Alimentation émotionnelle
Tendance à manger en réponse à des émotions (stress, anxiété, tristesse, ennui) plutôt qu'à une sensation de faim physique. Se traduit souvent par une consommation d'aliments riches en sucre ou en matières grasses, en dehors des repas. Concerne aussi bien les épisodes ponctuels que des habitudes installées sur le long terme.
Études scientifiques (41)
Carte des preuves
- Niveau 2 · essais randomisés : 3 (7 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 7 (17 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 28 (68 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 3 (7 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Troubles du comportement alimentaire | 28 | · | 3 | 6 | 17 | 2 |
| Dépression et anxiété | 23 | · | 2 | 3 | 15 | 3 |
| Obésité et poids | 17 | · | · | 2 | 14 | 1 |
| Sommeil | 3 | · | · | 1 | 2 | · |
| Cholestérol et lipides sanguins | 2 | · | · | · | 2 | · |
| Diabète de type 2 | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Syndrome métabolique et résistance à l'insuline | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Stéatose hépatique et santé du foie | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Peau | 1 | · | · | 1 | · | · |
| Troubles digestifs fonctionnels (constipation, reflux) | 1 | · | · | · | 1 | · |
Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
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Europe PMC · 2026-10-13 · Madsen PMM, Münker L, Carlsen AH, Olsen EM, Micali N, Rask CU.
Résumé simplifié :
Cette étude danoise a observé environ 1900 enfants de 11-12 ans pour voir si les douleurs ou symptômes physiques sans cause médicale claire (maux de ventre, fatigue, etc.) sont liés à une alimentation problématique comme manger sous le coup des émotions ou se restreindre volontairement. Les résultats montrent que les enfants ayant plus de ces symptômes, surtout digestifs, ont aussi plus tendance à manger émotionnellement ou à se restreindre. Ce lien reste présent même en tenant compte de l'insatisfaction corporelle et des problèmes émotionnels. Les chercheurs ne savent pas encore quel facteur cause l'autre ; des études sur plusieurs années seraient nécessaires pour le déterminer.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte en population générale, menée auprès de 1890 préadolescents danois (11-12 ans) issus de la Copenhagen Child Cohort, a examiné l'association entre symptômes somatiques fonctionnels (SSF), notamment les symptômes gastro-intestinaux fonctionnels (SGF), et les comportements alimentaires problématiques tels que l'alimentation restreinte et l'alimentation émotionnelle. Les analyses par régression logistique montrent que les SSF sont significativement associés à l'alimentation restreinte (OR=1,10) et à l'alimentation émotionnelle (OR=1,09), ces associations étant plus marquées pour le sous-type gastro-intestinal (OR=1,22 et 1,20 respectivement). Ces liens persistent après ajustement pour l'insatisfaction corporelle et les problèmes émotionnels, suggérant une association indépendante. Toutefois, le caractère transversal de l'étude empêche d'établir un lien de causalité, et les auteurs appellent à des recherches longitudinales pour clarifier les mécanismes sous-jacents à cette relation.
Europe PMC · 2026-10-13 · Orwin M, Traviss-Turner GD, West R, Hill AJ.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 3 834 adultes inscrits à un programme communautaire de perte de poids. Les chercheurs ont mesuré leur tendance à manger sous l'effet des émotions (négatives ou positives) et leurs envies alimentaires, puis comparé ces résultats à la perte de poids réelle sur 12 semaines. Les personnes ayant perdu le plus de poids (plus de 10%) avaient moins tendance à manger par émotion et avaient moins d'envies alimentaires que celles ayant perdu moins de poids. Les stratégies les plus utilisées pour gérer ces envies étaient la distraction, l'activité physique, remplacer certains aliments par des plus sains, et le soutien du groupe.
Résumé reformulé :
Cette étude quasi-prospective a interrogé 3 834 adultes (92% de femmes, âge moyen 57 ans, IMC moyen 32) participant à un programme communautaire de gestion du poids. L'alimentation émotionnelle négative et positive ainsi que les envies alimentaires ont été évaluées par questionnaires (BEES, CoEQ), et mises en relation avec la perte de poids objective sur les 12 semaines précédentes, répartie en trois groupes (perte élevée, modérée, faible). Une perte de poids plus importante était fortement associée à des scores plus faibles d'alimentation émotionnelle (négative et positive), moins d'envies alimentaires et moins de difficultés de contrôle alimentaire. L'analyse qualitative des réponses ouvertes a identifié la distraction (31,7%) et l'activité physique comme stratégies principales, ainsi que les substitutions alimentaires plus saines, la planification, un état d'esprit positif et le soutien social de groupe. Ces résultats, de nature associative, soulignent l'importance perçue du soutien psychologique et collectif dans la gestion du poids, sans toutefois établir de lien de causalité.
