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Entraînement à jeun

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Pratique sportive consistant à réaliser une séance d'exercice physique après une période sans alimentation, généralement le matin avant le petit-déjeuner, soit 8 à 12 heures après le dernier repas. Concerne surtout les activités d'endurance comme la course ou le vélo. L'eau reste autorisée pendant l'effort.

Études scientifiques (9)

Carte des preuves

9études
  • Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 1 (11 %)
  • Niveau 2 · essais randomisés : 2 (22 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 5 (56 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 1 (11 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Performance sportive et masse musculaire7123·1
Obésité et poids3··3··
Syndrome métabolique et résistance à l'insuline2··2··
Stéatose hépatique et santé du foie1··1··
Sommeil1·1···
Diabète de type 11··1··

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (9)Niveau 1 : 1Niveau 2 : 2Niveau 3 : 5Niveau 5 : 1

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé8 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 8 participants

Europe PMC · 2026-08-06 · Ritenis EJ, Stathis CG, Cooke MB, Keenan S, Philp A, Camera DM.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé ce qui se passe dans les muscles d'hommes actifs lorsqu'ils font du vélo soit à jeun, soit après un petit-déjeuner riche en glucides. Les chercheurs ont prélevé des petits morceaux de muscle avant, juste après et 3 heures après l'effort pour observer des protéines impliquées dans le fonctionnement des mitochondries, les «centrales énergétiques» des cellules. Résultat : l'exercice à jeun active davantage une protéine liée au métabolisme des graisses, et modifie différemment la localisation et l'activation d'une protéine clé pour le renouvellement des mitochondries, comparé à l'exercice après un repas.

Résumé reformulé :

Dans cet essai croisé randomisé, huit hommes jeunes et modérément actifs ont réalisé une heure de vélo à intensité modérée, une fois à jeun et une fois après un petit-déjeuner riche en glucides. Des biopsies du muscle vaste latéral ont été prélevées avant, immédiatement après et 3 heures après l'exercice afin d'analyser par Western blot des régulateurs de la dynamique mitochondriale (fusion/fission). L'exercice à jeun a entraîné une augmentation significative de la phosphorylation cytosolique de l'ACC (Ser79), absente en condition nourrie. Si la localisation subcellulaire globale de DRP1 (protéine de fission mitochondriale) n'a pas changé après l'exercice, des différences entre les deux conditions sont apparues concernant sa localisation et sa phosphorylation (Ser616 et Ser637) après l'effort. Ces résultats suggèrent que la disponibilité en substrats énergétiques pourrait moduler la réponse de signalisation de la dynamique mitochondriale musculaire à l'exercice aigu.

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Niveau 2 — Essai croisé randomisé35 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-07-18 · Höchsmann C, Hechenbichler Figueroa S, Saller M, Frodl A, Nusser V, Koehler K.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé l'effet de courir 30 minutes le matin ou le soir, à jeun ou après avoir mangé, sur l'appétit et la quantité de nourriture consommée ensuite. Chez 35 jeunes adultes en bonne santé, courir le soir à jeun a fait manger beaucoup plus qu'une séance identique le matin : environ 400 kcal de plus au repas suivant, et 547 kcal de plus sur toute la journée. Manger un peu avant de courir changeait la façon dont le corps utilise ses graisses, mais ne réduisait pas cette suralimentation. Le moment de la journée semble donc plus important que le fait d'être à jeun pour contrôler l'appétit après le sport.

Résumé reformulé :

Dans cet essai randomisé en chassé-croisé mené chez 35 jeunes adultes sains, les chercheurs ont comparé plusieurs conditions d'exercice (30 minutes de course à 65% de VO2peak) : à jeun le matin, à jeun le soir après 12h ou 6h de jeûne, et, chez un sous-groupe, après un repas le matin ou le soir. Par rapport à l'exercice matinal à jeun, l'exercice vespéral à jeun a entraîné une augmentation de la prise alimentaire immédiate (+400 kcal) et sur 24h (+547 kcal), accompagnée d'une faim et d'un désir de manger accrus. Raccourcir le jeûne avant l'exercice du soir réduisait la prise immédiate mais pas celle sur 24h. L'oxydation des graisses était plus élevée lors des exercices à jeun et en soirée, mais s'alimenter avant l'exercice, bien que modifiant l'utilisation des substrats énergétiques, n'a pas diminué la prise alimentaire ni l'appétit. Ces résultats suggèrent une dissociation entre régulation métabolique et comportementale, le moment de la journée apparaissant comme le facteur déterminant du contrôle de l'appétit post-exercice.

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Niveau 2 — Essai croisé randomisé30 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2025-11-01 · Deru LS, Hales KE, Gipson EZ, Chan H, Bailey BW.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé chez 30 adultes trois situations pendant un jeûne de 30 heures : jeûne seul, jeûne avec exercice à jeun, et jeûne avec une collation avant l'exercice. Les chercheurs ont mesuré la cétose (BHB), la glycémie, la faim, l'humeur, le sommeil et l'activité physique. Faire de l'exercice à jeun augmentait les corps cétoniques et faisait baisser la glycémie plus tard. Manger une collation avant l'exercice évitait cette hausse de cétose, tout en réduisant aussi la faim juste après l'effort. L'humeur et le sommeil n'étaient pas différents entre les trois situations.

