Taille des portions
Quantité d'un aliment ou d'une boisson servie ou consommée en une seule fois, lors d'un repas ou d'une collation. Elle peut être estimée visuellement, pesée, mesurée en volume ou en unités (une tranche, une cuillère), et varie selon le contenant, l'assiette ou l'emballage utilisé. Elle se distingue de la portion de référence, qui est une quantité standardisée définie à des fins de comparaison nutritionnelle.
Études scientifiques (33)
Carte des preuves
- Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 3 (9 %)
- Niveau 2 · essais randomisés : 15 (45 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 4 (12 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 6 (18 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 5 (15 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Obésité et poids | 29 | 3 | 13 | 3 | 5 | 5 |
| Croissance et développement de l'enfant | 5 | 1 | 1 | · | 2 | 1 |
| Hypertension artérielle | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Troubles du comportement alimentaire | 1 | · | 1 | · | · | · |
Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
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Europe PMC · 2026-07-01 · Hernandez-Perez I, Escribano J, Grote V, Koletzko B, Gispert-Llauradó M, Alcázar M, Verduci E, Gruszfeld D, Xhonneux A, Luque V, CHOP study group..
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi des bébés européens pour voir si la quantité de nourriture donnée pendant la diversification alimentaire (6 à 24 mois) influence le risque de surpoids plus tard. Les chercheurs ont mesuré les portions alimentaires et le poids des enfants à 2, 8 et 11 ans. Résultat : les bébés qui recevaient de plus grandes portions dès 6 mois avaient plus de deux fois plus de risque d'être en surpoids à 2 ans. Cette tendance se retrouvait aussi à des âges plus avancés. Les auteurs suggèrent qu'adapter la taille des portions dès le début de la diversification pourrait aider à prévenir le surpoids chez l'enfant.
Résumé reformulé :
Cette analyse secondaire d'un essai randomisé européen (European Childhood Obesity Project) a examiné le lien entre la taille des portions alimentaires pendant la diversification (6, 12, 18 et 24 mois) et le risque de surpoids à 2, 8 et 11 ans. Les données alimentaires provenaient de relevés sur 3 jours, standardisées en scores z, et les analyses étaient ajustées sur plusieurs facteurs (type d'allaitement, pays, éducation parentale, poids de naissance, fréquence des repas, apport énergétique). Des portions plus importantes à 6 mois étaient associées à un risque de surpoids à 2 ans plus que doublé (OR 2,36). Des tendances positives similaires apparaissaient aux étapes ultérieures de diversification, avec des associations indirectes vers le surpoids à 8 et 11 ans, médiées par la taille des portions à 8 ans. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une piste de prévention précoce sans établir de lien de causalité strict.
Europe PMC · 2026-02-06 · Hua SV, Roberto CA, Yam E, Leone E, Gibson LA, Rimm EB.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé, dans deux cafés universitaires, si changer le nom d'une portion réduite (l'appeler « Standard » au lieu de « Small ») incitait les clients à choisir des plats moins caloriques. Pendant plusieurs mois, un café a changé ses étiquettes tandis que l'autre servait de comparaison. Résultat : renommer la portion n'a pas vraiment changé les calories achetées par repas. En revanche, le simple fait de proposer une portion plus petite (quel que soit son nom), moins chère, a permis de réduire les calories consommées par repas d'environ 405 kcal, sans faire baisser les ventes du café.
Résumé reformulé :
Cette expérience de terrain randomisée a évalué, dans deux cafés universitaires, l'effet d'une intervention d'étiquetage sur le choix des portions au déjeuner. Les deux établissements ont introduit un plat principal de taille réduite (moitié moins, environ 30% moins cher). Pendant la phase d'intervention, un café a renommé cette portion réduite « Standard » (au lieu de « Small »), tandis que l'autre conservait les étiquettes initiales. Le renommage n'a pas entraîné de différence significative des calories moyennes achetées par plat ni par transaction par rapport au groupe témoin. En revanche, indépendamment de l'étiquetage, les transactions comportant une portion réduite présentaient en moyenne 405 kcal de moins que celles avec la portion originale. De plus, les ventes hebdomadaires ont augmenté en 2024 par rapport à 2023, suggérant que l'offre de portions réduites n'a pas nui au chiffre d'affaires.
