Shilajit
Complément alimentaire
Substance résineuse brun-noir exsudée par les roches des hautes montagnes (Himalaya notamment), formée par la décomposition lente de matières végétales sous l'action de micro-organismes. Riche en acide fulvique et en minéraux. Vendue sous forme de pâte, résine ou gélules, traditionnellement utilisée en médecine ayurvédique.
Études scientifiques (8)
Carte des preuves
- Niveau 2 · essais randomisés : 5 (63 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 1 (13 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 2 (25 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Performance sportive et masse musculaire | 3 | · | 2 | · | 1 | · |
| Peau | 2 | · | 1 | 1 | · | · |
| Os et ostéoporose | 2 | · | 2 | · | · | · |
| Allergies alimentaires | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Symptômes de la ménopause | 1 | · | 1 | · | · | · |
| Obésité et poids | 1 | · | 1 | · | · | · |
| Syndrome métabolique et résistance à l'insuline | 1 | · | 1 | · | · | · |
| Cholestérol et lipides sanguins | 1 | · | 1 | · | · | · |
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Europe PMC · 2026-01-27 · Yadav D, Mishra S, Shah KM, Reddy ST, Gupta R, Pandey P.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé pendant 28 jours un complément à base de résine de Shilajit (500 mg par jour) chez 25 hommes en bonne santé et modérément actifs. Les chercheurs ont mesuré la force musculaire, l'endurance, la force de préhension, la fatigue, la capacité à l'effort et certains marqueurs sanguins. Après 28 jours, les participants ont montré une meilleure force musculaire, plus d'endurance, moins de fatigue et une légère amélioration de la masse musculaire, avec une baisse de la graisse corporelle. Aucun effet indésirable grave n'a été observé. Cette étude n'avait pas de groupe témoin, donc ces résultats doivent être confirmés par des essais plus solides.
Résumé reformulé :
Cette étude pilote ouverte, sans groupe placebo, a évalué pendant 28 jours les effets d'une supplémentation orale en résine de Shilajit (500 mg/jour, en deux prises) chez 25 hommes sains et modérément actifs, âgés de 21 à 55 ans. Les chercheurs ont observé des améliorations statistiquement significatives de la force (1RM à la presse à jambes : +12,9 %), de l'endurance musculaire (+12,3 %), de la force de préhension (+5,7 %) et de la VO₂ max (+1,36 %), ainsi qu'une réduction de la fatigue perçue et de l'effort ressenti. La CRP (marqueur inflammatoire) a diminué de 25 %, la masse maigre a légèrement augmenté et le pourcentage de graisse corporelle a baissé. Aucun effet indésirable grave n'a été signalé et les paramètres de sécurité biologique sont restés normaux. L'absence de groupe contrôle et le petit échantillon limitent la portée de ces résultats, qui nécessitent confirmation par des essais randomisés contrôlés plus vastes.
Europe PMC · 2025-06-19 · Martinez V, McAngus K, Dickerson BL, Leonard M, Chavez E, Chun J, Lewis M, Xing D, Gonzalez DE, Yoo C, Ko J, Rhodes H, Lee H, Sowinski RJ, Rasmussen CJ, Kreider RB.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé, chez 109 adultes en surpoids présentant des facteurs de risque de syndrome métabolique, l'effet d'un programme de 12 semaines combinant exercice physique et réduction calorique, associé à différents compléments : un placebo, du Phyllanthus emblica seul (500 ou 1000 mg/jour), ou une combinaison de chrome, Phyllanthus emblica et Shilajit à deux dosages différents. Les résultats suggèrent que les compléments à base de Phyllanthus emblica, et surtout la combinaison chrome + Phyllanthus emblica + Shilajit à la dose la plus élevée, pourraient légèrement améliorer certains marqueurs de santé cardiovasculaire, la sensibilité à l'insuline, le profil lipidique, ainsi que la composition corporelle et les performances physiques, en complément de l'exercice et du régime alimentaire.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé en double aveugle a inclus 166 adultes sédentaires présentant au moins deux facteurs de risque de syndrome métabolique, dont 109 ont terminé le protocole. Tous ont suivi un programme de 12 semaines associant exercice supervisé, marche quotidienne et restriction calorique. Les participants ont été répartis en cinq groupes recevant quotidiennement soit un placebo, soit du Phyllanthus emblica seul (500 ou 1000 mg), soit une combinaison de chrome trivalent (400 ou 800 µg) avec de petites doses de Phyllanthus emblica et de Shilajit (6 ou 12 mg chacun). Les mesures effectuées à 0, 6 et 12 semaines montrent des indices, statistiquement significatifs ou proches de la significativité, d'amélioration de la rigidité artérielle, de la fonction endothéliale, de l'agrégation plaquettaire, de la sensibilité à l'insuline et du profil lipidique dans les groupes supplémentés par rapport au placebo, avec des effets plus marqués à 6 semaines qu'à 12 semaines. Les doses les plus élevées (Phyllanthus emblica 1000 mg et la combinaison chrome 800 µg) ont généralement produit les bénéfices les plus constants, suggérant un effet potentiellement bénéfique de ces compléments en appoint d'une intervention diététique et sportive, sans toutefois établir d'effet isolé propre au Shilajit.