Résumé reformulé :

Dans cette étude croisée randomisée menée chez 30 participants, les auteurs ont comparé trois conditions au cours d'un jeûne de 30 heures : jeûne seul, jeûne avec séance d'exercice, et jeûne avec une collation précédant l'exercice. L'exercice à jeun augmentait significativement la bêta-hydroxybutyrate (marqueur de cétose) dès 24h par rapport au jeûne seul, et entraînait une hausse transitoire de la glycémie juste après l'effort suivie d'une baisse à 24h. La collation avant l'exercice neutralisait cette élévation de cétose, la ramenant à un niveau comparable au jeûne seul. La faim diminuait temporairement après l'exercice dans les deux conditions avec effort. L'activité physique modérée était plus élevée avec la collation préalable, tandis que sommeil et humeur restaient similaires entre conditions. Ces résultats suggèrent qu'une collation avant l'entraînement à jeun pourrait aider à mieux contrôler la glycémie sans nuire à la réduction de la faim.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé12 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 12 participants

Europe PMC · 2025-03-11 · McIver VJ, Mattin LR, Evans GH, Yau AMW.

Résumé simplifié :

Douze hommes en surpoids ont fait du vélo dans quatre conditions différentes : à jeun le matin, à jeun le soir, ou après un repas le matin et le soir. Les chercheurs ont mesuré la vitesse de digestion, les hormones de l'appétit, la glycémie et la quantité de nourriture mangée dans les 24 heures suivantes. Résultat : faire du sport à jeun n'a pas accéléré ni ralenti la digestion, et n'a pas poussé les participants à manger plus ensuite. Seule différence notable : le glucose sanguin était plus élevé après un effort à jeun le soir, ce qui pourrait indiquer un moins bon contrôle de la glycémie dans ce cas précis.

Résumé reformulé :

Cette étude croisée randomisée a comparé chez douze hommes en surpoids quatre conditions d'entraînement cycliste : à jeun le matin, à jeun le soir, après un repas standardisé le matin, et après un repas standardisé le soir. La vidange gastrique (mesurée par test respiratoire au 13C), les hormones de l'appétit, divers marqueurs métaboliques et l'appétit subjectif ont été suivis, ainsi que l'apport énergétique sur les 24 heures suivantes. Aucune différence significative de vidange gastrique n'a été observée entre les conditions, suggérant une absence de variation diurne de ce paramètre. Les réponses des hormones de l'appétit étaient globalement similaires, à l'exception de la polypeptide pancréatique, plus élevée après repas le soir. En revanche, la glycémie postprandiale était plus élevée spécifiquement après un exercice à jeun le soir, ce qui pourrait traduire une altération transitoire de la régulation glycémique dans ce contexte. L'exercice à jeun n'a pas entraîné d'effet compensatoire sur l'appétit ni sur l'apport alimentaire des 24 heures suivantes.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés302 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2025-02-05 · Kazeminasab F, Rafiee P, Miraghajani M, Santos HO, Symonds ME, Rosenkranz SK.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble 28 essais (302 adultes en bonne santé) pour comparer les effets d'une séance d'exercice faite à jeun ou après avoir mangé. Résultat : s'entraîner à jeun entraîne une plus forte hausse du glucose et de l'insuline dans le sang après l'effort, ainsi qu'une plus forte baisse des acides gras libres, comparé à l'exercice après un repas. Aucune différence notable n'a été observée pour les triglycérides ou la façon dont le corps utilise les graisses versus les glucides comme carburant. Les auteurs concluent que l'entraînement à jeun n'est pas forcément meilleur pour le métabolisme, et pourrait même légèrement le perturber.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse d'essais randomisés a examiné 28 études (302 participants sains) comparant les effets métaboliques d'une séance d'exercice unique réalisée à jeun ou après un repas, avec des durées d'effort de 36 à 150 minutes. Les résultats montrent que l'exercice à jeun est associé à des augmentations plus marquées de la glycémie et de l'insulinémie post-effort, ainsi qu'à une diminution plus importante des acides gras libres, comparé à l'exercice en état nourri. En revanche, aucune différence significative n'a été trouvée concernant les triglycérides ou le quotient respiratoire (indicateur de l'utilisation des graisses vs glucides). Les auteurs concluent que ces résultats ne soutiennent pas l'idée selon laquelle l'exercice à jeun serait supérieur pour le métabolisme glucidique ou lipidique, et suggèrent même une possible altération métabolique modérée, bien que cela reste à confirmer.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé10 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 10 participants

Europe PMC · 2024-11-27 · Lundemose SB, McCarthy OM, Christensen MB, Laugesen C, Bracken RM, Holst JJ, Ranjan AG, Nørgaard K.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si une petite injection de glucagon aide à éviter l'hypoglycémie chez des adultes diabétiques de type 1 qui font du sport à jeun le matin, tout en utilisant une pompe à insuline automatisée (MiniMed 780G). Dix participants ont fait 45 minutes de vélo à jeun, une fois avec glucagon, une fois sans. Résultat : dans les deux cas, aucune hypoglycémie n'est survenue et la glycémie est restée dans la zone cible 100% du temps. Le glucagon n'a donc pas apporté de bénéfice supplémentaire : les pompes automatisées suffisent déjà à sécuriser l'exercice matinal à jeun chez ces patients.

