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Chirurgie et soins intensifs

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Nutrition

Les sujets les plus étudiés

Aliments, régimes et compléments qui comptent le plus d'études sur ce problème de santé. La barre montre la part de chaque niveau de preuve, du plus solide (vert foncé) au plus faible (gris).

Études scientifiques (121)

Carte des preuves

121études
  • Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 10 (8 %)
  • Niveau 2 · essais randomisés : 45 (37 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 34 (28 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 17 (14 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 15 (12 %)

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

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Toutes (121)Niveau 1 : 10Niveau 2 : 45Niveau 3 : 34Niveau 4 : 17Niveau 5 : 15

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective481 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-31 · van Wesemael AJ, de Kroon RR, van Eijk LMHE, Frerichs NM, Vermeulen MJ, van den Akker CHP, Raets MMA, Hulzebos CV, de Boode WP, van Kaam AH, de Meij TGJ, Niemarkt HJ.

Résumé simplifié :

Cette étude néerlandaise a comparé des bébés nés très prématurément (avant 28 semaines) avant et après l'introduction d'un complément de probiotiques (trois souches de bactéries) donné systématiquement en soins intensifs néonatals. Après l'introduction de ce probiotique, les bébés avaient deux fois moins de risque de développer une entérocolite nécrosante (grave inflammation de l'intestin), atteignaient plus vite une alimentation complète par la bouche, et grossissaient un peu plus vite. Un seul bébé sur 269 a eu une infection liée au probiotique. Les chercheurs concluent que ces probiotiques semblent bénéfiques et sûrs pour ces bébés très fragiles.

Résumé reformulé :

Cette étude multicentrique néerlandaise (6 unités de soins intensifs néonatals, 2018-2023) a comparé deux cohortes de 481 grands prématurés (âge gestationnel < 28 semaines) : avant (n=212) et après (n=269) l'introduction systématique d'un complément probiotique à trois souches (Bifidobacterium infantis, Bifidobacterium lactis, Streptococcus thermophilus), administré par voie orale. Après l'implémentation, le risque ajusté d'entérocolite nécrosante était réduit (OR=0,49 ; p=0,049), tandis que le risque de sepsis tardif et de mortalité n'étaient pas significativement modifiés. Le délai pour atteindre une alimentation entérale complète a diminué de 2 jours, et la vitesse de croissance a augmenté de 1,8 g/kg/jour. Un seul cas (0,4%) de sepsis potentiellement lié au probiotique a été rapporté. Étant une étude observationnelle pré-post (sans randomisation), elle suggère une association favorable plutôt qu'une preuve de causalité directe, mais elle appuie la poursuite de l'usage des probiotiques chez cette population vulnérable.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlééquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-10-28 · Capitanio U, Basile G, Barrasso C, Derevianko A, Musso G, Cei F, Disabato N, Re C, Belladelli F, Piccolo C, Rosiello G, Canibus D, Trevisani F, Larcher A, Salonia A, Bettiga A, Ratti MM, Montorsi F.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé, chez des personnes habituées à boire du vin et opérées en urologie, si continuer à boire un peu de vin rouge après l'opération (150 mL au déjeuner et au dîner, pendant 30 jours) améliorait leur bien-être par rapport à l'arrêt complet de l'alcool. Les chercheurs ont mesuré la santé mentale, les complications après l'opération, la durée d'hospitalisation et divers marqueurs sanguins. Résultat : boire du vin rouge de façon contrôlée n'a pas amélioré la qualité de vie mentale par rapport à l'abstinence, et n'a pas non plus changé significativement le risque de complications ou les résultats sanguins. Les auteurs précisent que cette étude ne doit pas être interprétée comme un encouragement à consommer de l'alcool.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé contrôlé a comparé, chez des buveurs habituels de vin programmés pour une chirurgie urologique, deux stratégies postopératoires : l'abstinence totale d'alcool versus une consommation standardisée de vin rouge (150 mL à 13 % à midi et au dîner) du premier au trentième jour après l'opération. Le critère principal était l'évolution de l'indice de santé mentale du questionnaire SF-36 entre le début de l'étude et 30 jours. La différence observée entre les deux groupes (1,3 point) n'était pas statistiquement significative. Les complications postopératoires globales (16,1 % contre 9,8 %), la durée d'hospitalisation et les réadmissions à 30 jours (8,1 % contre 0 %, à la limite de la significativité) n'ont pas non plus différé de façon significative entre les groupes, de même que les paramètres sanguins et les marqueurs de stress oxydatif. Les auteurs concluent que, chez des buveurs habituels majoritairement masculins et âgés, la reprise contrôlée du vin rouge après chirurgie n'apporte pas de bénéfice démontré sur la qualité de vie par rapport à l'abstinence, et que ces résultats ne justifient en aucun cas de promouvoir la consommation d'alcool.