Europe PMC · 2026-09-21 · Guerrini Usubini A, Bondesan A, Caroli D, Frigerio F, Abbruzzese L, Nibbio F, Fanari P, Castelnuovo G, Sartorio A.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé 108 personnes réparties en quatre groupes selon leur âge (adultes ou personnes âgées) et leur poids (normal ou obésité). Les chercheurs ont mesuré leur insatisfaction corporelle et leur tendance à manger sous l'effet des émotions. Résultat : les personnes en situation d'obésité, qu'elles soient jeunes ou âgées, ressentent plus d'insatisfaction envers leur corps que celles de poids normal, et les adultes plus que les personnes âgées. Surtout, plus l'insatisfaction corporelle est élevée, plus les gens ont tendance à manger par émotion, en particulier chez les personnes avec obésité et chez les adultes de poids normal.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a comparé 108 participants répartis en quatre groupes selon l'âge (adultes vs personnes âgées) et le statut pondéral (poids normal vs obésité), afin d'examiner les liens entre insatisfaction corporelle et alimentation émotionnelle. L'insatisfaction corporelle globale était plus élevée chez les adultes que chez les personnes âgées, et chez les participants avec obésité comparés à ceux de poids normal, avec des interactions significatives entre âge et poids pour certaines dimensions (phobie du poids, préoccupations corporelles). Des corrélations positives significatives entre insatisfaction corporelle et alimentation émotionnelle ont été observées chez les adultes avec obésité (r=0,443), les personnes âgées avec obésité (r=0,480) et les adultes de poids normal (r=0,573), suggérant une association entre ces deux dimensions sans établir de lien de causalité.
Europe PMC · 2026-09-20 · Naspolini ACH, Quadra MR, Meller FO, Schäfer AA, Back SS, Hendler TD, da Silva RCD, Streck EL.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 365 adultes diabétiques au Brésil pour voir si la dépression et l'anxiété influencent leur façon de manger. Près de la moitié des participants présentaient des symptômes dépressifs, et environ 4 sur 10 des symptômes anxieux. Les chercheurs ont observé que ces symptômes étaient liés à davantage d'alimentation émotionnelle (manger sous l'effet des émotions) et d'alimentation incontrôlée (manger sans pouvoir s'arrêter). Autrement dit, les personnes diabétiques plus anxieuses ou déprimées auraient tendance à manger davantage par émotion ou de façon compulsive, ce qui pourrait compliquer la gestion de leur maladie.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée entre mars et août 2023 dans une clinique universitaire du sud du Brésil a exploré le lien entre symptômes dépressifs/anxieux et comportements alimentaires chez 365 adultes diabétiques. Les comportements alimentaires ont été évalués via le Three-Factor Eating Questionnaire-21 (alimentation incontrôlée, restriction cognitive, alimentation émotionnelle), et les symptômes psychologiques via le PHQ-9 et le GAD-7. Près de 49% des participants présentaient des symptômes dépressifs et 39% des symptômes anxieux. Après ajustement, les analyses de régression ont montré que la présence de symptômes dépressifs ou anxieux était associée à des scores plus élevés d'alimentation incontrôlée et émotionnelle. Les auteurs soulignent l'intérêt d'intégrer une dimension émotionnelle dans les stratégies nutritionnelles destinées aux personnes diabétiques, afin d'améliorer l'adhésion au traitement et la qualité de vie. L'étude étant observationnelle, elle ne permet pas d'établir de lien de causalité.
Europe PMC · 2026-09-16 · Escandón Nagel N, Fredericksen A, Baeza Henríquez C, Vallejos-Barrera L.
Résumé simplifié :
Cette étude chilienne a interrogé 313 femmes en surpoids ou obèses ayant des épisodes de crises alimentaires. Les chercheurs ont mesuré leurs émotions négatives, leur tendance à manger sous l'effet du stress (alimentation émotionnelle) ou en réaction à des stimuli extérieurs, ainsi que l'intensité de leurs symptômes d'hyperphagie boulimique. Résultat : les femmes obèses mangent plus souvent sous l'effet des émotions que celles en surpoids. Plus les émotions négatives sont fortes, plus les symptômes de crises alimentaires sont marqués, et ce lien passe en grande partie par l'alimentation émotionnelle. Les femmes plus jeunes semblent aussi plus concernées.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle a examiné 313 femmes chiliennes âgées de 18 à 61 ans, en surpoids ou obèses, présentant au moins deux épisodes de crises alimentaires récents. À l'aide de questionnaires validés, les chercheurs ont évalué l'affect négatif, l'alimentation émotionnelle, l'alimentation externe et les symptômes d'hyperphagie boulimique (BED). L'alimentation émotionnelle était plus marquée chez les femmes obèses que chez celles en surpoids, sans différence liée à l'âge. Une analyse de médiation a montré que le lien entre affect négatif et symptômes de BED passait partiellement par l'alimentation émotionnelle. Un modèle de régression a expliqué 21,2% de la variance des symptômes de BED, l'affect négatif et l'alimentation émotionnelle étant les prédicteurs principaux, tandis que l'âge était associé négativement à ces symptômes. Les auteurs suggèrent que la régulation émotionnelle pourrait être une cible pertinente pour la prévention, notamment chez les femmes plus jeunes.
