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Levure de riz rouge

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Complément alimentaire

Riz fermenté par une levure du genre Monascus purpureus, préparation traditionnelle chinoise contenant naturellement de la monacoline K, substance chimiquement identique à un médicament hypocholestérolémiant, la lovastatine. Vendue sous forme de gélules ou de poudre en complément alimentaire, dosée en monacoline K selon les produits.

Études scientifiques (56)

Carte des preuves

56études
  • Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 3 (5 %)
  • Niveau 2 · essais randomisés : 5 (9 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 6 (11 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 31 (55 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 11 (20 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Cholestérol et lipides sanguins343561010
Maladie rénale chronique24··1221
Maladies cardiovasculaires9·2·16
Stéatose hépatique et santé du foie5··23·
Chirurgie et soins intensifs3··12·
Hypertension artérielle2·11··
Obésité et poids1··1··
Arthrose et articulations1···1·

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (56)Niveau 1 : 3Niveau 2 : 5Niveau 3 : 6Niveau 4 : 31Niveau 5 : 11

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective158 712 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-27 · Chang CC, Lam F, Yeh CC, Lin JG, Chen TL, Liao CC.

Résumé simplifié :

Cette étude taïwanaise a comparé, à partir de données d'assurance maladie, plus de 67 000 personnes ayant pris de la levure de riz rouge (sous forme de médicament/complément prescrit) à plus de 90 000 personnes ayant pris de la lovastatine, un médicament classique contre le cholestérol. Les chercheurs ont suivi ces personnes jusqu'à 9 ans pour voir qui développait une insuffisance rénale terminale. Résultat : les utilisateurs de levure de riz rouge avaient un risque nettement plus faible de développer cette maladie grave des reins que les utilisateurs de lovastatine. Plus les prescriptions étaient nombreuses, plus le risque semblait diminuer. Ces résultats sont encourageants mais doivent être confirmés par d'autres études.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte rétrospective, basée sur des données d'assurance maladie taïwanaises (2010-2019), a comparé le risque d'insuffisance rénale terminale (IRT) entre 67 876 personnes ayant reçu des prescriptions de levure de riz rouge (LipoCol Forte®) et 90 836 personnes traitées par lovastatine. L'incidence d'IRT était de 0,9 pour 1000 personnes-années chez les utilisateurs de levure de riz rouge, contre 3,7 pour 1000 personnes-années chez les utilisateurs de lovastatine (rapport de risque ajusté 0,36). Une relation dose-dépendante a été observée, le risque diminuant avec l'augmentation du nombre de prescriptions. Une analyse de sensibilité excluant les cas précoces d'IRT a confirmé cette association, bien que de façon moins marquée (HR ajusté 0,72). Les auteurs soulignent que ces résultats observationnels, bien que prometteurs, doivent être interprétés avec prudence en raison de facteurs comme l'observance thérapeutique, et appellent à des essais randomisés pour confirmer un éventuel effet protecteur de la levure de riz rouge sur la progression de la maladie rénale.

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Niveau 4 — Série de cas148 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-07-14 · Cicero AFG, Fogacci F.

Résumé simplifié :

Cette étude a recueilli, entre fin 2022 et mi-2024 dans 12 pays européens, 148 signalements d'effets indésirables liés à des compléments de levure de riz rouge, utilisés contre le cholestérol. Les personnes concernées avaient en moyenne 65 ans, et plus de la moitié avaient 70 ans ou plus. Les troubles digestifs étaient les plus fréquents, suivis de douleurs musculaires et articulaires, et de réactions allergiques. La grande majorité des cas (98%) étaient légers ou modérés. Comparé au nombre estimé de personnes ayant consommé ces compléments (environ 600 000 périodes d'exposition), le taux de signalement d'effets indésirables reste très faible, notamment pour les cas graves.

Résumé reformulé :

