Troubles digestifs fonctionnels (constipation, reflux)
Digestion
Les sujets les plus étudiés
Aliments, régimes et compléments qui comptent le plus d'études sur ce problème de santé. La barre montre la part de chaque niveau de preuve, du plus solide (vert foncé) au plus faible (gris).
- Yaourt ou lait fermenté · Aliment · 20 études
- Probiotiques · Nutriment ou complément · 9 études
- Régime sans lactose · Régime ou habitude · 6 études
- Colostrum bovin · Nutriment ou complément · 5 études
- Eau minérale · Aliment · 5 études
- Postbiotiques et symbiotiques · Nutriment ou complément · 5 études
- Textures modifiées et dysphagie · Régime ou habitude · 5 études
- Blé · Aliment · 4 études
- Fibres alimentaires · Nutriment ou complément · 4 études
- Huile MCT (triglycérides à chaîne moyenne) · Nutriment ou complément · 4 études
- Jus de pruneau · Aliment · 4 études
- Régime pauvre en FODMAP · Régime ou habitude · 4 études
- Régime sans gluten · Régime ou habitude · 4 études
- Kéfir de lait · Aliment · 3 études
- Mangue · Aliment · 3 études
Études scientifiques (244)
Carte des preuves
- Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 13 (5 %)
- Niveau 2 · essais randomisés : 72 (30 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 37 (15 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 43 (18 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 79 (32 %)
Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux
Trier : plus récentes d'abord · plus anciennes d'abordExporter ces études : tableau de preuves (Excel) · importer dans Zotero, EndNote ou Mendeley
Europe PMC · 2026-10-20 · Alaka OO, Alaka AA, Ogunleke AO, Adeyeye GA, Ayoade F.
Résumé simplifié :
Cette étude s'est intéressée à l'exposition aux aflatoxines, des substances toxiques produites par des moisissures qui contaminent souvent les arachides et céréales mal stockées. Chez plus de 570 patients nigérians souffrant de troubles digestifs, les chercheurs ont mesuré dans le sang un marqueur de cette exposition. Ils ont découvert que les personnes consommant des arachides quotidiennement avaient un risque presque dix fois plus élevé de présenter des niveaux élevés de ce marqueur. La période de l'année jouait aussi un rôle, contrairement à l'âge, le sexe ou le niveau d'éducation. Ce résultat souligne l'importance de surveiller la qualité des arachides consommées régulièrement.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a évalué l'exposition systémique aux aflatoxines, des mycotoxines hépatocancérogènes, chez 573 patients de gastro-entérologie dans le sud-ouest du Nigeria, via le dosage sérique des adduits aflatoxine-albumine (AF-ALB), un biomarqueur objectif d'exposition. La consommation quotidienne d'arachides est ressortie comme le facteur alimentaire le plus fortement associé à des niveaux élevés d'AF-ALB (odds ratio ajusté de 9,7), et la période de prélèvement influençait également significativement les résultats. L'association observée entre résidence urbaine et exposition élevée dépendait du modèle statistique utilisé et ne constituait pas une association indépendante robuste. Les niveaux d'AF-ALB différaient aussi significativement selon le type de pathologie gastro-entérique. En revanche, l'âge, le sexe, l'éducation, la profession, le statut marital et la connaissance des aflatoxines n'étaient pas liés de façon significative à l'exposition. Ces résultats pointent vers les habitudes alimentaires, en particulier la consommation fréquente d'arachides, comme principal déterminant de l'exposition aux aflatoxines dans cette population.
Europe PMC · 2026-10-13 · Madsen PMM, Münker L, Carlsen AH, Olsen EM, Micali N, Rask CU.
Résumé simplifié :
Cette étude danoise a observé environ 1900 enfants de 11-12 ans pour voir si les douleurs ou symptômes physiques sans cause médicale claire (maux de ventre, fatigue, etc.) sont liés à une alimentation problématique comme manger sous le coup des émotions ou se restreindre volontairement. Les résultats montrent que les enfants ayant plus de ces symptômes, surtout digestifs, ont aussi plus tendance à manger émotionnellement ou à se restreindre. Ce lien reste présent même en tenant compte de l'insatisfaction corporelle et des problèmes émotionnels. Les chercheurs ne savent pas encore quel facteur cause l'autre ; des études sur plusieurs années seraient nécessaires pour le déterminer.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte en population générale, menée auprès de 1890 préadolescents danois (11-12 ans) issus de la Copenhagen Child Cohort, a examiné l'association entre symptômes somatiques fonctionnels (SSF), notamment les symptômes gastro-intestinaux fonctionnels (SGF), et les comportements alimentaires problématiques tels que l'alimentation restreinte et l'alimentation émotionnelle. Les analyses par régression logistique montrent que les SSF sont significativement associés à l'alimentation restreinte (OR=1,10) et à l'alimentation émotionnelle (OR=1,09), ces associations étant plus marquées pour le sous-type gastro-intestinal (OR=1,22 et 1,20 respectivement). Ces liens persistent après ajustement pour l'insatisfaction corporelle et les problèmes émotionnels, suggérant une association indépendante. Toutefois, le caractère transversal de l'étude empêche d'établir un lien de causalité, et les auteurs appellent à des recherches longitudinales pour clarifier les mécanismes sous-jacents à cette relation.
