Croissance et développement de l'enfant
Femmes et enfants
Les sujets les plus étudiés
Aliments, régimes et compléments qui comptent le plus d'études sur ce problème de santé. La barre montre la part de chaque niveau de preuve, du plus solide (vert foncé) au plus faible (gris).
- Diversification alimentaire du nourrisson · Régime ou habitude · 45 études
- Alimentation de l'enfant de 1 à 5 ans · Régime ou habitude · 33 études
- Laits de croissance · Aliment · 17 études
- Oeuf · Aliment · 17 études
- Régime macrobiotique · Régime ou habitude · 13 études
- Alimentation pendant la grossesse · Régime ou habitude · 10 études
- Colostrum bovin · Nutriment ou complément · 7 études
- Yaourt ou lait fermenté · Aliment · 7 études
- Insécurité alimentaire · Régime ou habitude · 6 études
- Lait · Aliment · 6 études
- Mycotoxines · Aliment · 6 études
- Protéines alimentaires · Nutriment ou complément · 6 études
- Alimentation des adolescents · Régime ou habitude · 5 études
- Alimentation pendant l'allaitement · Régime ou habitude · 5 études
- Alimentation saine · Régime ou habitude · 5 études
Études scientifiques (344)
Carte des preuves
- Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 10 (3 %)
- Niveau 2 · essais randomisés : 88 (26 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 86 (25 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 109 (32 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 51 (15 %)
Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
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Motif : estimations imprécises et discordantes entre essais, certitude des preuves très basse
Europe PMC · 2026-10-19 · Szajewska H, Jarocka-Cyrta E, Stróżyk A, Horvath A, Jedynak-Wąsowicz U, Liber A, Rachtan-Janicka J, Kwiecień J.
Résumé simplifié :
Pour les bébés allergiques au lait de vache, il existe plusieurs types de laits spéciaux, dont une formule à base de riz hydrolysé. Cette revue a rassemblé quatre études portant sur 321 enfants pour savoir si ce lait de riz aide aussi bien que les autres formules à devenir tolérant au lait de vache avec le temps, et s'il favorise une bonne croissance. Les résultats des différentes études se contredisent et restent peu fiables. La croissance des enfants ne semblait pas différente selon le lait utilisé, et les réactions allergiques étaient rares dans tous les groupes. Les auteurs concluent qu'on ne peut pas encore dire si cette formule de riz est meilleure, moins bonne ou équivalente aux autres options.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a analysé quatre essais randomisés contrôlés (321 participants au total) comparant la formule de riz hydrolysé à d'autres alternatives utilisées chez les nourrissons allergiques au lait de vache, comme les formules extensivement hydrolysées de lait de vache ou les formules à base de soja. L'objectif était d'évaluer l'acquisition de la tolérance au lait de vache, la croissance, la sécurité et la tolérabilité de ces formules. Seules deux études ont rapporté l'acquisition de tolérance, avec des résultats imprécis et contradictoires (un risque relatif de 0,84 dans un sens et de 1,35 dans l'autre), pour une certitude de preuve jugée très faible selon la méthode GRADE. La croissance ne différait pas significativement entre la formule de riz et la formule extensivement hydrolysée dans deux essais ; un léger avantage non ajusté par rapport au soja n'a pas résisté à la correction statistique pour comparaisons multiples. Les réactions allergiques étaient rares et aucune différence claire n'a été observée entre les formules en termes d'effets indésirables. Les auteurs concluent que les données actuelles ne permettent pas de déterminer si la formule de riz hydrolysé est équivalente, supérieure ou inférieure aux autres options, et appellent à des essais de plus grande ampleur avec des critères d'évaluation standardisés.
Europe PMC · 2026-10-16 · Rizvi A, Bhutta A, Sajid M, Soofi SB, Bhutta ZA.
Résumé simplifié :
Cette étude pakistanaise a examiné les habitudes alimentaires de près de 97 000 enfants âgés de 6 à 23 mois, en particulier la consommation de lait animal (vache ou buffle) non enrichi. Les chercheurs ont constaté que donner uniquement du lait animal, sans autre aliment solide, aux bébés de 6 à 11 mois était lié à un risque accru de retard de croissance et de maigreur excessive. En revanche, chez les enfants de 12 à 23 mois, associer ce même lait à une alimentation diversifiée semblait plutôt protecteur. La pauvreté des familles restait le facteur le plus déterminant de la malnutrition, et les carences en fer et en vitamine D demeuraient très fréquentes, surtout quand le lait remplaçait les repas solides.
