Asthme
Immunité et inflammation
Les sujets les plus étudiés
Aliments, régimes et compléments qui comptent le plus d'études sur ce problème de santé. La barre montre la part de chaque niveau de preuve, du plus solide (vert foncé) au plus faible (gris).
- Alimentation pendant la grossesse · Régime ou habitude · 5 études
- Flavonoïdes · Nutriment ou complément · 4 études
- Sirop de glucose-fructose · Aliment · 3 études
- Sulfites · Aliment · 2 études
- Vitamine D · Nutriment ou complément · 2 études
- Acésulfame K · Aliment · 1 étude
- Acide alpha-lipoïque · Nutriment ou complément · 1 étude
- Acides gras trans · Nutriment ou complément · 1 étude
- Alimentation bio · Régime ou habitude · 1 étude
- Aspartame · Aliment · 1 étude
- Bisphénol A et bisphénols · Aliment · 1 étude
- Cassis · Aliment · 1 étude
- Cresson de fontaine · Aliment · 1 étude
- Émulsifiants alimentaires · Aliment · 1 étude
- Fructose · Aliment · 1 étude
Études scientifiques (54)
Carte des preuves
- Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 2 (4 %)
- Niveau 2 · essais randomisés : 3 (6 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 20 (37 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 18 (33 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 11 (20 %)
Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux
Trier : plus récentes d'abord · plus anciennes d'abordExporter ces études : tableau de preuves (Excel) · importer dans Zotero, EndNote ou Mendeley
Motif : essai de 5 participants
Europe PMC · 2026-10-17 · Ajaz M, Singh I, Vugic L, Jani R, Singh MP, Shilton N.
Résumé simplifié :
Cette petite étude a testé un complément à base d'anthocyanines de cassis (un fruit rouge) chez seulement cinq adultes asthmatiques. Pendant huit semaines, ils ont pris soit le complément, soit un placebo, puis ont inversé. Les chercheurs voulaient surtout vérifier si une étude plus grande serait réalisable. Ils ont observé que pendant la prise du complément, les participants avaient moins de symptômes d'asthme le jour et la nuit, aucune limitation d'activité, et n'utilisaient pas leur inhalateur de secours, alors que ce besoin réapparaissait avec le placebo. Ces résultats sont encourageants mais très préliminaires, vu le très petit nombre de participants, et devront être confirmés par des études plus larges.
Résumé reformulé :
Cette étude pilote en crossover, contrôlée par placebo, a évalué la faisabilité et l'intérêt exploratoire d'une supplémentation en anthocyanines issues du cassis de Nouvelle-Zélande (300 mg/jour pendant huit semaines) chez cinq adultes asthmatiques. Au-delà des objectifs méthodologiques, les chercheurs ont examiné le contrôle des symptômes d'asthme ainsi que des marqueurs inflammatoires comme le FeNO (oxyde nitrique exhalé) et le PAI-1 salivaire, lié à l'inflammation et au remodelage des voies respiratoires. Durant la phase de supplémentation, les participants ont rapporté moins de symptômes diurnes et nocturnes, l'absence de limitation d'activité, et aucun recours à un bronchodilatateur de secours, contrairement à la phase placebo où ce besoin est réapparu chez un participant. Ces résultats suggèrent un effet potentiellement favorable sur le contrôle de l'asthme, mais restent exploratoires en raison du très faible effectif ; les auteurs concluent à la faisabilité d'un essai de plus grande envergure, nécessaire pour confirmer ces observations préliminaires.
Motif : échantillon de 323 enfants, soit 37% de l'effectif prévu (865), ce qui limite la précision des estimations selon les auteurs eux-mêmes
Europe PMC · 2026-10-04 · Ducharme FM, Tse SM, Daigneault P, Lee Yang C, Radhakrishnan D, Alizadehfar R, Turcot MA, Lemire C, Chen BA, Perrem L, Mailhot G, Alos N, Smyrnova A, Kang Dufour MS, Fernandez MC, Jensen ME, White JH, Sadatsafavi M, Khamessan A, Mâsse B.
Résumé simplifié :
Des chercheurs canadiens ont testé si de fortes doses de vitamine D pouvaient aider des jeunes enfants (1 à 5 ans) souffrant d'asthme déclenché par des virus, avec des crises fréquentes. Les enfants ont reçu soit deux grosses doses de vitamine D (100 000 UI chacune) plus 400 UI par jour, soit un placebo, pendant 7 mois. Résultat : la vitamine D n'a pas réduit le nombre de crises d'asthme nécessitant des médicaments, ni les infections respiratoires, par rapport au placebo. Aucun problème de sécurité n'a été observé. L'étude n'a pas pu recruter autant d'enfants que prévu à cause de la pandémie, ce qui limite la fiabilité des résultats.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé, contrôlé par placebo et en triple aveugle, a été mené dans neuf centres pédiatriques canadiens chez 323 enfants de 1 à 5 ans présentant un asthme viro-induit sévère nécessitant des corticoïdes oraux. Les participants ont reçu soit deux bolus oraux de 100 000 UI de vitamine D3 (espacés de 3,5 mois) associés à 400 UI quotidiennes, soit un placebo, sur 7 mois. Le critère principal était le taux d'exacerbations nécessitant des corticoïdes de secours. Aucune différence significative n'a été observée entre les groupes pour ce critère (rapport de taux d'incidence 0,95), ni pour les infections respiratoires confirmées en laboratoire, le recours aux soins ou la sévérité des crises. La supplémentation a bien augmenté les taux sanguins de vitamine D, sans effet indésirable notable. Toutefois, l'essai n'a recruté que 37% de l'échantillon initialement prévu en raison de la pandémie, ce qui réduit la puissance statistique et rend les conclusions provisoires, justifiant des recherches complémentaires.