Cette étude de nutrivigilance a analysé les signalements spontanés d'effets indésirables associés à des compléments alimentaires à base de levure de riz rouge, collectés entre décembre 2022 et mai 2024 dans 12 pays européens, dans un cadre structuré multi-entreprises. Sur 148 cas rapportés, l'âge moyen était de 65,3 ans, avec 58% des sujets âgés de 70 ans ou plus. Les effets gastro-intestinaux étaient majoritaires (45,9%), suivis des douleurs articulaires et musculaires (16,9%) et des réactions d'hypersensibilité (10,8%). La quasi-totalité des événements (97,9%) étaient d'intensité légère à modérée ; seuls 0,7% étaient sévères et 1,4% graves, ces derniers survenant uniquement chez des personnes de 70 ans ou plus. En rapportant ces signalements à l'exposition estimée (environ 608 815 périodes-sujets sur 18 mois, calculées à partir des données de fabrication et de vente), le taux de signalement était de 0,02% pour l'ensemble des effets indésirables et de 0,0003% pour les effets graves, suggérant une fréquence de signalement faible au regard de l'usage estimé de ces produits.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé1 110 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-05-29 · Liu F, Chen S, Liang F, Li J, Huang K, Sun Y, Wang Q, Wu S, Ma M, Yu L, Lin J, Lu X, Huang J, Gu D.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé un complément alimentaire combinant natto fermenté et riz de levure rouge (NRYR) chez plus de 1100 personnes, pendant 3 mois. Les participants ont reçu soit un placebo, soit le complément NRYR, soit un médicament anti-cholestérol (simvastatine), soit les deux ensemble. Résultat : le complément NRYR seul a permis de réduire significativement le mauvais cholestérol (LDL), presque autant que la simvastatine. Associé au médicament, il apportait un bénéfice supplémentaire après un mois, mais cet effet n'était plus significatif après trois mois. Les effets secondaires étaient similaires dans tous les groupes, suggérant une bonne tolérance.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique randomisé, multicentrique et en double aveugle a évalué l'efficacité d'un complément alimentaire appelé Natto Red Yeast Rice (NRYR), associant natto fermenté et riz de levure rouge, sur la régulation du cholestérol. Parmi 1110 participants répartis en quatre groupes (placebo, NRYR seul, simvastatine seule, ou association des deux) pendant trois mois, les chercheurs ont observé une baisse significative du LDL-cholestérol dans les trois groupes actifs par rapport au placebo, avec des réductions allant de 13 % à plus de 21 % selon le traitement. La combinaison NRYR et simvastatine montrait un avantage significatif par rapport à la simvastatine seule après un mois, mais cette différence n'était plus statistiquement significative à trois mois, bien que la tendance restait favorable. Les taux d'effets indésirables étaient comparables entre les groupes, indiquant une sécurité d'usage satisfaisante à court terme.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-03-01 · Jamialahmadi T, Mirhadi E, Karav S, Kesharwani P, Sahebkar A.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé plusieurs essais cliniques pour évaluer l'effet de la monacoline K, le principe actif de la levure de riz rouge, sur le cholestérol. Les résultats montrent que ce complément aide à réduire le taux de cholestérol dans le sang, en particulier le mauvais cholestérol (LDL). Les chercheurs concluent que la levure de riz rouge pourrait être une option intéressante pour les personnes ayant un cholestérol trop élevé, notamment celles qui ne tolèrent pas les statines ou qui préfèrent éviter ce traitement médicamenteux classique.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse d'essais contrôlés randomisés a examiné l'effet de compléments alimentaires contenant de la monacoline K, le composé bioactif de la levure de riz rouge, sur le profil lipidique. En comparant les groupes recevant ce complément à des groupes placebo ou contrôle inactif, les auteurs observent une réduction significative des niveaux de lipides sanguins, particulièrement du LDL-cholestérol (le « mauvais » cholestérol), et ce pour différentes doses et durées de supplémentation. Les auteurs concluent que la monacoline K représente une thérapie d'appoint prometteuse pour la prise en charge de l'hypercholestérolémie, notamment chez les patients n'atteignant pas leurs objectifs de LDL-C sous traitement standard ou étant intolérants ou réticents aux statines. Le résumé ne précise toutefois pas les doses exactes testées ni la durée moyenne des études incluses.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective149 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-02-16 · Nocoń K, Kukla U, Gendosz de Carrillo D, Wawrzynosek C, Jędrzejowska-Szypułka H, Krakowczyk D, Owczarek AJ, Szeliga K, Sawczyn T.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 149 femmes ayant subi une chirurgie de l'obésité (sleeve gastrectomie). Certaines ont pris un complément de levure de riz rouge (monacoline K, 3 mg/jour) pendant 6 mois, à différents moments après l'opération, d'autres non. Chez les femmes ayant commencé le complément dès la première semaine, le cholestérol LDL (le « mauvais » cholestérol) a diminué, alors qu'il augmentait chez celles sans complément. Les triglycérides ont aussi davantage baissé avec une prise précoce. Commencer plus tard apporte des bénéfices partiels, surtout sur les triglycérides et le bon cholestérol (HDL). Ces résultats restent à confirmer par des études plus solides.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective monocentrique a analysé 149 femmes opérées d'une sleeve gastrectomie, réparties en un groupe contrôle sans supplémentation et trois groupes ayant reçu de la monacoline K (levure de riz rouge, 3 mg/jour) pendant 6 mois, débutée soit dès la première semaine (G1), soit entre 3 et 9 mois (G2), soit entre 6 et 12 mois (G3) après l'opération. Entre le début et 6 mois, le LDL-cholestérol a augmenté dans le groupe contrôle alors qu'il a diminué dans le groupe G1 (supplémentation précoce), avec une interaction groupe-temps significative. Les triglycérides ont davantage diminué dans G1 que dans le groupe contrôle, et le cholestérol total a baissé dans G1 et G2. Les auteurs concluent qu'une supplémentation précoce en monacoline K pourrait favoriser une meilleure évolution du bilan lipidique après chirurgie bariatrique, sans compromettre la perte de poids, tandis qu'une initiation retardée offrirait des bénéfices plus limités. Ces observations, issues d'une étude observationnelle sur des différences de valeurs lipidiques initiales entre groupes, nécessitent confirmation par des essais prospectifs stratifiés selon le sexe.