Résumé reformulé :
À partir de 13 enquêtes nationales et provinciales menées au Pakistan entre 2010 et 2020, cette analyse groupée a étudié les liens entre différentes combinaisons d'alimentation lactée/complémentaire et l'état nutritionnel de plus de 96 000 enfants de 6 à 23 mois. Les résultats montrent que l'usage exclusif de lait animal non enrichi (buffle ou vache) en remplacement de l'allaitement, sans aliments complémentaires, est associé à un risque accru de retard de croissance (stunting) et d'émaciation (wasting) chez les nourrissons de 6 à 11 mois. À l'inverse, après 12 mois, l'association du lait animal à une alimentation complémentaire diversifiée est corrélée à un moindre risque de ces deux formes de malnutrition. La pauvreté des ménages demeure le déterminant le plus fort de la malnutrition dans tous les groupes d'âge. Par ailleurs, l'anémie, les carences en fer et en vitamine D restent très répandues, particulièrement chez les enfants nourris au lait sans autres aliments, tandis que les carences en plusieurs micronutriments à la fois persistent même en cas d'alimentation diversifiée incluant du lait animal. Les auteurs soulignent le caractère transversal des données, qui ne permet pas d'établir de lien de causalité, et recommandent d'inscrire les interventions nutritionnelles dans des politiques de lutte contre la pauvreté.
Motif : hétérogénéité substantielle pour les résultats de DMO rachis lombaire et corps entier
Europe PMC · 2026-10-16 · Lv G, Liu P, He J, Qu F, Zhou Y, Wang S, Xiang H, Gou H.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble 16 essais cliniques (environ 2100 enfants et adolescents) pour voir si prendre du calcium, de la vitamine D ou les deux ensemble en complément aide à grandir, à prendre du poids ou à renforcer les os. Résultat : ces compléments n'accélèrent ni la croissance en taille ni la prise de poids. On observe de très petites augmentations de la densité osseuse (au niveau du dos, de la hanche et du corps entier), mais ces différences sont faibles et leur intérêt réel pour la solidité des os ou la prévention des fractures n'est pas prouvé. Les auteurs concluent que ces compléments devraient surtout servir en cas de carence réelle, pas pour favoriser la croissance chez des enfants en bonne santé.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse en réseau bayésienne a analysé 16 essais randomisés contrôlés (environ 2100 participants) évaluant la supplémentation orale en calcium seul, en vitamine D seule, ou en combinaison, chez des enfants et adolescents en bonne santé. Aucun effet significatif n'a été observé sur la croissance mensuelle en taille (+0,0441 cm/mois, IC95% [-0,0114 ; 0,0996]) ni sur la prise de poids mensuelle (+0,0075 kg/mois, IC95% [-0,0064 ; 0,0214]). De petites augmentations significatives de la densité minérale osseuse ont été relevées au niveau lombaire (+0,0145 g/cm²), fémoral (+0,0101 g/cm²) et corporel total (+0,0110 g/cm²), avec une hétérogénéité importante pour certains sites. L'analyse en réseau n'a pas permis d'établir la supériorité constante d'un schéma de supplémentation particulier par rapport aux autres. Les auteurs concluent que ces suppléments ne devraient pas être utilisés systématiquement pour stimuler la croissance chez des enfants sans carence avérée, mais plutôt pour corriger un apport insuffisant ou une carence biologique confirmée.
Europe PMC · 2026-10-15 · Ismael FB, Wall CR, Lovell AL, Gontijo de Castro T.
Résumé simplifié :
Cette étude néo-zélandaise a suivi plus de 6000 enfants de 54 mois (environ 4 ans et demi) pour voir si leur façon de manger était liée à leur poids. Deux profils alimentaires ont été étudiés : l'un riche en fruits, légumes et protéines, l'autre riche en aliments raffinés, sucrés, salés et gras. Résultat : chez les filles, plus l'alimentation était riche en sucre, sel et graisses, plus le risque de surpoids ou d'obésité était élevé. Cet effet n'a pas été observé chez les garçons, ni pour le tour de taille. Le profil sain, lui, n'était associé à aucun des deux indicateurs de poids, chez les filles comme chez les garçons.
Résumé reformulé :
À partir de données sur 6048 enfants de 54 mois issus de la cohorte Growing Up in New Zealand, les chercheurs ont examiné les liens entre deux profils alimentaires préalablement identifiés et des indicateurs d'excès d'adiposité (IMC/âge >+2 z-score et rapport tour de taille/taille >90e percentile). Par rapport aux filles du tertile le plus bas d'adhésion au profil «raffiné, riche en sucre, sel et graisses», celles des tertiles moyen et supérieur présentaient une prévalence plus élevée de surpoids/obésité (rapports de prévalence respectivement de 1,56 et 2,14). Cette association n'a pas été retrouvée chez les garçons, ni pour le rapport tour de taille/taille dans aucun des deux sexes. Le profil alimentaire riche en fruits, légumes et protéines n'était associé à aucun des deux indicateurs d'adiposité, quel que soit le sexe. Ces résultats observationnels suggèrent un lien spécifique au sexe entre une alimentation de moindre qualité et l'obésité précoce, sans toutefois établir de causalité directe.
Europe PMC · 2026-10-14 · Sun H, Mou Y, El Marroun H, Bos D, Jansen PW.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi près de 3000 couples mère-enfant pour voir si manger plus ou moins de produits végétaux pendant la grossesse ou l'enfance influence le cerveau et l'intelligence des adolescents. Résultat : quand la mère mange de façon saine et végétale pendant la grossesse, son enfant a un meilleur score de QI plus tard. Quand l'enfant lui-même suit une alimentation végétale saine vers 8 ans, son cerveau est plus volumineux et certaines capacités verbales sont meilleures. À l'inverse, une alimentation végétale «malsaine» (riche en sucre, féculents raffinés) est liée à un cerveau plus petit et à un QI plus faible.