Europe PMC · 2026-09-03 · van Garling V, Harris HA, Jansen PW.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 3200 adolescents néerlandais à 10, 14 et 18 ans pour voir si manger sous l'effet des émotions est lié à des problèmes de sommeil plus tard. Globalement, aucun lien direct n'a été trouvé entre les deux dans le temps, sauf à 18 ans où les deux problèmes semblaient apparaître ensemble. Cependant, chez les adolescents d'origine européenne et ceux ayant un faible risque de surpoids à 10 ans, manger sous l'effet des émotions à 14 ans prédisait davantage de troubles du sommeil à 18 ans. Les auteurs appellent à poursuivre les recherches jusqu'à l'âge adulte.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective néerlandaise (Generation R, n=3216) a examiné les associations intra-individuelles entre alimentation émotionnelle et troubles du sommeil à trois temps de mesure (10, 14 et 18 ans), à l'aide d'un modèle à intercept aléatoire avec décalage temporel croisé (RI-CLPM). Dans l'échantillon global, aucune association causale croisée significative n'a été observée entre les deux variables au fil du temps, mais une faible association concomitante est apparue à 18 ans, suggérant une co-occurrence en fin d'adolescence. Des analyses multigroupes ont révélé que l'alimentation émotionnelle à 14 ans prédisait une augmentation des troubles du sommeil à 18 ans, spécifiquement chez les adolescents d'origine européenne et ceux présentant un faible risque de surpoids à 10 ans. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent que la relation entre alimentation émotionnelle et sommeil pourrait varier selon les sous-groupes, sans établir de mécanisme causal général valable pour l'ensemble des adolescents.
Europe PMC · 2026-08-10 · Zhang H.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 464 étudiants chinois sur la façon dont leurs parents les élevaient avant leurs 16 ans, sur leur confiance envers les autres, et sur leur tendance à manger sous le coup des émotions (stress, tristesse, anxiété). Les résultats montrent que les jeunes ayant eu des parents très contrôlants et exigeants mangent davantage sous l'effet des émotions, en partie parce que ce type d'éducation diminue leur confiance envers les autres. En revanche, avoir eu des parents chaleureux et à l'écoute n'était pas lié directement à ce comportement alimentaire. L'étude suggère que travailler sur la confiance interpersonnelle pourrait aider à réduire l'alimentation émotionnelle chez les jeunes adultes.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale par questionnaire en ligne a exploré, chez 464 étudiants chinois (âge moyen 20,3 ans, 82,5% de femmes), les liens entre styles parentaux perçus (réceptivité et exigence/contrôle), confiance interpersonnelle et alimentation émotionnelle. Les participants ont rapporté rétrospectivement leurs expériences parentales avant l'âge de 16 ans via le Parental Bonding Instrument, ainsi que leur niveau de confiance interpersonnelle et leur tendance à manger en réponse à des émotions négatives. Une modélisation par équations structurelles a révélé qu'une parentalité exigeante/surcontrôlante était associée positivement à l'alimentation émotionnelle, à la fois directement et indirectement via une confiance interpersonnelle réduite. À l'inverse, la réceptivité parentale (soutien et autonomie) était corrélée à une plus grande confiance interpersonnelle mais sans lien significatif, direct ou indirect, avec l'alimentation émotionnelle. Ces résultats, de nature corrélationnelle et basés sur des souvenirs rétrospectifs, suggèrent des pistes d'intervention centrées sur la réduction du contrôle parental excessif et le renforcement de la confiance interpersonnelle, sans permettre de conclusions causales en l'absence de données longitudinales.