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Niveau 4 — Cas clinique2 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-01-11 · Ozawa M, Kawai Y, Oshikawa J, Nagahama K, Iwamoto T, Tamura K.

Résumé simplifié :

Cette étude décrit deux femmes (60 et 56 ans) ayant développé une atteinte rénale grave, appelée syndrome de Fanconi, après avoir pris des comprimés de levure de riz rouge (Beni-koji), un complément vendu au Japon et retiré du marché en 2024 après plusieurs cas similaires. Après l'arrêt du complément, la fonction rénale de la première patiente s'est partiellement rétablie et est restée stable. La seconde, traitée en plus par corticoïdes, a complètement récupéré. Les auteurs recommandent un suivi médical d'au moins six mois après l'arrêt de ces comprimés pour vérifier la bonne récupération des reins.

Résumé reformulé :

Ce rapport de cas présente le suivi sur un an de deux patientes japonaises ayant pris des comprimés de levure de riz rouge (Beni-koji), complément utilisé pour réduire le cholestérol LDL, avant leur retrait du marché japonais en 2024 suite à des cas de toxicité rénale. La première patiente, âgée de 60 ans, a développé une insuffisance rénale sévère avec syndrome de Fanconi ; sa fonction rénale s'est partiellement améliorée après l'arrêt du complément et est restée stable. La seconde, âgée de 56 ans, a présenté une atteinte rénale modérée à sévère après une prise prolongée ; un traitement par corticoïdes associé à l'arrêt du complément a permis une récupération complète. Les auteurs soulignent que la récupération rénale peut être progressive et conseillent un suivi d'au moins six mois après l'arrêt de ce complément pour s'assurer d'une amélioration durable et détecter d'éventuelles séquelles tubulaires résiduelles.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-08-20 · Zhou P, Hong Y, Cai H, Zhou X, He S, Zhou H, Yang J, Chen P, Xia B, Lei X, Yang S, Zhang Z.

Résumé simplifié :

Ce rapport décrit le cas d'une femme de 78 ans ayant pris de la levure de riz rouge (2 g par jour) pendant un mois en complément alimentaire. Elle a développé une faiblesse musculaire sévère, des urines foncées et des difficultés respiratoires nécessitant une assistance respiratoire. Les analyses ont révélé une destruction musculaire massive (rhabdomyolyse) avec atteinte des reins et du diaphragme. Elle a été traitée par dialyse, échange de plasma et soins intensifs. Après traitement, elle a récupéré progressivement et est redevenue autonome, sans rechute lors du suivi. Ce cas rappelle que ce complément, bien que généralement bien toléré, peut parfois provoquer des effets secondaires graves.

Résumé reformulé :

Ce rapport de cas documente un épisode rare et sévère de rhabdomyolyse toxique attribuée à la prise de levure de riz rouge (2 g/jour pendant un mois) chez une femme de 78 ans. La patiente a présenté une faiblesse musculaire proximale progressive, une dyspnée et des urines foncées, évoluant vers une insuffisance respiratoire nécessitant une ventilation mécanique, en partie liée à un dysfonctionnement diaphragmatique mis en évidence par échographie. Les examens biologiques ont montré un pic de créatine kinase extrêmement élevé (112 985 U/L) et une insuffisance rénale aiguë. Les anticorps spécifiques de myosite étaient négatifs, écartant une myopathie auto-immune. La patiente a reçu une épuration extra-rénale continue, des échanges plasmatiques, une hémoperfusion et des soins de support, permettant un sevrage ventilatoire et une récupération rénale et musculaire partielle, confirmée stable au suivi. Les auteurs soulignent qu'il s'agirait du premier cas rapporté associant ces trois complications (rhabdomyolyse, insuffisance rénale aiguë et détresse respiratoire par atteinte diaphragmatique) suite à la prise de ce complément.

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Niveau 4 — Cas clinique2 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-07-06 · Mita K, Takahashi S, Yanagida S, Aoyama A, Shiraishi T, Hamada T, Nakamura Y, Sato M, Hirose K, Yamamoto R, Shioda Y, Takayanagi K, Nagayama I, Ono Y, Hasegawa H, Maeshima A.