Résumé reformulé :
À partir de la cohorte prospective Generation R, les chercheurs ont analysé l'alimentation de près de 3000 mères durant la grossesse et de leurs enfants à 8 ans, via des indices de régime à base de plantes (global, sain, malsain). Ils ont ensuite étudié les liens avec l'imagerie cérébrale (10-14 ans) et les performances cognitives à 14 ans. Après ajustement pour le niveau socio-économique et le mode de vie, un régime végétal sain maternel était associé à un QI plus élevé chez l'enfant, tandis qu'un régime végétal sain pendant l'enfance était lié à un volume cérébral plus important et à de meilleures capacités verbales. Inversement, un régime végétal malsain maternel était associé à un volume cérébral plus petit et un QI plus bas. Ces associations, observationnelles, suggèrent un lien entre qualité de l'alimentation végétale et développement cérébral, sans établir de causalité directe.
Europe PMC · 2026-10-12 · Kaya F, Urgancı N, Uçar A, Akbay ÖP, Usta AM, Celik S, Kasım MS.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 141 enfants et adolescents atteints de la maladie cœliaque, qui suivaient un régime sans gluten depuis au moins 2 ans. Les chercheurs ont regardé si certains restaient plus petits que prévu malgré ce régime, et ont mesuré des marqueurs sanguins liés à la croissance (IGF-1, IGFBP-3 et FGF21). Résultat : environ 8,5% des enfants avaient une petite taille persistante, et 2,1% souffraient d'un vrai déficit en hormone de croissance. Les enfants petits avaient des taux plus bas d'IGF-1 et IGFBP-3, mais le FGF21 ne semblait pas lié à leur taille. Cela suggère que le retard de croissance malgré le régime sans gluten a plusieurs causes possibles.
Résumé reformulé :
Cette étude prospective transversale a inclus 141 enfants et adolescents atteints de maladie cœliaque, adhérant à un régime sans gluten depuis au moins deux ans, afin d'évaluer leur stature et d'explorer les mécanismes biologiques associés à un éventuel retard de croissance persistant. Parmi eux, 8,5% présentaient une petite taille persistante malgré le régime, et un déficit en hormone de croissance a été diagnostiqué chez 2,1% de la cohorte totale (soit 25% des enfants avec petite taille persistante). Les enfants ayant une petite taille persistante sans déficit hormonal avaient des scores d'IGF-1 et IGFBP-3 significativement plus bas que ceux à taille normale, suggérant une altération de l'axe hormone de croissance/IGF. En revanche, les concentrations de FGF21 n'étaient pas associées à la stature ni aux autres paramètres de croissance. Les auteurs concluent que le retard de croissance persistant sous régime sans gluten, bien que rare, est probablement multifactoriel et ne s'explique pas uniquement par le FGF21 circulant.
Europe PMC · 2026-10-11 · Ingabire-Gasana E, Appiah D, Niraula SR, Park OH, Murimi M.
Résumé simplifié :
Cette étude a été menée au Kenya auprès d'enfants de 6 mois à 5 ans vivant dans une communauté pastorale touchée par la malnutrition. Pendant huit semaines, certains enfants ont reçu chaque jour un repas à base d'un mélange de lentilles et de légumes, tandis que leurs parents recevaient des conseils en nutrition. Résultat : ces enfants mangeaient plus souvent des aliments d'origine animale, avaient une alimentation plus variée et prenaient plus de repas que les enfants du groupe témoin. En revanche, aucune amélioration significative de leur état nutritionnel global (poids, croissance) n'a pu être démontrée sur cette courte période.
Résumé reformulé :
Cet essai quasi-expérimental contrôlé, mené au Kenya pendant deux mois, a évalué l'effet combiné d'une distribution alimentaire complémentaire à base de lentilles et légumes (Harvest Lentil Vegetable Blend) et d'un programme d'éducation nutritionnelle auprès de 318 enfants âgés de 6 à 59 mois et de leurs aidants, dans une communauté pastorale du Kenya particulièrement exposée à la sous-nutrition infantile. Le groupe d'intervention recevait un repas quotidien supplémentaire pendant huit semaines, en plus de séances éducatives fondées sur des modèles théoriques du comportement. Les analyses statistiques (modèles mixtes linéaires et équations d'estimation généralisées) ont montré que les enfants du groupe intervention consommaient davantage d'aliments d'origine animale, atteignaient plus souvent le seuil de diversité alimentaire minimale et prenaient plus de repas par jour comparé au groupe témoin. Une tendance à l'amélioration des indicateurs nutritionnels a été observée, mais ces différences n'ont pas atteint le seuil de significativité statistique, probablement en raison de la durée limitée de l'étude. Les auteurs concluent que cette approche combinée est efficace pour améliorer les pratiques alimentaires des jeunes enfants dans un contexte de ressources limitées, sans toutefois démontrer un impact mesurable sur leur statut nutritionnel à court terme.