Motif : hétérogénéité significative des souches, doses et designs d'études limitant la généralisabilité
Europe PMC · 2026-09-22 · Mishra S, Saxena S.
Résumé simplifié :
Cette revue rassemble des études sur les probiotiques (compléments à base de bonnes bactéries ou levures) donnés à des enfants. Les chercheurs ont analysé des recherches publiées entre 2006 et 2024. Résultat : deux souches précises, Lactobacillus rhamnosus GG et Saccharomyces boulardii, aident vraiment contre la diarrhée aiguë. Des mélanges de souches apportent un bénéfice modéré contre l'eczéma (dermatite atopique), et les probiotiques en complément d'un traitement aident à éliminer la bactérie Helicobacter pylori. Pour l'asthme ou l'autisme, les preuves sont encore trop limitées pour conclure. Les auteurs soulignent que l'efficacité dépend beaucoup de la souche utilisée et de la maladie visée.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique, menée selon les critères PRISMA 2020 à partir de bases de données (PubMed, Scopus, Web of Science) couvrant la période 2006-2024, évalue l'efficacité clinique des probiotiques oraux chez l'enfant selon la souche utilisée. Les résultats montrent des preuves solides pour Lactobacillus rhamnosus GG et Saccharomyces boulardii dans la prise en charge de la diarrhée aiguë. Des associations de plusieurs souches montrent un bénéfice modéré dans la dermatite atopique, et une supplémentation probiotique associée au traitement standard améliore les taux d'éradication d'Helicobacter pylori. En revanche, les données concernant l'asthme et les troubles du spectre autistique restent préliminaires et insuffisantes pour établir des recommandations. Les auteurs soulignent une forte hétérogénéité entre les études (souches, doses, méthodologies) limitant la généralisation des conclusions, et appellent à des essais randomisés standardisés ainsi qu'à des approches de microbiome personnalisées.
Europe PMC · 2026-09-10 · Catak S, Acar Tek N.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé un régime méditerranéen personnalisé pendant 8 semaines chez 37 enfants obèses souffrant d'asthme. Après l'intervention, les enfants avaient un poids et un tour de taille plus bas, une meilleure maîtrise de l'asthme, et une qualité de vie améliorée (surtout chez les garçons). Certains marqueurs sanguins liés au métabolisme (glycémie, cholestérol, insuline) et à l'inflammation se sont aussi améliorés, mais différemment selon le sexe. Comme il n'y avait pas de groupe témoin, ces résultats restent préliminaires et doivent être confirmés par des études plus grandes et mieux contrôlées.
Résumé reformulé :
Cette étude pilote sans groupe témoin a suivi 37 enfants et adolescents obèses souffrant d'asthme (6-15 ans) pendant 8 semaines d'intervention diététique méditerranéenne personnalisée. Les chercheurs ont mesuré l'anthropométrie, la fonction pulmonaire, le contrôle de l'asthme, la qualité de vie, ainsi que des marqueurs métaboliques, inflammatoires et de stress oxydatif, avant et après l'intervention. Le score de masse corporelle (BMI Z-score), le tour de taille et la masse grasse ont diminué chez les deux sexes, tandis que le contrôle de l'asthme s'est amélioré globalement, avec une hausse de la qualité de vie plus marquée chez les garçons. Les profils métaboliques et inflammatoires ont évolué différemment selon le sexe : amélioration de la glycémie, du cholestérol, des triglycérides et de certains marqueurs inflammatoires chez les garçons ; amélioration de l'insulinorésistance et du stress oxydatif chez les filles, mais légère hausse d'un marqueur inflammatoire (IL-1β). En l'absence de groupe témoin, ces résultats exploratoires suggèrent un potentiel bénéfique du régime méditerranéen dans ce contexte, mais nécessitent confirmation par des essais randomisés contrôlés de plus grande envergure.
Motif : 41 études majoritairement des cohortes (37 cohortes, 1 cas-témoin, 3 ECR) avec forte hétérogénéité méthodologique reconnue par les auteurs
Europe PMC · 2026-07-30 · Sholihah LA, Cholilie IA, Sholikhah DM, Utami F.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 41 recherches pour comprendre si ce que mange une femme enceinte peut influencer le risque que son enfant développe des allergies. Les chercheurs ont constaté que manger des œufs pendant la grossesse était associé à un risque plus faible d'eczéma et d'allergies alimentaires chez l'enfant. La vitamine D semblait aussi liée à moins de rhinite allergique. En revanche, aucun lien clair n'a été trouvé entre la vitamine D et l'asthme, ni entre les oméga-3 (huile de poisson) et le rhume des foins ou l'asthme. Les auteurs soulignent que d'autres études sont encore nécessaires pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse a compilé 41 études (37 cohortes, 1 étude cas-témoins et 3 essais randomisés) publiées entre 2014 et 2024, afin d'examiner le lien entre l'alimentation maternelle pendant la grossesse et le risque d'allergies chez l'enfant. Les résultats indiquent une association entre la consommation d'œufs par la mère et une réduction du risque d'eczéma (OR : 0,51) et d'allergies alimentaires (OR : 0,60) chez l'enfant. La vitamine D était associée à une diminution du risque de rhinite (OR : 0,86), mais pas d'asthme. Aucune association significative n'a été observée entre la supplémentation en huile de poisson et le risque de rhume des foins ou d'asthme. Les auteurs précisent que ces résultats, issus principalement d'études observationnelles, restent à confirmer par des essais randomisés supplémentaires, la forte hétérogénéité méthodologique entre les études limitant la portée des conclusions.
