Traitement, survie et dénutrition liés au cancer
Cancers
Les sujets les plus étudiés
Aliments, régimes et compléments qui comptent le plus d'études sur ce problème de santé. La barre montre la part de chaque niveau de preuve, du plus solide (vert foncé) au plus faible (gris).
- Compléments nutritionnels oraux · Régime ou habitude · 12 études
- Cartilage de requin · Nutriment ou complément · 9 études
- Alimentation immunonutritionnelle · Régime ou habitude · 5 études
- Alimentation saine · Régime ou habitude · 3 études
- Boswellia · Nutriment ou complément · 3 études
- Curcuma · Aliment · 3 études
- Guarana · Nutriment ou complément · 3 études
- Probiotiques · Nutriment ou complément · 3 études
- Régime cétogène · Régime ou habitude · 3 études
- Vitamine D · Nutriment ou complément · 3 études
- Acide alpha-lipoïque · Nutriment ou complément · 2 études
- Baie de goji · Aliment · 2 études
- CBD (cannabidiol) · Nutriment ou complément · 2 études
- Épimédium · Nutriment ou complément · 2 études
- Fucus vésiculeux (Fucus serratus ou Fucus vesiculosus) · Aliment · 2 études
Études scientifiques (147)
Carte des preuves
- Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 5 (3 %)
- Niveau 2 · essais randomisés : 38 (26 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 38 (26 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 30 (20 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 36 (24 %)
Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
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Europe PMC · 2026-10-31 · Li R, Revuelta Iniesta R, Barker AR, Chatelan A, Leuenberger LM, Shoman Y, Spycher BD, Belle FN.
Résumé simplifié :
Cette étude suisse a analysé les habitudes alimentaires de 802 adultes ayant survécu à un cancer pendant l'enfance. Les chercheurs ont identifié cinq profils alimentaires différents, allant d'un régime proche du méditerranéen à des régimes plus riches en aliments transformés ou sucrés. Ces habitudes étaient liées au sexe, à l'âge, au niveau d'études ou à la région linguistique. Mais surprise : aucun de ces profils alimentaires n'était associé au fait d'avoir des maladies cardiovasculaires ou des facteurs de risque comme l'obésité, le diabète ou l'hypertension. Les auteurs soulignent quand même l'importance d'un accompagnement alimentaire pour ces survivants.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle a exploré les profils alimentaires d'adultes survivants d'un cancer pédiatrique (diagnostiqué entre 1976 et 2005) en Suisse, à partir d'un questionnaire de fréquence alimentaire portant sur 52 groupes d'aliments. Cinq profils ont été identifiés par analyse factorielle et de clusters : méditerranéen, occidental indulgent, occidental sucré-gras, indulgent restreint, et végétal-riche en alcool. Ces profils étaient associés à des caractéristiques sociodémographiques (sexe, âge, région linguistique, niveau socioéconomique, tabagisme, situation familiale). En revanche, aucune association significative n'a été trouvée entre ces profils alimentaires et le fait de présenter des maladies cardiovasculaires ou des facteurs de risque associés (obésité, hypertension, diabète, cholestérol élevé). Les auteurs concluent que, bien que l'alimentation soit socialement structurée dans cette population, elle ne semble pas expliquer directement les différences de profil cardiovasculaire, ce qui plaide pour un accompagnement nutritionnel et un soutien plus global du mode de vie dans le suivi à long terme de ces patients.
Motif : forte hétérogénéité des nanoformulations, doses, durées et populations étudiées, rendant les résultats hétérogènes selon le contexte clinique
Europe PMC · 2026-10-31 · de Castro TB, Estevão WR, de Carvalho IMM, Peluzio MDCG, Kravchychyn ACP, Hermsdorff HHM.
Résumé simplifié :
Cette étude fait la synthèse de 32 essais cliniques pour voir si la nanocurcumine, une forme de curcumine mieux absorbée par le corps, peut réduire l'inflammation. Les doses allaient de 40 à 1000 mg par jour, pendant quelques jours à plusieurs mois. Résultat : chez des personnes en bonne santé, aucun effet notable n'a été observé. En revanche, chez des patients atteints de cancer, d'endométriose, de maladies du foie, de maladies auto-immunes, de sepsis, de COVID-19 ou de maladie rénale chronique, la nanocurcumine a plus souvent réduit certains marqueurs inflammatoires comme la CRP, l'IL-6 et le TNF-α. Les auteurs soulignent que davantage d'études sont nécessaires pour confirmer ces effets.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique analyse 32 essais randomisés contrôlés portant sur les effets de la supplémentation en nanocurcumine, une forme nanoparticulaire de curcumine conçue pour améliorer sa biodisponibilité limitée. Les doses testées variaient de 40 à 1000 mg/jour (le plus souvent 80 mg/jour), sur des durées allant de quelques jours à six mois. Les résultats montrent une réduction de marqueurs pro-inflammatoires clés (CRP, IL-6, TNF-α), mais cet effet dépend fortement du contexte clinique : les personnes en bonne santé ne présentaient généralement pas de changements significatifs, alors que les patients souffrant de cancer, d'endométriose, de stéatose hépatique non alcoolique, de maladies auto-immunes, de sepsis, de COVID-19 ou d'insuffisance rénale chronique montraient plus fréquemment des réductions de l'inflammation. Les auteurs insistent sur l'hétérogénéité des formulations, des doses et des durées d'intervention entre les études, ce qui limite la portée des conclusions et appelle à des essais cliniques de meilleure qualité pour mieux cerner la pertinence clinique de cette forme de curcumine à haute biodisponibilité.