Europe PMC · 2022-12-22 · Neltner TJ, Sahoo PK, Smith RW, Anders JPV, Arnett JE, Schmidt RJ, Johnson GO, Natarajan SK, Housh TJ.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si prendre du Shilajit (un complément) aidait le corps à fabriquer plus de collagène, une protéine importante pour la peau, les os et les muscles. 35 hommes sportifs ont pris soit un placebo, soit 500 mg, soit 1000 mg de Shilajit par jour pendant 8 semaines. Les chercheurs ont mesuré dans le sang un marqueur qui indique la production de collagène. Résultat : les deux groupes ayant pris du Shilajit ont vu ce marqueur augmenter nettement, contrairement au groupe placebo. Cela suggère que le Shilajit pourrait stimuler la fabrication de collagène dans le corps.
Résumé reformulé :
Dans cet essai contrôlé randomisé, 35 hommes jeunes et actifs ont reçu pendant 8 semaines soit un placebo, soit 500 mg/jour, soit 1000 mg/jour de Shilajit par voie orale. Les chercheurs ont mesuré le pro-c1α1 sérique, un biomarqueur reflétant la synthèse du collagène de type 1. Les deux groupes supplémentés ont présenté une augmentation significative de ce marqueur après 8 semaines (passant d'environ 42 ng/mL à 82 ng/mL pour la dose faible et à 113 ng/mL pour la dose forte), contrairement au groupe placebo, qui n'a montré aucun changement significatif. De plus, une proportion plus importante de participants du groupe forte dose (75 %) a dépassé le seuil de différence cliniquement significative, comparé au groupe placebo (30 %), alors que cette différence n'était pas statistiquement significative pour le groupe faible dose. Ces résultats suggèrent que la supplémentation en Shilajit pourrait favoriser la synthèse du collagène de type 1, mesurée via ce biomarqueur sanguin spécifique.
Europe PMC · 2022-07-19 · Pingali U, Nutalapati C.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé un extrait de shilajit (une substance naturelle utilisée en complément alimentaire) chez 60 femmes ménopausées ayant une légère perte de densité osseuse (ostéopénie). Pendant 48 semaines, elles ont reçu soit un placebo, soit 250 mg, soit 500 mg de shilajit par jour. Les femmes sous placebo ont continué à perdre de la densité osseuse, alors que celles ayant pris du shilajit ont vu cette perte freinée, surtout avec la dose la plus élevée. Le complément a aussi réduit des marqueurs d'inflammation et de stress oxydatif dans le sang, et amélioré l'équilibre entre formation et destruction de l'os.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé en double aveugle contrôlé contre placebo, 60 femmes ménopausées âgées de 45 à 65 ans et présentant une ostéopénie ont reçu quotidiennement, pendant 48 semaines, soit un placebo, soit 250 mg, soit 500 mg d'extrait aqueux standardisé de shilajit. La densité minérale osseuse (rachis lombaire et col fémoral) a diminué progressivement sous placebo, alors qu'elle a été préservée de manière dose-dépendante dans les groupes supplémentés, avec des différences significatives dès 24 semaines et maintenues à 48 semaines. Les marqueurs de renouvellement osseux (CTX-1, BALP, RANKL, OPG) ont évolué favorablement sous shilajit, tout comme les marqueurs de stress oxydatif (MDA, GSH) et d'inflammation (hsCRP), comparativement au placebo. Ces résultats suggèrent que la supplémentation en shilajit pourrait contribuer à limiter la perte osseuse associée à la ménopause, en agissant notamment sur l'inflammation et le stress oxydatif, bien que des études supplémentaires soient nécessaires pour confirmer ces effets sur le long terme.