Europe PMC · 2026-08-02 · Yıldırım G, Sarıyer ET, Can B, Tokpunar M.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 528 adultes arabes ayant migré en Turquie pour comprendre ce qui pousse à manger sous le coup des émotions (colère, anxiété, tristesse). Chez les femmes, le stress lié à l'adaptation culturelle, le fait d'être célibataire, de ne pas travailler, ou d'avoir migré pour des raisons de sécurité était lié à plus d'alimentation émotionnelle. Chez les hommes, aucun de ces facteurs sociaux n'était associé. En revanche, chez les deux sexes, un IMC plus élevé était lié à une alimentation plus émotionnelle. Les auteurs pensent que les femmes, dans certains contextes, expriment moins directement leurs émotions et compensent davantage par la nourriture.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée entre 2022 et 2024 auprès de 528 migrants arabes vivant en Turquie a examiné les facteurs sociodémographiques et migratoires associés à l'alimentation émotionnelle, en différenciant les analyses selon le sexe. L'indice de masse corporelle (IMC) était positivement associé à toutes les dimensions de l'alimentation émotionnelle (colère, anxiété, dépression), chez les femmes comme chez les hommes. Chez les hommes, aucune variable sociodémographique ou migratoire n'était liée significativement à l'alimentation émotionnelle, et les modèles pour les sous-dimensions colère et anxiété n'étaient pas significatifs. Chez les femmes en revanche, plusieurs facteurs étaient associés : un âge plus élevé réduisait l'alimentation émotionnelle liée à la dépression, le statut célibataire et le fait de vivre avec des personnes de nationalités différentes augmentaient l'alimentation liée à la colère, tandis que l'emploi diminuait celle liée à la colère et à l'anxiété. La migration pour des raisons de sécurité personnelle et un stress d'acculturation plus élevé étaient également associés à une alimentation émotionnelle accrue chez les femmes. Ces résultats suggèrent, sans établir de causalité, que dans certains contextes socioculturels où l'expression émotionnelle directe est moins acceptée pour les femmes, la nourriture pourrait jouer un rôle de régulation émotionnelle plus marqué chez elles.
Europe PMC · 2026-07-23 · Stiver CA, Tomiyama AJ, Weitzner ZN, Zelicha H, Livingston EH, Chen Y.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 122 patients opérés d'une sleeve gastrectomie (réduction de l'estomac) pour voir comment leur tendance à manger sous l'effet des émotions évoluait après l'opération. Un an plus tard, cette habitude diminuait globalement, mais surtout chez les femmes : chez les hommes, elle restait stable. Fait intéressant, les patients qui mangeaient le plus par émotion avant l'opération perdaient davantage de poids en excès un an après. Cela suggère que la chirurgie, en modifiant les comportements alimentaires liés aux émotions, pourrait contribuer à l'efficacité de la perte de poids, surtout chez les femmes.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle a suivi 122 patients ayant subi une sleeve gastrectomie, avec 95 ayant complété les évaluations pré- et post-opératoires (un an après) à l'aide de l'échelle Palatable Eating Motives Scale (sous-échelle Coping). Les scores d'alimentation émotionnelle ont diminué significativement dans l'ensemble (de 1,31 à 1,01, p=0,007), mais cette baisse n'était significative que chez les femmes (1,44 à 1,05, p=0,006), les hommes présentant des scores plus faibles au départ et sans évolution notable. Un score d'alimentation émotionnelle élevé avant l'opération était associé à une perte de poids en excès plus importante un an après (p=0,047), suggérant une association sans établir de causalité directe. Les auteurs notent également une tendance, non significative, à une augmentation de comportements alimentaires intenses post-opératoires, soulignant la complexité des changements comportementaux induits par la chirurgie bariatrique.
Europe PMC · 2026-07-13 · Aquino-Blanco A, López-Moreno M, Yáñez-Sepúlveda R, Sánchez-Charcopa LA, Miño C, Montenegro-Espinosa JA, Quiroz-Cárdenas F, Ridgell L, Manzano-Carrasco S, Galán-López P, Yon DK, López-Gil JF.
Résumé simplifié :
Cette étude espagnole a interrogé 837 adolescents de 12 à 17 ans pour savoir si manger sous le coup des émotions (tristesse, colère, anxiété...) est lié à des soucis de sommeil. Les résultats montrent que plus les jeunes mangent par émotion, plus ils ont tendance à avoir des difficultés au moment de se coucher et à ronfler davantage. Parmi les émotions étudiées, la colère et l'anxiété semblent les plus liées aux problèmes de sommeil. Cela suggère que mieux gérer ses émotions pourrait aider à améliorer à la fois l'alimentation et le sommeil des adolescents, même si cette étude ne prouve pas un lien de cause à effet direct.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 837 adolescents espagnols (12-17 ans) dans le cadre du projet EHDLA a examiné le lien entre l'alimentation émotionnelle et différents troubles du sommeil, mesurés via l'outil BEARS. Après ajustement, une alimentation émotionnelle plus marquée était associée à une probabilité accrue de difficultés à l'endormissement (OR=1,01) et de ronflements (OR=1,02), bien que ces associations restent statistiquement modestes. Parmi les dimensions émotionnelles évaluées, la colère et l'anxiété présentaient les associations les plus fortes avec la présence d'au moins un trouble du sommeil. Les auteurs suggèrent que la régulation émotionnelle pourrait constituer un mécanisme commun reliant comportements alimentaires et qualité du sommeil chez les adolescents, sans toutefois pouvoir établir de causalité en raison du caractère observationnel et transversal de l'étude. Ces résultats plaident pour des interventions combinant dimensions comportementales et émotionnelles dans la prise en charge du sommeil des jeunes.