Résumé simplifié :

Ce rapport décrit deux patients ayant développé des problèmes rénaux graves après avoir pris un complément à base de levure de riz rouge (vendu pour faire baisser le cholestérol). Les deux personnes ont présenté un syndrome de Fanconi, un trouble rare où les reins n'arrivent plus à bien filtrer certaines substances, provoquant une perte anormale de sucre, de potassium et d'acide urique dans les urines. Après l'arrêt du complément et un traitement par corticoïdes, les symptômes se sont améliorés mais la fonction rénale est restée partiellement atteinte. Les biopsies ont montré des lésions directes des cellules des reins, suggérant qu'une substance présente dans le complément serait responsable de ces dommages.

Résumé reformulé :

Ce rapport de cas clinique présente deux patients ayant développé une atteinte rénale aiguë associée à la prise d'un complément de levure de riz rouge (Choleste-Help), avec un tableau clinique évocateur d'un syndrome de Fanconi : hypouricémie, hypokaliémie, glucosurie et marqueurs élevés de lésion tubulaire. L'arrêt du complément associé à une corticothérapie a permis la résolution du syndrome de Fanconi, bien qu'une insuffisance rénale modérée ait persisté chez les deux patients. L'évolution des biomarqueurs urinaires (NGAL, KIM-1, uromoduline) a montré une amélioration variable selon les cas. Les biopsies rénales ont révélé une néphrite tubulo-interstitielle légère avec desquamation des cellules épithéliales tubulaires proximales, ainsi qu'une réduction de l'expression de transporteurs tubulaires (URAT-1, Na-K ATPase, Na-Pi IIa). Les auteurs concluent qu'une substance nocive contenue dans ce complément pourrait être responsable d'une nécrose tubulaire proximale directe, entraînant une dysfonction tubulaire persistante.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-07-01 · Oshita T, Higuchi S, Kanayama T, Inoue M, Tadanawa Y, Tanaka Y, Ohashi A.

Résumé simplifié :

Ce rapport décrit le cas d'une femme de 60 ans qui a développé une atteinte rénale aiguë après la prise d'un complément alimentaire de levure de riz rouge. Elle présentait un syndrome de Fanconi, un trouble rare des reins qui provoque une perte anormale de sucre, d'acides aminés et un déséquilibre acido-basique dans les urines. Après l'arrêt du complément, sa fonction rénale et ses analyses d'urine se sont améliorées. Ce cas montre qu'il est important de repérer rapidement ce type de complément comme cause possible de problèmes rénaux et de l'arrêter si besoin.

Résumé reformulé :

Cette étude de cas rapporte une atteinte rénale aiguë associée à un syndrome de Fanconi (dysfonctionnement des tubules rénaux proximaux entraînant acidose métabolique, glycosurie et aminoacidurie) chez une femme de 60 ans ayant consommé un complément alimentaire à base de levure de riz rouge. L'arrêt de la supplémentation a conduit à une amélioration de la créatinine sérique et de la protéinurie, suggérant un lien entre la prise de ce complément et l'atteinte rénale observée. Les auteurs soulignent l'importance d'une détection précoce et de l'arrêt des compléments suspects dans la prise en charge des syndromes de Fanconi d'origine médicamenteuse ou nutritionnelle. Il s'agit toutefois d'un cas isolé, qui ne permet pas d'établir une relation de causalité généralisable, mais qui alerte sur un risque potentiel associé à ce type de complément.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-04-18 · Kurnik M, Markelj T, Žgavc B, Hudournik B, Meznarič M, Podbregar M.

Résumé simplifié :

Ce rapport médical décrit le cas d'une personne ayant pris un complément alimentaire à base de levure de riz rouge en vente libre. Deux jours après le début de la prise, elle a développé une destruction musculaire sévère (rhabdomyolyse), un taux de potassium dangereusement élevé, une paralysie des membres et une atteinte du foie, nécessitant une hospitalisation en soins intensifs. Les médecins ont utilisé une technique de purification du sang (CytoSorb) ainsi que des corticoïdes à fortes doses pour traiter le patient, qui a finalement récupéré complètement. Ce n'est qu'après sa sortie que la levure de riz rouge a été identifiée comme la cause probable de ces troubles graves.