Europe PMC · 2020-04-20 · Sadeghi SMH, Hosseini Khameneh SM, Khodadoost M, Hosseini Kasnavieh SM, Kamalinejad M, Gachkar L, Rampp T, Pasalar M.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si le shilajit (appelé aussi momiai), une substance naturelle utilisée depuis longtemps en médecine traditionnelle, peut aider à guérir plus vite une fracture du tibia. 160 patients opérés d'une fracture ont reçu, après la chirurgie, soit deux gélules de 500 mg de shilajit par jour pendant 28 jours, soit un placebo. Les chercheurs ont suivi la guérison grâce à des radiographies régulières. Résultat : les os ont mis en moyenne 129 jours à se ressouder dans le groupe shilajit, contre 153 jours dans le groupe placebo, soit environ 3 semaines de différence. Aucun effet secondaire notable n'a été observé entre les deux groupes.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo, a évalué l'efficacité et la sécurité du shilajit (momiai) pris par voie orale sur la consolidation des fractures du tibia. Mené dans trois hôpitaux de Téhéran, il a inclus 160 patients âgés de 18 à 60 ans, opérés d'une fracture tibiale, répartis en deux groupes équivalents : l'un recevant deux gélules de 500 mg de shilajit par jour pendant 28 jours, l'autre un placebo. La consolidation osseuse a été évaluée par radiographies répétées. Le délai moyen de consolidation a été significativement plus court dans le groupe shilajit (129 jours) que dans le groupe placebo (153 jours), avec une valeur p proche du seuil de significativité (p<0,049). Aucune différence significative n'a été constatée concernant les effets indésirables rapportés entre les deux groupes. Les auteurs concluent que la prise orale de shilajit après chirurgie d'une fracture tibiale pourrait constituer une option intéressante pour réduire le temps de guérison, bien que ces résultats méritent d'être confirmés par d'autres études.
Europe PMC · 2019-06-04 · Das A, S El Masry M, Gnyawali SC, Gnyawali SC, Ghatak S, Singh K, Stewart R, Lewis M, Saha A, Gordillo G, Khanna S.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé un complément appelé shilajit, pris par la bouche (125 ou 250 mg deux fois par jour) pendant 14 semaines, chez des femmes adultes en bonne santé. Les chercheurs ont analysé des prélèvements de peau et mesuré la microcirculation sanguine. À la dose la plus élevée, le shilajit a amélioré l'irrigation sanguine de la peau par rapport au début de l'étude et par rapport à un placebo. Les analyses génétiques ont montré une activation de gènes liés à la formation de petits vaisseaux sanguins et au soutien de la structure de la peau. Aucun effet secondaire n'a été signalé pendant l'étude.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique (NCT02762032) a évalué l'effet d'une supplémentation orale en shilajit, une substance minérale d'origine himalayenne, sur l'expression génique cutanée et la microperfusion sanguine chez des femmes adultes en bonne santé. Sur 14 semaines, les participantes ont reçu 125 ou 250 mg de shilajit deux fois par jour. Des biopsies cutanées du bras ont permis une analyse du transcriptome, complétée par une mesure de la perfusion cutanée via imagerie dermoscopique. À la dose de 250 mg deux fois par jour, le shilajit a amélioré la microperfusion cutanée comparativement à l'état initial et au placebo. L'analyse bio-informatique (Ingenuity Pathway Analysis) a révélé une induction de gènes impliqués dans la migration des cellules endothéliales, la croissance des vaisseaux sanguins et la matrice extracellulaire, confirmée par PCR quantitative. Aucun effet indésirable n'a été rapporté durant la période d'étude. Ces résultats suggèrent un effet bénéfique potentiel du shilajit sur la vascularisation et la structure de la peau, bien que des études supplémentaires soient nécessaires pour confirmer ces observations à plus grande échelle.