Europe PMC · 2026-10-10 · Hovadick ACA, Rodrigues CZ, Giacomini I, Faggiani LD, Maciel VBS, Damasceno AAA, Lourenço BH, Cardoso MA.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé, chez des enfants d'Amazonie brésilienne, si l'envoi de messages multimédias éducatifs aux parents pendant 19 semaines pouvait améliorer l'alimentation des enfants, leur croissance et leur taux de cholestérol. 266 familles ont été réparties en deux groupes : l'un recevait ces messages, l'autre non. Résultat : les deux groupes ont réduit leur consommation d'aliments ultra-transformés et ont vu leur cholestérol s'améliorer, mais sans différence notable entre les deux groupes. L'intervention par messages n'a donc pas eu d'effet supplémentaire par rapport aux soins habituels, même si la baisse générale des aliments ultra-transformés reste encourageante.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé a évalué l'efficacité d'une intervention de santé mobile (mHealth) visant à améliorer l'alimentation, la croissance et le profil lipidique d'enfants scolarisés en Amazonie brésilienne. Pendant 19 semaines, les aidants de 266 enfants ont reçu soit des messages multimédias standardisés, soit les soins habituels. Le critère principal était l'évolution du z-score d'IMC pour l'âge, avec en critères secondaires l'alimentation et les lipides sanguins. Si le groupe contrôle a connu une baisse significative de l'IMC-pour-âge (surtout chez les garçons), aucune différence significative n'a été observée entre les groupes. Les deux groupes ont réduit leur consommation d'aliments ultra-transformés et amélioré leur cholestérol total et LDL, sans effet spécifique attribuable à l'intervention. Les auteurs concluent que cette intervention mHealth n'apporte pas de bénéfice supplémentaire par rapport aux soins habituels, tout en soulignant le potentiel des messages mobiles comme approche complémentaire pour promouvoir une alimentation saine dans des contextes isolés.
Europe PMC · 2026-10-09 · Sousa KA, Mumberger ALS, Sarrazin SLF, Silva LAD, Oliveira RB.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 13 recherches menées auprès de populations amazoniennes traditionnelles, qui consomment beaucoup de poisson. Le poisson peut contenir du mercure, un métal toxique. Les chercheurs ont constaté que ce mercure passe de la mère au bébé, pendant la grossesse et par l'allaitement. Mais de façon surprenante, cela n'a pas montré d'effet négatif clair sur la croissance ou le développement du cerveau des enfants. Les bienfaits nutritionnels du poisson pourraient compenser les risques du mercure, ou d'autres facteurs sociaux joueraient un rôle plus important. Ces résultats montrent qu'il faut continuer à surveiller cette exposition chez les mères et leurs enfants.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a analysé 13 études observationnelles (cohortes et études transversales) publiées entre 1998 et 2022, portant sur l'exposition au mercure chez des populations amazoniennes traditionnelles fortement consommatrices de poisson, source majeure de contamination mercurielle. Les résultats confirment un transfert du mercure de la mère au fœtus via le placenta et au nourrisson via le lait maternel, avec une corrélation constante entre les niveaux de contamination maternels et fœtaux. Toutefois, aucun effet significatif sur la croissance ou le neurodéveloppement des enfants n'a été observé dans ces études. Les auteurs suggèrent que les bénéfices nutritionnels de la consommation de poisson pourraient atténuer les effets toxiques du mercure, ou que des déterminants sociaux auraient une influence plus marquée que l'exposition chimique elle-même. Ils soulignent cependant que des biais méthodologiques liés à ces facteurs sociaux pourraient avoir masqué une toxicité réelle. L'étude appelle à un suivi continu de la dyade mère-enfant dans cette région.
Europe PMC · 2026-10-08 · Dailey-Chwalibóg T, Mertens A, Fehr K, Shu CH, Jauhal A, Manus MB, Deng L, Toe LC, Muhammed A, Pasha A, Shafiq Y, Iqbal N, Khan W, Nisar MI, Baxter JB, Beggs MR, Sundararaman N, Van Eyk JE, Bode L, Hubbard A, Lagerborg KA, Jain M, Hampel D, Shahab-Ferdows S, Allen LH, Lachat C, DeBoer MD, Jehan F, Aghaeepour N, Shenhav L, McDermid JM, Azad MB.
Résumé simplifié :
Cette étude a analysé le lait maternel de femmes participant à trois essais cliniques menés au Burkina Faso, au Pakistan et en Tanzanie. Les chercheurs ont testé l'effet de compléments nutritionnels (protéines, énergie, vitamine B3) donnés aux mères qui allaitent. Résultat : ces compléments augmentent la quantité de vitamines B dans le lait, mais n'influencent pas beaucoup les autres composants comme les graisses ou les sucres, le corps de la mère régulant naturellement ces éléments. Chez les enfants les plus mal nourris, ces compléments ont aussi amélioré leur croissance. Cela suggère qu'il est utile de continuer à soutenir l'alimentation des mères même après l'accouchement.