Europe PMC · 2026-10-10 · Jung SY, Lee YA, Kim YS, Yoon TM, Kim TY, Kim TG, Kim HN, Song SW.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé un complément à base d’extrait de graines et de feuilles de thé vert chez 100 adultes souffrant de dyspepsie fonctionnelle, un trouble digestif courant qui provoque inconfort et douleurs d’estomac. Pendant huit semaines, la moitié des participants a pris ce complément et l’autre moitié un placebo. Résultat : les personnes ayant pris l’extrait de thé vert ont vu leurs symptômes digestifs (reflux, douleurs abdominales, inconfort général) s’améliorer davantage que celles sous placebo. Le produit a été bien toléré, sans effets secondaires graves liés à sa prise. Ces résultats suggèrent que cet extrait pourrait aider à soulager les troubles digestifs fonctionnels, mais des études complémentaires restent utiles pour confirmer ces bénéfices.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé, en double aveugle et contrôlé contre placebo, a évalué l’efficacité d’un complexe d’extrait de graines et de feuilles de thé vert (TSL, 500 mg/jour) chez 100 adultes atteints de dyspepsie fonctionnelle, un trouble gastro-intestinal fréquent. Après huit semaines de supplémentation, le groupe TSL a présenté une amélioration significativement plus marquée du score total au Gastrointestinal Symptom Rating Scale que le groupe placebo, notamment sur les sous-scores de reflux et de douleurs abdominales. Le score global des symptômes gastro-intestinaux a également diminué davantage dans le groupe recevant l’extrait. Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes concernant les effets indésirables graves, et tous les effets secondaires rapportés ont été jugés sans lien avec le traitement. Ces résultats suggèrent que cette préparation à base de thé vert pourrait constituer une option thérapeutique efficace et bien tolérée pour la prise en charge de la dyspepsie fonctionnelle, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour confirmer ces observations sur le long terme.
Europe PMC · 2026-10-05 · Wang Y, Yan Q, Liu F, Song Z, Song N.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 14 essais cliniques (environ 1 284 personnes souffrant de constipation chronique) pour évaluer l'effet d'une supplémentation en fibres alimentaires. Les résultats montrent que les fibres augmentent le nombre de selles par semaine, améliorent leur consistance, et modifient certains marqueurs liés à l'axe intestin-cerveau : elles augmentent la production d'acides gras à chaîne courte (issus de la fermentation par les bactéries intestinales) et de sérotonine, tout en réduisant des marqueurs d'inflammation. Les fibres solubles et fermentables, prises à plus de 10 g par jour pendant au moins 4 semaines, semblent les plus efficaces. Les auteurs précisent toutefois que le lien exact entre ces changements biologiques et l'amélioration des symptômes reste à confirmer.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé 14 essais contrôlés randomisés (1 284 participants) portant sur la supplémentation en fibres alimentaires chez des patients atteints de constipation fonctionnelle diagnostiquée selon les critères de Rome. Les fibres ont significativement augmenté la fréquence des selles spontanées (+1,42/semaine) et complètes (+0,96/semaine), et amélioré la consistance des selles. Sur le plan biologique, elles étaient associées à une hausse des acides gras à chaîne courte et de la sérotonine, ainsi qu'à une réduction des marqueurs inflammatoires, suggérant une modulation de l'axe intestin-cerveau. Les fibres solubles/fermentables à plus de 10 g/jour pendant au moins 4 semaines montraient une meilleure efficacité. Le niveau de preuve est jugé modéré à élevé, mais les auteurs soulignent que ces associations biomarqueurs restent exploratoires : elles ne démontrent pas encore que les fibres fermentables restaurent un équilibre neuro-entérique, et doivent être interprétées comme génératrices d'hypothèses plutôt que comme une preuve mécanistique établie.
Motif : résultat principal non significatif avec intervalle de confiance large et hétérogénéité modérée (I²=39.4%)
Europe PMC · 2026-10-01 · Bagui S, Nanda A, Dey G.
Résumé simplifié :
Les troubles du spectre autistique s'accompagnent souvent de troubles digestifs. Cette étude a rassemblé les résultats de six essais cliniques testant des compléments probiotiques (une ou plusieurs souches de bactéries) contre un placebo. Globalement, les probiotiques ont légèrement réduit les symptômes digestifs, mais cette amélioration n'était pas statistiquement significative. En revanche, les compléments contenant une seule souche de probiotique semblaient plus efficaces pour réduire ces symptômes que ceux contenant plusieurs souches, qui n'ont montré aucun effet net par rapport au placebo. Les auteurs soulignent qu'il faut davantage d'essais rigoureux pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a synthétisé six essais cliniques randomisés comparant la prise orale de probiotiques (souche unique ou multi-souches) à un placebo chez des personnes atteintes de troubles du spectre autistique, afin d'évaluer leur effet sur la sévérité des symptômes gastro-intestinaux. L'analyse globale a révélé une légère diminution des symptômes en faveur des probiotiques, mais sans atteindre le seuil de significativité statistique (SMD = -0,189 ; p = 0,07), avec une hétérogénéité modérée entre les études (I²=39,4%). Une analyse en sous-groupes a montré que les formulations à souche unique réduisaient significativement les symptômes digestifs par rapport au placebo, contrairement aux formulations multi-souches, qui n'ont montré aucune différence significative. Les auteurs concluent que des essais randomisés, en double aveugle et contrôlés par placebo, de meilleure qualité et en plus grand nombre, sont nécessaires pour établir clairement l'intérêt thérapeutique des probiotiques dans ce contexte.