Europe PMC · 2026-07-06 · Alexatou O, Papadopoulou SK, Angelakou EP, Migdanis A, Louka A, Migdanis I, Mentzelou M, Koimtsidis T, Psara E, Giaginis C.
Résumé simplifié :
Cette étude grecque a interrogé plus de 1200 étudiants universitaires pour comprendre les liens entre le fait de manger sous le coup des émotions et leur santé mentale. Les résultats montrent que les étudiants souffrant de symptômes de dépression ou d'anxiété ont plus de deux fois plus de risques de manger de façon émotionnelle. Ce comportement est aussi plus fréquent chez les femmes, les fumeurs, les étudiants en sciences biomédicales, et ceux ayant un surpoids ou une obésité. À l'inverse, être physiquement actif semble protéger de ce type d'alimentation. Ces résultats suggèrent qu'il faudrait agir à la fois sur la santé mentale, le mode de vie et le poids pour aider ces étudiants.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 1279 étudiants universitaires grecs a examiné les associations entre l'alimentation émotionnelle (mesurée par le TFEQ-R18) et divers facteurs psychologiques, sociodémographiques, académiques, comportementaux et anthropométriques. Après ajustement multivarié, les symptômes dépressifs et anxieux (évalués respectivement par le BDI-II et le STAI-6) apparaissent comme les corrélats les plus forts d'une alimentation émotionnelle élevée, avec plus du double des probabilités associées. Le sexe féminin, la nationalité grecque, la résidence rurale, les études en sciences biomédicales, un cursus avancé et le tabagisme régulier sont également positivement associés à ce comportement, tandis qu'une activité physique plus élevée y est inversement liée. Le surpoids, l'obésité, un tour de taille et un rapport taille-hanche élevés sont aussi fortement associés à l'alimentation émotionnelle. Du fait du caractère transversal de l'étude, aucune relation de causalité ne peut être établie ; des études longitudinales sont nécessaires pour clarifier ces mécanismes.
Europe PMC · 2026-06-17 · Anazco D, Koball A, Cifuentes L, Villamarin J, Friend J, Fansa S, Espinosa MA, Rieck TM, Grothe K, Camilleri M, Hurtado MD, Acosta A, Clark MM, Hensrud DD.
Résumé simplifié :
Cette étude s'intéresse aux personnes en surpoids qui ont tendance à manger sous le coup des émotions (anxiété, stress). Les chercheurs ont comparé deux programmes de 12 semaines pour perdre du poids : un programme classique identique pour tous, et un programme personnalisé selon le profil de chacun. Résultat : les personnes avec une alimentation émotionnelle qui ont suivi le programme personnalisé ont perdu plus de poids (environ 6% contre 2,6%) et ont vu leur anxiété, leur déprime et leurs comportements alimentaires émotionnels s'améliorer davantage que celles suivant le programme classique. Cela suggère qu'adapter les stratégies de perte de poids au profil psychologique pourrait être plus efficace.
Résumé reformulé :
Cette analyse secondaire de l'essai PHENO-Diet évalue l'intérêt d'une intervention sur le mode de vie personnalisée selon le phénotype (PLI) par rapport à une intervention standardisée (SLI), spécifiquement chez des adultes obèses présentant un phénotype d'alimentation émotionnelle (score HADS-Anxiété ≥7). Sur 45 participants concernés (26 dans le groupe PLI, 19 dans le groupe SLI) suivis pendant 12 semaines, le groupe PLI a obtenu une perte de poids significativement supérieure (-5,9% vs -2,6%). Il a également montré une réduction des scores d'anxiété et de dépression (HADS) ainsi que du score d'alimentation émotionnelle (TFEQ-EE), alors que le groupe SLI n'a montré que des améliorations minimes. Un niveau d'anxiété initial plus élevé et des scores plus faibles sur certaines échelles d'auto-efficacité et d'alimentation émotionnelle étaient associés à une plus grande perte de poids dans le groupe PLI. Ces résultats, bien qu'issus d'un essai non randomisé de petite taille, suggèrent l'intérêt de personnaliser les interventions comportementales selon le profil émotionnel des patients obèses.
