Betterave rouge
Beta vulgaris var. vulgaris L.
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
Racine charnue de couleur rouge-violacé, issue de la plante Beta vulgaris, cultivée dans les régions tempérées. Elle se consomme crue râpée, cuite à l'eau ou au four, en jus, ou conservée sous vide ou au vinaigre. Ses feuilles sont parfois également cuisinées comme légume vert.
- kcal : 40.2
- sel g : 0.2
- fer mg : 0.8
- fibres g : 2.8
- sucres g : 6.34
- lipides g : 0.17
- sodium mg : 78
- calcium mg : 16
- glucides g : 6.34
- proteines g : 1.61
- ag satures g : 0.027
- magnesium mg : 23
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 325
- vitamine c mg : 4.9
- vitamine d ug : 0
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 20
Études scientifiques (44)
Carte des preuves
- Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 10 (23 %)
- Niveau 2 · essais randomisés : 8 (18 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 19 (43 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 1 (2 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 6 (14 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Performance sportive et masse musculaire | 26 | 3 | 6 | 12 | 1 | 4 |
| Maladies cardiovasculaires | 6 | · | 1 | 3 | · | 2 |
| Hypertension artérielle | 6 | · | 1 | 2 | · | 3 |
| Diabète de type 2 | 2 | · | · | 1 | · | 1 |
| Syndrome métabolique et résistance à l'insuline | 2 | · | · | 2 | · | · |
| Symptômes de la ménopause | 2 | · | 1 | 1 | · | · |
| Déclin cognitif et démence | 2 | · | · | 1 | · | 1 |
| Grossesse et issues de naissance | 1 | · | · | 1 | · | · |
| Maladie rénale chronique | 1 | · | · | 1 | · | · |
Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
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Europe PMC · 2026-11-01 · Karabağ S, Sajedi H, Güler O, Alaeddinoğlu V, Çakır E, Khodadadi D, Akpınar S.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé chez 35 judokas si boire du jus de betterave, de la caféine, ou les deux ensemble, améliorait leurs performances pendant une journée de compétition simulée avec plusieurs combats. Résultat : la caféine seule aide beaucoup au début de la journée mais perd son effet vers la fin. Le jus de betterave, lui, apporte un bénéfice surtout en fin de journée, quand la fatigue s'installe. La combinaison des deux semble la plus efficace globalement, car elle cumule les avantages de chaque substance sur l'ensemble de la journée, aussi bien pour la performance physique que pour la concentration mentale.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo et en cross-over, 35 judokas de compétition ont réalisé quatre journées de simulation de compétition (jus de betterave, caféine, association des deux, ou placebo), comprenant chacune cinq séries de randori et un test spécifique de judo (SJFT), suivis de mesures neuromusculaires et cognitives. La caféine seule a amélioré la performance au SJFT, la fonction neuromusculaire et la cognition lors des trois premiers essais, mais pas lors du cinquième. À l'inverse, le jus de betterave a montré des bénéfices surtout lors de ce dernier essai, plus tardif dans la journée. La combinaison des deux substances a maintenu les avantages précoces de la caféine tout en apportant les bénéfices tardifs du jus de betterave, offrant ainsi une amélioration plus constante sur l'ensemble des essais. Ces résultats suggèrent que l'effet ergogénique de la caféine ne se maintient pas tout au long d'une journée de compétition à efforts répétés, alors que le jus de betterave pourrait compenser cette baisse en fin de journée, ce qui a des implications pratiques pour l'élaboration de stratégies nutritionnelles adaptées aux sports à tournois multi-combats comme le judo.
Europe PMC · 2026-10-30 · Guo W, Li T, Hu Z, Wu H, An N.
Résumé simplifié :
Vingt-quatre jeunes hommes ont consommé chaque jour pendant 14 jours une poudre de betterave riche en nitrate. Les chercheurs ont suivi l'évolution du nitrate et du nitrite dans le sang et les urines, et ont testé les performances à vélo en conditions normales et en manque d'oxygène simulé (altitude). Les niveaux de nitrate augmentaient nettement après la prise, surtout entre 1 et 2 heures, et restaient élevés même le lendemain. Après deux semaines, les participants tenaient plus longtemps lors d'un effort physique intense, aussi bien en conditions normales qu'en hypoxie. En revanche, la capacité de saut n'a pas changé. Cette étude n'avait pas de groupe témoin, donc ces résultats doivent être confirmés par d'autres recherches plus rigoureuses.
