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Maladie rénale chronique

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Nutrition

Les sujets les plus étudiés

Aliments, régimes et compléments qui comptent le plus d'études sur ce problème de santé. La barre montre la part de chaque niveau de preuve, du plus solide (vert foncé) au plus faible (gris).

Études scientifiques (283)

Carte des preuves

283études
  • Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 9 (3 %)
  • Niveau 2 · essais randomisés : 45 (16 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 67 (24 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 95 (34 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 67 (24 %)

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (283)Niveau 1 : 9Niveau 2 : 45Niveau 3 : 67Niveau 4 : 95Niveau 5 : 67

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Niveau 4 — Étude pilote sans groupe témoin18 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-11-01 · Glenn Lecea E, Evans JL, Winnicki E, Plantinga L, Seligman H, Levi R, Tuot D.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé, chez 18 jeunes (11 à 23 ans) ayant eu une greffe de rein et confrontés à des difficultés pour accéder à une alimentation suffisante, un programme offrant chaque mois des bons d'achat pour des fruits et légumes pendant six mois. Le programme s'est révélé facile à mettre en place, sûr (aucun problème de potassium dans le sang, souvent redouté chez ces patients) et très apprécié des participants. L'insécurité alimentaire a diminué, mais sans que cela soit statistiquement certain vu le petit nombre de participants. En revanche, la consommation réelle de fruits et légumes n'a pas vraiment augmenté, même si un marqueur sanguin (le bicarbonate) s'est amélioré.

Résumé reformulé :

Les jeunes transplantés rénaux sont exposés à des risques cardiométaboliques liés aux traitements immunosuppresseurs au long cours et sont particulièrement vulnérables à l'insécurité alimentaire. Cette étude pilote, menée en ouvert sur un seul groupe dans un centre pédiatrique américain, a évalué la faisabilité, l'acceptabilité et la sécurité d'un programme de bons alimentaires pour fruits et légumes distribués mensuellement pendant six mois. Sur 19 participants inscrits (âge médian 19 ans), 18 ont pu utiliser leur carte et ont été analysés ; 86% d'entre eux ont dépensé au moins la moitié des fonds alloués, et 89% ont rapporté une expérience très positive. Aucun épisode d'hyperkaliémie n'est survenu, confirmant la sécurité de l'intervention. L'insécurité alimentaire est passée de 53% à 22% des participants, une baisse notable mais non statistiquement significative compte tenu de la taille réduite de l'échantillon. La consommation déclarée de fruits et légumes n'a toutefois pas augmenté de façon mesurable. Sur le plan biologique, le bicarbonate sérique a significativement augmenté (p<0,001), tandis que l'indice de masse corporelle, la tension artérielle et les autres électrolytes sont restés stables. Ces résultats encouragent la poursuite de l'évaluation de ce type de programme à plus grande échelle.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé25 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 25 participants

Europe PMC · 2026-10-31 · Aftret LH, Ellingsen AØ, Midtvedt K, Heldal K, Reier-Nilsen M, Vethe NT, Robertsen I, Åsberg A, Dahle DO.

Résumé simplifié :

Après une greffe de rein, les patients prennent plusieurs médicaments, dont des immunosuppresseurs (mycophénolate mofétil et tacrolimus), ainsi que des compléments de calcium et vitamine D. On craignait que prendre le calcium en même temps que ces médicaments réduise leur efficacité dans le sang. Des chercheurs ont testé cela chez 25 patients greffés, en comparant les niveaux des médicaments dans le sang avec et sans prise simultanée de calcium/vitamine D. Résultat : aucune différence significative n'a été observée. Cela suggère qu'il n'est pas nécessaire de décaler la prise du calcium par rapport aux médicaments immunosuppresseurs.

Résumé reformulé :