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Niveau 2 — Revue systématique d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : résultats non consistants entre études, pas de supériorité claire démontrée

Europe PMC · 2026-10-25 · Liu J, Zhou W, Zeng F, Bi X.

Résumé simplifié :

Cette revue scientifique a rassemblé plusieurs études menées chez des patients ayant subi une opération, pour voir si la curcumine (le composé actif du curcuma) pouvait aider à réduire la douleur après une chirurgie. Certains essais ont montré une légère baisse de la douleur et du besoin de médicaments antidouleur, mais les résultats ne sont pas constants d'une étude à l'autre. Aucun effet secondaire grave lié à la curcumine n'a été signalé, mais les données sur sa sécurité restent incomplètes. Les chercheurs concluent que la curcumine pourrait être une piste intéressante, mais qu'il est encore trop tôt pour la recommander officiellement dans les soins après une opération.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique a analysé les essais cliniques randomisés évaluant l'efficacité de la curcumine dans la gestion de la douleur postopératoire, en s'appuyant sur les bases de données Cochrane Library, Embase, PubMed et Web of Science. Si certains essais rapportent une réduction des scores de douleur et du recours aux antalgiques de secours chez les patients traités à la curcumine, l'ensemble des résultats ne permet pas de conclure à une supériorité constante par rapport aux groupes contrôles. Concernant la tolérance, aucun effet indésirable grave lié à la curcumine n'a été rapporté parmi les essais ayant documenté ce point, mais le signalement des données de sécurité reste incomplet dans la majorité des études incluses, ce qui limite les conclusions possibles. L'évaluation du risque de biais a classé la plupart des essais comme à faible risque, à l'exception d'un seul jugé à haut risque. Les auteurs estiment que la curcumine pourrait représenter une nouvelle option complémentaire pour soulager la douleur postopératoire, mais que les preuves actuelles, encore préliminaires et limitées, ne justifient pas son intégration dans les recommandations cliniques. Des essais supplémentaires sont nécessaires pour confirmer son efficacité réelle.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective40 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-24 · Fischer-Hammerschmied A, Tardif N, Mandić M, Gustafsson T, Apro W, Helleberg J, Amouzandeh M, Grip J, Seldén D, Rooyackers O, Sundström Rehal M.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé des personnes ayant séjourné en soins intensifs (avec perte musculaire et faiblesse) à des personnes en bonne santé du même âge. Tous ont fait un exercice de musculation des jambes puis ingéré 24 g de protéines. Les chercheurs ont mesuré la fabrication de nouvelles protéines musculaires avant et après. Chez les anciens patients, cette fabrication augmentait moins fortement après l'effort et les protéines, mais partait d'un niveau de base plus élevé. Au final, après l'exercice et les protéines, les niveaux de synthèse musculaire étaient similaires dans les deux groupes, ce qui suggère que les muscles restent capables de répondre à ce type de stimulation.

Résumé reformulé :

Cet essai a inclus 20 survivants de soins intensifs (3 à 6 mois après leur sortie) et 20 témoins appariés en âge et sexe, sans antécédent de maladie grave. Chaque participant a réalisé un exercice de résistance (extension de jambe) associé à l'ingestion de 24 g de protéines hydrolysées, avec des biopsies musculaires avant et après l'intervention pour mesurer la synthèse protéique musculaire via un traceur isotopique. Les survivants présentaient une masse et une force musculaires réduites par rapport aux témoins. Leur synthèse protéique de base était plus élevée, mais son augmentation après exercice et apport protéique était moindre que chez les témoins ; au final, les niveaux post-intervention étaient comparables entre groupes. L'autophagie était moins active au départ chez les survivants, tandis que l'intervention stimulait la signalisation anabolique dans les deux groupes. Ces résultats apportent un premier argument mécanistique en faveur de programmes de réhabilitation combinant exercice et nutrition protéique pour favoriser la récupération musculaire après une maladie grave.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé72 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-10-23 · Basu AK, Kumar T, Aafreen S, Lakra L, Priye S.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si boire une boisson sucrée (50g de glucides) deux heures avant une opération par laparoscopie pouvait aider à mieux récupérer après la chirurgie. 72 patients ont été répartis en deux groupes : l'un buvait cette boisson, l'autre de l'eau. Les résultats montrent que les patients ayant bu la boisson sucrée avaient moins besoin de médicaments contre la douleur, moins de nausées et vomissements après l'opération, et se levaient plus facilement. Leur taux de sucre dans le sang est resté stable, sans complication. Cette pratique semble donc sûre et bénéfique pour améliorer le confort après une opération.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé a comparé deux groupes de 36 patients opérés par laparoscopie : l'un recevant une boisson glucidique (50g dans 300ml) deux heures avant l'intervention, l'autre de l'eau simple. La motilité gastrique postopératoire, évaluée par échographie, était meilleure chez les patients ayant reçu la boisson glucidique mais sans différence significative. En revanche, le besoin de recourir à une analgésie de secours était significativement moindre dans ce groupe (9 patients contre 19, p<0,05), de même que les nausées et vomissements postopératoires à 48h (p=0,04). La reprise de la marche était également améliorée, et la glycémie est restée stable dans les deux groupes sans complication. Ces résultats suggèrent que la charge glucidique préopératoire pourrait être une pratique sûre et bénéfique pour la récupération chirurgicale chez les patients non diabétiques.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé36 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-10-22 · Sideris A, Chan W, Liu J, Della Valle AG, Baaklini L, Rodriguez J, Kirksey M, Chalmers B, Mayman D, Soffin E, Maalouf D, Long WJ, Haas S, Illescas A, Boettner F, Alexiades M, Saleh J, Hartman T, Waldman S, Sculco P, Jules-Elysee KM.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé le CBD pris par voie orale chez 36 patients opérés des deux genoux en même temps. Les patients recevaient soit un placebo, soit 400mg, soit 800mg de CBD autour de l'opération. Le but était de voir si le CBD réduisait le besoin en antidouleurs opioïdes après la chirurgie. Avec 400mg, les patients ont utilisé un peu moins d'opioïdes et ont eu moins mal, mais ont pris plus d'anti-inflammatoires. Avec 800mg, aucun bénéfice n'a été observé, et il y a eu plus d'effets secondaires, dont plus d'anxiété et de dépression. Le sommeil semblait s'améliorer dans les deux groupes CBD. D'autres études plus grandes sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