Europe PMC · 2026-07-27 · Kronsteiner-Gicevic S, Thompson AS, Gaggl M, Cassidy A, Bondonno NP, Lim CJM, Breyer-Kohansal R, Kühn T.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 420 000 adultes de 40 à 69 ans pendant environ 11 ans pour voir si consommer plus de sel augmente le risque de développer de l'asthme à l'âge adulte. Les chercheurs ont estimé la quantité de sodium éliminée dans les urines et ont demandé aux participants s'ils ajoutaient souvent du sel à table. Résultat : les personnes ayant les apports en sodium les plus élevés avaient un risque nettement plus élevé de développer de l'asthme, surtout les femmes, les non-fumeurs et les personnes ayant un certain profil sanguin (peu d'éosinophiles). Ajouter fréquemment du sel à table était aussi lié à un risque accru. Ces résultats suggèrent un lien, mais ne prouvent pas encore que réduire le sel préviendrait l'asthme.
Résumé reformulé :
Cette vaste étude de cohorte prospective a suivi 420 041 adultes de 40 à 69 ans, sans antécédent d'asthme, pendant une durée médiane de 10,9 ans, afin d'examiner le lien entre les apports en sodium alimentaire et l'apparition d'un asthme tardif. Le sodium urinaire sur 24 heures a été estimé à partir d'échantillons d'urine ponctuels via l'équation INTERSALT, et l'usage du sel de table a été auto-déclaré. Sur la période de suivi, 11 927 cas d'asthme ont été recensés. Les participants du quintile le plus élevé de sodium urinaire présentaient un risque d'asthme 1,5 fois supérieur à ceux du quintile le plus bas, cette association étant plus marquée chez les femmes que chez les hommes, chez les personnes ayant un faible taux d'éosinophiles, et chez les non-fumeurs comparés aux fumeurs. L'ajout fréquent de sel à table était également associé à une incidence accrue d'asthme, sans différence notable selon les sous-groupes. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'associations observationnelles et appellent à des essais randomisés pour déterminer si une réduction du sodium pourrait réellement diminuer le risque d'asthme, en particulier dans les populations identifiées comme plus sensibles.
Motif : hétérogénéité substantielle (I²=77%) et résultat non significatif après ajustement Hartung-Knapp, certitude des preuves très faible
Europe PMC · 2026-07-21 · Tian B, Hou L, Zhang L, Wang Z, Xie X, Li D, Wang Y.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont rassemblé 11 études, portant sur plus de 119 000 enfants, pour voir si manger des produits laitiers fermentés (comme le yaourt) est lié à moins d'asthme ou de sifflements respiratoires. Au départ, les résultats semblaient montrer un effet protecteur, mais après une vérification statistique plus stricte, ce lien n'était plus certain. Les études de type « photo à un instant donné » montraient un effet plus net que les études suivant les enfants dans le temps, ce qui rend les résultats fragiles. Les auteurs concluent qu'on ne peut pas encore affirmer que les produits laitiers fermentés protègent contre l'asthme chez l'enfant, et que des études de meilleure qualité sont nécessaires.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse d'études observationnelles a examiné le lien entre la consommation de produits laitiers fermentés et le risque d'asthme ou de sifflements respiratoires chez l'enfant, à partir de 11 études totalisant 119 372 participants. L'analyse principale a montré une association favorable (OR = 0,72 ; IC 95 % : 0,55-0,95), mais avec une forte hétérogénéité entre études. Cette association a perdu sa significativité statistique après un ajustement méthodologique plus conservateur (correction de Hartung-Knapp : OR = 0,72 ; IC 95 % : 0,52-1,01 ; p = 0,054). Les analyses en sous-groupes ont révélé que l'effet protecteur apparent provenait surtout des études transversales (OR = 0,51), alors qu'aucune association significative n'a été retrouvée dans les études de cohorte, considérées comme plus fiables (OR = 0,91). Le niveau de preuve global a été jugé très faible. Les auteurs concluent que les données actuelles ne permettent pas d'établir un lien robuste entre consommation de produits laitiers fermentés et risque d'asthme ou de sifflements chez l'enfant, et appellent à des études prospectives de meilleure qualité pour clarifier cette question.
Europe PMC · 2026-07-17 · Utami FA, Huang SY, Liu YH, Hsu JW, Mazariegos JRR, Nguyen NN, Huang SW, Weng CM, Chuang HC, Huang CH, Tsai WL, Chen YC.