Europe PMC · 2026-10-29 · Gao QY, Gao JW, Liao GH, Zhang YP, Wu XH, Chen ZT, Liu PM, Wang JF, Zhang HF, Chen YX.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi près de 8 700 personnes ayant survécu à un cancer, sans problème cardiaque au départ, pendant plus de 12 ans. Les chercheurs ont évalué leur alimentation à l'aide de 8 façons différentes de mesurer une alimentation saine (comme le régime méditerranéen ou le DASH). Résultat : les personnes qui mangeaient le plus sainement avaient un risque nettement plus faible de développer une maladie cardiovasculaire (de 18 à 37 % de risque en moins selon l'indice utilisé) comparées à celles qui mangeaient le moins sainement. À 45 ans, bien manger pourrait même ajouter jusqu'à 3 ans d'espérance de vie.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective, menée sur 8 716 survivants du cancer issus de la UK Biobank et initialement indemnes de maladie cardiovasculaire, a examiné le lien entre huit scores d'alimentation saine (régime méditerranéen, DASH, MIND, indice anti-inflammatoire, etc.) et le risque de survenue de maladies cardiovasculaires. Sur un suivi médian de 12,3 ans, 1 116 événements cardiovasculaires ont été recensés. Comparés au groupe le moins adhérent, les participants les plus adhérents à ces patterns alimentaires présentaient un risque réduit de 18 % à 37 % selon l'indice considéré, des résultats restant robustes après ajustement par score de propension généralisé. Les auteurs estiment également un gain d'espérance de vie de 1,66 à 3,32 ans à 45 ans pour les plus adhérents. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un rôle potentiel de l'alimentation dans la prévention cardiovasculaire chez les survivants du cancer, sans toutefois établir de lien de causalité directe.
Europe PMC · 2026-10-29 · Furukawa H, Yamamoto K, Kurokawa Y, Miyazaki Y, Kawabata R, Omori T, Saito T, Takahashi T, Eguchi H, Doki Y.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 828 patients opérés d'un cancer de l'estomac (gastrectomie) pour voir si la prise de compléments nutritionnels oraux (boissons ou produits enrichis en calories) aidait à limiter la perte de poids après l'opération. Chez les patients âgés comme chez les plus jeunes, ceux qui consommaient davantage de compléments (entre 100 et 400 kcal par jour selon les cas) perdaient généralement moins de poids dans les 3 mois suivant l'intervention, par rapport à ceux qui n'en prenaient pas ou peu. Cependant, les auteurs précisent que ces résultats ne prouvent pas que les compléments causent directement cette différence, car il s'agit d'une analyse après coup, pas d'un essai conçu pour cela.
Résumé reformulé :
Cette analyse post-hoc d'un essai contrôlé randomisé multicentrique de phase III a inclus 828 patients atteints d'un cancer gastrique ayant subi une gastrectomie (totale ou distale), répartis en deux groupes selon l'âge (≥70 ans ou <70 ans). L'objectif était d'examiner le lien entre la quantité réelle de compléments nutritionnels oraux (ONS) consommée et le pourcentage de perte de poids corporel jusqu'à 12 mois après l'opération. Les résultats montrent qu'une prise plus élevée d'ONS (100 à 400 kcal/jour selon les sous-groupes) était associée à une moindre perte de poids à court terme (3 mois), aussi bien chez les patients âgés que chez les plus jeunes, et quel que soit le type de chirurgie. Toutefois, l'interaction entre la quantité d'ONS et le groupe d'âge restait faible, et celle avec le type de procédure chirurgicale n'était pas statistiquement significative. Les auteurs soulignent que ces observations, issues d'une analyse exploratoire basée sur la consommation effective et non sur l'assignation randomisée initiale, ne permettent pas d'établir un lien de causalité, et appellent à des études prospectives sur des approches nutritionnelles individualisées.