Cette étude pharmacocinétique a évalué chez 25 patients greffés rénaux sous traitement stable par mycophénolate mofétil (MMF), tacrolimus et prednisolone, si la prise concomitante d'une supplémentation en calcium/vitamine D modifiait l'absorption de ces immunosuppresseurs. Chaque patient a réalisé deux suivis sur 12 heures, avec et sans la supplémentation, en mesurant les concentrations sanguines via microprélèvements capillaires. Les ratios d'exposition (AUC) étaient proches de 1 pour l'acide mycophénolique (0,94) et pour le tacrolimus (1,00), restant dans les limites de bioéquivalence définies par l'EMA, bien que le pic de concentration (Cmax) de l'acide mycophénolique ait montré une légère diminution (ratio 0,79). Les auteurs concluent qu'il n'existe pas d'interaction pharmacocinétique cliniquement significative entre la supplémentation calcium/vitamine D et ces deux immunosuppresseurs, remettant en question la recommandation actuelle de décaler leur administration de 2 à 3 heures.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé73 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-10-29 · Ziaie S, Mahdavi B, Pourrezagholi F, Niri AN, Abbasinazari M, Asadpour R.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si la mélatonine (3 mg le soir, en complément) aide les personnes atteintes d'une maladie rénale chronique avancée (stade 3-4) à réduire la quantité de protéines perdues dans les urines, un signe d'atteinte rénale. Pendant 12 semaines, 73 patients ont reçu soit de la mélatonine, soit un placebo. Résultat : aucune différence significative n'a été observée entre les deux groupes sur ce critère principal. En revanche, la mélatonine a légèrement amélioré le cholestérol total, et la qualité du sommeil s'est un peu moins améliorée qu'avec le placebo. Aucun effet secondaire grave n'a été signalé.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé en double aveugle a évalué, chez 73 adultes atteints de maladie rénale chronique stade 3-4 avec protéinurie persistante, l'effet d'une supplémentation orale de mélatonine (3 mg au coucher) pendant 12 semaines sur l'excrétion urinaire de protéines sur 24h. Les deux groupes (mélatonine et placebo) ont montré une réduction de la protéinurie, sans différence significative entre eux (différence de -23,76 mg/jour, IC 95% : -74,08 à 26,56 ; p=0,92). La fonction rénale (créatinine, DFG) est restée stable. La mélatonine a été associée à une baisse significative du cholestérol total par rapport au placebo. Concernant le sommeil, le score PSQI a évolué différemment entre les groupes (p=0,047), bien que l'amélioration semble légèrement plus marquée dans le groupe placebo. Aucun effet indésirable grave lié au traitement n'a été rapporté. Les auteurs concluent à l'absence de bénéfice rénal cliniquement significatif de la mélatonine dans cette population, et appellent à des essais plus larges pour confirmer ou infirmer un éventuel effet modeste.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective158 712 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-27 · Chang CC, Lam F, Yeh CC, Lin JG, Chen TL, Liao CC.

Résumé simplifié :

Cette étude taïwanaise a comparé, à partir de données d'assurance maladie, plus de 67 000 personnes ayant pris de la levure de riz rouge (sous forme de médicament/complément prescrit) à plus de 90 000 personnes ayant pris de la lovastatine, un médicament classique contre le cholestérol. Les chercheurs ont suivi ces personnes jusqu'à 9 ans pour voir qui développait une insuffisance rénale terminale. Résultat : les utilisateurs de levure de riz rouge avaient un risque nettement plus faible de développer cette maladie grave des reins que les utilisateurs de lovastatine. Plus les prescriptions étaient nombreuses, plus le risque semblait diminuer. Ces résultats sont encourageants mais doivent être confirmés par d'autres études.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte rétrospective, basée sur des données d'assurance maladie taïwanaises (2010-2019), a comparé le risque d'insuffisance rénale terminale (IRT) entre 67 876 personnes ayant reçu des prescriptions de levure de riz rouge (LipoCol Forte®) et 90 836 personnes traitées par lovastatine. L'incidence d'IRT était de 0,9 pour 1000 personnes-années chez les utilisateurs de levure de riz rouge, contre 3,7 pour 1000 personnes-années chez les utilisateurs de lovastatine (rapport de risque ajusté 0,36). Une relation dose-dépendante a été observée, le risque diminuant avec l'augmentation du nombre de prescriptions. Une analyse de sensibilité excluant les cas précoces d'IRT a confirmé cette association, bien que de façon moins marquée (HR ajusté 0,72). Les auteurs soulignent que ces résultats observationnels, bien que prometteurs, doivent être interprétés avec prudence en raison de facteurs comme l'observance thérapeutique, et appellent à des essais randomisés pour confirmer un éventuel effet protecteur de la levure de riz rouge sur la progression de la maladie rénale.

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Niveau 4 — Revue systématique d'études observationnelleséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : hétérogénéité des définitions, mesures et résultats inconsistants entre études

Europe PMC · 2026-10-22 · Vázquez-Lorente H, Plaza-Diaz J, Pérez-Acosta JA, Díaz-López A, Salas-Salvadó J.

Résumé simplifié :