Résumé reformulé :

Ce rapport de cas clinique rapporte un épisode grave de rhabdomyolyse (destruction des fibres musculaires) survenu chez un patient ayant débuté la prise d'un complément alimentaire en vente libre à base de levure de riz rouge, dont le principe actif est la monacoline K. Deux jours après le début de la supplémentation, le patient a présenté une hyperkaliémie sévère avec anomalies électrocardiographiques, une tétraparésie, un risque de syndrome des loges et une atteinte hépatique, nécessitant une prise en charge en unité de soins intensifs. Le traitement a inclus une épuration extrarénale, d'abord pour corriger l'hyperkaliémie puis pour adsorber la myoglobine via une membrane CytoSorb, associée à de fortes doses de corticoïdes. Le diagnostic de rhabdomyolyse toxique n'a été confirmé qu'après la sortie de soins intensifs, la levure de riz rouge étant identifiée comme seul facteur déclenchant plausible. Le patient a récupéré une fonction complète.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-03-24 · Kamada A, Hirose T, Hashimoto H, Konya Y, Sato F, Ishiyama K, Joh K, Yumura W, Mori T.

Résumé simplifié :

Ce rapport décrit le cas d'une femme de 51 ans ayant développé une insuffisance rénale aiguë après avoir pris un complément à base de levure de riz rouge (Beni-koji), fabriqué au Japon. Elle a présenté un syndrome de Fanconi, un trouble rénal rare avec perte anormale de glucose, de potassium et d'autres substances dans les urines. Une biopsie a montré des lésions des cellules rénales, notamment une baisse d'une protéine appelée SGLT2, impliquée dans la réabsorption du glucose. Après l'arrêt du complément, la fonction rénale et les anomalies urinaires se sont normalisées en six mois, suggérant que les lésions étaient réversibles une fois la prise interrompue.

Résumé reformulé :

Ce rapport de cas clinique présente une patiente de 51 ans ayant développé une insuffisance rénale aiguë et un syndrome de Fanconi après consommation d'un complément alimentaire à base de levure de riz rouge (comprimés Beni-koji), dans le contexte de nombreux cas similaires signalés au Japon depuis mars 2024. La patiente présentait une hypouricémie, une hypokaliémie, une hypophosphatémie et une glucosurie. La biopsie rénale a révélé une nécrose tubulaire aiguë avec perte de la bordure en brosse et fragmentation mitochondriale dans les cellules du tube proximal, ainsi qu'une diminution de l'expression de la protéine SGLT2, pouvant expliquer la glucosurie observée. Après arrêt du complément, la fonction rénale et les anomalies biologiques se sont normalisées en six mois, indiquant une possible réversibilité des lésions tubulaires. Les auteurs concluent que la néphrotoxicité associée à ce complément touche principalement les segments S1 et S2 du tube proximal.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-03-15 · Maruyama H, Sada KE, Oka M, Yanai M, Hidaka S, Kobayashi S.

Résumé simplifié :

Ce rapport décrit le cas d'une femme de 52 ans ayant développé une atteinte des reins (inflammation et syndrome de Fanconi) après avoir pris un complément de levure de riz rouge. Une biopsie a montré une inflammation légère du rein. Contrairement à d'autres cas similaires au Japon, sa fonction rénale s'est complètement rétablie après l'arrêt du complément, sans avoir besoin de traitement par corticoïdes. Le complément en cause était contaminé par une substance toxique appelée acide pubérulique, connue pour endommager les reins. Ce cas montre qu'un arrêt rapide du produit peut suffire à guérir, selon les résultats de la biopsie.

Résumé reformulé :

Cette étude de cas rapporte le développement d'une néphrite interstitielle et d'un syndrome de Fanconi chez une femme de 52 ans après la prise d'un complément alimentaire de levure de riz rouge, dans un contexte où plusieurs patients japonais ont présenté des atteintes rénales similaires (néphrite interstitielle ou nécrose tubulaire aiguë) suite à la consommation du même type de supplément, souvent sans récupération complète de la fonction rénale malgré l'arrêt et un traitement par glucocorticoïdes. Chez cette patiente, une biopsie rénale a révélé une infiltration lymphocytaire modérée, et sa fonction rénale s'est totalement rétablie après le seul arrêt du complément, sans recours aux glucocorticoïdes. Le produit incriminé était contaminé par l'acide pubérulique, une substance connue pour provoquer une nécrose tubulaire, bien que la cause précise de la néphrite interstitielle reste indéterminée. Les auteurs soulignent que les résultats de la biopsie ont permis d'orienter la décision thérapeutique en évitant un traitement corticoïde inutile.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-02-22 · Doi T, Shimizu A, Morimoto E, Morii K, Okubo A, Mizuiri S, Nishizawa Y, Masaki T.

Résumé simplifié :

Ce cas clinique décrit une femme de 72 ans dont les reins ont été gravement endommagés après la prise d'un complément de levure de riz rouge. Sa créatinine sanguine (un marqueur de la fonction rénale) a fortement augmenté, et elle a présenté une acidité anormale du sang, du sucre et du sang dans les urines. Une biopsie du rein a montré une atteinte d'une partie des tubules rénaux. L'arrêt du complément et un traitement par corticoïdes ont permis une amélioration. Ce cas rappelle que les compléments alimentaires, même naturels, peuvent provoquer des effets indésirables graves.