Résumé reformulé :

Cet essai croisé en deux périodes a évalué, chez dix adultes atteints de diabète de type 1 et équipés d'une pompe à insuline automatisée (MiniMed 780G), l'intérêt d'une injection sous-cutanée de glucagon à faible dose avant une séance d'exercice matinal à jeun d'intensité modérée (45 minutes de vélo). Les participants ont réalisé l'exercice une fois avec glucagon, une fois sans, avec un mode temporaire d'ajustement glycémique activé autour de l'effort. Aucun épisode d'hypoglycémie n'a été observé dans les deux conditions, et le temps passé dans la cible glycémique a atteint 100%. La glycémie moyenne, le pic glycémique et la variabilité étaient plus élevés avec le glucagon, sans différence hormonale notable entre les deux visites. Les auteurs concluent que le système automatisé suffit à prévenir l'hypoglycémie lors d'un exercice à jeun spontané chez ce profil de patients, rendant l'ajout de glucagon superflu dans ce contexte.

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Niveau 3 — Essai non randomisé34 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2024-11-21 · Barrett JS, Crozier A, Cuthbertson DJ, Strauss JA, Wagenmakers AJM, Shepherd SO.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si faire de l'exercice avant ou après le petit-déjeuner change les bénéfices d'un programme de marche sur la santé. Pendant 12 semaines, 34 adultes obèses ont suivi un programme de marche, une moitié s'entraînant à jeun, l'autre après avoir mangé. Les deux groupes ont bien suivi le programme et ont vu leur poids, leur tour de taille et leur taux de sucre moyen dans le sang (HbA1c) s'améliorer de façon similaire. Seule différence notable : les personnes qui s'entraînaient à jeun ont vu un marqueur du foie (ALT) baisser nettement, contrairement à celles qui mangeaient avant de bouger.

Résumé reformulé :

Cet essai de faisabilité a comparé l'effet d'un programme de marche de 12 semaines selon que les séances étaient réalisées avant (à jeun) ou après le petit-déjeuner, chez 34 adultes obèses. L'adhérence et la conformité au programme étaient élevées et similaires dans les deux groupes. La masse corporelle, l'IMC, le rapport taille-hanches et l'HbA1c ont diminué de façon comparable entre les deux conditions. En revanche, les transaminases hépatiques (ALT) ont significativement baissé uniquement dans le groupe s'entraînant à jeun, sans changement notable dans le groupe post-prandial. Ces résultats suggèrent qu'un programme de marche structuré est faisable et bénéfique sur certains paramètres métaboliques indépendamment du moment de l'exercice par rapport aux repas, mais que l'exercice à jeun pourrait offrir un avantage spécifique pour la santé hépatique, une hypothèse à confirmer par des études de plus grande ampleur.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé12 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 12 participants

Europe PMC · 2024-10-18 · Podestá D I, Blannin AK, Wallis GA.

Résumé simplifié :

Douze adultes actifs ont couru 75 minutes soit à jeun le matin, soit après avoir mangé, puis ont été suivis pendant quatre jours. Les chercheurs ont mesuré combien ils mangeaient, combien d'énergie ils dépensaient, leur appétit et leur taux de sucre dans le sang. Résultat : aucune différence significative entre courir à jeun ou après un repas sur ces paramètres. Cela suggère que s'entraîner à jeun n'apporte pas d'avantage particulier par rapport à s'entraîner après avoir mangé, du moins sur ces quatre jours, pour la gestion du poids ou l'appétit.

Résumé reformulé :

Cette étude croisée a comparé, chez 12 adultes actifs en bonne santé, les effets d'une séance de course de 75 minutes réalisée soit à jeun (FASTex), soit après un repas (FEDex), sur les composantes de l'équilibre énergétique durant les quatre jours suivants. Les chercheurs ont mesuré l'apport énergétique, la dépense énergétique (activité et totale), l'appétit et la glycémie interstitielle en continu. Aucune différence significative n'a été observée entre les deux conditions pour l'apport énergétique, la dépense énergétique, l'appétit ou les métriques glycémiques. Ces résultats suggèrent que, malgré l'augmentation aiguë de l'oxydation des graisses connue lors de l'exercice à jeun, cela n'entraîne pas de différence détectable sur la balance énergétique globale à moyen terme, et que les deux approches pourraient être utilisées de façon interchangeable selon les préférences individuelles.

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Afficher aussi les 1 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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