Europe PMC · 2026-10-01 · Kumar A, Sreenivas DV, Behera SK, Rao GRS, Kumar GSS, Chatterjee JG, Choudhary NK, Bagepally RS, Puri S, Rizvi SMA, Pathak R, Pal S.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé, chez 183 adultes indiens souffrant de ballonnements, de brûlures d'estomac et d'autres troubles digestifs malgré la prise d'un médicament anti-acide, un complément associant siméthicone (80 mg) et charbon actif (250 mg), pris trois fois par jour pendant 28 jours. Les chercheurs ont mesuré l'évolution de 11 symptômes digestifs. Après 4 semaines, tous les symptômes (ballonnements, éructations, brûlures d'estomac...) ont nettement diminué, avec une amélioration déjà visible après 2 semaines. La prise du complément a été bien suivie et aucun effet indésirable grave n'a été signalé. Les auteurs précisent que des essais plus rigoureux, avec un groupe témoin, sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle prospective, menée sur neuf sites en Inde auprès de 183 adultes présentant des symptômes dyspeptiques persistants malgré au moins deux semaines de traitement standard par inhibiteur de la pompe à protons, a évalué l'effet d'une association siméthicone (80 mg) et charbon actif (250 mg), prise trois fois par jour pendant 28 jours. La sévérité de 11 symptômes gastro-intestinaux a été évaluée à l'aide d'une échelle visuelle analogique à J0, J14 et J28. Tous les symptômes ont diminué significativement (p<0,001), par exemple les éructations (de 46,3 à 10,9) et les ballonnements (de 44,2 à 12,9), avec une amélioration déjà perceptible à J14 et maintenue à J28. L'observance était élevée (83,6 % à J28) et aucun événement indésirable grave n'a été rapporté. Il s'agit toutefois d'une étude sans groupe contrôle, ce qui limite l'attribution causale de l'amélioration au seul traitement ; les auteurs appellent à des essais contrôlés pour confirmer ces résultats préliminaires.
Europe PMC · 2026-09-30 · Sakakima H, Uchi T, Nakanishi K, Kato-Eguchi Y, Matsuoka T, Matsuzaki R, Kakimoto S, Baba Y, Kobayashi M, Takihara T.
Résumé simplifié :
Cette étude a observé des personnes âgées atteintes de la maladie de Parkinson pour voir si boire du thé vert chaque jour pouvait améliorer certains symptômes gênants comme les troubles du sommeil ou la constipation. Les patients ont été répartis en trois groupes selon leur consommation quotidienne de thé vert. Résultat : ceux qui en buvaient le plus (plus d'un litre par jour) avaient moins souvent des troubles du sommeil modérés à sévères et prenaient moins de médicaments. Une consommation plus importante de thé vert était aussi liée à moins de constipation. Ces résultats restent des observations et ne prouvent pas que le thé vert soit directement responsable de ces effets ; des études complémentaires sont nécessaires pour le confirmer.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle a examiné l'association entre la consommation quotidienne de thé vert et les symptômes non-moteurs chez des patients âgés atteints de la maladie de Parkinson vivant en communauté. Les participants ont été répartis en trois groupes selon leur apport quotidien de thé vert (moins de 0,5 L, entre 0,5 et 1 L, plus de 1 L par jour). Les patients consommant du thé vert quotidiennement nécessitaient significativement moins de médicaments que les non-consommateurs. La proportion de troubles du sommeil modérés à sévères était plus faible chez les gros consommateurs (plus de 1 L/jour). Des corrélations négatives significatives ont été observées entre la quantité de thé vert consommée et la sévérité des troubles du sommeil ainsi que de la constipation. Après ajustement pour l'âge, le sexe et le nombre de médicaments, une consommation plus importante de thé vert restait associée à une probabilité réduite de troubles du sommeil et de constipation. Les auteurs soulignent que ces résultats, de nature corrélationnelle, constituent une hypothèse à explorer via des essais cliniques prospectifs, sans établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-09-28 · Fernandez RD, da Silva Mesquita F, Ferreira GC, Santos-Lobato BL.