Résumé simplifié :
Cette étude s’est penchée sur le lien entre la consommation d’aspartame (un édulcorant artificiel) et l’asthme. Chez plus de 1000 adolescents taïwanais, une faible consommation d’aspartame était associée à un risque plus élevé d’asthme par rapport à une consommation nulle. En parallèle, des expériences chez des souris sensibilisées aux acariens ont montré que l’aspartame pouvait aggraver l’inflammation des voies respiratoires, modifier le microbiote intestinal et perturber certains acides gras bénéfiques. Ces résultats suggèrent un possible rôle de l’aspartame dans l’aggravation des symptômes asthmatiques, mais il s’agit surtout d’une association chez l’humain, pas d’une preuve de cause à effet.
Résumé reformulé :
Cette recherche combine une étude observationnelle chez l’humain et des expériences animales pour explorer la relation entre consommation d’aspartame et asthme. Chez 1021 adolescents participant à une cohorte taïwanaise, une consommation faible d’aspartame (par rapport à une consommation nulle) était associée à une probabilité plus élevée d’asthme (odds ratio environ 2,85), un résultat statistiquement significatif mais basé sur des données déclaratives et une association, non une causalité directe. Les expériences complémentaires chez des souris exposées à l’aspartame par voie orale ont montré une augmentation des IgE sériques, une inflammation des voies aériennes plus marquée, une hyperplasie des cellules à mucus, une infiltration d’éosinophiles et des altérations du microbiome intestinal, notamment une réduction de la diversité microbienne et de certains acides gras à chaîne courte. Les auteurs concluent que l’aspartame pourrait exacerber les mécanismes immunitaires et inflammatoires impliqués dans l’asthme, tout en soulignant que les données humaines reposent sur une association statistique nécessitant confirmation par d’autres études.
Europe PMC · 2026-07-01 · Acikalin B, Ocak M, Sekerel BE.
Résumé simplifié :
Cette étude turque s'est penchée sur une allergie rare mais parfois grave : celle aux graines de citrouille chez les enfants. Les chercheurs ont analysé les dossiers de 25 enfants diagnostiqués entre 2016 et 2024. La plupart avaient réagi rapidement après ingestion, et près des deux tiers avaient fait une réaction sévère de type anaphylaxie. Beaucoup de ces enfants souffraient aussi d'eczéma ou d'asthme, et étaient également allergiques aux fruits à coque ou à d'autres graines, notamment celles de pastèque. En revanche, tous toléraient la chair de la citrouille elle-même, seule la graine posant problème. Les auteurs appellent les médecins à mieux connaître cette allergie encore mal identifiée.
Résumé reformulé :
Cette étude rétrospective menée en Turquie entre 2016 et 2024 décrit 25 enfants (76% de garçons, âge médian au diagnostic proche de 3 ans) présentant une allergie aux graines de citrouille confirmée par IgE spécifiques et tests cutanés. Les réactions étaient systématiquement immédiates, avec anaphylaxie dans 64% des cas. Les comorbidités atopiques étaient fréquentes (dermatite atopique 92%, asthme 48%), tout comme les co-allergies aux fruits à coque (76%) et à d'autres graines, en particulier celles de pastèque (sensibilisation dans 83% des cas, avec réactions cliniques chez six enfants). Fait notable, la chair de citrouille était bien tolérée par tous les patients, seule la graine étant en cause. Une revue de la littérature a par ailleurs recensé 14 cas publiés antérieurement, majoritairement chez des adultes, avec 57% d'anaphylaxies. Les auteurs soulignent la nécessité de mieux sensibiliser les cliniciens à cette allergie rare, notamment dans les régions à forte consommation de graines de citrouille, et appellent à approfondir la recherche sur les allergènes moléculaires impliqués et les réactions croisées possibles.
Europe PMC · 2026-05-31 · Rabbi F, Gulacha P, Thabane L, Anand SS, Miliku K, Moraes TJ, Simons E, Subbarao P, de Souza RJ.
Résumé simplifié :
Cette étude canadienne a suivi près de 3000 couples mère-enfant pour voir si l'alimentation de la mère pendant la grossesse influence le risque d'asthme ou de sifflements respiratoires chez l'enfant. Les chercheurs ont identifié trois types d'alimentation : plutôt végétale, occidentale (riche en aliments transformés) ou équilibrée. Résultat : aucun de ces régimes n'était lié au risque d'asthme ou de sifflements chez l'enfant entre 1 et 3 ans. En revanche, des facteurs comme l'asthme des parents ou la durée de la grossesse jouaient un rôle important. L'alimentation maternelle pendant la grossesse ne semble donc pas être un facteur déterminant pour ces problèmes respiratoires.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle, menée au sein de la cohorte canadienne CHILD, a analysé les liens entre les habitudes alimentaires maternelles pendant la grossesse et le développement d'asthme ou de sifflements respiratoires chez l'enfant. À partir de questionnaires alimentaires, trois profils nutritionnels ont été dégagés par analyse en composantes principales : végétal, occidental et équilibré. Sur 2968 paires mère-enfant, aucune association significative n'a été observée entre ces profils alimentaires et le diagnostic d'asthme posé par un médecin, ni avec les sifflements récurrents entre 1 et 3 ans. En revanche, l'asthme ou les sifflements chez la mère ou le père, ainsi que l'âge gestationnel, étaient associés de façon significative au risque respiratoire de l'enfant. Ces résultats suggèrent que les facteurs familiaux et périnatals auraient un poids plus important que l'alimentation maternelle prénatale dans le développement de ces troubles respiratoires chez le jeune enfant.