Europe PMC · 2025-09-09 · Sani SL, Alfaraidi S, Mu Y, Sinaga GHP, Singhal A.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé 10 recherches menées auprès de 1765 enfants de 5 à 17 ans pour voir si la taille des portions influence ce qu'ils mangent. Résultat : quand on donne de plus grandes portions aux enfants, ils mangent davantage, en moyenne 86 kcal de plus par repas. Cet effet a été observé dans presque toutes les études analysées. Cependant, ces recherches ont surtout été faites en laboratoire, lors d'un seul repas, et sur de courtes durées. On ne sait donc pas encore si manger plus lors d'occasions ponctuelles mène vraiment à une prise de poids à long terme.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse a examiné 10 études expérimentales ou contrôlées (1765 enfants de 5-17 ans) testant l'effet de la manipulation de la taille des portions sur l'apport alimentaire. Huit études montrent que des portions plus grandes augmentent la quantité de nourriture et/ou l'apport énergétique consommé, une étude ne trouve pas d'effet, et une autre portant sur les fruits et légumes donne des résultats contradictoires. La méta-analyse confirme statistiquement qu'une portion plus grande est associée à un apport énergétique supérieur de 86 kcal par repas en moyenne par rapport à une portion de référence. Les auteurs soulignent toutefois une limite importante : la plupart des études ont évalué cet effet sur un seul repas, en contexte de laboratoire, sans mesure à long terme, ce qui empêche de conclure sur un lien direct avec le risque d'obésité infantile à long terme.
Europe PMC · 2025-06-15 · Baek MK, Shim JY.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé comment la taille des portions et le fait de voir ou non sa nourriture influencent la consommation. 30 personnes ont bu un même milk-shake, servi soit dans un grand gobelet, soit réparti en six petits gobelets, les yeux bandés ou non. Résultat : la quantité bue était similaire dans tous les cas. Mais les yeux bandés, les gens sous-estimaient fortement leur consommation avec de petits gobelets par rapport à un grand. Avec les yeux ouverts, ils estimaient bien leur consommation quelle que soit la taille des portions. La sensation de satiété n'a pas varié selon la taille des portions, contrairement à ce qu'on observe avec les aliments solides.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé a exploré l'effet combiné des repères visuels et de la taille des unités de portion sur la consommation alimentaire liquide. Trente participants ont consommé 600 mL d'un smoothie multigrains, servi soit en une seule grande portion, soit en six petites unités de 100 mL, avec ou sans bandeau sur les yeux. La quantité ingérée ne différait pas significativement selon les conditions. En revanche, sans repère visuel, les sujets sous-estimaient nettement leur consommation avec les petites unités comparées à la grande portion (63,5 mL vs 110 mL estimés en écart), alors que la perception restait exacte lorsque la vue était disponible. Malgré une consommation plus importante avec les grandes portions, la satiété subjective ne différait pas entre les conditions, contrairement aux résultats habituellement observés avec des aliments solides, suggérant un mécanisme distinct pour les aliments liquides.
Motif : forte hétérogénéité entre les études, majorité transversale, causalité incertaine
Europe PMC · 2025-04-27 · Dobrescu AT, Porter A, Ferriday D, Rogers PJ.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble 21 recherches sur le lien entre la taille des portions d'aliments ou de boissons et le surpoids chez les enfants de moins de 19 ans. La plupart des études montrent que des portions plus grandes sont associées à une adiposité plus élevée, mais les résultats varient selon le sexe de l'enfant et le type d'aliment. Deux études ayant testé une réduction des portions suggèrent que cela pourrait aider à diminuer l'adiposité. Cependant, comme la majorité des études sont observationnelles, on ne peut pas encore affirmer avec certitude que les grosses portions causent directement la prise de poids chez les enfants.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique analyse 21 études (majoritairement transversales) explorant la relation entre la taille des portions alimentaires (servies, consommées ou préférées) et des indices d'adiposité (IMC, z-scores) chez des enfants de moins de 19 ans. Les études transversales et expérimentales (n=13) rapportent des associations positives entre taille des portions et adiposité, bien que ces résultats varient selon le sexe des participants et le type d'aliment concerné. Deux interventions testant une réduction des portions ont montré une efficacité potentielle pour réduire l'adiposité infantile. Toutefois, les auteurs soulignent la forte hétérogénéité des méthodes utilisées et la prédominance d'études observationnelles, limitant les conclusions sur la causalité et la direction de l'effet. Davantage de données longitudinales sont nécessaires pour clarifier l'impact à long terme de la taille des portions sur la corpulence des enfants.