Résumé simplifié :
Les chercheurs ont testé un programme de conseils nutritionnels basé sur le régime méditerranéen chez des personnes atteintes de Parkinson souffrant de constipation. Deux groupes ont été comparés : l'un recevait le programme immédiatement, l'autre après trois mois d'attente. Après trois mois, les deux groupes allaient davantage à la selle chaque semaine et suivaient mieux le régime méditerranéen. Cependant, aucune différence significative n'a été observée entre les deux groupes, ce qui rend difficile d'affirmer que c'est bien le programme nutritionnel qui est responsable de cette amélioration.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé, contrôlé et en simple aveugle a évalué un programme d'éducation nutritionnelle de trois mois basé sur les principes du régime méditerranéen chez des patients parkinsoniens souffrant de constipation intestinale. Les participants ont été répartis en deux groupes selon un schéma de liste d'attente : intervention immédiate ou différée. Après trois mois, une augmentation significative de la fréquence hebdomadaire des selles a été constatée dans les deux groupes (de 2,91 à 4,14 et de 2,68 à 4,18 selles/semaine), accompagnée d'une amélioration de la consistance des selles et de l'adhésion au régime méditerranéen. Toutefois, aucune différence significative n'a été détectée entre le groupe ayant reçu l'intervention immédiatement et celui en liste d'attente, ce qui limite la possibilité d'attribuer ces améliorations spécifiquement au programme de conseils nutritionnels plutôt qu'à d'autres facteurs temporels.
Europe PMC · 2026-09-28 · López-Zambrano R, García-García J, López-Escánez L, Vezza T, Gbati L, Palacios-López R, Martin-Castaño B, Vargas-Castillo G, Martínez-Zaldivar M, Caballero-Mateos AM, García F, Redondo-Cerezo E, Fernández García R, Fernández-Varón E, Morón R, Pischel I, Suarez CG, Rodríguez-Nogales A, Rodríguez-Cabezas ME, Gálvez J.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé un extrait de serpolet (une variété de thym sauvage) chez 178 adultes souffrant d'inconfort digestif chronique, sans maladie diagnostiquée. Pendant 8 semaines, un groupe a pris l'extrait et l'autre un placebo. Les personnes ayant pris l'extrait de thym ont ressenti une meilleure amélioration de leurs symptômes digestifs globaux, notamment pour les problèmes de digestion difficile, de constipation et de diarrhée, ainsi qu'une meilleure qualité de vie. L'extrait a aussi légèrement modifié la composition des bactéries intestinales, sans effet secondaire notable. Ces résultats suggèrent que le thym pourrait être une aide naturelle et sûre pour soulager l'inconfort digestif.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique multicentrique, randomisé, en double aveugle et contrôlé contre placebo a évalué les effets d'un extrait standardisé de thym sauvage (Thymus serpyllum, ou serpolet) chez 178 adultes présentant un inconfort gastro-intestinal fonctionnel persistant, sans pathologie organique diagnostiquée. Après 8 semaines de supplémentation, le groupe ayant reçu l'extrait a montré une réduction plus marquée du score global de symptômes digestifs (GSRS) que le groupe placebo, avec des améliorations notables concernant l'indigestion, la constipation et la diarrhée. Des bénéfices ont également été observés sur certains aspects de la qualité de vie liée à la santé. Sur le plan du microbiote intestinal, aucune différence significative de diversité globale n'a été détectée entre les groupes, mais des changements spécifiques dans certaines populations bactériennes fécales et dans les profils fonctionnels prédits ont été identifiés. L'extrait a été bien toléré, sans effet indésirable lié au produit rapporté durant l'intervention. Ces résultats positionnent le Thymus serpyllum comme une intervention botanique sûre, associée à une modulation favorable du microbiote fécal et à une amélioration du fonctionnement digestif chez les personnes souffrant d'inconfort gastro-intestinal chronique.
Europe PMC · 2026-09-26 · Gallosti S, De Amicis R, Fedeli F, Pezzoli M, Foppiani A, Tosin M, Cavaggioni L, Bertoli S.
Résumé simplifié :
Cette petite étude a suivi sept jeunes nageurs de haut niveau atteints de paralysie cérébrale, qui ont reçu des compléments nutritionnels oraux adaptés à leurs besoins pendant six mois. Les chercheurs ont observé une augmentation de la masse musculaire et une diminution de la masse grasse estimée, un meilleur apport en calcium et vitamine D, ainsi qu'une nette réduction des troubles digestifs comme la constipation. Ces résultats suggèrent que les compléments étaient bien tolérés et pourraient aider ces jeunes sportifs, mais l'échantillon est trop petit et sans groupe témoin pour en tirer des conclusions fermes.
Résumé reformulé :
Cette étude pilote a évalué la faisabilité d'une intervention nutritionnelle personnalisée, incluant des compléments nutritionnels oraux ciblés, chez sept jeunes nageurs de haut niveau atteints de paralysie cérébrale (GMFCS I-II). Sur six mois, les chercheurs ont mesuré l'anthropométrie, la composition corporelle, l'adéquation des apports en micronutriments et les symptômes gastro-intestinaux. Ils ont constaté une augmentation significative de la surface musculaire du bras et de la masse maigre estimée, une diminution de la masse grasse, une amélioration des apports en calcium et vitamine D jusqu'à des niveaux adéquats, ainsi qu'une réduction de plus de 50% du score global de symptômes digestifs, avec disparition de la constipation chez les participants concernés. L'intervention s'est révélée faisable et bien tolérée. Toutefois, s'agissant d'une série de cas sans groupe témoin et avec un très petit échantillon, ces résultats exploratoires ne permettent pas d'établir de lien de causalité et nécessitent confirmation par des études contrôlées de plus grande envergure.