Résumé reformulé :

Cet essai pilote randomisé en triple insu a évalué l'effet d'une solution orale de CBD chez 36 patients opérés d'une prothèse totale de genou bilatérale, répartis en trois groupes (placebo, 400mg ou 800mg, quatre doses en période périopératoire). Le critère principal, la consommation d'opioïdes sur 72h, ne différait pas significativement entre les groupes selon le test de Dunnett, mais une analyse post-hoc a montré une réduction significative avec 400mg par rapport au placebo (144 vs 209 MME, p=0,04). Le groupe 400mg présentait aussi des scores de douleur plus bas et moins de recours aux antidouleurs de secours, mais une utilisation accrue d'AINS. Le groupe 800mg n'a montré aucun effet d'épargne opioïde et a connu davantage d'effets indésirables. Les groupes CBD ont rapporté une amélioration subjective du sommeil, mais des scores d'anxiété et de dépression plus élevés, surtout à 800mg. Les taux d'IL-6 étaient plus élevés dans les groupes CBD. Les auteurs concluent à un signal thérapeutique potentiel à dose modérée, nécessitant confirmation par des essais plus larges.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective1 524 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-20 · Thiedemann C, Gorovoi S, Huber L, Popp D, Galler M, Schmitz P, Alt V, Ernstberger A.

Résumé simplifié :