Motif : essai de 16 participants
Europe PMC · 2025-02-05 · Kwiecien K, Santos-Merx L, Sahota T, Coulthard H, Da Boit M.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé l'effet de la taille du petit-déjeuner sur la faim et l'alimentation dans la journée. Seize adultes ont évalué des photos de petits-déjeuners de tailles différentes, puis ont mangé chacune de ces portions un jour différent. Résultat : après un petit-déjeuner trop petit, les participants avaient plus faim avant le déjeuner et grignotaient davantage d'aliments caloriques dans la journée. Mais au final, sur toute la journée, la quantité totale de calories mangées restait similaire, quelle que soit la taille du petit-déjeuner de départ. Un petit-déjeuner trop réduit pourrait donc pousser à compenser avec des snacks moins sains.
Résumé reformulé :
Cette étude expérimentale a exploré comment la taille d'un petit-déjeuner influence la satiété perçue et la prise alimentaire ultérieure chez 16 adultes. Les participants ont d'abord évalué visuellement trois portions (petite, standard, grande) d'un même petit-déjeuner, puis les ont consommées à volonté lors de jours distincts, en complétant un journal alimentaire. La petite portion était perçue comme moins rassasiante, et sa consommation entraînait une faim accrue et une satiété réduite entre le petit-déjeuner et le déjeuner, ainsi qu'un apport énergétique plus élevé plus tard dans la journée, principalement via du grignotage d'aliments denses en calories. Toutefois, l'apport énergétique total sur l'ensemble de la journée ne différait pas significativement entre les trois conditions. Ces résultats préliminaires suggèrent qu'un petit-déjeuner trop petit pourrait favoriser une compensation alimentaire via des collations peu équilibrées.
Europe PMC · 2024-11-01 · Andres A, Fisher JO, Anderson CAM, Gardner CD, Giovannucci E, Hoelscher DM, Jernigan VBB, Odoms-Young A, Palacios C, Raynor HA, Stanford FC, Fultz AK, Obbagy J, Butera G, Higgins M, Terry N.
Résumé simplifié :
Cette grande revue scientifique, réalisée pour les recommandations nutritionnelles américaines, a analysé des dizaines d'études pour comprendre comment la taille des portions influence ce qu'on mange. Résultat principal : servir des portions plus grandes d'aliments riches en calories fait manger plus de calories, aussi bien chez les enfants que chez les adultes. Bonne nouvelle : donner de plus grandes portions de fruits et légumes fait manger plus de ces aliments sains sans augmenter l'apport calorique total. Enfin, servir des portions déjà réduites à l'avance aide les adultes à manger moins de calories.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique, menée dans le cadre de l'élaboration des recommandations nutritionnelles américaines 2025-2030, synthétise les données disponibles sur la relation entre taille des portions et apport énergétique. Chez les enfants comme chez les adultes, servir des portions plus importantes d'aliments à forte densité énergétique augmente significativement l'apport calorique total (preuve forte). Chez les enfants, augmenter les portions de fruits et légumes accroît leur consommation sans augmenter l'apport énergétique global (preuve modérée). Chez les adultes, la taille des portions et la densité énergétique des aliments auraient des effets indépendants et cumulatifs sur l'apport calorique (preuve modérée), et le fait de pré-portionner les aliments en quantités plus petites réduirait l'apport énergétique (preuve modérée). Aucune donnée suffisante n'était disponible concernant la grossesse ou le post-partum. Ces conclusions reposent majoritairement sur des essais contrôlés randomisés en crossover, limitant leur généralisation à toutes les populations.
Motif : preuves insuffisantes ou incohérentes, aucune conclusion possible sur toutes les populations étudiées
Europe PMC · 2024-11-01 · Raynor HA, Gardner CD, Anderson CAM, Andres A, Fisher JO, Giovannucci E, Hoelscher DM, Jernigan VBB, Odoms-Young A, Palacios C, Stanford FC, Fultz AK, Obbagy J, Butera G, Higgins M, Terry N.
Résumé simplifié :
Cette revue a été réalisée pour les recommandations nutritionnelles américaines 2025-2030, afin de savoir si la taille des portions alimentaires influence la croissance, la composition corporelle ou le risque d'obésité. Les chercheurs ont analysé les études scientifiques publiées entre 2000 et 2024 chez les enfants, adultes, personnes âgées et femmes enceintes ou en post-partum. Résultat : il n'y avait pas assez d'études, ou alors elles étaient trop différentes les unes des autres (méthodes, mesures), pour tirer une conclusion fiable. Aucun lien clair n'a donc pu être établi entre la taille des portions et ces résultats de santé, faute de preuves suffisantes et cohérentes.