Europe PMC · 2026-10-23 · Rees S, Bodelon C, Chakraborty S, Millen AE, Wang Y, Faw K, Teras LR, Shams-White MM, Patel AV, Freudenheim JL.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 1558 femmes ménopausées ayant eu un cancer du sein pour voir si changer sa consommation d'alcool après le diagnostic influence le risque de décès. Résultat surprenant : arrêter ou réduire l'alcool n'a pas diminué le risque de mourir. Par contre, arrêter de boire juste avant et après le diagnostic était associé à un risque de décès plus élevé. Chez les femmes qui buvaient déjà beaucoup (au moins un verre par jour) avant le diagnostic, augmenter encore leur consommation était lié à un risque de décès plus important.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective, menée sur 1558 femmes ménopausées diagnostiquées d'un cancer du sein invasif non métastatique (cohorte CPS-II), a examiné l'association entre les changements de consommation d'alcool (avant/après diagnostic) et la mortalité toutes causes, sur un suivi médian de 12,6 ans. Contrairement à l'hypothèse initiale, réduire ou arrêter l'alcool n'était pas associé à une baisse de la mortalité. L'arrêt de l'alcool dans la période entourant le diagnostic était même associé à un risque accru (HR=1,39). Chez les femmes consommant au moins un verre/jour avant le diagnostic, une augmentation de la consommation était liée à une mortalité plus élevée (HR=1,83). Les auteurs soulignent des limites possibles : facteurs de confusion non contrôlés, faible prévalence de forte consommation, ou durée insuffisante du changement observé.
Europe PMC · 2026-10-23 · Soares CH, Maffini LF, Friedrich HJ, Faccin GS, Steemburgo T.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 77 patients atteints de cancer, hospitalisés, pendant les six premiers jours de leur séjour. Les chercheurs ont comparé ce que les patients mangeaient réellement (calories et protéines) à ce qui leur était prescrit. Résultat : les patients mangeaient nettement moins que prévu, avec un déficit moyen de 867 à 1012 kcal et 35 à 50 g de protéines par jour. Ce manque était lié à une perte d'appétit, une bouche sèche, des troubles du goût et de l'odorat, ainsi qu'à une chimiothérapie récente. Chez les hommes mangeant insuffisamment, le poids et la masse musculaire du bras ont diminué en seulement quatre jours.
Résumé reformulé :
Cette étude longitudinale observationnelle a suivi 77 patients cancéreux hospitalisés (majoritairement cancers digestifs à un stade avancé) durant les six premiers jours d'hospitalisation. Les apports énergétiques et protéiques réels, estimés par échelle visuelle d'alimentation, ont été comparés aux apports prescrits à J2, J4 et J6. Les apports étaient systématiquement inférieurs aux prescriptions, avec des déficits médians de 867 à 1012 kcal/jour et 35,2 à 50,1 g de protéines/jour. Un apport alimentaire réduit était associé à l'anorexie, la sécheresse buccale, les altérations du goût et de l'odorat, et à une chimiothérapie récente. Chez les hommes présentant un apport insuffisant, une diminution du poids corporel et de la circonférence du bras a été observée entre J2 et J6, suggérant un lien entre apport nutritionnel insuffisant et déclin physique précoce, sans toutefois établir de causalité directe compte tenu du devis observationnel.
Europe PMC · 2026-10-15 · Ergas IJ, Zimbalist A, Haque R, Lee VS, Roh JM, Cannavale KL, Wang Z, Loo RK, Aaronson DS, Quesenberry CP, Kushi LH, Tang L, Kwan ML.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 1100 personnes atteintes d'un cancer de la vessie à un stade précoce (non invasif) pour voir si leur alimentation, évaluée au moment du diagnostic, influençait le risque que le cancer revienne ou s'aggrave. Les chercheurs ont utilisé quatre façons différentes de mesurer la qualité de l'alimentation. Résultat : les personnes ayant la meilleure alimentation selon l'indice HEI avaient un risque de récidive plus faible, surtout si elles n'avaient pas reçu un traitement particulier (la mitomycine C). Aucun lien n'a été trouvé avec l'aggravation de la maladie. Une alimentation saine pourrait donc aider à limiter les récidives.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective, menée dans un système de santé intégré, a inclus 1143 adultes récemment diagnostiqués d'un cancer de la vessie non invasif du muscle. La qualité alimentaire des 12 mois précédant le diagnostic a été évaluée via quatre indices (dont le Healthy Eating Index 2020) à partir de questionnaires de fréquence alimentaire. Après environ deux ans de suivi, 28,4% des participants ont connu une récidive et 4,5% une progression de la maladie. Une meilleure qualité alimentaire, mesurée par le HEI, était associée à un risque de récidive réduit (comparaison du quartile le plus élevé au plus bas : HR=0,72), cette association étant plus marquée chez les patients n'ayant pas reçu de chimiothérapie intravésicale à la mitomycine C (HR=0,60). Aucune association significative n'a été observée concernant le risque de progression, ni pour les trois autres indices alimentaires étudiés. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent que la qualité globale de l'alimentation pourrait constituer un facteur modifiable pertinent dans la prise en charge de ce cancer.