Cette étude a analysé plus de 1500 patients gravement blessés admis aux urgences d'un hôpital allemand. Environ 28% d'entre eux avaient de l'alcool dans le sang. Ces patients étaient plus jeunes, plus souvent des hommes, et avaient plus fréquemment des traumatismes crâniens sévères. Ils étaient aussi plus souvent victimes d'agressions ou de chutes. Bien qu'ils soient plus souvent admis en soins intensifs, cela s'explique surtout par la gravité de leurs blessures crâniennes, et non par l'alcool en lui-même. Après ajustement, l'alcool n'était pas directement lié à un risque de décès plus élevé ni à une durée de séjour plus longue en soins intensifs.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte rétrospective, menée dans un centre de traumatologie allemand entre 2015 et 2023, a comparé 431 patients polytraumatisés alcoolisés (taux d'éthanol sérique détectable) à 1093 patients sobres. Les patients alcoolisés étaient plus jeunes, majoritairement masculins, avaient un score de Glasgow prémorbide plus bas, et étaient surreprésentés parmi les victimes d'agressions, les piétons et les chutes de faible hauteur. Bien que le score de gravité des blessures (ISS) ne différait pas entre les groupes, les traumatismes crâniens sévères étaient plus fréquents chez les patients alcoolisés, avec une relation dose-dépendante selon la concentration d'alcool. Après ajustement multivarié pour l'âge, le sexe, la gravité des blessures et l'état de santé préexistant, l'alcool n'était pas associé de façon indépendante à la mortalité (OR ajusté 0,91) ni à une admission en soins intensifs plus fréquente (OR ajusté 1,40, non significatif). Les auteurs concluent que l'association apparente entre alcool et recours aux soins intensifs s'explique principalement par le profil lésionnel spécifique, notamment la fréquence accrue de traumatismes crâniens graves, plutôt que par un effet direct de l'alcool sur le pronostic.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé130 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-10-19 · Sri Hira MP, Gobbur RH, Gidaganti S.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé l'effet de la vitamine C chez 130 bébés prématurés nés avant 37 semaines et pesant moins de 2,5 kg. La moitié a reçu un complément de vitamine C (40 mg par kg de poids et par jour) jusqu'à leur sortie de l'hôpital, l'autre moitié non. Les chercheurs ont mesuré le taux de vitamine C dans le sang et un marqueur de stress oxydatif appelé MDA. Chez les bébés supplémentés, le taux de vitamine C a augmenté et le marqueur de stress oxydatif a fortement diminué, contrairement au groupe non supplémenté. Ces résultats suggèrent que donner de la vitamine C aux prématurés pourrait aider à réduire le stress oxydatif, néfaste pour leur santé.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé en ouvert, mené dans une unité de soins intensifs néonatals en Inde, a inclus 130 nouveau-nés prématurés (moins de 37 semaines, poids inférieur à 2,5 kg), répartis également entre un groupe recevant une supplémentation orale en acide ascorbique (vitamine C) à 40 mg/kg/jour jusqu'à la sortie, et un groupe témoin sans supplémentation. Les taux sanguins de vitamine C et de malondialdéhyde (MDA), marqueur du stress oxydatif, ont été mesurés à J2 de vie puis à la sortie. Dans le groupe supplémenté, le taux de vitamine C a augmenté significativement (+1,22 mg/dL) tandis qu'il diminuait dans le groupe témoin (-0,98 mg/dL). Parallèlement, le MDA a diminué plus fortement dans le groupe traité (-4,34 μmol/L) que chez les témoins (-1,55 μmol/L), avec une corrélation positive entre hausse de la vitamine C et baisse du MDA. Les auteurs concluent que cette supplémentation, peu coûteuse et sûre, pourrait constituer un complément utile aux soins néonatals standards pour limiter le stress oxydatif chez les prématurés.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé60 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-10-15 · Ugalde B, Juez LD, Ruiz-Torres I, Perea-Fuentes I, Martos S, DeVicente I, Melero D, Blázquez J, Botella-Carretero JI.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé deux types de compléments alimentaires donnés avant une opération du cancer colorectal : des compléments « immunonutrition » (enrichis en nutriments censés renforcer l'immunité) et des compléments nutritionnels classiques. Soixante patients ont été répartis au hasard entre les deux groupes. Les chercheurs ont mesuré les complications après l'opération et la perte de muscle grâce à des scanners. Résultat : les complications étaient similaires dans les deux groupes. Cependant, les patients ayant pris les compléments immunonutritionnels ont mieux conservé leur force de préhension et leur masse musculaire que ceux ayant pris les compléments classiques, qui ont perdu plus de muscle.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique randomisé a comparé, chez 60 patients opérés d'un cancer colorectal, l'efficacité de compléments nutritionnels oraux standards versus des compléments d'immunonutrition utilisés en préhabilitation. Les complications postopératoires, évaluées selon la classification de Clavien-Dindo et l'indice de complication globale, étaient comparables entre les deux groupes (40% vs 50% de morbidité globale, sans différence significative). En revanche, l'analyse de la composition corporelle par scanner a révélé que le groupe sous compléments standards présentait une diminution significative de la masse musculaire squelettique, de la surface du psoas et de la force de préhension, tandis que ces paramètres restaient globalement stables dans le groupe immunonutrition. Ces résultats exploratoires suggèrent que l'immunonutrition pourrait limiter la fonte musculaire périopératoire sans toutefois réduire le risque de complications chirurgicales par rapport aux compléments nutritionnels classiques.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective45 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-13 · Tomika A, Finnell C, Yann R, Bui PT.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 45 patients diabétiques de type 2 hospitalisés en soins intensifs et traités par insuline. Les chercheurs ont comparé leurs besoins en insuline avant et après la prise d'un complément de picolinate de chrome. Résultat : la dose quotidienne d'insuline a nettement diminué après la supplémentation, passant en médiane de 76 à 40 unités par jour, sans que le contrôle de la glycémie ne se dégrade et sans épisode d'hypoglycémie. Ces résultats sont encourageants mais restent préliminaires, car l'étude est rétrospective, menée dans un seul hôpital, sans groupe de comparaison indépendant.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective mono-centrique, de type avant-après, a inclus 45 patients adultes en soins intensifs atteints de diabète de type 2 (ou HbA1c ≥6,5%), traités par insuline et ayant reçu au moins quatre doses consécutives de picolinate de chrome entre juillet 2022 et janvier 2023. Chaque patient servait de son propre témoin, avec comparaison des 24h avant et après l'introduction du chrome. La dose quotidienne totale d'insuline a diminué de façon significative (médiane : -23,0 U/j; IC95% -33,25 à -14,25), sans détérioration du contrôle glycémique (proportion de glycémies dans la cible 140-180 mg/dL inchangée) ni hypoglycémie observée après l'intervention. Deux cas d'insuffisance rénale aiguë ont été relevés. Les auteurs soulignent les limites importantes de ce devis (absence de groupe contrôle concomitant, nature rétrospective) et appellent à des essais prospectifs contrôlés pour confirmer ces résultats exploratoires.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective681 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-12 · Chen S, Jiang Y, Li H, Li C, Li L, Li J, Cao W.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 681 patients opérés d'un cancer colorectal pour voir si boire du thé avant l'opération influençait le risque de complication intestinale appelée « iléus postopératoire » (un ralentissement temporaire du transit). Les chercheurs ont comparé des personnes buvant au moins une tasse de thé par jour à celles qui n'en buvaient pas, en équilibrant les autres caractéristiques des patients. Résultat : les buveurs de thé avaient presque deux fois moins de risque de développer cette complication après la chirurgie. L'effet semblait plus marqué chez les hommes, les personnes de 70 ans ou moins, et celles opérées par chirurgie ouverte. Cela suggère que le thé pourrait aider à mieux récupérer après une opération intestinale, mais il s'agit d'une observation, pas d'une preuve de cause à effet.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective avec appariement par score de propension a examiné si la consommation habituelle de thé avant une chirurgie colorectale pour cancer était associée à un risque réduit d'iléus postopératoire (ralentissement du transit intestinal après l'opération). Parmi 681 patients, 191 buveurs de thé (au moins une tasse par jour) ont été comparés à 490 non-buveurs, puis appariés un à un selon leurs caractéristiques initiales. Après appariement, l'incidence d'iléus postopératoire grave était significativement plus faible chez les buveurs de thé (8,9 % contre 15,7 %). Les analyses statistiques multivariées ont confirmé que la consommation de thé restait un facteur protecteur indépendant (odds ratio ajusté : 0,52 ; hazard ratio : 0,54). Cette protection semblait plus marquée chez les hommes, les patients de 70 ans ou moins et ceux opérés par voie ouverte. Les auteurs suggèrent que le thé pourrait être intégré dans des protocoles de préparation avant chirurgie, tout en rappelant que la nature observationnelle de l'étude ne permet pas d'établir un lien de causalité direct.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective676 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-07 · Doucette SM, Jain SK, Amin H, Benlamri A, Hussain M, Tang S, Bhandari V, Lodha A.