Résumé reformulé :

Cette observation clinique rapporte le cas d'une patiente de 72 ans ayant développé une insuffisance rénale aiguë associée à un syndrome de Fanconi après la prise d'un complément alimentaire à base de levure de riz rouge. Sa créatininémie est passée de 0,7 à 3,97 mg/dL, accompagnée d'acidose métabolique, de protéinurie, d'hématurie et de glycosurie. La biopsie rénale a révélé une atteinte des tubules proximaux, confirmée par un marquage immunohistochimique (CD10) localisant les lésions au niveau tubulaire proximal. L'arrêt du complément associé à une corticothérapie intraveineuse à forte dose a permis une amélioration clinique. Les auteurs soulignent les risques sanitaires liés à la consommation non réglementée de ce type de complément alimentaire, sans que ce cas isolé ne permette d'établir une relation de causalité généralisable.

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Niveau 4 — Série de cas3 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2024-12-11 · Matsui-Hosoya R, Sato K, Yagasaki M, Hirose H, Fukao Y, Kano T, Io H, Suzuki Y.

Résumé simplifié :

Cette étude décrit trois personnes ayant développé des problèmes rénaux, dont un syndrome de Fanconi (une atteinte des reins qui perturbe l'absorption de certaines substances), après avoir pris un complément à base de levure de riz rouge appelé Benikoji CholesteHelp. Les patients avaient pris ce complément pendant plusieurs mois à deux ans. Après l'arrêt du produit, leur fonction rénale s'est améliorée progressivement, sans traitement particulier, mais parfois de façon incomplète même plusieurs mois après l'arrêt. Cela montre que ce type de complément peut provoquer des atteintes rénales sérieuses chez certaines personnes.

Résumé reformulé :

Cette étude de cas rapporte trois patients ayant développé une insuffisance rénale aiguë, associée dans deux cas à un syndrome de Fanconi, après la prise orale prolongée d'un complément de levure de riz rouge commercialisé sous le nom de Benikoji CholesteHelp (durée de prise allant de 4 mois à environ 2 ans). Les biopsies rénales n'ont pas montré de néphrite interstitielle active. L'arrêt du complément, sans recours à un traitement immunosuppresseur, a entraîné une amélioration progressive de la fonction rénale chez les trois patients, bien que certains paramètres soient restés altérés par rapport aux valeurs initiales, même plusieurs mois après l'arrêt. Ces observations suggèrent un lien entre la consommation de ce complément spécifique et une toxicité rénale réversible, nécessitant une surveillance après l'arrêt du produit.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2024-11-19 · Iwamura N, Tsutsumi K, Yamada S, Uesugi N, Hamashoji T, Arita Y, Deguchi T, Nakano T.

Résumé simplifié :

Un homme de 74 ans, sans problème rénal connu, a développé un syndrome néphrotique 10 semaines après avoir commencé à prendre un complément de levure de riz rouge appelé Beni-Koji Choleste Help, au Japon. Les examens ont révélé une néphropathie membraneuse (une maladie rénale déjà présente avant la prise du complément) mais aussi des lésions de nécrose au niveau des petits tubes du rein, probablement liées au complément. Le patient s'est amélioré partiellement avec un traitement par cortisone. Les auteurs suggèrent que ce type de complément pourrait causer des lésions rénales discrètes, même sans symptômes visibles, et que les risques connus pourraient n'être qu'une petite partie du problème réel.

Résumé reformulé :

Ce cas clinique rapporte le cas d'un homme de 74 ans, sans antécédent de troubles urinaires, ayant développé un syndrome néphrotique dix semaines après le début de la prise d'un complément alimentaire à base de levure de riz rouge (Beni-Koji Choleste Help), au Japon. L'examen au microscope électronique a mis en évidence une néphropathie membraneuse primitive préexistante, confirmée par la positivité du récepteur PLA2R. Les analyses ont également révélé des foyers de nécrose tubulaire aiguë, sans infiltration cellulaire inexpliquée, évoquant un lien possible avec la consommation du complément à base de levure de riz rouge, selon des données antérieures. Le patient a obtenu une rémission partielle sous corticothérapie (prednisolone, 40 mg/jour). Les auteurs soulignent que cette association reste une coïncidence possible plutôt qu'une preuve de causalité directe, mais suggèrent que des lésions tubulaires rénales infracliniques pourraient survenir chez des consommateurs de levure de riz rouge, même en l'absence de symptômes ou d'anomalies biologiques évidentes, ce qui pourrait sous-estimer les risques réels liés à ce type de complément.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2024-11-13 · Abe M, Ogawa T, Magome N, Ono Y, Tojo A.