Résumé reformulé :
Réalisée dans le cadre de l'élaboration des Dietary Guidelines for Americans 2025-2030, cette revue systématique visait à déterminer la relation entre la taille des portions alimentaires et la croissance, la composition corporelle et le risque d'obésité. Après recherche dans plusieurs bases de données (2000-2024) et évaluation du risque de biais, les auteurs n'ont pu formuler aucune conclusion pour aucune des populations étudiées : chez les jeunes enfants, enfants et adolescents, une seule étude était disponible, avec des biais importants ; chez les adultes et personnes âgées, les études (toutes issues d'essais de perte de poids) utilisaient des interventions, comparateurs et critères trop hétérogènes ; chez les femmes enceintes et en post-partum, les preuves étaient quasi inexistantes. Le grade attribué est donc « non assignable » dans tous les cas, soulignant un manque criant de données solides sur ce sujet pourtant central dans les recommandations alimentaires.
Europe PMC · 2024-03-05 · Fuchs BA, Pearce AL, Rolls BJ, Wilson SJ, Rose EJ, Geier CF, Garavan H, Keller KL.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont étudié pourquoi certains enfants mangent beaucoup plus quand on leur sert de grandes portions. 63 enfants sans obésité ont passé une IRM cérébrale en regardant des images d'aliments en petites ou grandes quantités, puis ont mangé des repas de tailles variables lors d'autres séances. Les enfants dont le cervelet (une zone du cerveau) réagissait moins fortement face aux grandes portions avaient tendance à manger beaucoup plus quand les portions servies augmentaient. Les autres zones cérébrales liées à l'appétit n'étaient pas associées à ce phénomène. Cela suggère que le cervelet jouerait un rôle important dans la capacité à résister à la surconsommation face à de grosses portions.
Résumé reformulé :
Cette étude en imagerie cérébrale (fMRI) a exploré les mécanismes neuronaux expliquant pourquoi certains enfants consomment davantage de nourriture lorsque les portions servies augmentent (effet de taille des portions). Chez 63 enfants sans obésité, les chercheurs ont mesuré l'activité cérébrale lors de la visualisation d'images de petites et grandes portions alimentaires, puis ont évalué la consommation réelle lors de repas de tailles variées. Les résultats montrent qu'une réponse plus faible du cervelet (lobules IV-VI) face aux grandes portions, comparée à la réponse pour les petites portions, est associée à une augmentation plus marquée de la quantité consommée (en grammes) lorsque les portions grandissent. En revanche, aucune association significative n'a été observée avec les régions cérébrales classiquement impliquées dans le contrôle de l'appétit. Ces résultats suggèrent que le cervelet pourrait jouer un rôle spécifique dans la susceptibilité des enfants à la surconsommation face à des portions excessives, bien que la causalité ne puisse être établie avec ce design d'étude.
Europe PMC · 2024-02-08 · Pearce AL, Neuwald NV, Evans JS, Romano O, Rolls BJ, Keller KL.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont observé 91 enfants de 7-8 ans en train de manger quatre repas différents, avec des portions de plus en plus grandes (de 100% à 200% d'une portion normale). Ils ont filmé les repas pour compter le nombre de bouchées, la vitesse et la durée du repas. Résultat : les enfants qui prennent plus de bouchées, mangent plus vite et restent plus longtemps à table finissent par manger davantage, peu importe la taille de la portion servie. Ce style de comportement alimentaire pourrait donc être une cible intéressante pour aider les enfants à mieux réguler leur consommation, surtout face à des portions généreuses.
Résumé reformulé :
Cette étude a suivi 91 enfants de 7-8 ans sans obésité, qui ont consommé quatre repas en laboratoire (poulet, macaronis, raisins, brocolis) avec des portions croissantes (100%, 133%, 166%, 200%). Les chercheurs ont analysé via vidéo le nombre de bouchées, la taille des bouchées, la vitesse de consommation et la durée des repas. Ces comportements étaient relativement stables d'un repas à l'autre chez un même enfant. Quelle que soit la portion servie, un nombre élevé de bouchées, une vitesse d'ingestion rapide et une durée de repas plus longue étaient associés à une consommation totale plus importante. Un indice de masse corporelle plus élevé était lié à une vitesse de consommation plus rapide pour toutes les portions, tandis qu'une masse grasse plus élevée n'était associée à une vitesse rapide que pour les portions habituelles (100% et 133%). Ces résultats suggèrent que ce style alimentaire dit « obésogène » pourrait être une cible pertinente pour limiter la surconsommation liée aux grandes portions.