Europe PMC · 2026-06-16 · Yalçın T, Çiftçi S, Ozturk EE.
Résumé simplifié :
Cette étude turque a interrogé 626 adultes pour comprendre les liens entre le stress ressenti, la tendance à ruminer des pensées négatives et l'alimentation émotionnelle (manger sous l'effet des émotions). Près de la moitié des participants avaient tendance à ruminer, et plus d'un tiers mangeaient de façon émotionnelle. Résultat principal : les personnes qui mangent sous l'effet de leurs émotions ont plus de trois fois plus de risques d'être aussi des « ruminateurs » mentaux, alors que le stress perçu seul n'était plus lié à la rumination une fois l'alimentation émotionnelle prise en compte. Fait surprenant, manger en réponse à des émotions négatives était associé à moins de rumination, alors que manger en contexte positif y était associé davantage.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 626 adultes à Izmir (Turquie) a exploré les associations entre stress perçu, alimentation émotionnelle et pensée ruminative, à l'aide de questionnaires validés. Près de la moitié des participants présentaient une tendance ruminative élevée et 35,5% étaient classés comme mangeurs émotionnels. Après ajustement sur plusieurs variables (âge, IMC, tabac, alcool, stress perçu), l'alimentation émotionnelle est ressortie comme le facteur le plus fortement associé à la pensée ruminative (OR=3,44), tandis que le stress perçu perdait sa significativité. Un âge plus avancé était lié à moins de rumination. Curieusement, manger en situation émotionnelle positive augmentait légèrement la probabilité de ruminer, alors que manger en situation négative la réduisait. Ces résultats, de nature corrélationnelle, ne permettent pas d'établir de causalité ; les auteurs appellent à des études longitudinales pour déterminer si l'alimentation émotionnelle précède ou résulte de la rumination.
Europe PMC · 2026-06-12 · Yüzügüllü D, Mete B, Demirhindi H, Yüzügüllü M.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 271 femmes venues consulter pour un problème de poids. Les chercheurs ont mesuré leur tendance à manger sous l'effet des émotions, ainsi que leur taux de graisse corporelle et leurs analyses sanguines (cholestérol, triglycérides, HbA1c). Plus de la moitié des femmes se disaient « émotionnelles » dans leur façon de manger, et 12% « très émotionnelles ». Celles qui mangeaient le plus par émotion avaient un moins bon profil sanguin (plus de mauvais cholestérol, moins de bon cholestérol) et faisaient moins d'activité physique. Ce comportement semblait aussi renforcer le lien entre un taux de cholestérol élevé et un pourcentage de graisse corporelle plus important.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a inclus 271 femmes consultant pour une prise en charge de l'obésité, afin d'examiner le rôle de l'alimentation émotionnelle sur la composition corporelle. Mesurée par bioimpédance, la masse grasse a été mise en relation avec le niveau d'alimentation émotionnelle et plusieurs marqueurs sanguins. Les femmes classées comme « très émotionnelles » dans leur alimentation présentaient un HDL plus bas et un LDL plus élevé. L'alimentation émotionnelle était corrélée positivement aux triglycérides et à l'HbA1c, et négativement au HDL et à l'activité physique. Surtout, ce comportement apparaissait comme un modérateur significatif de la relation entre le cholestérol total ou le LDL et le pourcentage de graisse corporelle, l'amplifiant chez les femmes les plus sujettes à ce type d'alimentation. Ces résultats, de nature corrélationnelle, suggèrent un lien complexe entre régulation émotionnelle de l'alimentation et profil métabolique chez les femmes en demande de prise en charge pondérale.
Europe PMC · 2026-05-19 · Hu X, Chong ST, Tengku Muda TEA.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 33 recherches menées entre 2015 et 2025 sur le lien entre manger sous l'effet des émotions et la perception de son propre corps chez les adultes. Les chercheurs ont constaté que les personnes qui mangent davantage par émotion ont tendance à avoir une image corporelle plus négative et moins positive. À l'inverse, une mauvaise image de son corps semble aussi favoriser ce type d'alimentation. Cependant, on ne sait pas encore clairement si l'un cause vraiment l'autre, ou si les deux s'influencent mutuellement dans le temps.