Motif : hétérogénéité élevée mentionnée pour l'estimation combinée diète/mode de vie et EC
Europe PMC · 2026-10-14 · Al Ramadhani R, Arvin N, Moussa S, Janda M, Playdon MC, Obermair A.
Résumé simplifié :
Cette grande synthèse rassemble 21 revues scientifiques sur le lien entre alimentation, mode de vie et cancer de l'endomètre. Résultat principal : suivre un régime méditerranéen est associé à environ 29% de risque en moins de développer ce cancer, alors qu'une alimentation de type occidental (riche en aliments transformés) est liée à 20% de risque en plus. Combiner une alimentation saine avec un mode de vie sain (activité physique, poids stable...) réduirait le risque de près de moitié. En revanche, on manque encore de preuves solides sur l'effet de l'alimentation après le diagnostic, sur la survie, les rechutes ou la qualité de vie des patientes.
Résumé reformulé :
Cette revue parapluie a analysé 21 revues systématiques (dont 15 méta-analyses) portant sur la qualité de l'alimentation et du mode de vie en lien avec le cancer de l'endomètre. L'adhésion au régime méditerranéen était associée à une réduction de 29% des probabilités de développer ce cancer (OR=0,71), tandis que les régimes de type occidental étaient liés à une hausse de 20% (OR=1,20) — preuves de niveau IV, donc modérées. Une approche combinant alimentation et mode de vie sains était associée à une baisse de 46% du risque d'incidence (HR=0,54, niveau III), mais avec une forte hétérogénéité entre études. Aucune association significative n'a été observée entre interventions de mode de vie et qualité de vie. Les données restent insuffisantes concernant la récidive, la survie, la mortalité et les complications cardiométaboliques après diagnostic, appelant à des recherches futures de meilleure qualité.
Motif : analyse post-hoc en sous-groupes avec interaction non significative et indice de fragilité faible (fragility index de 2), résultats exploratoires fragiles
Europe PMC · 2026-10-12 · Fukuzato S, Akutsu T, Ohdaira H, Suzuki Y, Urashima M.
Résumé simplifié :
Cette étude réanalyse les données d'un essai clinique (AMATERASU) qui testait des compléments de vitamine D chez des patients opérés d'un cancer digestif. Les chercheurs ont voulu savoir si une variation génétique du gène TP53 (impliqué dans la défense contre le cancer) influençait l'effet de la vitamine D sur le risque de rechute. Résultat : chez les patients ayant une version particulière du gène (Arg/Arg) combinée à un fort taux de la protéine p53 dans leur tumeur, la vitamine D semblait réduire le risque de rechute. Mais ce résultat est fragile statistiquement et doit être confirmé par d'autres études avant d'être considéré comme fiable.
Résumé reformulé :
Cette analyse post-hoc de l'essai randomisé contrôlé AMATERASU a inclus 333 patients atteints de cancer digestif, chez qui le génotype germinal TP53 codon 72 (polymorphisme Pro72Arg) et l'expression tumorale de p53 par immunohistochimie étaient connus. L'objectif était d'évaluer si ce polymorphisme modifiait l'effet de la supplémentation en vitamine D sur la survie sans rechute. Globalement, aucune différence significative n'a été observée entre les groupes vitamine D et placebo selon le génotype seul. En revanche, dans le sous-groupe de patients porteurs du génotype Arg/Arg associé à une forte expression de p53, la vitamine D était associée à une survie sans rechute significativement meilleure (HR 0,32). Toutefois, l'interaction statistique à trois facteurs n'était pas significative et l'indice de fragilité était faible, incitant les auteurs à la prudence quant à l'interprétation de ce résultat exploratoire, qui nécessite confirmation par des études prospectives dédiées.
Motif : intervalles de confiance larges croisant la nullité et hétérogénéité substantielle, certitude très faible selon GRADE
Europe PMC · 2026-10-07 · Chang C, Wei J, Li M, Chang T, Guo Y, Jiang M.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble plusieurs essais cliniques testant des compléments de sélénium chez des personnes suivant un traitement contre le cancer, pour voir s'ils réduisent les effets secondaires comme les mucites buccales, les problèmes digestifs ou sanguins. Les chercheurs ont analysé 31 publications, mais les résultats restent peu fiables car les études sont peu nombreuses, de qualité variable et donnent des résultats différents. Pour la mucite buccale sévère, aucun effet clair n'a été démontré. Certaines pistes suggèrent un possible bénéfice sur les troubles digestifs et sanguins, mais les auteurs recommandent de ne pas généraliser cette supplémentation sans preuves plus solides.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse évalue l'efficacité de la supplémentation orale en sélénium pour prévenir ou réduire les toxicités associées aux traitements anticancéreux (radiothérapie, chimiothérapie). À partir de 333 études examinées, 31 rapports (30 groupes d'étude) ont été inclus, avec un risque de biais jugé modéré à élevé pour la majorité. L'analyse principale portant sur la mucite buccale sévère (4 études, 188 participants) n'a montré aucun effet concluant (RR 0,89 ; IC95% 0,50-1,56 ; certitude très faible). En revanche, l'analyse croisant plusieurs domaines de toxicité (11 études) suggère un effet potentiellement bénéfique du sélénium, notamment sur les événements gastro-intestinaux et hématologiques (RR global 0,60), mais avec une hétérogénéité importante et un niveau de preuve très faible. Les auteurs concluent que ces signaux méritent des essais ciblés supplémentaires plutôt qu'une recommandation de supplémentation systématique en sélénium.