Europe PMC · 2023-12-16 · Cunningham PM, Roe LS, Pearce AL, Keller KL, Rolls BJ.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé comment la taille des portions influence la quantité de nourriture mangée, et si la capacité à se retenir (contrôle inhibiteur) joue un rôle. 44 adultes ont mangé des pâtes en quatre quantités différentes (de 400 à 700g) en laboratoire. Comme attendu, plus la portion était grande, plus les gens mangeaient. Les personnes ayant un moins bon contrôle de leurs impulsions mangeaient davantage, quelle que soit la taille de la portion, et alternaient plus souvent entre bouchées de nourriture et gorgées d'eau. Cela suggère que notre capacité d'autocontrôle pourrait influencer notre tendance à trop manger.
Résumé reformulé :
Cet essai croisé randomisé a exploré le lien entre contrôle inhibiteur et effet de la taille des portions sur la prise alimentaire. 44 adultes ont consommé quatre repas de pâtes (400 à 700g) en laboratoire, filmés pour analyser le comportement alimentaire. Un test comportemental a mesuré leur contrôle inhibiteur (temps de réaction stop-signal, SSRT). Conformément aux attentes, des portions plus grandes augmentaient significativement l'apport alimentaire (+121g entre la plus petite et la plus grande portion). Le contrôle inhibiteur ne modérait pas cet effet de portion, mais un moindre contrôle inhibiteur était associé à une consommation globalement plus élevée (+24g par écart-type de SSRT) et à davantage d'alternances entre bouchées et gorgées d'eau, sans affecter la vitesse d'ingestion ni la taille des bouchées. Ces résultats suggèrent que le contrôle inhibiteur pourrait contribuer à la surconsommation alimentaire, en partie via ce comportement de switching.
Europe PMC · 2023-10-14 · Cunningham PM, Roe LS, Keller KL, Rolls BJ.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont invité des femmes à déjeuner une fois par semaine pendant quatre semaines, en variant deux choses : la variété des plats (un seul plat préféré ou trois plats différents) et la taille des portions (450 g ou 600 g). Les repas étaient servis soit tous en même temps, soit en plusieurs services successifs. Résultat : plus il y avait de variété, plus les participantes mangeaient, et plus les portions étaient grandes, plus elles mangeaient aussi. Ces deux effets s'additionnaient, peu importe la façon de servir le repas. Autrement dit, varier les plats et augmenter les portions poussent tous deux à manger davantage, sans que cela diminue le plaisir ressenti.
Résumé reformulé :
Cette étude expérimentale croisée randomisée a testé chez des femmes (n=42 puis n=49) l'effet combiné de la variété alimentaire et de la taille des portions sur la prise alimentaire, selon que les plats étaient servis simultanément ou en plusieurs services successifs. Dans les deux configurations, variété et taille des portions augmentaient indépendamment la quantité consommée (jusqu'à +57 g pour les grandes portions et +30 g pour la forte variété), sans interaction significative entre ces deux facteurs. La satiété sensorielle spécifique (déclin du plaisir ressenti au fil du repas) n'était pas affectée par la taille des portions, et seulement réduite par la variété lors des repas en plusieurs services. Ces résultats suggèrent que la variété et les grandes portions favorisent la surconsommation alimentaire par des mécanismes qui retardent la lassitude sensorielle, et que ces effets se cumulent quelle que soit la structure du repas (plats simultanés ou successifs).
Europe PMC · 2023-04-27 · Langfield T, Clarke K, Marty L, Jones A, Robinson E.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si réduire la taille des portions de repas faisait manger moins de calories, et si cet effet dépendait du niveau social des participantes. Dans deux études, des femmes ont reçu des repas en petites ou grandes portions à différents jours. Résultat : les petites portions réduisaient l'apport calorique quotidien (de 143 à 235 kcal en moyenne), quel que soit le niveau d'études, de revenu ou de statut social des participantes. Cela suggère que réduire la taille des portions pourrait être une stratégie efficace et équitable pour aider tout le monde à manger moins, sans désavantager les personnes moins favorisées.