Cette revue rassemble plusieurs études pour voir si manger des fruits à coque (noix, amandes, noisettes...) est bon pour les reins. Les résultats montrent que remplacer la viande rouge ou transformée par des fruits à coque semble associé à un risque plus faible de maladie rénale chronique dans certaines populations. Par contre, les effets sur des marqueurs précis comme la filtration rénale ou la présence de protéines dans les urines restent incertains et varient selon les études. Les chercheurs insistent sur le fait que ces résultats viennent surtout d'observations, pas d'essais contrôlés, donc on ne peut pas encore affirmer que les fruits à coque protègent réellement les reins ni déterminer la quantité idéale à consommer.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique analyse les liens entre la consommation de fruits à coque et différents indicateurs de santé rénale : fonction rénale, incidence et prévalence de la maladie rénale chronique (MRC), et mortalité associée. Les études observationnelles disponibles suggèrent qu'une consommation plus élevée de fruits à coque, notamment lorsqu'elle remplace la viande rouge ou transformée, pourrait être associée à un risque réduit de MRC dans certaines populations. Cependant, les résultats concernant des marqueurs spécifiques comme le débit de filtration glomérulaire estimé ou l'albuminurie restent incohérents d'une étude à l'autre. Les données chez les personnes déjà atteintes de MRC ou à haut risque sont limitées. Les auteurs soulignent une forte hétérogénéité méthodologique (définitions de l'exposition, mesures des résultats, populations étudiées) qui limite la portée des conclusions. Ils appellent à des essais contrôlés randomisés et des études prospectives mieux conçues pour établir un lien de causalité et préciser le rôle des fruits à coque dans la prévention et la gestion de la maladie rénale chronique.

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Niveau 4 — Étude transversale8 218 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-21 · Zheng A, Zhu G, Dong J, Li J.

Résumé simplifié :

Cette étude a analysé les données de plus de 8200 Américains pour voir si la quantité de vitamine B12 consommée dans l'alimentation était liée au risque de maladie rénale chez les personnes diabétiques. Les chercheurs ont observé que les personnes ayant les apports en B12 les plus élevés avaient environ 30% moins de risque d'avoir cette complication rénale, comparées à celles ayant les apports les plus faibles. La relation n'était pas linéaire, c'est-à-dire que l'effet protecteur ne progressait pas de façon régulière avec la dose. Les chercheurs ont aussi identifié en laboratoire un gène, P2RY14, potentiellement lié à ce mécanisme, mais cette partie reste exploratoire et nécessite davantage de recherches.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, menée à partir des données NHANES 2011-2018 sur 8218 participants, a examiné l'association entre l'apport alimentaire en vitamine B12 et la présence d'une maladie rénale diabétique (DKD). Après ajustement par régression logistique multivariée, les participants situés dans le quartile d'apport en B12 le plus élevé présentaient des probabilités réduites de DKD par rapport à ceux du quartile le plus bas (odds ratio 0,70 ; IC95% 0,50-0,97). Une analyse par spline cubique restreinte a révélé une relation non linéaire entre l'apport en B12 et la DKD. Par ailleurs, une analyse transcriptomique complémentaire a mis en évidence 493 gènes différentiellement exprimés, dont 20 liés au métabolisme de la cobalamine, et a identifié le gène P2RY14 comme potentiellement impliqué dans la pathologie rénale. Il s'agit d'une étude observationnelle qui ne permet pas d'établir de lien de causalité, et les résultats moléculaires sont présentés comme des pistes exploratoires à confirmer par d'autres recherches.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective7 113 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-21 · Meng X, Chen J, Lou X, Chen J.

Résumé simplifié :

Cette étude américaine a suivi plus de 7000 adultes atteints de maladie rénale chronique pour voir si leur alimentation, plus ou moins inflammatoire, influençait leur risque de décès. Les chercheurs ont calculé un score reflétant le potentiel inflammatoire du régime de chacun. Résultat : les personnes ayant l'alimentation la plus inflammatoire avaient un risque de décès toutes causes confondues 23% plus élevé que celles ayant l'alimentation la moins inflammatoire (donc plus proche d'un régime anti-inflammatoire). Cette association ne concernait pas spécifiquement les décès par maladie cardiovasculaire ou cancer. Les auteurs concluent que privilégier une alimentation anti-inflammatoire pourrait être bénéfique pour les personnes souffrant de maladie rénale chronique.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle rétrospective a analysé les données de 7113 adultes atteints de maladie rénale chronique (MRC) issus de l'enquête NHANES (2005-2018). Les chercheurs ont utilisé l'indice inflammatoire alimentaire (DII), un score évaluant le potentiel pro- ou anti-inflammatoire du régime, et l'ont mis en relation avec la mortalité via des modèles de régression de Cox ajustés. Après ajustement complet, les participants dans le quartile le plus inflammatoire présentaient un risque de mortalité toutes causes confondues 23% plus élevé que ceux du quartile le moins inflammatoire (HR 1,23 ; IC 95% 1,07-1,42), avec une relation dose-réponse linéaire confirmée par modélisation par splines. Aucune association significative n'a été observée pour la mortalité spécifique cardiovasculaire ou liée aux cancers. L'effet semblait plus marqué chez les patients de faible poids corporel. Ces résultats, de nature associative, suggèrent un bénéfice potentiel d'une alimentation à faible potentiel inflammatoire chez les patients atteints de MRC, sans toutefois établir de lien de causalité directe.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective114 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-17 · Hamasaki Y, Fujiwara M, Imafuku M, Suzuki K, Morota M, Yoshida T, Komaru Y, Nangaku M.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 114 patients qui débutaient une dialyse (rein artificiel). Les chercheurs ont calculé combien de calories et de protéines ces patients mangeaient réellement, en observant la quantité de repas hospitaliers consommée pendant les trois premiers jours de traitement. Résultat : les patients qui mangeaient moins de calories et surtout moins de protéines avaient un risque plus élevé de décéder ou d'être hospitalisés dans les deux années suivantes. Un apport d'au moins 24 kcal/kg/jour et 0,9 g de protéines/kg/jour semblait être un seuil protecteur. Cela suggère qu'il faudrait surveiller de près l'alimentation des patients fragiles dès le début de la dialyse.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective a inclus 114 patients ayant débuté une hémodialyse ou une dialyse péritonéale entre 2016 et 2018 (âge médian 72 ans, 72% d'hommes). L'apport énergétique (DEI) et protéique (DPI) alimentaire a été estimé à partir de la composition nutritionnelle des repas hospitaliers et du taux de consommation effectif relevé par les infirmières pendant trois jours suivant l'initiation de la dialyse. Une analyse de survie (Cox) a montré que DEI et DPI étaient chacun associés indépendamment au risque de décès ou d'hospitalisation à 2 ans (HR 0,94 pour DEI et 0,22 pour DPI, indiquant un risque réduit avec un apport plus élevé). Cette association restait significative chez les patients en dialyse non planifiée et chez ceux présentant une fragilité. Des seuils de 24 kcal/kg/jour et 0,9 g/kg/jour ont été identifiés comme valeurs discriminantes. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent l'intérêt d'une évaluation nutritionnelle précoce chez les patients fragiles débutant une dialyse, sans toutefois établir de lien de causalité direct.