Résumé simplifié :

Cette étude de cas décrit un patient ayant développé une insuffisance rénale aiguë avec syndrome de Fanconi (une atteinte des tubules rénaux) après avoir pris des comprimés de complément alimentaire à base de levure de riz rouge. Les chercheurs ont retrouvé, dans les cellules rénales du patient et dans ses urines, de minuscules particules de silice (10-20 nanomètres) identiques à celles présentes dans les comprimés analysés. Ces nanoparticules, absorbées par l'organisme, semblent avoir causé un stress oxydatif endommageant les reins. Ce cas suggère que certains comprimés de levure de riz rouge peuvent contenir des nanoparticules de silice potentiellement toxiques pour les reins.

Résumé reformulé :

Ce rapport de cas clinique décrit un patient ayant présenté une insuffisance rénale aiguë associée à un syndrome de Fanconi après la prise de comprimés de complément alimentaire à base de levure de riz rouge. Une biopsie rénale a révélé une nécrose tubulaire proximale et une vacuolisation contenant des granules noirs de 10 à 20 nanomètres. Grâce à une microscopie électronique à balayage couplée à une analyse élémentaire, ces granules se sont révélés identiques, en composition, à des nanoparticules de silice retrouvées à la fois dans les comprimés analysés et dans les échantillons urinaires du patient. Les auteurs émettent l'hypothèse que ces nanoparticules de silice, réabsorbées au niveau rénal, induiraient un stress oxydatif à l'origine de la nécrose tubulaire observée. Cette étude, limitée à un seul patient, illustre l'intérêt de l'analyse élémentaire pour identifier une cause toxique possible dans les atteintes tubulaires rénales liées à certains compléments alimentaires.

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Niveau 4 — Série de cas3 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2024-10-16 · Chikasue A, Taguchi K, Iwatani R, Kimura K, Okuda S, Uesugi N, Fukami K.

Résumé simplifié :

Au Japon, un complément alimentaire à base de levure de riz rouge, vendu pour faire baisser le cholestérol, a provoqué une crise sanitaire avec de nombreux cas de problèmes rénaux graves, voire des décès. Cet article décrit 3 patients ayant pris ce produit pendant 2 semaines à 7 mois, qui ont développé une insuffisance rénale aiguë accompagnée d'un syndrome de Fanconi (une atteinte des tubules rénaux). Les biopsies rénales ont montré des lésions importantes des cellules des reins. Après l'arrêt du complément et un traitement par corticoïdes, la fonction rénale s'est améliorée. Les auteurs appellent à surveiller les personnes ayant consommé ce produit.

Résumé reformulé :

Cette étude rapporte 3 cas cliniques d'insuffisance rénale aiguë associée à la consommation d'un complément alimentaire japonais à base de levure de riz rouge, « Beni Koji Choleste Help », commercialisé pour ses effets hypocholestérolémiants. Ce produit a été impliqué dans une crise sanitaire au Japon, avec 76 décès possiblement liés et 492 hospitalisations signalées. Les trois patients décrits, ayant consommé le complément pendant une durée allant de 2 semaines à 7 mois, ont développé une acidose tubulaire rénale et un syndrome de Fanconi. Les biopsies rénales ont révélé des lésions tubulaires diffuses, une perte de la bordure en brosse, des dépôts intraluminaux et une infiltration interstitielle, confirmées par microscopie électronique. L'arrêt du complément associé à une corticothérapie (prednisolone) a permis une amélioration de la fonction rénale et du syndrome de Fanconi. Les auteurs soulignent la nécessité d'un suivi à long terme pour prévenir une évolution vers une maladie rénale chronique chez les consommateurs de ce produit.

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Niveau 4 — Série de cas2 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2024-09-27 · Koshida T, Fukuhara K, Abe K, Kato A, Fukuda H, Takahara H, Tomita S, Suzuki Y, Suzuki H.

Résumé simplifié :

Ce rapport décrit deux cas de problèmes rénaux survenus après la prise de compléments à base de levure de riz rouge, un produit utilisé pour réduire le cholestérol. Un homme de 42 ans en bonne santé rénale a développé une atteinte des reins après avoir pris ce complément. Une femme de 83 ans, déjà atteinte d'une maladie rénale liée au diabète, a vu sa fonction rénale s'aggraver après en avoir consommé. Ces cas suggèrent que la levure de riz rouge pourrait, dans certaines situations, endommager les reins, en particulier chez les personnes fragiles.

