← Retour à la recherche

Sulfites

— recevez chaque lundi par e-mail les nouvelles études sur Sulfites.

Additifs alimentaires

Composés soufrés utilisés comme conservateurs et antioxydants dans l'industrie alimentaire, identifiés par les codes E220 à E228. Présents naturellement à l'état de traces dans certains aliments fermentés, ils sont surtout ajoutés aux vins, fruits secs, jus de fruits, crustacés et charcuteries pour en prolonger la conservation et préserver leur couleur.

Études scientifiques (9)

Carte des preuves

9études
  • Niveau 2 · essais randomisés : 1 (11 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 3 (33 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 4 (44 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 1 (11 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Allergies alimentaires5··131
Asthme2···11
Cancer de la prostate1··1··
Migraine1··1··
Autres cancers1··1··
Santé respiratoire (BPCO)1···1·
Cancer du sein1··1··

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (9)Niveau 2 : 1Niveau 3 : 3Niveau 4 : 4Niveau 5 : 1

Trier : plus récentes d'abord · plus anciennes d'abordExporter ces études : tableau de preuves (Excel) · importer dans Zotero, EndNote ou Mendeley

Niveau 2 — Essai croisé randomisé32 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-07-22 · Bassani M, De Paolis C, Gerbi V, Giacosa S, Hazoor A, Lioi A, Paissoni MA, Portera A, Renolfi A, Río Segade S, Rolle L, Tefa L.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé l'effet du vin rouge sur la conduite automobile, en comparant un vin avec peu de sulfites et un autre avec plus de sulfites, tout en gardant les participants sous la limite légale d'alcoolémie italienne. Trente-deux volontaires ont conduit sur un simulateur dans différents environnements (campagne, ville). Résultat : c'est surtout l'alcool qui perturbe la conduite en rase campagne. En ville, le vin plus riche en sulfites rendait les conducteurs plus prudents face aux piétons, mais paradoxalement plus risqués quand ils suivaient une autre voiture, roulant plus vite et plus près. Les effets restent limités, ce qui confirme que les limites légales actuelles semblent efficaces.

Résumé reformulé :

Cette étude en triple aveugle a exploré si la teneur en sulfites du vin rouge, au-delà de l'alcool lui-même, influence le comportement de conduite. Trente-deux participants ont réalisé trois sessions sur simulateur : à jeun, puis après consommation d'un vin faiblement (86 mg/l) ou fortement (126 mg/l) sulfité, en maintenant une alcoolémie proche de la limite légale italienne (0,5 g/l). Dans les environnements ruraux peu exigeants, seule l'alcoolémie affectait le contrôle latéral du véhicule dans les virages, sans différence liée aux sulfites. En revanche, en milieu urbain plus complexe, le vin le plus sulfité était associé à une prudence accrue lors d'interactions soudaines avec des piétons, mais aussi à un comportement plus risqué lors du suivi d'un autre véhicule (vitesse plus élevée, distance de sécurité réduite). Ces effets contrastés et peu nombreux suggèrent que les limites légales actuelles restent globalement protectrices, tout en appelant à approfondir la recherche sur le rôle spécifique des sulfites dans la conduite.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-04-17 · Purvez A, Mir A, Bashir M.

Résumé simplifié :

Un homme de 68 ans, en bonne santé, a ressenti de fortes douleurs à l'estomac, des bouffées de chaleur et des sueurs abondantes juste après avoir mangé du vinaigre balsamique contenant des sulfites, un conservateur courant. Il a eu si chaud qu'il a dû enlever ses vêtements pour se sentir mieux. Les symptômes ont disparu tout seuls en une heure, sans traitement. Fait intéressant, il mangeait habituellement une autre marque de vinaigre balsamique sans sulfites sans aucun problème. Ce cas montre que les sulfites peuvent provoquer des réactions inhabituelles, différentes des allergies classiques, même chez des personnes sans antécédents allergiques.

