,39-11,99). Le risque de malnutrition montrait une tendance similaire mais non significative. Les auteurs concluent que favoriser les repas partagés pourrait constituer une piste d'intervention simple pour prévenir le déclin moteur chez les personnes âgées, tout en soulignant les limites inhérentes au caractère observationnel et transversal de l'étude, qui ne permet pas d'établir de causalité.
Europe PMC · 2025-10-15 · Montenegro-Espinosa JA, Quiroz-Cárdenas F, Yañéz-Sepúlveda R, Gutiérrez-Espinoza H, Olivares-Arancibia J, López-Gil JF.
Résumé simplifié :
Cette étude espagnole a interrogé 637 adolescents de 12 à 17 ans sur leurs habitudes de repas : fréquence des repas en famille et comportement alimentaire social (manger avec d'autres, importance accordée à ce moment). Les chercheurs ont ensuite mesuré leurs émotions positives et négatives. Résultat : les ados qui mangent plus souvent avec d'autres et accordent de l'importance à ces moments ressentent plus d'émotions positives et moins d'émotions négatives. Manger plus souvent en famille est aussi lié à moins d'émotions négatives, mais le lien avec les émotions positives reste incertain. Cela suggère que partager ses repas pourrait favoriser le bien-être émotionnel des adolescents.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 637 adolescents espagnols (12-17 ans) a examiné les liens entre les repas en famille, le comportement alimentaire social (SEB, mesuré par un score reflétant la fréquence et l'importance accordée au fait de manger avec d'autres) et les affects positifs/négatifs (évalués via l'échelle PANAS-C10). Après ajustement pour l'âge, le sexe, le statut socioéconomique, l'activité physique, la sédentarité, le sommeil, l'IMC et l'apport énergétique, un score SEB élevé était associé à un affect positif plus élevé et à un affect négatif plus faible. La fréquence des repas familiaux était associée à un affect négatif plus faible, mais l'association avec l'affect positif restait à la limite de la significativité statistique. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un lien entre les contextes sociaux des repas et le bien-être émotionnel des adolescents, sans toutefois établir de relation causale.
Europe PMC · 2025-08-29 · Choi YJ, Lee J.
Résumé simplifié :
Cette étude coréenne a examiné si le fait de sauter le petit-déjeuner ou le dîner, et de manger seul, est lié au surpoids ou à l'obésité, chez des enfants, des adolescents et des adultes. Résultat : chez les adultes, dîner seul est associé à un risque plus élevé d'obésité. Chez les adolescents, sauter le dîner souvent (3 fois par semaine ou plus) est associé à un risque accru d'obésité. Chez les enfants, aucun lien n'a été trouvé. Le petit-déjeuner, sauté ou pris seul, ne semble pas lié au poids. Ces résultats suggèrent que les stratégies de prévention de l'obésité pourraient différer selon l'âge.
Résumé reformulé :
Cette analyse transversale basée sur l'enquête nationale coréenne KNHANES 2019 a étudié les liens entre les habitudes de repas (sauter le petit-déjeuner ou le dîner, manger ces repas seul) et le surpoids/obésité, selon trois groupes d'âge. Chez les adultes, dîner seul était associé à une probabilité accrue d'obésité (OR 1,27). Chez les adolescents, sauter le dîner au moins trois fois par semaine était associé à un risque d'obésité plus que doublé (OR 2,60). Aucune association significative n'a été observée chez les enfants, et le petit-déjeuner (sauté ou pris seul) n'était associé au poids dans aucun groupe. Les auteurs soulignent que le caractère transversal de l'étude ne permet pas d'établir de lien de causalité, mais suggèrent que les interventions de prévention de l'obésité pourraient être adaptées selon l'âge : encourager les repas partagés chez les adultes et la régularité des dîners chez les adolescents.
Vous êtes professionnel de santé ou chercheur ? Aidez-nous à fiabiliser ces résumés : relisez, corrigez, signalez. Les relecteurs qui le souhaitent sont crédités sur le site.
Devenir relecteurLes informations de cette page sont fournies à titre informatif et éducatif uniquement. Elles ne constituent pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplacent pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.