Motif : résultat non significatif au critère principal (semaine 3), significativité seulement en analyse additionnelle à 2 semaines
Europe PMC · 2026-09-24 · Mansouri K, Hanh T, Meyer R, Hahn A.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si boire 1 litre par jour d'une eau minérale riche en sulfate et en magnésium pouvait aider les personnes souffrant de constipation chronique. Pendant trois semaines, un groupe a bu cette eau minérale et un autre groupe une eau peu minéralisée, en plus de leur hydratation habituelle. Après deux semaines, les personnes buvant l'eau riche en minéraux allaient plus souvent à la selle que les autres, surtout celles avec une constipation plus sévère. Elles ont aussi retrouvé un transit normal plus rapidement. Après trois semaines, la différence entre les deux groupes n'était plus significative. Aucun effet secondaire grave n'a été observé, l'eau étant bien tolérée dans les deux groupes.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé en double aveugle a évalué l'efficacité d'une eau minérale riche en sulfate et magnésium chez des adultes répondant aux critères de Rome IV pour la constipation chronique. Les participants ont consommé 1 L/jour de cette eau ou d'une eau témoin faiblement minéralisée pendant trois semaines, en maintenant un apport hydrique total d'au moins 1,5 L/jour. Après deux semaines, le groupe consommant l'eau riche en minéraux présentait une augmentation significativement plus marquée de la fréquence des selles par rapport au groupe témoin, effet particulièrement net chez les personnes présentant une constipation modérée à sévère. Le délai avant amélioration perceptible était également plus court (médiane de 9 jours contre 16 jours). Cependant, à l'échéance principale de trois semaines, la différence entre les groupes n'atteignait plus le seuil de significativité statistique. Aucune différence notable n'a été observée concernant la consistance des selles, les symptômes globaux, la qualité de vie ou le temps de transit intestinal. Les deux eaux ont été bien tolérées, avec seulement des effets indésirables légers et transitoires. Ces résultats suggèrent un bénéfice potentiel, notamment à court terme, de cette eau minérale spécifique comme approche diététique non médicamenteuse pour la constipation chronique.
Motif : hétérogénéité substantielle entre les études ayant conduit à une synthèse narrative plutôt qu'une méta-analyse, avec résultats mixtes selon les études
Europe PMC · 2026-09-22 · Kadhem H, Alasfoor W, Ali MS, Sarhan T, Bhojaraja VS, Shetty JK.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 7 recherches (690 personnes au total : bébés, enfants et adultes) sur la prise de magnésium, surtout sous forme d'oxyde de magnésium, pour soulager la constipation. Dans la majorité des études, le magnésium a amélioré la fréquence et la consistance des selles par rapport à un placebo ou à d'autres traitements. Deux études ont aussi montré une amélioration de la qualité de vie liée à la constipation. Aucun effet indésirable grave n'a été signalé. Cependant, les auteurs restent prudents : les études sont peu nombreuses, de petite taille et assez différentes entre elles, donc on ne peut pas encore recommander formellement ce traitement.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a analysé 7 études (n=690, essais randomisés et non randomisés) évaluant la supplémentation orale en magnésium, principalement sous forme d'oxyde de magnésium, pour traiter la constipation fonctionnelle chez des nourrissons, enfants et adultes. Quatre études sur sept ont montré une amélioration statistiquement significative de la fréquence des selles par rapport au groupe témoin, et quatre sur six pour la consistance des selles. Seules deux études ont utilisé un outil validé de qualité de vie spécifique à la constipation, toutes deux avec des résultats favorables. Aucun effet indésirable grave n'a été rapporté, bien que le signalement des effets indésirables soit resté hétérogène. Les auteurs soulignent que ces résultats, limités par de petits échantillons et une grande hétérogénéité méthodologique, concernent spécifiquement l'oxyde de magnésium et ne peuvent pas être extrapolés à d'autres formes de magnésium. Des essais randomisés en double aveugle avec des critères standardisés sont nécessaires avant toute recommandation thérapeutique.
Europe PMC · 2026-09-22 · Nishikawa Y, Hirama T, Ikushima T, Itagaki T, Nakagami C, Hayasaka K, Kumata S, Onodera K, Watanabe T, Watanabe Y, Notsuda H, Suzuki T, Oishi H, Okada Y.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 78 personnes ayant reçu une transplantation pulmonaire depuis au moins 6 mois. Les chercheurs ont mesuré, via un questionnaire sur l'alimentation de la veille, la quantité de protéines consommée. Près de la moitié des patients mangeaient moins de protéines que recommandé (moins de 1g par kg de poids idéal et par jour). Ces personnes avaient une force de la main plus faible et plus souvent des problèmes digestifs (nausées, diarrhées...) que celles qui consommaient assez de protéines. En revanche, leur masse musculaire et leurs analyses sanguines étaient similaires. Cela suggère un lien entre apport protéique et force musculaire, mais ne prouve pas que l'un cause l'autre.