Résumé reformulé :

Ce rapport de cas décrit une réaction aiguë d'hypersensibilité chez un homme de 68 ans en bonne santé, survenue peu après l'ingestion de vinaigre balsamique contenant des sulfites. L'épisode s'est manifesté par de fortes douleurs épigastriques, des bouffées vasomotrices, une transpiration excessive et une sensation intense de chaleur corporelle, obligeant le patient à retirer ses vêtements pour se soulager. Les symptômes ont régressé spontanément en environ une heure, sans nécessiter d'intervention médicale. Le patient tolérait auparavant un autre vinaigre balsamique de Modène sans sulfites déclarés, sans jamais présenter de réaction. Les auteurs soulignent que cette présentation clinique, dominée par des manifestations digestives et autonomes plutôt que respiratoires, diffère du tableau classique des réactions allergiques médiées par les IgE, et plaide pour une meilleure reconnaissance de l'hypersensibilité aux sulfites afin d'éviter des erreurs de diagnostic et des examens inutiles.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude cas-témoins82 participantséquivalent HAS : 3

Europe PMC · 2026-03-10 · Karels S, Weber B, Chrenka E, Lee K, Ophaug S.

Résumé simplifié :

Cette étude s'intéresse aux personnes allergiques au contact des sulfites (un conservateur courant) pour savoir si elles ressentent aussi des symptômes après avoir mangé ou bu des aliments riches en sulfites, comme le vin. Les chercheurs ont comparé 41 personnes ayant un test cutané positif aux sulfites avec 41 personnes ayant un test négatif. Résultat : plus de la moitié des personnes allergiques au contact rapportaient des symptômes (maux de tête, toux, troubles digestifs) après consommation, surtout avec le vin, contre environ un quart chez les témoins. Plus la réaction cutanée était forte, plus les symptômes après ingestion étaient fréquents et intenses.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective transversale a exploré le lien entre l'allergie de contact au disulfite de sodium (un sulfite utilisé comme conservateur) et d'éventuels symptômes systémiques après ingestion alimentaire. Les chercheurs ont comparé 41 patients ayant un test épicutané positif à ce composé avec 41 patients témoins à test négatif, via un questionnaire standardisé portant sur des symptômes comme les maux de tête, la toux ou les troubles gastro-intestinaux après consommation d'aliments ou boissons riches en sulfites. Les symptômes systémiques étaient significativement plus fréquents chez les patients allergiques (57,9 % contre 26,8 % chez les témoins), en particulier après consommation de vin (58,1 % contre 25,6 %). Une corrélation a également été observée entre l'intensité de la réaction au test cutané et la fréquence/sévérité des symptômes digestifs ou systémiques. Ces résultats suggèrent un possible chevauchement entre allergie de contact et intolérance alimentaire aux sulfites, sans toutefois établir de lien de causalité direct, et plaident pour un conseil diététique personnalisé chez certains patients concernés.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Étude de cohorte prospective105 260 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-01-07 · Hasenböhler A, Javaux G, Payen de la Garanderie M, de Edelenyi FS, Yvroud-Hoyos P, Agaësse C, De Sa A, Huybrechts I, Pierre F, Audebert M, Coumoul X, Julia C, Kesse-Guyot E, Allès B, Deschamps V, Hercberg S, Chassaing B, Srour B, Deschasaux-Tanguy M, Touvier M.

Résumé simplifié :

Cette grande étude française a suivi plus de 105 000 personnes pendant environ 7,5 ans pour voir si manger des aliments contenant des conservateurs (comme les nitrites, nitrates, sulfites, sorbates ou acétates) était lié au risque de cancer. Les chercheurs ont trouvé que les personnes consommant le plus de certains de ces additifs, notamment le nitrite de sodium et le nitrate de potassium, avaient un risque un peu plus élevé de développer un cancer, en particulier du sein ou de la prostate. Ces résultats ne prouvent pas que les additifs causent directement le cancer, mais ils renforcent l'idée qu'il vaut mieux privilégier des aliments frais et peu transformés.