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Niveau 3 — Méta-analyse d'études observationnelles70 053 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-16 · Chen JJ, Lee TH, Lee CC, Chan MJ, Tsai TY, Fan PC, Yen CL, Yang HY, Tu YK, Ivanov D, Chen YC, Chang CH.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 16 recherches menées sur plus de 70 000 adultes pour voir si boire plus de liquides protège les reins. Les chercheurs ont trouvé que les personnes buvant davantage avaient un déclin plus lent de leur fonction rénale et moins de risque d'avoir une maladie rénale avancée. Ce lien était surtout visible chez les personnes ayant déjà une bonne fonction rénale au départ. Cependant, comme ces données viennent d'observations et non d'expériences contrôlées, on ne peut pas affirmer que boire plus d'eau protège réellement les reins : d'autres études sont nécessaires pour le confirmer.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse dose-réponse a combiné les données de 16 études (70 053 participants) pour examiner la relation entre l'apport hydrique total, la consommation d'eau plate ou le volume urinaire, et l'évolution de la fonction rénale. Les résultats montrent une association linéaire entre un apport hydrique plus élevé et un déclin plus lent du débit de filtration glomérulaire (eGFR), ainsi qu'une probabilité réduite de maladie rénale chronique avancée. Cette association était significative principalement dans les études incluant des participants avec une fonction rénale initiale normale (eGFR ≥60), mais pas chez ceux ayant déjà une fonction rénale altérée. Les données concernant spécifiquement l'eau plate et le volume urinaire restaient limitées. Les auteurs soulignent que la nature observationnelle des études ne permet pas d'établir un lien de causalité, et appellent à des recherches futures distinguant mieux les types de boissons et utilisant des biomarqueurs objectifs de l'hydratation.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-15 · Schirl J, Montero-Lopez R, Blaschitz A, Högler W.

Résumé simplifié :

Ce rapport décrit le cas d'un petit garçon de 21 mois atteint de trisomie 21, qui vomissait souvent et ne grandissait pas normalement. Les médecins ont découvert un taux de calcium très élevé dans le sang, causé par une alimentation presque uniquement composée de lait, donc très riche en calcium. Cet excès avait abîmé ses reins. En réduisant le calcium dans son alimentation (lait normal mélangé à un lait pauvre en calcium), son taux de calcium est redevenu normal et il a recommencé à grandir correctement, même si les reins n'ont récupéré que partiellement.

Résumé reformulé :

Ce cas clinique rapporte un nourrisson de 21 mois porteur de trisomie 21 présentant des vomissements récurrents, des difficultés alimentaires et un retard de croissance. Les examens ont révélé une hypercalcémie marquée avec hormone parathyroïdienne et vitamine D active supprimées, une hypercalciurie et une insuffisance rénale aiguë, après exclusion d'autres causes. L'évaluation nutritionnelle a montré une alimentation presque exclusivement lactée, donc très riche en calcium. Un traitement initial par perfusions et bisphosphonate n'a apporté qu'une amélioration transitoire. L'instauration d'un régime pauvre en calcium (mélange de lait infantile normal et à faible teneur en calcium), ajusté selon les résultats biologiques, a permis une normalisation durable du calcium sanguin sur 11 mois de suivi, avec amélioration de la croissance, bien que les lésions rénales (néphrocalcinose) aient persisté et que la fonction rénale ne se soit que partiellement rétablie.