Résumé reformulé :
Dans cette étude transversale menée chez 78 receveurs de transplantation pulmonaire stables (au moins 6 mois post-greffe), l'apport alimentaire en protéines a été évalué par rappel des 24 heures précédentes. Près de 49% des patients avaient un apport insuffisant (moins de 1g/kg de poids idéal/jour). Ce groupe présentait un apport énergétique plus faible, une force de préhension normalisée significativement réduite (15,7 vs 19,5 kg/m^0.85) et davantage de symptômes gastro-intestinaux (39,5% vs 12,5%). L'apport protéique était corrélé positivement à la force de préhension (rho=0,326). En revanche, aucune différence significative n'a été observée concernant la masse musculaire squelettique appendiculaire ou les marqueurs nutritionnels sanguins entre les deux groupes. Ces résultats observationnels suggèrent une association entre apport protéique insuffisant et moindre force musculaire fonctionnelle, sans établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-09-22 · Hirayama Y, Sato H, Kamiyama K, Hiramoto S, Kimura A, Ito A, Yoshida K, Horiguchi N, Kawai-Kowase K.
Résumé simplifié :
Cette étude décrit le cas d'un homme d'une vingtaine d'années qui a développé des diarrhées, des douleurs au ventre et a remarqué des morceaux filandreux dans ses selles après avoir mangé des petits poissons crus (whitebait, proches des joëls). Les analyses ont révélé une infection par un grand ver parasite marin appelé Diplogonoporus balaenopterae. Un traitement avec un médicament antiparasitaire a permis une guérison complète. Ce cas montre que manger ce type de petit poisson cru peut transmettre des parasites, même loin des côtes, grâce à la distribution moderne des produits de la mer frais.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas clinique rapporte l'infection d'un jeune homme par le ver plat marin Diplogonoporus balaenopterae, après consommation de whitebait (petits poissons entiers proches des joëls) crus. Les symptômes comprenaient diarrhée, douleurs abdominales et élimination de segments de ver dans les selles ; les analyses standards de selles étaient négatives, mais l'identification génétique d'un segment de ver a confirmé le diagnostic. Un traitement au praziquantel a entraîné une résolution complète et durable des symptômes. Les auteurs soulignent que ce type d'infection parasitaire, historiquement associé aux régions côtières, peut désormais survenir dans des zones éloignées de la mer en raison de la disponibilité accrue de poissons crus frais, et insistent sur l'importance de l'anamnèse alimentaire dans le diagnostic des infections parasitaires.
Europe PMC · 2026-09-20 · Chang HK, Shi LB, Song HX, Li P.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 19 essais cliniques pour savoir si la levure probiotique Saccharomyces boulardii, prise en plus du traitement antibiotique classique contre la bactérie Helicobacter pylori, améliore les résultats. Les chercheurs ont trouvé que cette levure augmente légèrement les chances d'éliminer la bactérie, aussi bien chez les adultes que chez les enfants, surtout avec les traitements dits « triples ». Elle réduit aussi de moitié environ les effets secondaires digestifs liés aux antibiotiques, comme les diarrhées ou nausées. La dose recommandée serait d'environ 5 à 10 milliards d'unités par jour, pendant 10 à 14 jours, en même temps que le traitement antibiotique.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse, basée sur 19 essais randomisés contrôlés, évalue l'intérêt d'ajouter le probiotique Saccharomyces boulardii aux traitements d'éradication d'Helicobacter pylori. Les résultats montrent une amélioration modeste mais significative du taux d'éradication chez les adultes (RR 1,07 ; différence absolue +5,7 %, NNT=18) et chez les enfants (RR 1,12 ; +9,8 %, NNT=10), particulièrement avec les schémas en trithérapie. Cet effet bénéfique s'est révélé constant quelle que soit la dose, la durée du traitement ou l'époque de publication des études. Par ailleurs, la prise concomitante de S. boulardii a divisé par deux la fréquence des effets indésirables gastro-intestinaux (19,7 % contre 36,0 % ; RR 0,51). Le niveau de preuve est jugé modéré pour l'efficacité et faible pour la tolérance. Les auteurs suggèrent une dose de 5×10⁹ à 1×10¹⁰ UFC/jour pendant 10 à 14 jours comme schéma pragmatique associé au traitement antibiotique standard.