Motif : essai de 9 participants
Europe PMC · 2026-10-01 · Liern M, Soliz Ortega N, Miranda X, Vedia Heredia A, Jimenez R, Romero L.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé un traitement chez 9 patients atteints de cancer qui perdaient trop de magnésium dans leurs urines à cause d'une chimiothérapie (cisplatine). Les chercheurs ont comparé trois situations : sans traitement, avec des compléments de magnésium, puis avec des compléments de magnésium associés à un médicament appelé amiloride. Résultat : les compléments de magnésium seuls augmentaient déjà le taux de magnésium dans le sang. Mais en ajoutant l'amiloride, ce taux augmentait encore plus, et les pertes urinaires de magnésium diminuaient nettement. Aucun effet secondaire grave n'a été observé.
Résumé reformulé :
Cette petite étude clinique a inclus 9 patients atteints de cancer souffrant d'hypomagnésémie (taux de magnésium sanguin bas) causée par la toxicité rénale du cisplatine, une chimiothérapie. Les patients ont été évalués successivement dans trois situations : sans traitement correcteur, avec une supplémentation en magnésium, puis avec cette supplémentation associée à l'amiloride, un diurétique épargneur de potassium. La supplémentation en magnésium seule a augmenté le taux de magnésium sérique (1,22 contre 1,01 mg/dl) sans réduire les pertes urinaires. L'ajout d'amiloride a permis une hausse supplémentaire du taux sérique (1,38 mg/dl) et a significativement diminué l'excrétion urinaire de magnésium, sans provoquer d'hyperkaliémie. Ces résultats suggèrent que l'association amiloride-magnésium pourrait mieux corriger ce trouble que le magnésium seul, bien que l'échantillon soit très restreint.
Europe PMC · 2026-10-01 · Tsai HJ, Cheng SH, Yang SN, Tsou HH, Hsiao CF, Chang YF, Liu WS, Tsai JT, Hsieh CY, Tsai YC, Tsai MH, Ko JY, Hua CH, Ting LL, Lien MY, Wu YH, Tsai ST, Chen JY, Lin JC, Liu TW.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si un complément d'EGCG, un composé actif du thé vert, pouvait empêcher la réactivation d'un virus (Epstein-Barr) chez des patients ayant guéri d'un cancer du nasopharynx. Plus de 300 patients ont reçu soit de l'EGCG soit un placebo pendant 3 ans. Résultat : l'EGCG n'a pas réduit le risque de réactivation virale ni le risque de récidive du cancer par rapport au placebo. En revanche, les chercheurs ont confirmé que la présence du virus dans le sang (EBV DNA positif) était liée à un risque plus élevé de récidive et à une survie plus courte. L'EGCG a été bien toléré, sans effets secondaires importants.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé a inclus 327 patients traités pour un carcinome du nasopharynx (en rémission complète, avec ADN d'Epstein-Barr indétectable dans le plasma), répartis entre un groupe recevant de l'EGCG (extrait de thé vert) et un groupe placebo, pendant 3 ans. L'objectif principal était d'évaluer si l'EGCG pouvait réduire le taux de réactivation du virus EBV, connu pour être associé à ce cancer. Les résultats montrent qu'il n'existe pas de différence significative entre les deux groupes concernant la réactivation virale ou le taux de récidive tumorale. La tolérance à l'EGCG était bonne, avec une toxicité minime. En revanche, l'étude confirme que la détection d'ADN viral EBV dans le plasma est associée à un risque accru de récidive et à une survie sans récidive et une survie globale plus courtes, suggérant l'intérêt de ce marqueur pour le suivi clinique plutôt qu'un rôle protecteur de l'EGCG.
Europe PMC · 2026-10-01 · Lim KH, Kim J.