Résumé simplifié :

Cette étude a observé des bébés nés très prématurément (avant 29 semaines de grossesse) pour voir si donner de l'arginine, un acide aminé, pendant les 28 premiers jours de vie pouvait aider leurs poumons à mieux se développer. Les chercheurs ont comparé deux groupes de bébés : ceux nés avant l'introduction de ce complément et ceux nés après. Résultat : les bébés ayant reçu de l'arginine avaient moins souvent une maladie pulmonaire chronique appelée dysplasie bronchopulmonaire, et moins de risque de décès ou de cette maladie combinés. Cependant, l'arginine n'a pas réduit les formes les plus sévères de cette maladie pulmonaire.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte rétrospective a évalué 676 grands prématurés (moins de 29 semaines de gestation), en comparant une période avant et après l'introduction systématique d'une supplémentation en arginine durant les 28 premiers jours de vie. L'objectif était d'étudier son association avec la dysplasie bronchopulmonaire (DBP) et la mortalité. L'incidence globale de DBP est passée de 85 % à 73 % après l'introduction de l'arginine. Après ajustement, le risque de DBP (toutes sévérités confondues) était réduit de moitié (OR ajusté 0,50), de même que le critère combiné DBP ou décès (OR ajusté 0,51). En revanche, aucune association significative n'a été observée pour les formes sévères de DBP (OR ajusté 0,94). Ces résultats observationnels suggèrent une association favorable, sans toutefois établir une causalité certaine, un essai contrôlé randomisé étant nécessaire pour la confirmer.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective22 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-06 · Ferragina F, Ferro Y, Barca I, Sottile AR, Pujia R, Arrotta A, Montalcini T, Cristofaro MG.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 22 patients opérés d'un cancer de la bouche qui ont reçu une alimentation spéciale enrichie en nutriments renforçant l'immunité, avant et après l'opération. Les chercheurs ont mesuré leur poids, leur masse musculaire et leur force à plusieurs moments. Résultat : les patients ont perdu un peu de poids juste après l'opération, mais en ont récupéré une partie en un mois. Leur masse musculaire et leur force sont restées stables. Les complications étaient peu fréquentes et sans gravité. Cela suggère que ce type d'alimentation pourrait aider à mieux récupérer après ce type de chirurgie lourde.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective monocentrique a inclus 22 patients opérés d'un carcinome épidermoïde oral entre 2022 et 2024, tous bénéficiant d'un protocole d'immunonutrition périopératoire (orale ou par sonde nasogastrique) à quatre moments clés du parcours de soins. Les auteurs ont évalué l'évolution du poids, de la force musculaire (préhension), de la composition corporelle (impédancemétrie) et des complications postopératoires. Les patients ont perdu en moyenne 2,1 kg durant l'hospitalisation initiale, puis récupéré partiellement 1,2 kg à 30 jours (différence significative). L'angle de phase et la force musculaire sont restés stables, suggérant une préservation de l'intégrité cellulaire et fonctionnelle. Des déhiscences de plaie sont survenues chez 38% des patients, sans conséquence grave. La durée moyenne d'hospitalisation était de 13,8 jours. Ces résultats, bien qu'issus d'une petite cohorte sans groupe témoin, suggèrent un profil de récupération favorable associé à ce protocole nutritionnel.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : hétérogénéité très élevée (I²=95,2%) non expliquée pour le critère durée de séjour sous glutamine