Résumé reformulé :
Deux essais contrôlés randomisés en laboratoire ont évalué l'effet de la taille des portions sur l'apport énergétique quotidien chez des femmes adultes, en testant si cet effet variait selon la position socio-économique (SEP). Les participantes recevaient des portions plus petites ou plus grandes lors des repas (déjeuner et dîner dans l'étude 1 ; petit-déjeuner, déjeuner et dîner dans l'étude 2), selon un design en mesures répétées, avec stratification sur des indicateurs de SEP (niveau d'études, statut social subjectif, revenu, difficultés financières dans l'enfance). Dans les deux études, les portions réduites entraînaient une diminution significative de l'apport calorique quotidien (235 kcal dans l'étude 1, 143 kcal dans l'étude 2). Aucune différence selon la SEP n'a été observée, suggérant que cette intervention sur la taille des portions pourrait constituer une approche de santé publique efficace et socialement équitable pour réduire l'apport énergétique.
Europe PMC · 2023-04-13 · Keller KL, Pearce AL, Fuchs B, Hallisky K, Rolls BJ, Wilson SJ, Geier C, Rose EJ.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont donné à 88 enfants de 7-8 ans des repas dont la quantité de nourriture variait selon les visites. Comme attendu, plus la portion était grande, plus les enfants mangeaient. Les parents ont aussi rempli un questionnaire évaluant la capacité de leur enfant à se contrôler (fonctions exécutives). Résultat : les enfants ayant le plus de mal à réguler leur comportement ou leurs émotions mangeaient beaucoup plus quand les portions augmentaient, surtout pour les aliments riches en calories comme les pâtes ou les nuggets, mais pas pour les fruits ou légumes. Cela suggère que renforcer l'autorégulation pourrait aider les enfants à mieux gérer les grandes portions.
Résumé reformulé :
Cette étude prospective a examiné si les fonctions exécutives (capacités d'autorégulation) des enfants modulaient leur réponse à la taille des portions. Chez 88 enfants de poids normal âgés de 7-8 ans, l'apport alimentaire augmentait linéairement avec la taille des portions servies lors de quatre repas tests. Les parents ont évalué les fonctions exécutives de leurs enfants via un questionnaire standardisé (BRIEF2). Les enfants présentant les scores les plus faibles sur les indices comportemental et émotionnel montraient une augmentation de leur consommation nettement plus marquée (35-36 % de plus) lorsque les portions grandissaient, comparés aux enfants ayant de meilleurs scores. Cet effet était spécifique aux aliments à forte densité énergétique, et indépendant du statut pondéral des enfants et de leurs parents. Ces résultats, de nature associative, suggèrent que les capacités d'autorégulation pourraient constituer une cible intéressante pour aider les enfants à mieux gérer leur consommation face à de grandes portions d'aliments caloriques.
Europe PMC · 2023-01-16 · Embling R, Price MJ, Lee MD, Jones A, Wilkinson LL.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi des milliers de personnes au Royaume-Uni pour voir si manger des repas variés influence la taille des portions et le poids. Les chercheurs ont utilisé des questionnaires alimentaires remplis à deux moments différents. Résultat surprenant : une plus grande variété alimentaire était associée à un poids légèrement plus faible au départ, même si elle était aussi liée à des portions plus grandes au fil du temps. Cependant, cette taille de portion plus grande n'expliquait pas le lien entre variété et poids, contrairement à ce qui était attendu. Ces résultats suggèrent que manger varié pourrait avoir un effet positif sur le contrôle du poids, probablement parce que ça améliore la qualité globale de l'alimentation.
Résumé reformulé :
Cette étude prospective basée sur les données de la UK Biobank a exploré les relations entre la variété alimentaire, la taille des portions et le poids corporel, en utilisant des rappels alimentaires de 24h à deux temps de mesure. Les chercheurs ont testé l'hypothèse selon laquelle la densité énergétique des aliments modère cette relation, et que la taille des portions pourrait servir de médiateur entre variété alimentaire et poids. Contrairement aux prédictions, les modèles de régression ont révélé une association négative directe entre score de variété alimentaire (DVS) et indicateurs de poids corporel (IMC, masse grasse, masse maigre) au départ. Bien qu'une variété alimentaire plus élevée soit associée à des portions plus importantes à travers le temps, l'effet de médiation modérée attendu via la taille des portions n'a pas été confirmé. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une association positive entre variété alimentaire et apport alimentaire global, avec des implications potentielles pour la gestion du poids corporel, notamment via une meilleure qualité nutritionnelle.