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Niveau 4 — Étude transversale73 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-14 · Esen B, Atay AE, Karagoz F, Sahin I.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné 73 personnes atteintes d'une maladie rénale héréditaire appelée polykystose rénale, en comparant celles qui boivent habituellement du café à celles qui n'en boivent pas. Les buveurs de café avaient des taux sanguins plus bas d'une hormone liée à la vasopressine (la copeptine), ainsi que de meilleurs signes de fonctionnement du cœur, mesurés par échographie cardiaque. Ces résultats suggèrent un possible lien entre consommation de café et fonctionnement cardiaque ou hormonal chez ces patients, mais les auteurs restent prudents : certains résultats perdent en solidité avec des analyses statistiques plus strictes, et l'étude ne permet pas de prouver que le café soit directement responsable de ces différences.

Résumé reformulé :

Dans cette étude transversale menée auprès de 73 patients atteints de polykystose rénale autosomique dominante (ADPKD), les chercheurs ont comparé les consommateurs de café (n=35) aux non-consommateurs (n=38) concernant la copeptine sérique, un marqueur reflétant l'activité de la vasopressine, ainsi que certains paramètres échocardiographiques de la fonction diastolique du cœur. Les consommateurs de café présentaient des taux médians de copeptine plus faibles (263,51 contre 332,77 ng/L), une vélocité e' de l'anneau mitral plus élevée (8,61 contre 5,86 cm/s) et un rapport E/e' plus bas, autant d'indicateurs associés à une meilleure relaxation myocardique. Après ajustement, l'association avec la copeptine demeurait statistiquement significative dans le modèle principal, mais perdait sa significativité lors d'une analyse de robustesse utilisant des erreurs-types différentes, tandis que les résultats échocardiographiques restaient significatifs. Les auteurs soulignent le caractère exploratoire de ces observations et la nécessité d'études complémentaires pour confirmer un lien causal entre la consommation habituelle de café et le système vasopressine-copeptine ou la fonction cardiaque chez les patients ADPKD.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-12 · Moshiri KA, Okamuro L, Lee J.

Résumé simplifié :

Cette étude raconte le cas d'une femme de 95 ans souffrant déjà d'une maladie rénale chronique modérée. Pendant deux semaines, elle a mangé chaque soir 15 à 20 cerises fraîches ou surgelées pour mieux dormir. Sa fonction rénale s'est alors dégradée nettement, avec une hausse de la créatinine dans le sang. Après l'arrêt des cerises, ses reins sont revenus à leur état initial un mois plus tard. Les auteurs pensent que les substances naturelles des cerises, appelées anthocyanes, pourraient agir un peu comme certains anti-inflammatoires et fatiguer des reins déjà fragiles. Ce cas isolé suggère une prudence particulière chez les personnes âgées ayant des problèmes rénaux.

Résumé reformulé :

Ce rapport de cas clinique décrit une patiente de 95 ans, atteinte d'une maladie rénale chronique de stade 3A, chez qui une consommation quotidienne de 15 à 20 cerises fraîches ou surgelées pendant deux semaines, utilisée comme aide au sommeil, a coïncidé avec une augmentation de la créatininémie (de 0,8 à 1,3 mg/dL) et une baisse marquée du débit de filtration glomérulaire estimé (de 55,3 à 35,2 mL/min/1,73 m²), évoquant une insuffisance rénale aiguë. L'arrêt de la consommation de cerises a permis un retour à la fonction rénale initiale en un mois. Les auteurs émettent l'hypothèse que les anthocyanes, abondants dans les cerises, pourraient exercer un effet inhibiteur sur la cyclo-oxygénase comparable à celui des anti-inflammatoires non stéroïdiens, ce qui expliquerait cette atteinte rénale chez une patiente déjà fragilisée. Le score de 7 obtenu sur l'échelle de Naranjo indique une relation de causalité jugée « probable » entre la consommation de cerises et l'épisode d'insuffisance rénale aiguë, bien qu'il s'agisse d'un cas unique ne permettant pas de généraliser ce risque à l'ensemble de la population.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé184 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-10-12 · Jayanti S, Elhindi J, Rangan G.

Résumé simplifié :

Cette étude s'intéresse aux personnes atteintes d'une maladie génétique des reins (ADPKD) qui provoque souvent des douleurs au dos et au ventre. Les chercheurs ont réanalysé un essai clinique de 3 ans où la moitié des participants devait boire plus d'eau pour diluer leurs urines, et l'autre moitié gardait ses habitudes. Résultat : boire plus d'eau n'a pas réduit durablement les douleurs sur le long terme, même si une amélioration temporaire du mal de dos a été observée entre 12 et 18 mois. En revanche, les personnes buvant plus d'eau ont utilisé moins d'antidouleurs. Ces résultats restent à confirmer car la douleur n'était pas l'objectif principal de l'étude initiale.