Europe PMC · 2026-04-21 · Li C, Pokharel P, Sim M, Murray K, Bondonno CP, Parmenter BH, Zhong L, Dupuy M, Meteran H, Jakobsen J, Linneberg A, Kühn T, Cassidy A, Bondonno NP.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 179 000 personnes au Royaume-Uni pendant plus de 10 ans pour voir si la vitamine K, présente notamment dans les légumes à feuilles vertes comme le chou kale, est liée à la santé des poumons. Les résultats montrent que les personnes consommant le plus de vitamine K1 avaient un risque plus faible de développer une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et une meilleure fonction respiratoire, mesurée par des tests de souffle. Ce lien était encore plus marqué chez les fumeurs et les personnes exposées à des poussières ou polluants au travail. En revanche, aucun effet n'a été observé sur l'asthme. Manger davantage de légumes verts pourrait donc contribuer à préserver la santé pulmonaire.
Résumé reformulé :
À partir des données de 179 062 participants de la UK Biobank sans BPCO ni asthme au départ, les chercheurs ont examiné les liens entre les apports alimentaires en vitamine K1 et K2 (estimés par questionnaire de rappel alimentaire) et l'incidence de la BPCO, de l'asthme, ainsi que la fonction pulmonaire (VEMS, CVF). Sur un suivi moyen de 10,5 ans, une consommation plus élevée de vitamine K1 était associée à une incidence réduite de BPCO (risque relatif de 0,84 entre le quintile le plus élevé et le plus faible), avec un effet plafonnant au-delà d'environ 250 µg/jour. Aucune association significative n'a été trouvée pour la vitamine K2 ni pour l'asthme, quel que soit le type de vitamine K. Une consommation élevée de vitamine K1 était également liée à de meilleurs volumes pulmonaires (CVF et VEMS plus élevés), cette association étant plus marquée chez les fumeurs et les travailleurs exposés à des risques professionnels respiratoires. La vitamine K1 provenant majoritairement des légumes à feuilles vertes (comme le chou kale), les auteurs suggèrent qu'une alimentation riche en ces aliments pourrait être associée à une meilleure santé respiratoire, sans toutefois établir de lien de causalité directe compte tenu de la nature observationnelle de l'étude.
Europe PMC · 2026-04-09 · Blomberg AJ, Nielsen C, Borgström Bolmsjö B, Bind MA, Hartman L, Saxne Jöud A.
Résumé simplifié :
Cette étude suédoise a suivi plus de 11 000 enfants nés entre 2006 et 2013 dans une région où l'eau potable avait été contaminée par des PFAS, des polluants chimiques persistants appelés « polluants éternels ». Les chercheurs ont comparé les enfants selon le niveau d'exposition de leur mère pendant la grossesse. Résultat : les enfants dont les mères avaient été très fortement exposées aux PFAS présentaient davantage de cas d'asthme diagnostiqué avant l'âge de 12 ans, comparé aux enfants faiblement exposés. Aucun lien n'a été observé pour les niveaux d'exposition intermédiaires, ni pour les simples sifflements respiratoires. Ces résultats suggèrent un possible impact de la contamination par les PFAS sur la santé respiratoire des enfants, mais doivent être confirmés par d'autres études.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte rétrospective, menée dans le comté de Blekinge en Suède, a exploité la contamination accidentelle de l'eau potable de la ville de Ronneby par des PFAS issus de mousses anti-incendie. Les chercheurs ont suivi 11 488 enfants nés entre 2006 et 2013 jusqu'à l'âge de 12 ans, en estimant leur exposition prénatale aux PFAS à partir de l'historique d'adresse de leur mère croisé avec les réseaux de distribution d'eau. Après ajustement sur plusieurs facteurs de confusion (tabagisme maternel, âge, parité, antécédents familiaux d'asthme, facteurs socio-économiques), une exposition prénatale très élevée aux PFAS était associée à une incidence accrue d'asthme diagnostiqué durant l'enfance (risque relatif de 1,44), alors qu'aucune association significative n'apparaissait pour les niveaux d'exposition intermédiaire ou élevé, ni pour les sifflements respiratoires isolés. Une analyse complémentaire par appariement a estimé une incidence cumulée d'asthme de 26,7 % chez les enfants très fortement exposés contre 16,1 % chez les enfants faiblement exposés. Les auteurs soulignent les limites liées à l'utilisation d'une variable d'exposition approximative basée sur l'adresse, qui ne permet pas de distinguer précisément l'exposition prénatale de l'exposition durant la petite enfance, et appellent à une réplication de ces résultats avant d'en tirer des conclusions définitives.