Résumé reformulé :

Cette publication japonaise rapporte deux cas cliniques d'atteinte rénale aiguë survenue après la prise de compléments alimentaires à base de levure de riz rouge, un produit couramment utilisé pour abaisser le cholestérol sanguin. Le premier cas concerne un homme de 42 ans sans antécédent de maladie rénale, ayant développé une dysfonction rénale avec atteinte tubulaire proximale après supplémentation. Le second concerne une femme de 83 ans souffrant déjà d'une néphropathie diabétique avancée, chez qui une détérioration supplémentaire de la fonction rénale a été observée après la prise du même type de produit. Les auteurs soulignent une recrudescence de ce type de signalements au Japon et suggèrent un lien de causalité probable entre la consommation de ces compléments et les atteintes rénales observées, sans toutefois établir de preuve formelle via un essai contrôlé.

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Niveau 4 — Cas clinique2 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2024-09-19 · Uchiyama K, Otani M, Chigusa N, Sugita K, Matsuoka R, Hosoya K, Komuta M, Ito J, Washida N.

Résumé simplifié :

Ce rapport décrit deux personnes ayant développé de graves problèmes rénaux après avoir pris un complément à base de levure de riz rouge appelé Beni-kōji CholesteHelp. La première, une femme sans problème rénal au départ, a vu sa fonction rénale chuter fortement après 6 mois de consommation, avec une maladie rare des reins appelée syndrome de Fanconi. Le second, un homme diabétique, a eu une insuffisance rénale si sévère qu'il a dû être mis sous dialyse pendant plus de deux semaines. Dans les deux cas, l'arrêt du complément a permis une récupération de la fonction rénale. Les biopsies ont montré des lésions des tubules rénaux.

Résumé reformulé :

Ce rapport de cas présente deux patients ayant développé une atteinte rénale toxique après la prise orale du complément alimentaire Beni-kōji CholesteHelp, à base de levure de riz rouge. La première patiente, dont la fonction rénale était normale initialement, a présenté une hypertension puis une chute du débit de filtration glomérulaire estimé (eGFR) à 22,5 mL/min/1,73 m² après 6 mois de prise, avec un syndrome de Fanconi confirmé par biopsie montrant une dégénérescence tubulaire ; l'arrêt du produit a permis une guérison complète en 35 jours. Le second patient, diabétique, a développé une insuffisance rénale sévère (eGFR à 3,5 mL/min/1,73 m²) après 4 mois de prise, nécessitant une hémodialyse prolongée, avec une biopsie révélant des lésions tubulaires similaires associées à une néphropathie diabétique préexistante. Dans les deux cas, l'arrêt du complément a entraîné une récupération rénale. Ces observations suggèrent une toxicité tubulaire associée à ce produit, dont le mécanisme précis reste à élucider.

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Niveau 4 — Cas clinique2 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2024-09-01 · Yoshikawa Y, Anzai H, Odajima K, Asakawa S, Arai S, Yamazaki O, Tamura Y, Ohashi R, Shibata S, Fujigaki Y.

Résumé simplifié :

Cette étude décrit deux hommes d'âge moyen ayant développé de graves problèmes rénaux (syndrome de Fanconi et atteinte des tubules rénaux) après avoir pris pendant plusieurs mois ou années un complément alimentaire à base de levure de riz rouge, soupçonné d'être contaminé par une substance toxique pour les reins. Le premier patient, après 1 an puis 3 semaines d'un produit suspect, a presque totalement récupéré 40 jours après l'arrêt. Le second, après 4 ans de consommation, a gardé une légère insuffisance rénale malgré l'arrêt 70 jours avant. Ces cas suggèrent qu'une contamination du produit peut endommager les reins, et qu'une prise prolongée augmente le risque de lésions durables.

Résumé reformulé :

Ce rapport présente deux cas cliniques d'hommes d'âge moyen ayant développé un syndrome de Fanconi associé à une insuffisance rénale après consommation de compléments alimentaires fonctionnels contenant de la levure de riz rouge, potentiellement contaminés par une substance néphrotoxique. Le premier patient, après un an de prise d'un produit puis trois semaines d'un second suspect, présentait à la biopsie une nécrose tubulaire aiguë sévère avec régénération cellulaire ; il a récupéré presque complètement 40 jours après l'arrêt. Le second, consommateur pendant quatre ans, montrait à la biopsie une régénération tubulaire partielle mais une fibrose interstitielle persistante, avec une légère dysfonction rénale résiduelle malgré 70 jours sans prise du produit. Ces observations suggèrent qu'une contamination de certains compléments à base de levure de riz rouge pourrait provoquer une nécrose tubulaire aiguë réversible à court terme, mais potentiellement irréversible et évoluant vers une maladie rénale chronique en cas d'usage prolongé, d'où l'importance d'un suivi médical à long terme.

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Afficher aussi les 11 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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