Résumé reformulé :

Cette analyse post-hoc de l'essai PREVENT-ADPKD a examiné l'évolution de la douleur chronique chez 184 patients atteints de maladie rénale polykystique autosomique dominante, répartis entre un groupe augmentant sa consommation d'eau (pour réduire l'osmolalité urinaire ≤270 mosmol/kg) et un groupe suivant sa consommation habituelle, sur trois ans. À l'inclusion, douleurs dorsales (66%) et abdominales (33-38%) étaient fréquentes et associées à une fonction rénale plus préservée. Le groupe à consommation d'eau augmentée a connu une réduction transitoire de la douleur dorsale (-33% entre 12-18 mois), non maintenue à trois ans, et aucun effet sur la douleur abdominale. Un déclin de la fonction rénale plus marqué était associé à une progression de la douleur abdominale. Fait notable, le groupe à hydratation augmentée a rapporté une moindre utilisation d'analgésiques (16% vs 31%). Les auteurs soulignent le caractère exploratoire de ces résultats, la douleur n'étant pas le critère principal de l'essai original.

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Niveau 4 — Étude transversale98 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-09 · Leal-Escobar G, Lopez Gil S, Biruete A, Madero M, Osuna-Padilla IA.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 98 adultes dialysés par une technique appelée hémodiafiltration, qui peut entraîner des pertes de nutriments. Les chercheurs ont mesuré leur alimentation sur 3 jours et évalué leur état nutritionnel avec un score de dénutrition (MIS). Résultat : 45% des patients présentaient une dénutrition protéino-énergétique. Ceux qui mangeaient moins de protéines avaient un score de dénutrition plus élevé, moins de masse musculaire, une force de préhension plus faible et plus d'inflammation. Les auteurs concluent qu'un apport protéique insuffisant est lié à un moins bon état nutritionnel chez ces patients, et suggèrent d'adapter l'alimentation à chaque personne.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a inclus 98 patients adultes traités par hémodiafiltration en ligne post-dilution, une technique de dialyse pouvant augmenter les pertes de nutriments. L'apport alimentaire a été évalué par carnets alimentaires sur 3 jours, et l'état nutritionnel par le score MIS (dénutrition protéino-énergétique définie par un score ≥8). La prévalence de dénutrition était de 45%. Les patients dénutris présentaient un indice de masse corporelle plus bas, moins de masse maigre, une force musculaire réduite, des apports énergétiques et protéiques plus faibles, ainsi qu'une inflammation plus marquée (CRP élevée). Ceux consommant moins de 1,2 g/kg de poids idéal/jour de protéines alimentaires avaient tendance à présenter un score de dénutrition plus élevé. Après ajustement statistique, un apport protéique plus faible restait indépendamment associé à un score MIS plus élevé d'environ 2 points. Étant une étude observationnelle, elle ne permet pas d'établir de lien de causalité directe, mais suggère l'intérêt d'une prise en charge nutritionnelle individualisée dans cette population.

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Niveau 4 — Cas clinique1 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-06 · DebBarma P, Singh V, Mangroliya B, Rohilla R, Bairwa M, Kumar SM, Omar BJ.

Résumé simplifié :

Ce cas clinique raconte l'histoire d'un ouvrier du bâtiment de 47 ans, en contact avec du bétail et consommateur de lait cru, qui a développé une maladie grave appelée brucellose. Il a présenté de la fièvre, des œdèmes, du sang dans les urines et une insuffisance rénale aiguë. Son état s'est aggravé avec une possible infection du cœur, des problèmes rénaux sévères et une défaillance de plusieurs organes. Malgré un traitement antibiotique adapté, le patient est décédé. Ce cas rappelle que la consommation de lait non pasteurisé peut transmettre une bactérie dangereuse, la Brucella, responsable d'une maladie potentiellement mortelle.

Résumé reformulé :

Cette étude de cas décrit une brucellose confirmée par culture bactérienne chez un homme de 47 ans exposé au bétail et consommateur de lait cru. Le patient a présenté une fièvre intermittente, des œdèmes des membres inférieurs, une hématurie et une insuffisance rénale aiguë, évoluant vers une suspicion d'endocardite à Brucella, une glomérulonéphrite rapidement progressive et une défaillance multiviscérale. L'infection à Brucella melitensis a été confirmée par hémoculture prolongée, PCR et sérologie positive. Malgré une antibiothérapie ciblée et des soins de support, le patient est décédé. Ce cas clinique illustre le rôle du lait non pasteurisé comme vecteur de transmission de la brucellose, une zoonose pouvant entraîner des complications rénales et systémiques sévères, voire fatales, notamment dans les régions où cette maladie est endémique.