Résumé reformulé :

À partir des données de la cohorte NutriNet-Santé (105 260 participants suivis en moyenne 7,6 ans), cette étude a examiné le lien entre la consommation de divers conservateurs alimentaires, estimée via des relevés alimentaires répétés et des bases de données de composition, et l'incidence du cancer. Parmi les 17 additifs étudiés individuellement, 6 présentaient une association positive avec le risque de cancer global ou de cancers spécifiques : le nitrite de sodium était associé à une hausse du risque de cancer de la prostate, et le nitrate de potassium à une hausse du risque de cancer global et du sein. D'autres conservateurs (sorbates, sulfites, acétates, érythorbate de sodium) montraient des associations similaires. Ces résultats, de nature observationnelle, ne permettent pas d'établir un lien de causalité, mais suggèrent la nécessité de recherches complémentaires et d'une possible réévaluation réglementaire de ces additifs.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective126 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2024-11-07 · Bent RK, Varsanova I, Faihs V, Kugler C, Zink A, Jäger T, Ring J, Biedermann T, Darsow U, Brockow K.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé la réaction de 126 patients atteints de mastocytose (une maladie rare liée à un excès de cellules immunitaires) face à divers médicaments et aliments, dont les sulfites, un additif alimentaire courant. Sur 445 tests réalisés en conditions médicales sécurisées, seulement 2,2% ont provoqué une réaction allergique grave (anaphylaxie). Concernant les sulfites spécifiquement, deux cas d'anaphylaxie ont été observés. Les chercheurs concluent que ces tests, bien que redoutés, restent globalement sûrs chez ces patients à risque, à condition d'être réalisés en milieu médical préparé à gérer une urgence allergique.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective a évalué la sécurité des tests de provocation orale (OCT) chez 126 patients adultes atteints de mastocytose, une pathologie associant un risque accru de réactions anaphylactiques sévères. Parmi 445 tests réalisés avec des médicaments et aliments suspectés d'hypersensibilité, seuls 2,2% ont déclenché une anaphylaxie confirmée. Concernant spécifiquement les sulfites, utilisés comme additifs alimentaires, deux cas d'anaphylaxie ont été recensés parmi les tests alimentaires. D'autres réactions ont été observées avec l'acide acétylsalicylique, le tramadol, la flurbiprofène ou l'alpha-gal. Fait notable, des symptômes comme des bouffées de chaleur ou diarrhées sont aussi survenus lors de tests placebo, questionnant leur interprétation. Les patients ayant développé une anaphylaxie confirmée présentaient davantage d'atteinte médullaire osseuse et des taux de tryptase sérique plus élevés. Les auteurs concluent que les réactions graves confirmées restent rares mais possibles, justifiant une prise en charge dans des structures équipées pour gérer l'urgence allergique.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Essai non randomisé80 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2019-04-08 · Silva M, Gama J, Pinto N, Pivi G, Brancal H, Carvalho L, Loureiro V, Patto MV.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé l'effet des sulfites, des additifs présents dans le vin, sur l'apparition de maux de tête. Quatre-vingts jeunes adultes de 18 à 25 ans ont bu deux vins différents, l'un avec peu de sulfites, l'autre avec beaucoup, puis ont répondu à un questionnaire sur leurs symptômes. Résultat : les personnes qui avaient déjà eu mal à la tête après avoir bu du vin étaient beaucoup plus susceptibles de développer ce symptôme avec le vin le plus riche en sulfites. Ceux qui souffraient habituellement de ces maux de tête présentaient un risque encore plus élevé. Les sulfites semblent donc surtout problématiques pour les personnes déjà sensibles.

Résumé reformulé :

Cette étude prospective a exploré le lien entre la concentration en sulfites du vin et la survenue de maux de tête chez de jeunes adultes âgés de 18 à 25 ans. Quatre-vingts volontaires, répartis selon leurs antécédents de céphalées liées au vin, ont consommé deux vins contenant des taux de sulfites différents (minimal et maximal selon leur poids), puis ont rempli un questionnaire sur l'apparition et les caractéristiques de leurs symptômes. Les résultats montrent que les participants ayant déjà souffert de maux de tête après avoir bu du vin présentaient un risque fortement accru d'en développer à nouveau avec le vin le plus concentré en sulfites. Ce risque était encore plus marqué chez ceux rapportant des céphalées récurrentes plutôt qu'occasionnelles. Les auteurs concluent que, dans cet échantillon, la concentration en sulfites du vin est associée au risque de céphalées chez les individus déjà prédisposés à ce type de réaction, sans toutefois établir un mécanisme causal direct ni généraliser ce constat à l'ensemble de la population.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2017-10-07 · Dean RK, Subedi R, Christiano P, Ghimire A.