Résumé reformulé :
Cette recherche combine les données de trois essais randomisés (Burkina Faso, Pakistan, Tanzanie) pour étudier comment la nutrition maternelle pendant l'allaitement influence la composition du lait humain. Des suppléments énergético-protéiques équilibrés ou de la nicotinamide donnés aux mères allaitantes ont augmenté les teneurs en vitamines B du lait, tandis que les macronutriments, oligosaccharides, protéines bioactives et le microbiome restaient relativement stables, suggérant une régulation physiologique protectrice. Des analyses métabolomiques et protéomiques ont révélé des changements dans les métabolites liés aux vitamines et les profils de triglycérides. Chez un sous-groupe de l'essai MISAME-III, des changements concordants ont été observés dans le sang des mères et des nourrissons. La supplémentation postnatale a amélioré la croissance infantile uniquement dans la cohorte la plus défavorisée nutritionnellement, ce qui plaide pour prolonger le soutien nutritionnel maternel pendant la période d'allaitement.
Europe PMC · 2026-10-08 · Cox AM, Heath AM, Haszard JJ, Conlon CA, Beck KL, von Hurst PR, Te Morenga LA, Daniels L, Jones EA, Katiforis I, Brown KJ, Rowan M, Casale M, McLean NH, Bruckner BR, Jupiterwala RM, Taylor RW.
Résumé simplifié :
Cette étude néo-zélandaise a observé 625 bébés de 7 à 10 mois pour voir si la vitesse à laquelle ils mangent est liée à leur alimentation et leur poids. Les bébés qui mangent plus lentement consomment moins d'énergie par jour avec leurs aliments solides. Les bébés allaités mangent plus lentement que ceux nourris au biberon avec du lait infantile. Les bébés qui se nourrissent seuls (diversification menée par l'enfant) mangent aussi plus lentement que ceux nourris à la cuillère. En revanche, la vitesse d'ingestion n'est pas liée au poids du bébé ni à l'utilisation fréquente de gourdes de purée.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle (First Foods New Zealand) a examiné la vitesse d'ingestion chez 625 nourrissons âgés de 7 à 10 mois, à l'aide de trois méthodes : rappels alimentaires sur 24h, un questionnaire sur le comportement alimentaire, et des vidéos de repas pour un sous-groupe. Les résultats montrent qu'une vitesse d'ingestion plus lente est associée à un apport énergétique quotidien plus faible issu des aliments complémentaires. Les nourrissons pratiquant une diversification menée par l'enfant (s'alimentant eux-mêmes) mangent plus lentement que ceux nourris à la cuillère, de même que les nourrissons allaités comparés à ceux nourris au lait infantile. En revanche, aucune association significative n'a été trouvée entre la vitesse d'ingestion et le statut pondéral (BMI z-score), ni avec l'usage fréquent de gourdes de purée alimentaire. Ces résultats, de nature associative, suggèrent des pistes pour mieux comprendre le développement des comportements alimentaires précoces, sans établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-10-08 · Pinar-Martí A, Ayala-Aldana N, Bernardo-Castro S, Manidis A, Cadman T, Sala-Vila A, Lázaro I, Lertxundi N, Subiza-Pérez M, González-Safont L, Vioque J, Riaño-Galán I, Rodríguez-Dehli C, López-Sabater MC, Vrijheid M, Guxens M, Foraster M, Julvez J.
Résumé simplifié :
Cette étude espagnole a suivi 953 enfants de 5 à 15 ans pour voir si la quantité d'oméga-3 (ALA, DHA, EPA) présente dans leur sang à la naissance, reflet de l'alimentation de leur mère pendant la grossesse, était liée à leurs capacités cognitives. Les enfants ayant plus d'ALA et de DHA à la naissance avaient moins de problèmes d'attention et une meilleure mémoire de travail en moyenne. Avec le temps, l'ALA semblait procurer un avantage précoce qui s'estompait, tandis que le DHA était associé à une amélioration plus marquée de l'attention et de l'intelligence fluide au fil des années. Ces résultats suggèrent un rôle possible des oméga-3 prénatals dans le développement cérébral à long terme.
Résumé reformulé :
Dans le cadre du projet espagnol INMA, les chercheurs ont mesuré les proportions d'ALA, de DHA et d'EPA dans le sang de cordon ombilical de 953 participants, comme marqueur de l'exposition prénatale aux oméga-3 liée à l'alimentation maternelle. À l'aide de modèles mixtes linéaires, ils ont analysé les trajectoires d'attention, de mémoire de travail et d'intelligence fluide entre 5 et 15 ans. Des niveaux plus élevés d'ALA et de DHA étaient associés en moyenne à moins d'inattention, et le DHA à une meilleure mémoire de travail globale. Les analyses longitudinales ont révélé des profils différenciés selon l'âge : l'ALA était lié à des avantages précoces en attention et intelligence fluide qui s'atténuaient avec le temps, tandis que le DHA était associé à des améliorations plus marquées et durables de l'attention et de l'intelligence fluide, ainsi qu'à un avantage précoce transitoire en mémoire de travail. Ces résultats observationnels suggèrent des associations spécifiques selon le type d'oméga-3 et le domaine cognitif, sans établir de lien de causalité direct.