Résumé simplifié :
Cette étude a observé 176 patients atteints de cancer et traités par chimiothérapie en Corée du Sud, pour voir quels facteurs alimentaires étaient liés à un taux de sucre trop élevé dans le sang (hyperglycémie). Environ un quart des patients avaient de l'hyperglycémie. Les chercheurs ont trouvé qu'une alimentation de type « plats d'accompagnement coréens » (légumes, algues, œufs, huiles), une bonne activité physique et un bon taux d'albumine dans le sang étaient associés à moins de risque d'hyperglycémie, alors que manger beaucoup de céréales était associé à plus de risque. Il s'agit d'associations, pas de preuves de cause à effet.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée en Corée du Sud a évalué 176 patients cancéreux sous chimiothérapie afin d'identifier les facteurs alimentaires, nutritionnels et comportementaux associés à l'hyperglycémie, présente chez 26,7 % des participants. Après ajustement et correction statistique pour comparaisons multiples (FDR), le profil alimentaire dit « plats d'accompagnement coréens » (riche en légumes, œufs, algues et matières grasses) était associé à une probabilité plus faible d'hyperglycémie, de même qu'une activité physique élevée et un taux sérique d'albumine plus élevé. À l'inverse, une consommation plus importante de céréales était liée à une probabilité accrue d'hyperglycémie. Les analyses au niveau des nutriments individuels n'ont pas résisté à la correction statistique et restent donc exploratoires. Les auteurs soulignent la nature observationnelle de l'étude, qui ne permet pas d'établir de lien de causalité, et appellent à des études prospectives pour confirmer ces résultats.
Europe PMC · 2026-09-29 · Khemthong U, Kolesar A, Thanthong S, Wannachat P, Phongchueakaeo J, Udomsuk P.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique a rassemblé 21 études pour comprendre comment le manque d'accès régulier à une alimentation suffisante (insécurité alimentaire) affecte les personnes ayant survécu à un cancer. Les résultats montrent que ces personnes ont souvent une moins bonne qualité de vie, plus de problèmes physiques et mentaux, restent plus longtemps à l'hôpital, retournent plus souvent y être réadmises, et ont un risque de décès plus élevé. Elles suivent aussi moins bien leurs traitements et retardent leurs rendez-vous de suivi. Les auteurs recommandent que les infirmiers dépistent systématiquement ce problème chez les patients atteints de cancer.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a analysé 21 études (sur 878 références identifiées) portant sur le lien entre insécurité alimentaire et résultats de santé chez des adultes survivants du cancer. Treize études rapportent des associations avec des problèmes physiques, comportementaux et mentaux, ainsi qu'une qualité de vie réduite. Quelques études suggèrent une durée d'hospitalisation plus longue, un taux de réadmission à 90 jours plus élevé et un risque accru d'iléus postopératoire chez les patients en situation d'insécurité alimentaire. Cinq études associent ce facteur à une mortalité plus élevée, et deux études rapportent un lien avec une moins bonne adhésion médicamenteuse et un report des soins de suivi. S'agissant d'une synthèse d'études majoritairement observationnelles, ces résultats révèlent des associations statistiques, sans établir de lien de causalité direct. Les auteurs appellent à un dépistage systématique de l'insécurité alimentaire par les soignants et à davantage de recherches sur les interventions possibles.
Europe PMC · 2026-09-29 · Li H, Hou C, Pan Y.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé un complément probiotique (Lactobacillus casei) chez 150 patients atteints de cancer et traités par chimiothérapie à base de platine. La chimiothérapie perturbe fortement les bactéries intestinales et provoque des troubles digestifs. Les patients ayant pris le probiotique ont mieux conservé un microbiote équilibré et ont eu moins de problèmes digestifs : 65% ont eu des troubles gastro-intestinaux contre 85% dans le groupe témoin, et 35% ont eu de la diarrhée contre 60%. Les formes sévères de toxicité digestive étaient aussi deux fois moins fréquentes. Certaines bactéries intestinales semblaient aussi liées à une meilleure réponse au traitement.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique a inclus 150 patients recevant une chimiothérapie à base de platine, répartis en groupe témoin et groupe recevant un complément probiotique à base de Lactobacillus casei. L'analyse du microbiote fécal par séquençage de l'ARN 16S a montré que la chimiothérapie réduisait la diversité microbienne et les bactéries bénéfiques (Lactobacillus, Bifidobacterium, Faecalibacterium), tout en favorisant des bactéries opportunistes. La supplémentation probiotique a limité cette dysbiose et s'est associée à une réduction de la toxicité gastro-intestinale globale (65% vs 85%), de la diarrhée (35% vs 60%) et des formes sévères (grade 3-4 : 20% vs 40%), ainsi qu'à moins de mucite et de nausées/vomissements. Les patients répondant mieux à la chimiothérapie présentaient un profil microbien plus favorable, certaines espèces bactériennes (comme Bacteroides ovatus ou Faecalibacterium prausnitzii) étant associées statistiquement à la réponse au traitement. Ces résultats, de nature observationnelle et interventionnelle combinée, suggèrent un effet protecteur potentiel sans établir définitivement tous les mécanismes de causalité impliqués.