Europe PMC · 2026-10-06 · Kratzer SM, Stumpfe MC, Kalaskar DM, Butler P, Dash S.

Résumé simplifié :

Cette revue scientifique a rassemblé 9 études chez des adultes grands brûlés pour évaluer l'intérêt de la glutamine donnée par voie entérale (sonde digestive) en complément nutritionnel. Résultat : la glutamine seule ne réduit ni les infections, ni la durée d'hospitalisation de façon significative, un résultat largement influencé par un grand essai (RE-ENERGIZE) qui pesait près de la moitié de l'analyse. L'étude a aussi testé la vitamine C à haute dose en intraveineuse, qui s'est révélée dangereuse (plus de décès), et un régime riche en glucides qui semblait prometteur mais nécessite plus de preuves. Conclusion pour la glutamine : son utilisation systématique n'est pas justifiée par les données actuelles.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse a analysé 9 études (5 essais randomisés, 4 études de cohorte) menées chez des adultes souffrant de brûlures sévères (plus de 15% de surface corporelle), afin d'évaluer l'efficacité de la glutamine administrée par voie entérale en tant que complément nutritionnel, parmi d'autres stratégies (vitamine C intraveineuse, ratios de macronutriments). Concernant la glutamine, les résultats ne montrent pas de réduction significative des infections (OR 0,809 ; IC95% 0,572-1,145) ni de la durée d'hospitalisation, cette dernière analyse étant toutefois marquée par une forte hétérogénéité statistique (I²=95,2%) et dominée par un seul grand essai (RE-ENERGIZE, 48,6% du poids). Les auteurs concluent que la supplémentation systématique en glutamine entérale, utilisée seule, ne réduit ni la mortalité ni les complications infectieuses chez les grands brûlés, et que l'intérêt d'associations avec d'autres nutriments reste à démontrer par de futurs essais cliniques.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective80 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-05 · Zhao P, Wang Q, Wei F, Zheng G, Su S.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi des enfants opérés de la maladie de Hirschsprung (une maladie intestinale congénitale). Certains ont reçu après l'opération des probiotiques associés à de la glutamine en plus des soins habituels, d'autres non. Les enfants ayant reçu ce complément ont récupéré plus vite leur fonction intestinale, sont sortis plus tôt de l'hôpital, ont eu moins de complications intestinales (entérocolite) et présentaient de meilleurs marqueurs nutritionnels et immunitaires trois mois après l'opération. Mais comme l'étude n'est pas randomisée, elle montre une association et non une preuve certaine que le complément est responsable de ces bénéfices.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte rétrospective, avec appariement par score de propension, a comparé des enfants opérés de la maladie de Hirschsprung recevant en postopératoire des probiotiques associés à de la glutamine (n=40 après appariement) à des enfants recevant seulement les soins conventionnels (n=40). Le groupe supplémenté a présenté une récupération plus rapide du transit (bruits intestinaux, première selle), une durée d'hospitalisation réduite, une incidence moindre d'entérocolite associée à Hirschsprung à 6 mois (10% vs 32,5%), ainsi qu'une amélioration plus marquée des marqueurs nutritionnels (albumine, préalbumine, transferrine), immunitaires (CD4, ratio CD4/CD8) et inflammatoires (hausse d'IL-10, baisse d'IL-6) à 3 mois. Les auteurs soulignent que, s'agissant d'une étude observationnelle non randomisée, ces résultats reflètent des associations et non une relation de cause à effet démontrée, nécessitant confirmation par des essais randomisés prospectifs.