Motif : hétérogénéité très élevée entre les études (I² de 84 à 99%) non expliquée
Europe PMC · 2026-10-03 · Song Q, Lv H, Li Y, Zhao Y, Wu N.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble plusieurs recherches pour comprendre le lien entre la vitamine D et une hormone de croissance appelée IGF-1 chez les enfants. Les résultats montrent que prendre de la vitamine D en complément augmente le taux d'IGF-1, et que l'associer à un traitement par hormone de croissance (rhGH) fonctionne mieux que le traitement seul. Par ailleurs, les enfants ayant un déficit en hormone de croissance ont souvent moins de vitamine D que les enfants en bonne santé, et le traitement par hormone de croissance fait remonter ce taux de vitamine D, sans toutefois l'égaler complètement.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse (24 études incluses) explore les liens entre la vitamine D et l'axe hormone de croissance/IGF-1 chez l'enfant. La supplémentation en vitamine D augmente les taux d'IGF-1, et son association avec un traitement par hormone de croissance recombinante (rhGH) donne de meilleurs résultats qu'un traitement par rhGH seul. À l'inverse, le traitement par rhGH fait augmenter les taux de vitamine D [25(OH)D] chez les enfants présentant un déficit en hormone de croissance (+7,78 ng/mL) comme chez ceux avec un retard de croissance idiopathique (+2,74 ng/mL). Les enfants déficitaires en hormone de croissance présentent des taux de vitamine D significativement plus bas que les enfants sains, mais ce taux reste inférieur même après traitement par rhGH. Les auteurs soulignent qu'il faut tenir compte de cette interaction lors de l'interprétation des dosages d'IGF-1 pour le diagnostic des petites tailles, et qu'une association vitamine D plus rhGH pourrait optimiser la prise en charge de la croissance chez ces enfants.
Motif : hétérogénéité substantielle (I2 jusqu'à 85.95%) et estimations sensibles à l'exclusion d'études, données entièrement transversales
Europe PMC · 2026-10-01 · Gholami Shahrbabak M, Gholami Shahrbabak A, Meymand AE, Abdar KT, Mobasheri-Shiri M.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 23 recherches pour voir si suivre le régime méditerranéen protège les enfants et adolescents du surpoids. Les résultats montrent que les enfants qui suivent le plus ce régime ont en moyenne un indice de masse corporelle (IMC) plus bas que les autres. À l'inverse, les enfants en surpoids ont tendance à moins suivre ce type d'alimentation. Cependant, toutes ces études comparent des groupes à un moment donné, sans suivre les enfants dans le temps, donc on ne peut pas être sûr que le régime cause directement cette différence de poids.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé les données de 23 études (26 cohortes) portant sur l'adhésion au régime méditerranéen et le risque d'obésité chez les enfants et adolescents. Les analyses montrent que les enfants adhérant davantage à ce régime présentent un IMC moyen inférieur (différence de -0,42 kg/m²) à ceux qui y adhèrent peu. De plus, les enfants en surpoids affichent un score d'adhésion au régime méditerranéen plus faible que ceux de poids normal (différence de -0,44 point). Ces associations restent significatives mais s'accompagnent d'une hétérogénéité importante entre les études, et certains résultats sont sensibles à l'exclusion de certaines études individuelles. Les auteurs soulignent que l'ensemble des preuves provient d'études transversales, ce qui empêche d'établir un lien de causalité entre l'adhésion au régime et la réduction du risque d'obésité.
Europe PMC · 2026-10-01 · Wang ML, Alatorre S, Schwarz AG, Weinberg J, Sprague Martinez L, Aldworth J, Kadel R, Rosal MC, Lemon SC.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a testé un programme appelé H2GO!, mené dans des clubs pour enfants, pour aider les 8-13 ans à boire moins de boissons sucrées et plus d'eau. Pendant 6 semaines, les enfants et leurs parents ont participé à des ateliers animés par le personnel du club. Après un an, les enfants ayant suivi le programme avaient une évolution de leur indice de masse corporelle (IMC) légèrement meilleure que ceux n'ayant pas participé, la différence étant statistiquement significative. En revanche, aucune différence claire n'a été observée sur la quantité réelle de boissons sucrées ou d'eau consommée entre les deux groupes. Les auteurs concluent que ce type de programme communautaire pourrait aider à prévenir l'obésité infantile, même si les mécanismes précis restent à mieux comprendre.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé en grappes, mené entre 2020 et 2025 dans 11 clubs Boys & Girls du Massachusetts, a évalué l'efficacité d'un programme comportemental communautaire (H2GO!) destiné à réduire la consommation de boissons sucrées et à favoriser celle d'eau chez des enfants de 8 à 13 ans. L'intervention consistait en douze séances de groupe sur six semaines, combinant éducation à la santé, récits créés par les jeunes et activités parent-enfant. Sur 437 enfants suivis, dont une proportion importante en situation de surpoids ou d'obésité à l'inclusion, le changement du score z d'IMC à 12 mois différait significativement entre les deux groupes (différence de -0,19 ; IC95 % -0,38 à -0,01 ; p=0,04), en faveur du groupe intervention, bien que la baisse au sein du groupe intervention seul ne soit pas statistiquement significative. Aucune différence significative n'a été constatée concernant la consommation déclarée de boissons sucrées ou d'eau entre les groupes, ce qui limite l'interprétation du mécanisme d'action du programme. Les auteurs soulignent néanmoins le potentiel de ce type d'intervention communautaire, peu coûteuse et reproductible, dans la prévention de l'obésité infantile.