Europe PMC · 2026-09-28 · Clarke H, Lombardelli C, Barrett E, Wisely J, Sellers K, Issa B, Howell A, Davidson EJ, Howell S, Harvie M.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi pendant un an 47 femmes en situation d'obésité, présentant un risque accru de cancer du sein ou de l'endomètre. Elles ont remplacé tous leurs repas pendant 12 semaines par des substituts hypocaloriques prêts à boire, avant de réintroduire progressivement une alimentation normale. Résultat : 79% des participantes sont allées au bout du programme, avec une perte de poids moyenne d'environ 11 kg maintenue à 9 mois, puis un peu moins importante à 12 mois (8,4 kg). Leur qualité de vie s'est améliorée et les comportements de type « crise alimentaire » ont diminué, sans changement notable sur la santé mentale générale ni l'activité physique.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective, menée au Royaume-Uni, a évalué un programme de 12 mois combinant 12 semaines de substitution alimentaire totale (boissons hypocaloriques remplaçant l'ensemble des repas) chez 47 femmes préménopausées obèses, à risque accru de cancer du sein et de l'endomètre. Après cette phase intensive, une réintroduction alimentaire progressive puis une phase de maintien du poids ont été mises en place. 79% des participantes ont terminé le programme, avec une perte de poids médiane atteignant environ 11 kg à 6-9 mois, légèrement réduite à 8,4 kg à 12 mois. Le suivi diététique a été intensif (environ 28 contacts par participante) et 68% ont bénéficié d'un accompagnement psychologique. Les auteurs rapportent une amélioration de la qualité de vie liée au poids et une diminution des scores d'hyperphagie boulimique, sans modification significative de la santé mentale générale ni du niveau d'activité physique. Les auteurs concluent que cette approche pourrait constituer une option de perte de poids pour les femmes à haut risque de cancer lié à l'obésité, tout en soulignant la nécessité d'essais contrôlés avec un suivi plus long avant une mise en œuvre systématique.
Europe PMC · 2026-09-25 · Cheng XC, Li XR, Peng BQ, Mu LY, Qu XQ, Qiu P, Liu DL, Zhang XQ, Huang YX, Kong LQ.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a examiné si la quantité de calcium consommée (via l'alimentation et les compléments) est liée aux symptômes de dépression chez des personnes ayant survécu à un cancer. Plus de 2200 personnes ont été étudiées grâce aux données de l'enquête NHANES. Résultat : les personnes qui consommaient le plus de calcium avaient environ 40 à 44 % moins de risque de présenter des symptômes dépressifs que celles qui en consommaient le moins. Cette association reste cependant observationnelle, elle ne prouve pas que le calcium prévient directement la dépression. Des études plus poussées sont nécessaires pour confirmer ce lien.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a analysé les données de 2204 survivants du cancer issus de l'enquête NHANES (2007-2018) afin d'étudier la relation entre l'apport total en calcium (alimentaire et compléments, estimé via un rappel alimentaire de 24h) et la présence de symptômes dépressifs (score PHQ-9 ≥5). Les participants ont été répartis en quartiles selon leur apport calcique. Après ajustement pour les facteurs confondants, les participants des quartiles les plus élevés (962,5-1476 mg/jour et plus de 1476 mg/jour) présentaient respectivement 40 % et 44 % moins de risque de symptômes dépressifs comparés au quartile le plus bas (≤606,5 mg/jour), avec une tendance significative. Une analyse par spline cubique restreinte a confirmé une association négative globale. Les auteurs soulignent toutefois des limites importantes : l'apport a été estimé à partir d'un seul rappel alimentaire, ce qui ne reflète pas nécessairement la consommation habituelle à long terme, et le caractère transversal de l'étude ne permet pas d'établir de lien de causalité.
Motif : très peu d'événements dans le groupe exposé (83 patients) avec IC large (0.041-0.649)
Europe PMC · 2026-09-22 · Graziane NM, Macherla A, Giampetro M.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné si la prise de CBD ou de CBG (deux composés du cannabis) pouvait réduire les risques de neuropathie (atteinte des nerfs provoquant douleurs et fourmillements) après une chimiothérapie connue pour abîmer les nerfs. En analysant les dossiers médicaux de milliers de patients, les chercheurs ont trouvé que les personnes ayant pris du CBD/CBG après leur chimiothérapie avaient moins souvent reçu un diagnostic de neuropathie, comparées à celles traitées par des médicaments classiques contre la douleur nerveuse. En revanche, prendre du CBD/CBG avant la chimiothérapie n'a montré aucun effet protecteur. Ces résultats restent préliminaires et doivent être confirmés par d'autres études, car peu de patients avaient pris du CBD/CBG.