Motif : résultats hétérogènes entre études, allant de null à fortes associations
Europe PMC · 2026-03-26 · Prendergast C, Barański K.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique s'est penchée sur le lien possible entre la consommation de fructose (notamment via les boissons sucrées) et les maladies allergiques chez les enfants, comme l'asthme, l'eczéma ou la rhinite. En analysant 17 études, les chercheurs ont observé que les enfants buvant beaucoup de boissons sucrées avaient souvent plus de risques de souffrir d'asthme, parfois de façon marquée. Cependant, les résultats varient selon les études, certaines ne montrant aucun lien clair. Les auteurs concluent que le fructose pourrait jouer un rôle, mais qu'il faut encore des recherches plus solides pour confirmer cette hypothèse.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a examiné les publications disponibles sur PubMed et Embase afin d'évaluer le lien entre les expositions alimentaires au fructose et les maladies atopiques pédiatriques (asthme, rhinite, eczéma, sensibilisation allergique). Sur 17 études incluses, plusieurs cohortes comme BRISA ou PIAMA rapportent des associations modérées entre consommation de boissons sucrées et risque d'asthme, tandis que des analyses transversales issues de NHANES ou de la National Children's Study montrent des associations plus fortes, avec un risque d'asthme multiplié par deux à cinq chez les plus gros consommateurs. En revanche, les grandes études basées sur ISAAC, utilisant des catégories alimentaires plus larges, ne retrouvent pas de lien significatif. Les auteurs soulignent que malgré cette hétérogénéité, la convergence entre mécanismes biologiques plausibles et signaux épidémiologiques suggère un rôle potentiel du fructose dans les maladies atopiques infantiles, tout en appelant à des études longitudinales plus rigoureuses avec des marqueurs biologiques précis pour confirmer un lien de causalité.
Europe PMC · 2026-03-01 · Liu W, Mao C, Ji H, Cheng F, Li T, Li Q, Zhao C, An Y.
Résumé simplifié :
Cette étude utilise une méthode statistique basée sur la génétique (la randomisation mendélienne) pour examiner si certains aliments influencent réellement le risque de maladies allergiques comme l'asthme, l'eczéma ou la rhinite allergique. Parmi 22 aliments testés, le poisson gras ressort comme associé à un risque plus faible d'asthme allergique. D'autres aliments comme les fruits secs, les céréales, les fruits frais, le thé et la viande transformée montrent aussi des effets protecteurs contre l'asthme ou l'eczéma. Ces résultats suggèrent qu'une alimentation équilibrée pourrait aider à prévenir certaines allergies, mais des recherches supplémentaires restent nécessaires pour confirmer ces liens.
Résumé reformulé :
Cette étude a utilisé la randomisation mendélienne, une méthode qui exploite des variants génétiques comme indicateurs pour estimer des relations de causalité tout en limitant les biais de confusion propres aux études observationnelles classiques. Les chercheurs ont analysé les liens potentiels entre 22 facteurs alimentaires et trois maladies allergiques : l'asthme allergique, la dermatite atopique et la rhinite allergique. La consommation de poisson gras a été associée à une réduction du risque d'asthme allergique (OR 0,666 ; IC95 % 0,468-0,949 ; p=0,024), aux côtés des fruits secs et des céréales, également identifiés comme protecteurs contre l'asthme. Concernant la dermatite atopique, les fruits frais, le thé, les céréales et la viande transformée sont apparus comme des facteurs protecteurs. Aucune association causale significative n'a été observée pour les autres aliments testés ni pour la rhinite allergique. Ces résultats, obtenus par inférence génétique et non par essai clinique direct, renforcent l'hypothèse d'un rôle protecteur de certains choix alimentaires dans la prévention des maladies allergiques, tout en appelant à des études complémentaires pour confirmer ces mécanismes.
Europe PMC · 2025-12-17 · Bartram E, England-Mason G, Martin JW, MacDonald AM, Kinniburgh DW, Dewey D, Soomro MH, APrON Study Team.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 556 couples mère-enfant au Canada pour voir si l'exposition aux phtalates et bisphénols pendant la grossesse pouvait influencer le risque d'allergies ou d'asthme chez les enfants. Les chercheurs ont mesuré ces substances chimiques dans l'urine des mères enceintes, puis ont demandé aux mamans si leurs enfants avaient de l'eczéma, des rougeurs, des allergies alimentaires ou de l'asthme à 12, 24 et 36 mois. Résultat : certains phtalates et le bisphénol S semblent liés à un risque plus ou moins élevé de ces troubles, selon l'âge de l'enfant et son sexe. Cela suggère que l'exposition de la mère à ces produits chimiques pourrait jouer un rôle dans le développement du système immunitaire du bébé, mais d'autres études sont nécessaires pour confirmer ces liens.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte (APrON, Alberta, Canada) a examiné les liens entre l'exposition prénatale à divers phtalates et bisphénols, mesurés dans les urines maternelles au deuxième trimestre de grossesse, et la survenue d'allergies ou d'asthme chez 556 enfants suivis jusqu'à 36 mois. Les associations observées variaient selon l'âge et le sexe de l'enfant : par exemple, le MBzP était associé à moins d'eczéma à 12 mois, tandis que le MMP était lié à davantage d'eczéma et de rougeurs à 36 mois, et le MCOP à moins d'eczéma mais plus de rougeurs selon l'âge. Le bisphénol S (BPS) était associé à un risque accru d'asthme à 12 mois, mais à une baisse du risque d'eczéma et de rougeurs à 36 mois. Les modèles statistiques combinant plusieurs substances (LASSO, BKMR) ont confirmé que le BPS et certains métabolites de phtalates figuraient parmi les meilleurs prédicteurs d'eczéma et de rougeurs à 36 mois. Ces résultats, de nature observationnelle et ne permettant pas d'établir un lien de causalité direct, suggèrent que l'exposition prénatale à ces composés chimiques pourrait influencer le développement du système immunitaire du jeune enfant, avec une sensibilité potentiellement différente selon le sexe.