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Niveau 3 — Randomisation mendélienneéquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-01 · Liang T, Zhang F, Yang F.

Résumé simplifié :

Cette étude utilise une méthode statistique basée sur la génétique (randomisation mendélienne) pour explorer le lien entre habitudes alimentaires et risque d'insuffisance rénale. Les résultats suggèrent que manger varié (œufs, laitages, blé, sucre) protège les reins, alors qu'éviter totalement le sucre ou le blé semble augmenter le risque de maladie rénale, indépendamment des autres habitudes alimentaires. En revanche, éviter les œufs ou les produits laitiers n'aurait pas d'effet propre significatif. Ces résultats, obtenus par analyse génétique et non par observation directe de personnes suivant ces régimes, invitent à la prudence avant d'adopter des régimes très restrictifs sans réelle nécessité médicale.

Résumé reformulé :

En s'appuyant sur des données génétiques issues d'études d'association pangénomique (GWAS), les chercheurs ont utilisé la randomisation mendélienne pour estimer l'effet causal de profils alimentaires sur le risque d'insuffisance rénale non spécifique, une méthode qui limite les biais de confusion propres aux études observationnelles classiques. Un régime alimentaire diversifié (incluant œufs, produits laitiers, blé et sucre) était associé à une forte réduction du risque rénal (odds ratio = 0,13). À l'inverse, en analyse multivariée ajustée sur les autres habitudes, l'exclusion totale du sucre ou du blé ressortait comme facteur de risque indépendant d'insuffisance rénale, contrairement à l'exclusion des œufs ou des produits laitiers, sans effet significatif propre. Ces résultats suggèrent que la restriction durable de certaines sources glucidiques majeures pourrait perturber l'équilibre métabolique rénal, appelant à la prudence face aux régimes d'élimination non ciblés, bien que des confirmations par d'autres approches restent nécessaires.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé80 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-10-01 · Mohamed AE, Abdel Mohsen WA, Abdelsattar HA, Hussein HA, Behairy MA, Saeed SA.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé, chez 80 patients atteints de maladie rénale liée au diabète, l'effet de probiotiques (Lactobacillus acidophilus et L. delbrueckii, 5 milliards de bactéries par jour) pris pendant 12 semaines en plus des soins habituels. Comparés à un groupe recevant seulement les soins standards, les patients sous probiotiques ont vu augmenter une protéine protectrice appelée klotho, diminuer leur inflammation (CRP), baisser leur créatinine et le taux de protéines dans leurs urines, et leur fonction rénale globale s'est améliorée. Aucun effet indésirable grave n'a été signalé. Ces résultats suggèrent un bénéfice potentiel des probiotiques pour ralentir la progression de cette maladie rénale.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique contrôlé, randomisé en groupes parallèles, a inclus 80 patients adultes atteints de néphropathie diabétique (stades G1A1 à G4A3) en Égypte. Pendant 12 semaines, le groupe intervention (n=40) a reçu quotidiennement des gélules de Lactobacillus acidophilus et L. delbrueckii subsp. bulgaricus (5 milliards UFC/jour) en complément des soins standards, tandis que le groupe contrôle (n=40) n'a reçu que les soins habituels. Les résultats montrent une augmentation significative du klotho sérique (marqueur associé au vieillissement cellulaire) et une baisse marquée de la CRP (marqueur d'inflammation) dans le groupe probiotique. La créatinine sérique a diminué, le ratio albumine/créatinine urinaire a chuté nettement, et le débit de filtration glomérulaire estimé s'est amélioré comparativement au groupe contrôle. Aucun effet indésirable sérieux n'a été rapporté. Ces données suggèrent un effet bénéfique de cette supplémentation probiotique sur des marqueurs inflammatoires et rénaux chez cette population, bien que des études à plus grande échelle soient nécessaires pour confirmer ces résultats.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective1 861 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-01 · Suh SH, Choi HS, Kim CS, Bae EH, Kim J, Jung JY, Jeong JC, Lee KB, Oh KH, Ma SK, Kim SW, Korean Cohort Study for Outcomes in Patients With Chronic Kidney Disease (KNOW-CKD) Investigators.

Résumé simplifié :

Cette étude coréenne a suivi pendant environ 9 ans plus de 1800 patients atteints de maladie rénale chronique (non dialysés). Les chercheurs ont mesuré leur consommation réelle de protéines alimentaires grâce à un dosage urinaire. Résultat : les personnes qui mangeaient le moins de protéines (moins de 0,6 g par kg de poids et par jour) avaient plus de risque de voir leur maladie rénale évoluer vers une insuffisance rénale terminale, et aussi plus de risque de décès, comparées à celles qui en consommaient le plus (plus de 1,2 g/kg/jour). Cela suggère que restreindre trop fortement les protéines n'est peut-être pas toujours bénéfique pour les reins, surtout si cela entraîne une dénutrition.