Résumé reformulé :
Cette étude rétrospective a utilisé des données de dossiers médicaux électroniques anonymisés (réseau TriNetX) pour évaluer l'association entre une exposition documentée au CBD/CBG et l'apparition de diagnostics liés à une neuropathie périphérique chez des adultes ayant reçu une chimiothérapie neurotoxique. Deux analyses de survie (Cox) ont été menées : l'une comparant les patients exposés au CBD/CBG après la chimiothérapie à des patients traités par gabapentine, prégabaline ou duloxétine (comparateurs actifs), l'autre comparant une exposition au CBD/CBG dans l'année précédant la chimiothérapie à une absence d'exposition. Après ajustement, l'exposition post-chimiothérapie au CBD/CBG était associée à un risque significativement plus faible de diagnostic de neuropathie (HR=0,162), mais l'effectif exposé était très restreint (83 patients). L'exposition pré-chimiothérapie, elle, n'était pas associée à une différence significative de risque. Les auteurs soulignent que ces résultats exploratoires doivent être interprétés avec prudence en raison du faible nombre d'événements, des limites des données de dossiers médicaux et d'un possible biais de risques concurrents.
Motif : étude d'intervention non randomisée sans groupe témoin comparatif (tous les patients reçoivent la supplémentation)
Europe PMC · 2026-09-20 · van der Velden AL, Bartz SSI, Bluijssen KJEM, Vermeer TA, Lennartz N, Waanders KA, van der Zijden C, van Hootegem SJM, Blonk L, Winkens B, Boerma EG, Stoot JHMB, Belgers EHJ, Gisbertz SS, Wijnhoven BPL, Leers MPG, Sosef MN, Vijgen GHEJ.
Résumé simplifié :
Cette étude néerlandaise a suivi 107 patients opérés d'un cancer de l'estomac ou de l'œsophage. Avant toute supplémentation, la majorité d'entre eux manquaient d'au moins une vitamine ou un minéral (vitamine D, fer, zinc...). Les chercheurs ont alors donné à tous un complément multivitaminé adapté au type de chirurgie, plus du calcium et de la vitamine D3, pendant un an. Résultat : les taux de vitamine D et de fer dans le sang se sont améliorés avec le temps, et moins de patients présentaient des carences. Le zinc, en revanche, ne s'est pas amélioré chez les patients opérés de l'œsophage. Ces résultats encouragent une surveillance et une supplémentation systématique après ce type de chirurgie.
Résumé reformulé :
Cette étude prospective non randomisée, menée aux Pays-Bas entre 2021 et 2024, a inclus 107 patients ayant subi une œsophagectomie ou une gastrectomie pour cancer. Avant supplémentation, 84 % des patients opérés de l'estomac et 67 % de ceux opérés de l'œsophage présentaient au moins une carence en micronutriments, les plus fréquentes étant celles en vitamine D, fer, zinc et ferritine. Tous ont reçu un complément de calcium avec vitamine D3, ainsi qu'un complément multivitaminé spécifique selon le type d'intervention, suivis pendant 12 mois. Les concentrations sanguines de vitamine D et de fer ont augmenté significativement au cours du suivi, tandis que le zinc ne s'est pas amélioré chez les patients opérés de l'œsophage. L'étude suggère qu'une supplémentation ciblée peut réduire la prévalence des carences après chirurgie œsogastrique, mais des essais randomisés sont nécessaires pour confirmer ces observations.
Europe PMC · 2026-09-18 · Ghoche MT, Miki K, Yuan F, Mantica M, Agnihotri S, McBrayer SK, Abdullah KG.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique a rassemblé toutes les études sur le régime cétogène (et la restriction en méthionine) dans le traitement du gliome, une tumeur cérébrale agressive. Chez l'animal, les résultats sont mitigés : parfois la tumeur ralentit, parfois non, avec de meilleurs résultats quand le régime est combiné à d'autres traitements. Chez l'humain, 18 études ont testé le régime cétogène, mais elles sont petites, sans groupe de comparaison solide, et mélangées avec d'autres traitements (chirurgie, chimiothérapie...). On sait donc que le régime est faisable et modifie le métabolisme, mais on ne peut pas encore dire qu'il améliore la survie des patients de façon indépendante.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique analyse les preuves précliniques et cliniques concernant le régime cétogène et la restriction en méthionine dans le traitement du gliome. Sur 43 études incluses, 18 rapports cliniques ont testé le régime cétogène chez l'humain. Ces études étaient majoritairement de petite taille, non contrôlées, et menées en phase précoce, avec des interventions oncologiques concomitantes (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, corticostéroïdes) rendant difficile l'isolement de l'effet propre du régime. Les résultats cliniques disponibles confirment surtout la faisabilité et une activité métabolique mesurable, sans démontrer de bénéfice indépendant sur la survie. Les auteurs concluent qu'un rationnel biologique existe et que ces régimes modifient le métabolisme systémique ou tumoral, mais que des essais randomisés avec analyse en intention de traiter, mesures standardisées et suivi nutritionnel rigoureux sont nécessaires avant de recommander ce régime comme traitement efficace du gliome.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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