Europe PMC · 2026-09-19 · Dahake U, Deotale S, Mandavgane S, Sharma S, Bang A, Solanki R, Kumar A.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé pendant 12 semaines un régime alimentaire à base de mil (une céréale sans gluten ni caséine) chez de jeunes enfants autistes en Inde. Trois recettes ont été proposées : une semoule de mil, des biscuits et des sortes de chips. Les enfants ont bien accepté ces plats, notamment la semoule. Les parents ont observé une meilleure digestion, un sommeil plus calme et moins d’hyperactivité chez la majorité des enfants. Le régime a été globalement bien suivi, même si certains ingrédients étaient parfois difficiles à trouver ou longs à préparer. Cette étude montre que remplacer certains aliments par du mil est possible et bien toléré, mais des recherches plus poussées restent nécessaires pour confirmer ces bénéfices.
Résumé reformulé :
Cette étude pilote, menée en Inde sur 12 semaines, a évalué la faisabilité et l’acceptabilité d’un régime sans gluten et sans caséine à base de farine de mil (millet foxtail, petit millet, mil perlé) chez des enfants de 4 à 6 ans atteints de troubles du spectre autistique. Trois recettes ont été développées et testées sur le plan sensoriel, avec une préférence marquée pour la semoule de millet foxtail. L’adhésion au régime a été élevée (80 %), malgré des difficultés pratiques liées à la disponibilité des ingrédients et au temps de préparation. Les données alimentaires ont montré une amélioration de la consommation de céréales et de légumineuses, ainsi qu’une réduction des apports en matières grasses. Sur le plan comportemental, les parents ont rapporté des améliorations subjectives du confort digestif (70 %), de la qualité du sommeil (60 %) et une diminution de l’hyperactivité (55 %). Il s’agit toutefois d’une étude sans groupe témoin, portant sur un petit échantillon, dont les résultats doivent être confirmés par des essais contrôlés de plus grande envergure avant toute généralisation.
Europe PMC · 2026-09-17 · Hara K, Kunieda K, Okamoto K, Ohno T, Shigematsu T, Fujishima I.
Résumé simplifié :
Cette étude a observé 93 patients ayant des troubles de la déglutition (dysphagie) en train d'avaler des comprimés avec des liquides, à l'aide d'examens par radiographie. Même si ces patients avalaient sans problème des liquides épaissis, un tiers d'entre eux ont eu des fausses routes (le liquide passe vers les voies respiratoires) et un tiers ont gardé des résidus de comprimés dans la gorge. Boire un liquide non épaissi plutôt qu'épaissi, et avaler de petits comprimés plutôt que des gros, augmentaient le risque de fausse route. La forme de l'épiglotte influençait aussi la présence de résidus de comprimés.
Résumé reformulé :
Cette étude rétrospective a analysé, via des vidéofluoroscopies, la déglutition de comprimés chez 93 patients dysphagiques qui ne présentaient pourtant aucun signe de pénétration ou d'aspiration en buvant des liquides modérément épaissis. Les résultats montrent que 33,3% des patients ont présenté une pénétration ou aspiration du liquide accompagnant le comprimé, et 34,4% ont gardé des résidus de comprimé. L'utilisation de liquide non épaissi (par rapport au liquide épaissi) multipliait par 4,4 le risque de pénétration-aspiration, et les petits comprimés (par rapport aux plus gros) le multipliaient par 3,19 - ce dernier résultat pouvant refléter un biais car les patients à risque reçoivent peut-être plus souvent de petits comprimés par précaution. Une morphologie épiglottique intermédiaire était associée à davantage de résidus de comprimés dans la vallécule. Ces résultats suggèrent que même une déglutition jugée sûre pour les liquides épaissis n'exclut pas des complications lors de la prise de médicaments oraux.
Motif : essai de 22 participants
Europe PMC · 2026-09-11 · Dellschaft N, Alhasani A, Reid JESJ, Hoad CL, Gates E, Whymark M, Yakubov G, Marciani L, Warren FJ, Modasia A, Spicer A, Crooks C, Corsetti M, Gowland PA, Spiller R.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé chez 22 volontaires sains si le psyllium (une fibre qui forme un gel) et la méthylcellulose, pris en même temps qu'une dose d'inuline (une fibre fermentescible qui provoque des gaz), pouvaient réduire les ballonnements intestinaux. Grâce à des IRM répétées et des mesures d'hydrogène dans l'air expiré, les chercheurs ont observé que les deux fibres réduisaient la production de gaz dans le côlon une fois arrivées à cet endroit. La méthylcellulose augmentait aussi davantage l'eau dans l'intestin que le psyllium, ce qui pourrait aider les personnes souffrant de constipation à mieux tolérer certains aliments riches en FODMAPs.
Résumé reformulé :
Dans cet essai croisé randomisé mené chez 22 volontaires sains, les chercheurs ont comparé les effets de 15 g de psyllium, 15 g de méthylcellulose ou un placebo (maltodextrine), chacun administré avec 15 g d'inuline. Grâce à des IRM horaires pendant 6 heures et des mesures d'hydrogène expiré sur 24 heures, ils ont montré que le psyllium et la méthylcellulose n'ont pas modifié la production totale de gaz colique sur 6 heures, mais l'ont réduite significativement une fois les gels arrivés dans le côlon (3-6h). Les deux fibres ont augmenté l'eau libre dans l'intestin grêle et l'hydratation du contenu colique, la méthylcellulose ayant un effet plus marqué que le psyllium sur ces paramètres. Le psyllium a également réduit l'hydrogène expiré durant les 6 premières heures. Ces résultats suggèrent que ces fibres gélifiantes pourraient améliorer la tolérance aux FODMAPs, notamment chez les patients souffrant du syndrome de l'intestin irritable avec constipation.