Résumé reformulé :

Dans cette cohorte prospective coréenne (KNOW-CKD), 1861 patients atteints de maladie rénale chronique à différents stades ont été suivis sur une durée médiane de 9,3 ans. L'apport protéique alimentaire a été estimé objectivement par l'excrétion urinaire d'azote sur 24 heures, puis les participants classés en cinq catégories selon leur consommation (de moins de 0,6 à plus de 1,2 g/kg/jour). Après ajustement statistique tenant compte du risque concurrent de décès, le groupe ayant l'apport protéique le plus faible présentait un risque accru d'évolution vers une insuffisance rénale terminale nécessitant un traitement de suppléance (HR sous-distribution 1,42) et de mortalité toutes causes (HR 2,17), comparé au groupe ayant l'apport le plus élevé. Aucune association significative n'a été observée avec les événements cardiovasculaires majeurs. Les auteurs concluent qu'une restriction protéique rigide pourrait ne pas apporter de bénéfice rénal net et recommandent une approche individualisée et un suivi nutritionnel, afin d'éviter la dénutrition protéino-énergétique, notamment dans les populations à faible masse musculaire.

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Niveau 4 — Étude transversale51 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-01 · Ladeira KC, Bastos AA, Martinez RM, Paula TP.

Résumé simplifié :

Cette étude a analysé l'alimentation de 51 patients atteints de maladie rénale chronique (stades 3 à 5) non dialysés, à l'aide d'un score mesurant le potentiel inflammatoire du régime alimentaire (DII). Les résultats montrent que la majorité des patients avaient une alimentation plutôt pro-inflammatoire. Un score plus élevé (donc une alimentation plus inflammatoire) était associé à un indice de graisse abdominale plus élevé, appelé indice de conicité. Aucun lien significatif n'a été trouvé avec les autres mesures de poids, de muscle ou de risque cardiovasculaire étudiées.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle transversale a évalué le potentiel inflammatoire de l'alimentation, via l'indice inflammatoire alimentaire (DII), chez 51 patients adultes atteints de maladie rénale chronique de stade 3 à 5 suivis en traitement conservateur à Rio de Janeiro. L'apport alimentaire a été estimé par deux rappels de 24 heures non consécutifs. Le score médian de DII (2,90) indiquait un profil alimentaire globalement pro-inflammatoire. Après ajustement pour l'âge, le sexe et la fonction rénale, un DII plus élevé était associé à un indice de conicité plus important, reflétant une adiposité centrale accrue. En revanche, aucune association significative n'a été observée avec les autres indicateurs anthropométriques, biochimiques ou cardiovasculaires étudiés. Ces résultats suggèrent un lien possible entre une alimentation pro-inflammatoire et l'adiposité abdominale chez ces patients, sans toutefois établir de relation de cause à effet du fait du caractère transversal de l'étude.

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Niveau 4 — Étude transversale10 754 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-01 · Zhang LL, Zhu XG, Wang RR, Wang XJ, Liu HH, Qi WF, Cao Y, Zheng YX, Chen LC, Qiao R.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 10 000 adultes américains pour voir si manger des aliments riches en flavonoïdes (composés présents dans les fruits, légumes, thé, soja...) était lié à un syndrome combinant problèmes cardiaques, rénaux et métaboliques, ainsi qu'au risque de décès. Les personnes consommant le plus de flavonoïdes avaient moins de risque d'être à un stade avancé de la maladie. Un apport plus élevé était aussi associé à moins de décès par cancer aux stades précoces, et moins de décès toutes causes aux stades avancés. Un seuil d'environ 219 mg par jour a été identifié comme particulièrement bénéfique.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle, basée sur les données NHANES (2007-2010 et 2017-2018) portant sur 10 754 adultes américains, a examiné l'association entre l'apport alimentaire en flavonoïdes (mesuré par rappels alimentaires de 24h) et les stades du syndrome cardiovasculaire-rénal-métabolique (CKM), ainsi que la mortalité sur un suivi médian de 9,6 ans. Un apport élevé en flavonoïdes était associé à une probabilité réduite d'être à un stade avancé du syndrome (odds ratio de 0,53 pour le stade 2 vs 0 chez les plus gros consommateurs). Des associations spécifiques aux stades sont apparues : réduction de la mortalité par cancer aux stades précoces (1-2) et réduction de la mortalité toutes causes aux stades avancés (3-4). Une relation dose-réponse en forme de L a montré un seuil autour de 218,8 mg/jour. Les anthocyanidines et les flavones semblaient surtout liées à la réduction du risque de cancer, tandis que les isoflavones étaient davantage associées à la survie aux stades avancés. Ces résultats, de nature associative, ne permettent pas d'établir une relation de causalité directe.

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Afficher aussi les 67 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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