Résumé reformulé :
Cette revue de portée, suivant la méthodologie PRISMA-ScR, synthétise 33 études publiées entre 2015 et 2025 portant sur des adultes de 18 ans et plus, afin d'examiner le lien entre alimentation émotionnelle et image corporelle. Les résultats montrent une association cohérente : l'alimentation émotionnelle est généralement liée à une image corporelle positive plus faible et une image corporelle négative plus marquée. Inversement, une image corporelle négative est fréquemment associée à une tendance accrue à manger sous l'effet des émotions. Toutefois, la majorité des études incluses étant transversales ou ne testant qu'une direction de causalité, les preuves d'une relation bidirectionnelle (où chaque facteur influencerait l'autre dans le temps) restent limitées. Les auteurs soulignent donc le caractère principalement associatif et dépendant du contexte de cette relation, sans pouvoir établir de lien de causalité ferme.
Europe PMC · 2026-05-11 · Wang D, Shao X, Shi H, Fan H, Tung TH, Wang L, Zhang M.
Résumé simplifié :
Cette étude chinoise a interrogé 881 adolescents pour savoir si manger sous l'effet des émotions (tristesse, colère, anxiété) est lié au surpoids. Les chercheurs ont mesuré leur poids, leur tour de taille et leur tendance à l'alimentation émotionnelle grâce à un questionnaire. Résultat : plus les jeunes mangent par émotion, plus leur indice de masse corporelle et leur tour de taille sont élevés. Les adolescents en surpoids ou obèses, notamment ceux avec de la graisse abdominale, présentaient des scores d'alimentation émotionnelle nettement plus élevés que les autres. Cela suggère un lien entre gestion des émotions et poids, sans prouver qu'un facteur cause l'autre.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 881 adolescents de Taizhou (Chine) a examiné le lien entre alimentation émotionnelle et statut pondéral, évalué via le Z-score d'IMC et le rapport tour de taille/taille. L'alimentation émotionnelle était mesurée par l'échelle EES-CA (dimensions dépression, colère, anxiété). Les scores augmentaient progressivement du groupe non-obèse au groupe obèse, et étaient plus élevés chez les jeunes présentant une obésité abdominale. Après ajustement, le score d'alimentation émotionnelle restait significativement associé au Z-score d'IMC et au rapport taille-hanche, ainsi qu'au risque accru de surpoids, d'obésité et d'obésité abdominale. Les modèles expliquaient respectivement 53,6% et 40,5% de la variance de ces deux indicateurs. Étant donné le design transversal, l'étude établit une association statistique robuste mais ne permet pas de déterminer le sens de la causalité entre alimentation émotionnelle et excès pondéral chez les adolescents.
Europe PMC · 2026-05-01 · AkbarianFiroozabadi M, Hasani J, Moradi A.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé 90 adultes, répartis selon qu'ils avaient tendance ou non à manger sous l'effet des émotions, avant et après un test de stress social. Chez les personnes ayant une forte tendance à l'alimentation émotionnelle, le stress a provoqué une baisse du contrôle de soi face à la nourriture, une hausse de l'appétit, une augmentation de la glycémie et une difficulté accrue à gérer des informations émotionnelles en mémoire. Chez les personnes peu sujettes à ce comportement, seule la mémoire émotionnelle était légèrement affectée. Cela suggère que le stress a un impact plus fort sur l'alimentation et le métabolisme chez les mangeurs émotionnels.
Résumé reformulé :
Cette étude quasi-expérimentale a comparé 90 adultes répartis en deux groupes selon leur niveau d'alimentation émotionnelle (trait), avant et après le Trier Social Stress Test, un protocole standardisé induisant du stress. Les chercheurs ont mesuré le contrôle inhibiteur lié à la nourriture, la capacité de mémoire de travail émotionnelle, l'appétit et la glycémie à jeun. Si un effet du temps (avant/après stress) était observé pour presque toutes les mesures, des interactions significatives entre groupe et temps apparaissaient pour l'ensemble des variables. Le groupe à forte alimentation émotionnelle présentait après le stress une diminution marquée du contrôle inhibiteur, une augmentation de l'appétit et de la glycémie, ainsi qu'une mémoire de travail émotionnelle affaiblie, contrairement au groupe à faible alimentation émotionnelle qui ne montrait qu'une baisse de la mémoire de travail. Ces résultats, obtenus sur un échantillon modeste, suggèrent un lien entre régulation émotionnelle déficiente et réactivité accrue au stress sur le plan comportemental et métabolique.