Europe PMC · 2019-03-01 · Losa F, Deidda M, Firinu D, Martino MLD, Barca MP, Giacco SD.
Résumé simplifié :
Ce rapport décrit le cas d'une femme de 43 ans ayant pris du Shilajit, un complément utilisé en médecine ayurvédique, en même temps que du riz et du thon. Elle a développé de l'urticaire, puis plus tard une réaction grave (difficulté à respirer, tension artérielle basse, perte de connaissance) survenue après un effort physique. Les médecins pensent que le Shilajit a pu jouer un rôle de déclencheur dans cette réaction allergique sévère, chez une patiente présentant probablement une sensibilité particulière des cellules immunitaires appelées mastocytes. Ce cas rappelle que les compléments ayurvédiques peuvent parfois contribuer à des réactions allergiques graves, surtout associés à l'exercice.
Résumé reformulé :
Cette étude de cas rapporte la situation d'une femme de 43 ans, professeure de danse, ayant consommé du Shilajit par voie orale en association avec du riz et du thon, ce qui a provoqué une urticaire résistante aux corticoïdes. Par la suite, elle a présenté un épisode d'anaphylaxie (dyspnée, hypotension, perte de connaissance) survenu environ une heure après une activité sexuelle, dans un contexte évocateur d'anaphylaxie induite par l'exercice. Les tests d'allergie alimentaire classiques étaient négatifs, mais la tryptase sérique est restée élevée durablement, suggérant un possible syndrome d'activation mastocytaire (le test génétique c-KIT étant négatif). Le test de provocation orale au Shilajit n'a pas pu être réalisé, la patiente ayant refusé. Les auteurs concluent que le Shilajit, substance ayurvédique de plus en plus utilisée en Occident, pourrait agir comme cofacteur favorisant l'anaphylaxie chez des personnes présentant des facteurs de risque préexistants, sans établir de lien de causalité direct et isolé.
Europe PMC · 2019-02-06 · Keller JL, Housh TJ, Hill EC, Smith CM, Schmidt RJ, Johnson GO.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé le Shilajit, un complément utilisé en médecine ayurvédique, chez 63 hommes actifs répartis en trois groupes : dose faible (250 mg/jour), dose forte (500 mg/jour) ou placebo, pendant 8 semaines. Les chercheurs ont mesuré la force musculaire avant et après un exercice fatigant, ainsi qu'un marqueur sanguin lié aux tissus conjonctifs (hydroxyproline). Résultat : chez les hommes les plus forts au départ, la dose forte de Shilajit a permis de mieux conserver la force musculaire après la fatigue, et a réduit ce marqueur sanguin, comparé au placebo et à la dose faible. Cela suggère un effet bénéfique possible sur les muscles et les tissus conjonctifs.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé a évalué, chez 63 hommes jeunes recréationnellement actifs, les effets de 8 semaines de supplémentation en Shilajit (marque PrimaVie), à deux doses (250 mg/jour ou 500 mg/jour) comparées à un placebo. Les auteurs ont mesuré la force musculaire maximale avant et après un protocole d'exercice fatigant (extensions de jambes), ainsi que le taux sérique d'hydroxyproline, un marqueur du métabolisme du collagène. Chez les participants initialement les plus forts (50e percentile supérieur), la dose de 500 mg/jour a limité la baisse de force post-fatigue (-8,9 % contre -17,0 % et -16,0 % pour la dose faible et le placebo respectivement), et a réduit le taux basal d'hydroxyproline comparé aux deux autres groupes. Aucune différence significative n'a été observée entre la dose faible et le placebo. Ces résultats suggèrent un effet dose-dépendant favorable de ce complément sur la résistance musculaire à la fatigue et sur un marqueur du tissu conjonctif, bien que limité à un sous-groupe de participants.
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