Europe PMC · 2026-09-06 · Kovacevic P, Mrdja V, Kovacevic T, Mrdja J, Soldatovic I, Rajkovaca Z.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si une levure probiotique, Saccharomyces boulardii, prise en complément (250 mg deux fois par jour pendant 28 jours), pouvait éviter la diarrhée causée par les antibiotiques chez des patients hospitalisés en Bosnie-Herzégovine. Sur 100 patients, seulement 8% de ceux qui prenaient le probiotique ont eu de la diarrhée, contre 71% dans le groupe placebo. L'effet était visible aussi bien avec les antibiotiques pris par la bouche que par perfusion. Aucune infection grave à Clostridioides difficile n'a été détectée. Ces résultats suggèrent que ce complément pourrait fortement réduire ce problème fréquent, mais des études plus larges restent nécessaires pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo, mené dans un hôpital de Bosnie-Herzégovine, a évalué l'efficacité du complément Saccharomyces boulardii (Bularen®, 250 mg deux fois par jour pendant 28 jours) pour prévenir la diarrhée associée aux antibiotiques chez des adultes hospitalisés sous antibiothérapie systémique. Sur 100 participants randomisés, l'incidence de diarrhée a été nettement plus faible dans le groupe probiotique (7,8%) que dans le groupe placebo (71,4%), soit une réduction du risque relatif d'environ 89% et une réduction absolue de 63,6 points de pourcentage. L'effet protecteur était observé aussi bien lors d'une antibiothérapie intraveineuse (0% contre 26,5%) qu'orale (7,8% contre 51%). Aucun cas d'infection à Clostridioides difficile toxinogène n'a été recensé. Les auteurs soulignent toutefois que ces résultats, issus d'un essai monocentrique avec un taux d'événements élevé dans le groupe placebo, nécessitent d'être confirmés par des essais multicentriques utilisant des définitions standardisées de la diarrhée associée aux antibiotiques.
Europe PMC · 2026-09-01 · Ye C, Wu Q, Wang Z, Zhang C.
Résumé simplifié :
Les légumes sont essentiels à une alimentation saine, mais ils sont aussi la principale source alimentaire de résidus de pesticides (organophosphorés, pyréthrinoïdes, néonicotinoïdes, organochlorés, glyphosate). Cette revue rassemble les études humaines existantes pour voir si ces résidus affectent le microbiote intestinal et sont liés à des troubles digestifs ou des maladies inflammatoires de l'intestin. Sur 20 études analysées, le lien le plus solide concerne les pesticides organochlorés, associés à un risque accru de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin dans plusieurs cohortes. En revanche, pour de nombreuses combinaisons pesticide/trouble digestif, comme le glyphosate ou les néonicotinoïdes, aucune donnée humaine n'existe encore. Les auteurs appellent à davantage de recherches ciblées.
Résumé reformulé :
Cette revue de portée (scoping review) fait le point sur les preuves humaines reliant l'exposition alimentaire aux résidus de pesticides (organophosphorés, pyréthrinoïdes, néonicotinoïdes, organochlorés et glyphosate) au microbiote intestinal, à la barrière intestinale, à l'inflammation et aux troubles gastro-intestinaux fonctionnels ou inflammatoires. Sur 28 articles identifiés, 20 études ont été retenues pour l'analyse, ne couvrant que 20 des 60 combinaisons possibles entre classes de pesticides et issues de santé. Le signal le plus convergent concerne l'exposition aux organochlorés et le risque de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, avec des hazard ratios de 1,56 à 1,61 dans trois cohortes, et un risque relatif de 3,04 dans une cohorte féroïenne (sur un petit nombre de cas, 37). Une cohorte chinoise (MCMC Nanjing) suggère par ailleurs qu'un score de risque environnemental lié aux pesticides est associé au diabète gestationnel, avec une médiation partielle par certaines bactéries intestinales (genre Dorea) — un exemple hors du champ digestif strict mais illustrant le rôle potentiel du microbiote. En revanche, aucune donnée n'existe à ce jour sur le glyphosate et les maladies inflammatoires de l'intestin, ni sur les néonicotinoïdes et les troubles digestifs en général. La qualité méthodologique des études était majoritairement modérée, avec un risque de biais élevé pour six d'entre elles. Les auteurs soulignent le besoin de cohortes prospectives avec biomarqueurs pour combler ces lacunes importantes.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
Vous êtes professionnel de santé ou chercheur ? Aidez-nous à fiabiliser ces résumés : relisez, corrigez, signalez. Les relecteurs qui le souhaitent sont crédités sur le site.
Devenir relecteurLes informations de cette page sont fournies à titre informatif et éducatif uniquement. Elles ne constituent pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplacent pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.