Europe PMC · 2022-12-26 · Cunningham PM, Roe LS, Keller KL, Rolls BJ.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont étudié comment la taille des portions et la façon de boire de l'eau pendant un repas influencent la quantité de nourriture mangée. 44 adultes ont mangé des pâtes en quantités différentes (400 à 700g) accompagnées d'eau, une fois par semaine pendant 4 semaines. Plus la portion servie était grande, plus les gens mangeaient, mais pas de façon proportionnelle. Fait intéressant : indépendamment de la portion servie, les personnes qui alternaient plus souvent entre bouchées de nourriture et gorgées d'eau finissaient par manger davantage. Cela pourrait s'expliquer par le fait que boire de l'eau entre les bouchées retarde la lassitude sensorielle envers l'aliment.
Résumé reformulé :
Cette étude croisée a examiné chez 44 adultes comment la taille des portions (400 à 700g de pâtes, servies avec 700g d'eau) influence la prise alimentaire, et si ce lien dépend de la manière dont les participants alternent entre bouchées et gorgées d'eau. Les repas ont été filmés pour comptabiliser bouchées, gorgées et alternances. Servir des portions plus grandes a entraîné une augmentation curvilinéaire de la consommation alimentaire. Ni les alternances bouchée/gorgée ni la quantité d'eau bue n'ont modéré cet effet de la taille des portions. En revanche, indépendamment de la portion servie, alterner plus fréquemment entre nourriture et eau était associé à une consommation alimentaire plus élevée (+5,7g par alternance supplémentaire), sans que cela atténue la satiété sensorielle spécifique. Les auteurs suggèrent que cette alternance pourrait favoriser l'apport énergétique en retardant l'installation de la lassitude sensorielle face à l'aliment.
Europe PMC · 2022-09-30 · Cunningham PM, Roe LS, Keller KL, Hendriks-Hartensveld AEM, Rolls BJ.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé comment la taille des portions influence la quantité de nourriture mangée. 44 adultes ont mangé des pâtes en quatre quantités différentes (400 à 700 g), une fois par semaine pendant 4 semaines. Plus la portion servie était grande, plus les participants mangeaient, mais pas de façon proportionnelle. Les chercheurs ont aussi observé la vitesse à laquelle les gens mangeaient et la taille de leurs bouchées. Résultat : manger vite et prendre de grosses bouchées était lié à manger davantage, quelle que soit la portion servie. Ces comportements alimentaires et la taille des portions agissent donc ensemble pour augmenter ce qu'on consomme.
Résumé reformulé :
Dans cet essai croisé randomisé, 44 adultes ont consommé un repas de pâtes en laboratoire une fois par semaine durant 4 semaines, avec des portions variant de 400 à 700 g. Les repas étaient filmés pour mesurer le nombre de bouchées, la durée du repas, la vitesse d'ingestion et la taille moyenne des bouchées. Les résultats montrent que l'apport alimentaire augmentait de façon curviligne avec la taille de la portion servie. Les paramètres de microstructure alimentaire (vitesse, taille des bouchées, nombre de bouchées, durée du repas) n'ont pas modifié l'ampleur de cet effet de portion, mais étaient indépendamment associés à une consommation plus élevée, quelle que soit la portion. La satiété sensorielle spécifique, elle, n'était influencée ni par la taille des portions ni par ces paramètres comportementaux. Ainsi, vitesse d'ingestion et taille des bouchées s'ajoutent à l'effet des grandes portions pour accroître la quantité totale consommée.
Europe PMC · 2022-06-23 · Ellahi B, Aitken A, Dikmen D, Seyhan-Erdoğan B, Makda M, Razaq R.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé deux outils vendus dans le commerce pour aider à contrôler la taille des portions (un set de couverts et un set de vaisselle calibrés) chez 31 femmes sud-asiatiques en surpoids ou obèses vivant au Royaume-Uni. Chaque participante a utilisé les deux outils à tour de rôle dans sa vie quotidienne. Résultat : leur IMC a diminué à chaque mesure durant l'étude. La vaisselle calibrée a été jugée plus facile à utiliser, plus agréable et plus efficace que les couverts. Les portions de salade ont augmenté, tandis que celles d'huile de cuisson et de céréales du petit-déjeuner ont diminué avec les deux outils.