Motif : hétérogénéité significative élevée (I²=53.1%-82.5%, p<0.05) entre les études incluses, majoritairement transversales
Europe PMC · 2025-11-21 · Bao Y, Zeng J, Wang L, Sun Y, Wang Y, Chen Y, Xia Y, Zhao Y, Shan L, Zhang H.
Résumé simplifié :
Cette grande analyse combine les résultats de 94 études pour examiner le lien entre différents types de glucides alimentaires et le risque d'asthme ou de sifflements respiratoires. Les résultats montrent que manger plus de fibres, de sucres naturellement présents dans les aliments (fruits, légumes, produits laitiers) et de céréales complètes est associé à un risque plus faible d'asthme. À l'inverse, une consommation élevée de sucres ajoutés (sucres libres, comme ceux des sodas ou sucreries) est liée à un risque plus élevé d'asthme. Ces résultats suggèrent qu'une alimentation riche en glucides de bonne qualité pourrait contribuer à prévenir l'asthme, bien qu'il s'agisse d'associations et non de preuves de causalité directe.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a regroupé 94 études (26 cohortes, 8 cas-témoins, 60 transversales) explorant les liens entre divers types de glucides alimentaires et le risque d'asthme ou de sifflements respiratoires. Un apport plus élevé en fibres alimentaires, en sucres non libres (naturellement présents dans les aliments comme les fruits ou produits laitiers) et en céréales complètes était associé à une réduction statistiquement significative du risque d'asthme et/ou de sifflements (odds ratios variant de 0,81 à 0,92). À l'inverse, une consommation importante d'aliments riches en sucres libres (sucres ajoutés) était associée à une augmentation du risque d'asthme (OR = 1,18). Malgré une hétérogénéité notable entre les études, des analyses de sensibilité ont confirmé la robustesse de ces résultats. Ces données, de nature observationnelle, suggèrent qu'une alimentation privilégiant des glucides de meilleure qualité nutritionnelle pourrait être associée à une prévention de l'asthme, sans toutefois établir de lien de causalité directe.
Europe PMC · 2025-10-01 · Zheng J, Yang C, Zhou Z, Huang J, Tu Q, Wu H, Yang Q, Huang W, Shen J, Cao F.
Résumé simplifié :
Cette étude a profité d'un événement historique : la fin du rationnement du sucre au Royaume-Uni en 1953. Les chercheurs ont comparé des personnes nées juste avant et juste après cette date, donc exposées ou non à une limitation du sucre pendant la grossesse et les deux premières années de vie. Résultat : les personnes ayant grandi avec moins de sucre au début de leur vie avaient, des décennies plus tard, moins d'asthme et de bronchite chronique (BPCO), une meilleure fonction pulmonaire, et développaient ces maladies plus tard. Cela suggère que limiter le sucre très tôt dans la vie pourrait protéger durablement les poumons.
Résumé reformulé :
En exploitant la fin du rationnement du sucre au Royaume-Uni (septembre 1953) comme quasi-expérience naturelle, les chercheurs ont comparé près de 59 000 participants de la UK Biobank nés entre 1951 et 1956, selon qu'ils aient été exposés ou non à une restriction du sucre in utero et/ou durant leurs deux premières années de vie. Les personnes exposées présentaient un risque réduit d'asthme (HR 0,75) et de BPCO (HR 0,73), un apparition plus tardive de ces maladies, ainsi qu'une meilleure fonction pulmonaire (FEV1%, FVC%, rapport FEV1/FVC plus élevés) à l'âge adulte. L'effet était d'autant plus marqué que la durée de restriction était longue. Le diabète et l'hypertension n'expliquaient qu'une faible part (18%) de cette association, le poids de naissance une part minime. Ces résultats, validés dans deux cohortes externes, suggèrent un lien entre exposition précoce au sucre et santé respiratoire à long terme, bien que le caractère quasi-expérimental limite les comparaisons à un contrôle randomisé strict.