Europe PMC · 2026-09-29 · Shauket R, Okon II, Maroof S.
Résumé simplifié :
Cette étude pakistanaise a interrogé 384 adolescents de 15 à 18 ans pour savoir si le manque d'accès à une alimentation suffisante dans leur foyer était lié à leur état nutritionnel. Résultat frappant : 95% des familles vivaient une insécurité alimentaire sévère. Chez les jeunes, 34% étaient trop maigres, 28% présentaient un retard de croissance, et 9% étaient en surpoids ou obèses. Après analyse plus poussée, un score d'insécurité alimentaire plus élevé était associé à un risque accru de maigreur, mais pas clairement au retard de croissance ni au surpoids. Ces résultats soulignent l'urgence d'agir sur la sécurité alimentaire des adolescents.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 384 adolescents scolarisés (15-18 ans) dans le district péri-urbain de Lodhran, au Sud-Pendjab, a évalué l'insécurité alimentaire des ménages (via l'échelle HFIAS) et son lien avec le statut nutritionnel (IMC-pour-âge et taille-pour-âge selon l'OMS). Près de 95% des foyers présentaient une insécurité alimentaire sévère. La prévalence de maigreur atteignait 34%, celle du retard de croissance 28%, et celle du surpoids/obésité 9%. Les catégories globales d'insécurité alimentaire n'étaient pas significativement associées à ces trois indicateurs. Toutefois, après correction pour comparaisons multiples, quatre domaines spécifiques de l'échelle HFIAS restaient associés à la maigreur, et en analyse multivariée ajustée, un score HFIAS continu plus élevé était indépendamment associé à une probabilité accrue de maigreur (OR ajusté 1,056 ; IC95% 1,009-1,104). Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un lien entre insécurité alimentaire et sous-nutrition chez les adolescents, sans établir de causalité directe.
Europe PMC · 2026-09-26 · Tuç HE, Kurt A, Ozbek YD.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné 300 enfants âgés de 6 à 14 ans pour voir si leur alimentation, plus ou moins inflammatoire, était liée à leur santé dentaire et gingivale. Les chercheurs ont calculé un score d'inflammation alimentaire à partir de leurs habitudes alimentaires, puis ont examiné leurs dents et leurs gencives. Résultat : les enfants ayant une alimentation plus inflammatoire (riche en aliments pro-inflammatoires) présentaient davantage de plaque dentaire, d'inflammation des gencives et de saignements, mais paradoxalement moins de caries. Cela suggère qu'une alimentation anti-inflammatoire pourrait favoriser une meilleure santé des gencives chez les enfants, même si ce lien reste à confirmer par d'autres études.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a inclus 300 enfants sains âgés de 6 à 14 ans afin d'évaluer l'association entre le potentiel inflammatoire de leur alimentation et leur santé bucco-dentaire. Le potentiel inflammatoire a été mesuré via l'indice C-DII, calculé à partir de relevés alimentaires sur trois jours, tandis que la santé bucco-dentaire a été évaluée par des indices cliniques standards (DMFT/dmft, indice de plaque, indice gingival, saignement au sondage). Les résultats montrent une corrélation négative entre le score C-DII et le nombre de dents cariées/absentes/obturées, mais une corrélation positive avec l'indice de plaque. Par tranches d'âge, des différences significatives apparaissent pour plusieurs paramètres gingivaux selon le quartile de score C-DII. Ces résultats observationnels suggèrent qu'un régime à potentiel pro-inflammatoire pourrait être associé à des altérations précoces de la santé parodontale chez l'enfant, sans toutefois établir de lien de causalité directe.