Résumé reformulé :
Dans cet essai croisé randomisé, 31 femmes sud-asiatiques en surpoids ou obèses vivant au Royaume-Uni ont testé successivement deux outils commerciaux de contrôle des portions (un set d'ustensiles et un set de vaisselle calibrés), en conditions de vie réelle. L'acceptabilité, la facilité d'utilisation et l'efficacité perçue ont été évaluées par questionnaires, tandis que les habitudes alimentaires étaient suivies via des journaux alimentaires de 3 jours. Une réduction significative de l'IMC a été observée à chaque point de mesure (p = 0,007). Le set de vaisselle a obtenu de meilleurs scores que le set d'ustensiles sur tous les critères évalués. Les deux outils ont été associés à une augmentation des portions de salade et à une diminution de celles d'huile de cuisson et de céréales du petit-déjeuner. Ces résultats préliminaires suggèrent un intérêt potentiel de ces outils pour la gestion du poids dans cette population à risque, mais nécessitent confirmation à plus grande échelle.
Europe PMC · 2022-04-07 · Robinson E, McFarland-Lesser I, Patel Z, Jones A.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 14 expériences pour voir ce qui se passe quand on sert des portions plus petites aux gens. Résultat : les personnes mangent naturellement moins de calories (environ 235 kcal de moins par jour) quand leurs portions sont réduites, sans forcément s'en rendre compte. Dans les études qui ont suivi le poids sur la durée, celles et ceux qui avaient des portions plus petites ont pris moins de poids (environ 580 grammes de moins) que les autres. L'effet est plus fort quand on part de très grosses portions. Réduire la taille des portions pourrait donc aider à prévenir la prise de poids à grande échelle.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse regroupe 14 études expérimentales ayant manipulé la taille des portions alimentaires servies et mesuré l'apport énergétique sur au moins une journée. Les résultats montrent une réduction modérée à importante de l'apport calorique quotidien lorsque des portions plus petites sont servies par rapport à des portions plus grandes (différence standardisée de -0,71, soit environ 235 kcal en moins). Plus la réduction de portion est importante, plus la baisse d'apport énergétique est marquée, avec toutefois une relation non linéaire : l'effet s'atténue lorsqu'on réduit des portions déjà très grandes. Dans un sous-ensemble de 4 études ayant mesuré le poids corporel, servir des portions plus petites était associé à une prise de poids moindre (environ 0,58 kg) comparé aux portions plus grandes. Ces résultats suggèrent que la réduction des portions alimentaires pourrait constituer une stratégie efficace, à l'échelle populationnelle, pour limiter la prise de poids.
Motif : forte hétérogénéité (I2 ≥75%) entre les études incluses
Europe PMC · 2022-02-01 · Higgins KA, Hudson JL, Hayes AMR, Braun E, Cheon E, Couture SC, Gunaratna NS, Hill ER, Hunter SR, McGowan BS, Reister EJ, Wang Y, Mattes RD.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 22 essais scientifiques pour comprendre comment la taille des portions et le nombre de repas ou collations par jour influencent la quantité de calories mangées. Les chercheurs ont trouvé que manger des portions plus grosses fait consommer environ 295 calories de plus par jour, et manger plus souvent ajoute environ 203 calories de plus par jour. Par contre, il n'y avait pas assez d'études pour savoir si ces habitudes font réellement prendre du poids sur le long terme. Cette analyse confirme donc un lien clair entre portions/fréquence et calories consommées, mais pas encore sur le poids.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a combiné les données de 22 essais contrôlés randomisés (sur 9708 articles examinés) menés chez des adultes en bonne santé, afin d'évaluer séparément l'effet de la taille des portions (PS) et de la fréquence des prises alimentaires (IF) sur l'apport énergétique et le poids corporel. Les résultats montrent que des portions plus grandes augmentent l'apport énergétique quotidien de 295 kcal en moyenne, et qu'une fréquence alimentaire plus élevée l'augmente de 203 kcal. Cependant, une forte hétérogénéité a été observée entre les études (I² ≥ 75%), et le nombre d'essais évaluant l'effet sur le poids corporel à long terme était insuffisant pour conclure. Les auteurs soulignent donc que si l'effet à court terme sur les calories ingérées est bien établi, les conséquences chroniques sur le poids restent à démontrer par des études futures mieux conçues.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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