Résumé simplifié :

Ce cas clinique décrit une patiente ayant fait une réaction allergique grave, appelée anaphylaxie, après avoir bu de l'eau gazeuse. Cette réaction très rapide et potentiellement dangereuse a été causée par les sulfites présents dans la boisson. Les sulfites sont des additifs parfois utilisés dans certains aliments et boissons, et chez certaines personnes sensibles, ils peuvent déclencher des symptômes allant de légers à très sévères, comme un gonflement, des difficultés à respirer ou une chute de tension. Ce cas rappelle que même une boisson aussi commune que l'eau gazeuse peut, dans de rares cas, provoquer une allergie sérieuse liée à sa composition en sulfites.

Résumé reformulé :

Ce rapport de cas clinique présente une patiente ayant développé une anaphylaxie, réaction d'hypersensibilité de type I potentiellement mortelle, suite à la consommation d'eau gazeuse contenant des sulfites. Les sulfites sont des composés déjà connus pour être impliqués dans des réactions allergiques dont la sévérité varie de symptômes bénins à des manifestations menaçant le pronostic vital. Les auteurs soulignent le caractère rare de cette présentation, l'eau gazeuse n'étant pas une source habituellement identifiée d'exposition significative aux sulfites susceptible de déclencher une telle réaction. Ce cas clinique met en lumière l'importance de considérer les sulfites présents dans des produits courants comme une cause possible d'anaphylaxie chez les patients présentant une sensibilité à cet additif, et invite les cliniciens à élargir leur recherche étiologique au-delà des sources alimentaires classiquement associées aux sulfites.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Série de cas6 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 1995-01-01 · Nagy SM, Teuber SS, Loscutoff SM, Murphy PJ.

Résumé simplifié :

Six personnes de la région de Sacramento ont développé de la toux ou des crises d'asthme après avoir mangé une marque de salsa mexicaine fraîche réfrigérée. Deux d'entre elles ont eu des réactions si graves qu'elles ont dû être intubées et placées sous respirateur. En analysant cette salsa, les chercheurs ont trouvé des niveaux de sulfites très élevés, bien plus que dans les autres marques testées. Le fabricant a ensuite retiré les sulfites de sa recette. Cette histoire montre que trop de sulfites dans un aliment peut être dangereux, surtout pour les personnes asthmatiques sensibles à cet additif, et que l'étiquette « frais » peut être trompeuse.

Résumé reformulé :

Cette série de cas rapporte six patients de la région de Sacramento ayant développé toux, oppression thoracique ou crises d'asthme après ingestion d'une marque spécifique de salsa mexicaine réfrigérée étiquetée « fraîche ». Deux patients ont présenté un état de mal asthmatique nécessitant intubation et ventilation mécanique, tandis que les autres ont eu des symptômes allant de la toux sévère reproductible à des exacerbations légères de leur asthme. L'analyse de six contenants de cette salsa a révélé une concentration moyenne de sulfites de 1803 ppm, nettement supérieure à celle de deux autres marques (766 et 373 ppm). Après signalement de ces réactions, le fabricant a supprimé les sulfites de sa recette. Les auteurs soulignent que la quantité de sulfite utilisée était excessive par rapport à ce qui est nécessaire pour la conservation, et que l'usage du terme « frais » a pu induire en erreur un consommateur asthmatique connu pour sa sensibilité aux sulfites, provoquant un bronchospasme quasi fatal.

Voir l'étude originale →
Afficher aussi les 1 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

Vous êtes professionnel de santé ou chercheur ? Aidez-nous à fiabiliser ces résumés : relisez, corrigez, signalez. Les relecteurs qui le souhaitent sont crédités sur le site.

Devenir relecteur

Les informations de cette page sont fournies à titre informatif et éducatif uniquement. Elles ne constituent pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplacent pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.

Ce site utilise des cookies de mesure d'audience (Google Analytics) pour comprendre comment il est utilisé. En savoir plus