Europe PMC · 2026-09-24 · Alfezzy WM, Aljehany BM.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 390 mères d'enfants de 6 à 23 mois à Djeddah pour comprendre comment leurs connaissances et pratiques sur la diversification alimentaire influencent la croissance de leurs enfants. Les chercheurs ont mesuré le poids et la taille des enfants, et ont comparé ces données aux connaissances nutritionnelles des mères. Résultat : les mères qui connaissent mieux la nutrition ont des enfants avec un meilleur poids pour leur âge et une meilleure taille pour leur âge. Le poids de la mère elle-même jouait aussi un rôle. Cependant, ces liens restent modestes, ce qui veut dire que beaucoup d'autres facteurs influencent la croissance de l'enfant.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée dans quatre cliniques pédiatriques de Djeddah a évalué les connaissances, attitudes et pratiques (KAP) de 390 mères concernant l'alimentation complémentaire de leurs enfants âgés de 6 à 23 mois, et leur association avec le statut nutritionnel des enfants (mesuré par les Z-scores poids-pour-âge, taille-pour-âge et poids-pour-taille). Les résultats montrent que le poids-pour-âge était significativement corrélé aux connaissances nutritionnelles maternelles, à leur attitude et à leurs pratiques alimentaires, bien que les corrélations soient faibles (r entre 0,11 et 0,18). En analyse multivariée, l'IMC maternel et les connaissances nutritionnelles étaient associés positivement au poids-pour-âge, tandis que le statut professionnel de la mère était associé négativement à la taille-pour-âge. Aucune association significative n'a été trouvée pour le poids-pour-taille. Les auteurs soulignent que ces facteurs, bien qu'associés statistiquement, expliquent seulement une faible part de la variation de la croissance infantile, suggérant la nécessité d'approches multifactorielles.
Europe PMC · 2026-09-24 · Hong L, Liu Y, Shao Q, Wang Y, Zhang C, Pan L, Zhao Z, Chen Y.
Résumé simplifié :
Cette étude chinoise a interrogé les parents de plus de 26 000 enfants âgés de 0 à 36 mois sur leur alimentation de diversification. Les chercheurs ont comparé la diversité des aliments donnés (fruits, légumes, viande, etc.) avec la croissance des enfants. Résultat : plus l'alimentation est variée, plus les enfants grandissent bien en taille, surtout entre 19 et 36 mois. En revanche, une alimentation plus diversifiée semble associée à une prise de poids légèrement moindre après 6 mois. L'étude montre aussi que certains aliments riches en fer, comme le foie, sont peu utilisés, et que beaucoup de parents misent trop sur les compléments comme le DHA plutôt que sur une alimentation variée.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 26 266 enfants chinois âgés de 0 à 36 mois, dans 33 provinces, a évalué les pratiques de diversification alimentaire via des questionnaires auto-rapportés et mesuré la croissance selon les standards de l'OMS. Les résultats montrent une association positive entre la diversité alimentaire et la croissance en longueur/taille, particulièrement marquée chez les enfants de 19 à 36 mois. À l'inverse, une diversité alimentaire plus élevée est associée négativement au rapport poids/taille au-delà de 6 mois et à la prise de poids entre 13 et 18 mois. L'étude relève une sous-utilisation d'aliments riches en fer et en protéines (foie, sang animal), notamment chez les plus jeunes, ainsi qu'un décalage entre les connaissances parentales et les pratiques réelles, plus de la moitié des parents privilégiant la supplémentation en DHA plutôt que la diversité alimentaire. Ces associations, de nature observationnelle, suggèrent un lien entre diversité alimentaire et croissance optimale, sans établir de causalité directe.
Europe PMC · 2026-09-22 · Uberos J, Carrasco-Solis M, Laynez-Rubio C, Nieto-Ruiz A, Ruiz-López A, Fernández-Marin E, Blanca-Jover E, Campos-Martínez A, Collaborative NeuroPrem group.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 157 bébés très prématurés (moins de 1500g) depuis leur première semaine de vie jusqu'à l'âge scolaire (6-16 ans). Les chercheurs ont observé la quantité de protéines et de lipides reçus par ces bébés juste après la naissance, puis ont évalué leur langage et leur cerveau par IRM des années plus tard. Résultat : les bébés ayant reçu plus de lipides avaient de meilleures capacités de compréhension verbale et une zone du cerveau liée au langage plus développée. Les protéines, elles, étaient liées à la taille d'autres régions cérébrales impliquées dans le langage, mais pas directement à la compréhension verbale. Ces liens restent des associations, pas des preuves de cause à effet, et la gravité de la maladie du bébé à la naissance pourrait aussi jouer un rôle.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte longitudinale a inclus 157 enfants nés grands prématurés avec un très faible poids de naissance (moins de 1500g, moins de 32 semaines de gestation). Les apports nutritionnels en protéines et lipides durant la première semaine de vie ont été enregistrés prospectivement, puis les enfants ont bénéficié d'une évaluation neuropsychologique et, pour 115 d'entre eux, d'une IRM cérébrale à l'âge scolaire. Après ajustement sur l'âge gestationnel, le volume intracrânien, l'âge à l'évaluation et le statut socioéconomique parental, un apport lipidique plus élevé en première semaine était associé à de meilleurs scores de compréhension verbale et à un volume plus important du gyrus supramarginal gauche. L'apport protéique n'était pas associé à la compréhension verbale mais était lié au volume de plusieurs régions frontales et temporales impliquées dans le traitement du langage. Des analyses de sensibilité intégrant la sévérité de la maladie néonatale (score CRIB II) ont atténué le lien entre lipides et compréhension verbale, suggérant que cette association pourrait être en partie confondue par l'état de santé initial du nourrisson. Les auteurs soulignent le caractère observationnel de l'étude, qui ne permet pas de conclure à une relation de causalité.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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