Motif : forte hétérogénéité entre les études pour l'association diète pro-inflammatoire/asthme
Europe PMC · 2025-10-01 · Tan W, Amara S, Venter M, Wang L, Bodén S, Simonpietri Tesoro ME, Pickett-Nairne K, Glueck D, O'Mahony L, Comotti A, Venter C.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 28 recherches pour voir si l'alimentation de la mère pendant la grossesse influence le risque d'allergies chez son enfant (eczéma, allergie alimentaire, asthme, rhinite allergique). Les chercheurs ont analysé différents types de régimes (sains, déséquilibrés, variés). Résultat : manger varié pendant la grossesse semble légèrement protéger contre l'allergie alimentaire de l'enfant. À l'inverse, une alimentation plutôt pro-inflammatoire (riche en aliments favorisant l'inflammation) est associée à un peu plus de risque d'asthme ou de sifflements respiratoires chez les enfants de moins de 5 ans. Ces liens restent modestes et nécessitent confirmation.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse a compilé 28 études portant sur 29 régimes, indices ou mesures de diversité alimentaire chez la femme enceinte, en lien avec le risque allergique de l'enfant (eczéma, allergie alimentaire, rhinite allergique, asthme, sensibilisation allergique). Seule la diversité alimentaire pendant la grossesse montre un effet protecteur modeste contre l'allergie alimentaire (OR=0,95). Un régime à potentiel pro-inflammatoire est associé à une augmentation du risque d'asthme/sifflements chez les enfants de moins de 5 ans (OR autour de 1,17-1,18), avec toutefois une forte hétérogénéité entre études. L'indice de qualité alimentaire maternelle (Maternal Diet Index) est le seul à être associé à plusieurs issues allergiques simultanément. Les auteurs soulignent le niveau de preuve encore limité et la nécessité de réplications dans d'autres cohortes.
Europe PMC · 2025-09-26 · Chen M, Xu X, Jiang X, Hui J, Tao X, Bao Y, Cao S, Wu Q.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont comparé 120 enfants asthmatiques à 120 enfants sans asthme pour voir si certains additifs alimentaires, dont l'acésulfame (un édulcorant), étaient liés à l'asthme. Ils ont mesuré ces additifs dans le sang et analysé des centaines de molécules du métabolisme. Résultat : l'acésulfame, ainsi que l'acide benzoïque et l'acide déhydroacétique, étaient associés à un risque plus élevé d'asthme chez les enfants. Des expériences sur des souris ont ensuite montré que ces additifs pouvaient aggraver l'inflammation des voies respiratoires et perturber le système immunitaire, ce qui pourrait expliquer ce lien observé chez l'enfant.
Résumé reformulé :
Cette étude a recherché un lien entre dix additifs alimentaires courants, dont l'acésulfame, et l'asthme infantile, en comparant 120 enfants asthmatiques à 120 témoins. Les concentrations sériques des additifs ont été mesurées par UPLC-MS/MS, et une analyse métabolomique a permis d'identifier les voies biologiques impliquées. Les résultats montrent une association statistique significative entre l'acésulfame, l'acide benzoïque, l'acide déhydroacétique et l'asthme chez l'enfant, avec quatorze métabolites identifiés comme médiateurs potentiels de cette relation, notamment dans les voies du métabolisme des glycérophospholipides et des sphingolipides. Des expériences complémentaires chez la souris, exposée à ces additifs en même temps qu'à un allergène, ont confirmé une aggravation de l'inflammation pulmonaire, une hausse des marqueurs allergiques (IgE, IL-4, IL-17A) et un déséquilibre des cellules immunitaires. Ces résultats suggèrent, sans prouver formellement une causalité chez l'enfant, que ces additifs pourraient contribuer à l'asthme en perturbant l'équilibre immunitaire et métabolique.
Motif : petits échantillons et limites méthodologiques limitant la généralisabilité, selon le résumé
Europe PMC · 2025-09-22 · Khan F, Toor S, Abdulqawi R, Adamali H, Chalmers JD, Chaudhuri N, Ghouri N, Jenkins RG, Murphy A, Rahman N, Rashid R, Satia I, Siddiqui S, Waqar S.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé toutes les recherches disponibles sur le jeûne du Ramadan chez les personnes souffrant d'asthme ou de BPCO (bronchite chronique). Les chercheurs ont trouvé 11 études montrant que, chez des patients dont la maladie est stable, jeûner pendant le Ramadan ne semble pas augmenter les hospitalisations ni aggraver la fonction des poumons. Cependant, ces études étaient petites et de qualité limitée, donc les résultats restent incertains. À partir de ces données, un groupe d'experts médicaux et religieux a proposé 19 recommandations pratiques pour aider les patients et les médecins à décider, au cas par cas, s'il est raisonnable de jeûner et comment adapter les traitements.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a synthétisé les données disponibles sur les conséquences du jeûne du Ramadan chez les patients atteints de maladies respiratoires chroniques (asthme, BPCO, maladies pulmonaires interstitielles, bronchectasies). Onze études ont été retenues, portant essentiellement sur l'asthme et la BPCO ; aucune donnée n'existait pour les deux autres pathologies. Chez les patients dont la maladie était stable, le jeûne n'était pas associé à une augmentation significative des hospitalisations ni à une détérioration des tests de fonction pulmonaire, bien que la faible taille des échantillons et les limites méthodologiques restreignent la portée de ces conclusions. Sur cette base, un groupe international d'experts médicaux et religieux a élaboré 19 recommandations consensuelles, stratifiées selon le risque, portant notamment sur la consultation pré-Ramadan, l'évaluation individualisée du risque et l'ajustement des traitements médicamenteux. Les auteurs soulignent le besoin d'études plus larges et mieux conçues pour combler ces lacunes.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
Vous êtes professionnel de santé ou chercheur ? Aidez-nous à fiabiliser ces résumés : relisez, corrigez, signalez. Les relecteurs qui le souhaitent sont crédités sur le site.
Devenir relecteurLes informations de cette page sont fournies à titre informatif et éducatif uniquement. Elles ne constituent pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplacent pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.