Motif : hétérogénéité très élevée (I²=91.8%) non expliquée
Europe PMC · 2026-05-01 · Lederman C, Rigal N.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 41 recherches pour voir si manger sous le coup des émotions (tristesse, stress, ennui...) est lié à un poids plus élevé. Les chercheurs ont trouvé que les adultes ayant un IMC élevé (surpoids ou obésité) rapportent plus souvent ce type d'alimentation émotionnelle que les adultes de poids normal. Chez les adolescents et jeunes adultes, ce lien n'apparaît pas clairement. Le lien est aussi plus marqué dans les groupes comptant plus de femmes. Cela suggère que la relation entre émotions et alimentation évolue avec l'âge.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a combiné 41 études (20 chez les jeunes de 12 à 21 ans, 21 chez les adultes) pour examiner l'association entre l'alimentation émotionnelle (manger en réponse aux émotions plutôt qu'à la faim physiologique) et l'indice de masse corporelle (IMC). Globalement, les personnes présentant un IMC élevé (≥25) rapportaient des scores d'alimentation émotionnelle plus élevés que celles de poids normal (SMD = 0,27), avec une association encore plus forte en cas d'obésité comparée au surpoids. Cette association était significative chez les adultes mais pas chez les adolescents, et plus marquée dans les échantillons comportant une plus grande proportion de femmes. L'hétérogénéité entre études était élevée. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un lien associatif entre alimentation émotionnelle et surpoids/obésité, particulièrement à l'âge adulte, sans permettre de conclure à une relation causale.
Europe PMC · 2026-04-28 · Çavuşoğlu E, Kilinç E, Koçer S, Turgut Ö.
Résumé simplifié :
Cette étude s'est intéressée aux proches qui accompagnent un malade en soins palliatifs, une situation souvent stressante qui peut pousser à manger sous le coup des émotions. Les chercheurs ont interrogé 234 aidants et ont mesuré leur sens de la vie, leur recherche de sens, leur bien-être psychologique et leurs comportements d'alimentation émotionnelle. Résultat : les personnes qui trouvent un sens à leur vie et qui se sentent bien psychologiquement ont tendance à moins manger par émotion. Le bien-être psychologique semble jouer un rôle clé dans ce lien. Les auteurs suggèrent de soutenir le moral des aidants pour les aider à mieux gérer le stress sans se tourner vers la nourriture.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 234 aidants familiaux de patients en soins palliatifs a exploré les liens entre le sens de la vie, la recherche de sens, le bien-être psychologique et l'alimentation émotionnelle. Grâce à des analyses de régression hiérarchique et à une modélisation de médiation (méthode PROCESS de Hayes), les chercheurs ont montré que l'âge, le sexe, la durée de l'aidance, la cohabitation avec le patient et les variables psychologiques expliquaient 77,6 % de la variance du comportement alimentaire émotionnel. Le bien-être psychologique est apparu comme un médiateur significatif : tant la présence d'un sens à la vie que la recherche active de sens réduisaient indirectement l'alimentation émotionnelle en renforçant ce bien-être. Ces résultats, de nature corrélationnelle, suggèrent que des interventions visant à renforcer le sens de la vie et la résilience psychologique pourraient constituer une piste intéressante pour prévenir les comportements alimentaires inadaptés chez les aidants familiaux confrontés à un stress chronique.
Europe PMC · 2026-03-26 · Çakmak B, Keskin B, Doğutepe E, Özçoban BÖ.
Résumé simplifié :
Cette étude turque menée auprès de 353 adultes s'intéresse à pourquoi certaines personnes mangent sous le coup des émotions. Les chercheurs ont observé que sentir avoir été rejeté par son père est lié à un sentiment de confusion intérieure sur soi-même (l'auto-ambivalence), qui lui-même favorise l'alimentation émotionnelle, et ce peu importe le niveau de pleine conscience. En revanche, pour le rejet ressenti de la part de la mère, ce lien n'apparaît que chez les personnes très attentives à leurs pensées et sensations (haute pleine conscience). Autrement dit, être très attentif à soi ne protège pas toujours contre les effets négatifs d'un vécu familial difficile.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 353 adultes en Türkiye explore les liens entre le rejet parental perçu durant l'enfance et l'alimentation émotionnelle à l'âge adulte, en testant le rôle médiateur de l'auto-ambivalence (conflit intérieur sur sa propre identité) et le rôle modérateur de la pleine conscience dispositionnelle. Les résultats montrent deux schémas distincts : le rejet paternel perçu est associé de façon stable à l'auto-ambivalence, qui médiatise indirectement un lien avec l'alimentation émotionnelle, indépendamment du niveau de pleine conscience. À l'inverse, le lien entre rejet maternel perçu et alimentation émotionnelle via l'auto-ambivalence n'est significatif qu'à haut niveau de pleine conscience, suggérant qu'une attention non modulée pourrait accentuer la sensibilité cognitive au rejet maternel. Ces résultats, de nature corrélationnelle, indiquent que la pleine conscience ne constitue pas systématiquement un facteur protecteur universel contre les effets du rejet parental sur l'alimentation émotionnelle.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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