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Niveau 3 — Revue systématique d'études observationnelleséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-01 · Carmona-Zamora MT, Garibaldi R, Fiore PI, Soares S, Seidel A.

Résumé simplifié :

Cette revue scientifique a analysé 4 études portant sur des patients ayant subi une fracture ou une chirurgie du pied ou de la cheville. Elle cherchait à savoir si prendre de la vitamine C par voie orale pouvait aider à prévenir une complication douloureuse appelée syndrome douloureux régional complexe (SDRC). Les résultats montrent que les patients ayant pris de la vitamine C présentaient moins souvent cette complication (entre 1,3% et 4,9% des cas) que ceux n'en ayant pas pris (entre 9,6% et 21,7% des cas). D'autres facteurs comme des antécédents de SDRC, un plâtre prolongé ou l'abus d'alcool augmentaient le risque.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique, menée selon les critères PRISMA, a inclus 4 études évaluant l'effet d'une supplémentation orale en vitamine C sur la prévention du syndrome douloureux régional complexe de type I (SDRC-I) après fractures ou interventions chirurgicales du pied et de la cheville. Dans tous les cas, la prise de vitamine C était associée à une incidence plus faible de SDRC-I (1,28% à 4,9%) comparée aux groupes témoins (9,6% à 21,7%). Deux études ayant réalisé des analyses multivariées ont identifié la vitamine C comme un facteur protecteur indépendant. D'autres facteurs de risque indépendants ont été relevés, comme des antécédents de SDRC-I, l'immobilisation par plâtre et l'abus d'alcool, tandis que le sexe féminin, le tabagisme, le diabète et les facteurs psychologiques ne semblaient pas associés de façon indépendante. Les auteurs soulignent toutefois la nécessité d'études supplémentaires spécifiquement menées chez des patients orthopédiques du pied et de la cheville pour confirmer ces résultats.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : hétérogénéité élevée observée sur plusieurs critères de jugement, notamment le GCS

Europe PMC · 2026-10-01 · Khan ZA, Chowdhury Z, Modi R, Sumsuzzman DM, Ju LS, Labala RK, Gravenstein N, Martynyuk AE.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de plusieurs recherches scientifiques sur le lien entre traumatisme crânien et bactéries intestinales. Elle montre qu'après un traumatisme crânien, la composition du microbiote intestinal change, avec moins de certaines bonnes bactéries. Les chercheurs ont aussi analysé l'effet de la prise de probiotiques (compléments) chez des patients ayant subi un traumatisme crânien. Résultat : les probiotiques semblent améliorer l'état de conscience et la récupération fonctionnelle, et réduire l'inflammation dans le corps. Cependant, les résultats varient beaucoup selon les études, donc des recherches plus solides et standardisées sont encore nécessaires pour confirmer ces bénéfices.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse explore le lien entre traumatisme crânien (TBI) et axe intestin-cerveau-microbiote. Sur 5 études analysées pour le premier objectif, le TBI est associé à des modifications du microbiote, notamment une diminution de Prevotella et de Parabacteroides merdae, sans changement significatif de la diversité globale. Pour le second objectif, 15 études évaluant la supplémentation en probiotiques chez des patients TBI ont été synthétisées : celle-ci est associée à une amélioration du score de Glasgow (GCS, +2,25 points) et du score d'issue de Glasgow (GOS, +1,40 point), ainsi qu'à une réduction de marqueurs inflammatoires (TNF-α, IL-6, procalcitonine) et du D-lactate. Une hétérogénéité importante entre études limite toutefois la robustesse des conclusions, en particulier pour le GCS. Les auteurs appellent à des essais multicentriques standardisés pour confirmer ces pistes thérapeutiques.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés11 622 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-09-25 · Li S, Hou Y, Li X, Jin H, Fu L, Wang S, Li X, Sun M, Hou H, Song D, Dai B, Zhao H, Wang W, Kang J, Tan W.

Résumé simplifié :

Cette méta-analyse a rassemblé 33 études portant sur plus de 11 600 patients hospitalisés en soins intensifs, pour comparer les effets d'un apport élevé en protéines à un apport plus faible. Résultat : donner plus de protéines ne réduit pas les décès, ni la durée de ventilation artificielle, ni le séjour en réanimation. Certains marqueurs musculaires et sanguins s'améliorent, mais la qualité de vie pourrait légèrement se détériorer. Chez les patients avec une atteinte rénale aiguë, un apport élevé en protéines semble même augmenter le risque de décès. En revanche, associé à de la rééducation physique, il pourrait être bénéfique.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse a analysé 33 essais randomisés (11 622 participants) comparant un apport protéique élevé versus faible, administré par nutrition clinique, chez des patients en soins intensifs. Aucune différence significative n'a été observée sur la mortalité globale, la durée de ventilation mécanique ou la durée de séjour en réanimation. L'apport élevé améliorait le bilan azoté et l'albumine sérique, mais augmentait l'urée sanguine, et une tendance vers une moins bonne qualité de vie a été notée. Une analyse par sous-groupes a révélé un risque de mortalité accru chez les patients souffrant d'insuffisance rénale aiguë recevant davantage de protéines, tandis que l'association avec une rééducation physique était liée à une mortalité réduite et une durée de ventilation plus courte. Les auteurs concluent que l'apport protéique élevé n'améliore pas globalement les résultats cliniques, et appellent à des essais futurs combinant protéines et rééducation.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective79 243 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-09-22 · Takano H, Kanda N, Yoshida M, Ohbe H, Nakamura K.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné si donner des probiotiques à des patients gravement malades en soins intensifs pouvait influencer leur survie. Parmi plus de 79 000 patients, ceux ayant reçu des probiotiques dans les 3 premiers jours de leur hospitalisation ont été comparés à ceux n'en ayant pas reçu. Résultat : les patients sous probiotiques avaient un taux de mortalité à 28 jours légèrement plus bas (6,3 % contre 7,9 %). En revanche, les probiotiques n'ont pas réduit le risque d'un syndrome particulier combinant inflammation persistante, immunosuppression et dénutrition sévère. Ces résultats suggèrent que les probiotiques pourraient être bénéfiques, sans risque apparent, chez les patients en soins intensifs.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte rétrospective, basée sur une base de données médico-administrative, a inclus 79 243 patients adultes admis en soins intensifs. Les patients ayant reçu des probiotiques entre le premier et le troisième jour d'hospitalisation ont été comparés à ceux n'en ayant pas reçu, via un appariement par score de propension (3730 paires). Le critère principal était la mortalité à 28 jours ; les critères secondaires incluaient la survenue d'un syndrome d'inflammation persistante, d'immunosuppression et de catabolisme (PICS) aux jours 14 et 28. Après appariement, la mortalité à 28 jours était significativement plus faible dans le groupe probiotiques (6,3 % contre 7,9 %, différence de risque poolée : -1,6 %). Aucune différence significative n'a été observée concernant le PICS. Les auteurs concluent que l'administration précoce de probiotiques pourrait être associée à un bénéfice de survie, sans sur-risque identifié, bien que la nature observationnelle de l'étude limite les conclusions sur la causalité.

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Niveau 4 — Essai non randomisé107 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : étude d'intervention non randomisée sans groupe témoin comparatif (tous les patients reçoivent la supplémentation)

Europe PMC · 2026-09-20 · van der Velden AL, Bartz SSI, Bluijssen KJEM, Vermeer TA, Lennartz N, Waanders KA, van der Zijden C, van Hootegem SJM, Blonk L, Winkens B, Boerma EG, Stoot JHMB, Belgers EHJ, Gisbertz SS, Wijnhoven BPL, Leers MPG, Sosef MN, Vijgen GHEJ.

Résumé simplifié :

Cette étude néerlandaise a suivi 107 patients opérés d'un cancer de l'estomac ou de l'œsophage. Avant toute supplémentation, la majorité d'entre eux manquaient d'au moins une vitamine ou un minéral (vitamine D, fer, zinc...). Les chercheurs ont alors donné à tous un complément multivitaminé adapté au type de chirurgie, plus du calcium et de la vitamine D3, pendant un an. Résultat : les taux de vitamine D et de fer dans le sang se sont améliorés avec le temps, et moins de patients présentaient des carences. Le zinc, en revanche, ne s'est pas amélioré chez les patients opérés de l'œsophage. Ces résultats encouragent une surveillance et une supplémentation systématique après ce type de chirurgie.

Résumé reformulé :

Cette étude prospective non randomisée, menée aux Pays-Bas entre 2021 et 2024, a inclus 107 patients ayant subi une œsophagectomie ou une gastrectomie pour cancer. Avant supplémentation, 84 % des patients opérés de l'estomac et 67 % de ceux opérés de l'œsophage présentaient au moins une carence en micronutriments, les plus fréquentes étant celles en vitamine D, fer, zinc et ferritine. Tous ont reçu un complément de calcium avec vitamine D3, ainsi qu'un complément multivitaminé spécifique selon le type d'intervention, suivis pendant 12 mois. Les concentrations sanguines de vitamine D et de fer ont augmenté significativement au cours du suivi, tandis que le zinc ne s'est pas amélioré chez les patients opérés de l'œsophage. L'étude suggère qu'une supplémentation ciblée peut réduire la prévalence des carences après chirurgie œsogastrique, mais des essais randomisés sont nécessaires pour confirmer ces observations.

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Afficher aussi les 15 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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