Résumé reformulé :
Cette étude a suivi 24 étudiants en bonne santé recevant quotidiennement 40 g de poudre de betterave (environ 11,2 mmol de nitrate) pendant 14 jours, afin de caractériser la cinétique du nitrate et du nitrite plasmatiques et urinaires, et d'évaluer leurs effets sur la performance physique en normoxie et en hypoxie normobare (FiO2 = 13,5 %). Le nitrate plasmatique et urinaire a augmenté significativement après la prise, atteignant un pic entre 1 et 2 heures et restant au-dessus des valeurs initiales 24 heures plus tard ainsi qu'aux 7e et 14e jours. Le nitrite plasmatique, lui, n'a pas varié de façon significative, et le nitrite urinaire était souvent sous le seuil de détection. Après 14 jours de supplémentation, le temps jusqu'à l'épuisement lors d'un test d'effort progressif s'est amélioré de façon modérée, tant en conditions normales qu'en hypoxie simulée, alors que la performance au saut vertical et la plupart des paramètres cardiovasculaires sont restés inchangés. Les auteurs soulignent que, en l'absence de groupe placebo, ces résultats préliminaires nécessitent d'être confirmés par des essais randomisés contrôlés.
Motif : essai de 17 participants
Europe PMC · 2026-10-20 · Zhang S, Yang X, Xu H, Liu Q, Quan H.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si boire du jus de betterave aidait des joueuses de volley-ball à récupérer après un entraînement intense provoquant des courbatures. Dix-sept joueuses ont effectué 200 sauts fatigants, puis bu soit du jus de betterave, soit une boisson placebo, pendant trois jours. Les chercheuses ont mesuré la force des jambes, la douleur, le gonflement et l'agilité. Résultat : le jus de betterave a légèrement amélioré la hauteur de saut et réduit la sensibilité douloureuse au mollet après 72 heures, mais n'a pas eu d'effet clair sur les autres mesures comme la douleur générale, le gonflement de la cuisse ou l'agilité.
Résumé reformulé :
Cet essai croisé, randomisé et en double aveugle a évalué l'effet du jus de betterave sur la récupération musculaire chez 17 joueuses universitaires de volley-ball après un exercice provoquant des dommages musculaires (200 sauts verticaux chargés). Les participantes ont consommé du jus de betterave ou un placebo à 24, 48 et 72 heures après l'exercice, avec mesure de plusieurs indicateurs de récupération (saut, agilité, douleur, gonflement, force du genou). Les résultats montrent un bénéfice sélectif plutôt que général : la hauteur de saut contre-mouvement était significativement meilleure sous jus de betterave à 72 heures, de même que le seuil de douleur à la pression au niveau du mollet. En revanche, aucune différence nette n'a été observée pour l'agilité, la douleur perçue, la circonférence de la cuisse ou la force isocinétique du genou à basse vitesse. Les auteurs concluent que la supplémentation de courte durée en jus de betterave pourrait favoriser certains aspects précis de la récupération fonctionnelle, sans effet généralisé sur tous les marqueurs étudiés.
Europe PMC · 2026-10-20 · Xie Y, Han Y, Du Q, Xu K.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 45 essais scientifiques menés chez 659 athlètes pour savoir si consommer des nitrates alimentaires (comme ceux de la betterave ou sous forme de sels) améliore vraiment la performance sportive. Les chercheurs ont regardé plusieurs critères : la puissance musculaire, l'endurance, la fréquence cardiaque, le taux de lactate dans le sang et la sensation d'effort. Globalement, aucun effet significatif n'a été retrouvé sur l'ensemble des athlètes. Un léger bénéfice sur la puissance maximale a été observé chez les hommes uniquement, mais ce résultat reste fragile. Les auteurs concluent que la betterave ou les nitrates n'apportent pas d'avantage net prouvé chez les sportifs entraînés, sans pour autant exclure un effet modeste selon le contexte.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a combiné les données de 45 essais randomisés contrôlés portant sur 659 athlètes de niveau compétitif, afin d'évaluer l'effet de la supplémentation en nitrates alimentaires (betterave ou sels de nitrate) sur six paramètres : puissance maximale, puissance moyenne, consommation maximale d'oxygène, fréquence cardiaque, lactate sanguin et perception de l'effort. Aucun effet global statistiquement significatif n'a été mis en évidence pour ces six critères. Une analyse exploratoire par sous-groupe a toutefois suggéré un effet positif modeste sur la puissance maximale chez les hommes, mais cette différence par rapport aux études mixtes n'était pas statistiquement confirmée. Aucune différence notable n'a été trouvée entre la betterave et les sels de nitrates sur la consommation d'oxygène, et ce résultat s'est même annulé après correction d'un possible biais de publication. Les auteurs soulignent que l'absence d'effet significatif ne prouve pas une absence totale d'effet, et appellent à explorer le rôle de la fonction vasculaire chez les athlètes de haut niveau.
Motif : réseau clairsemé, hétérogénéité substantielle et certitude de preuve faible selon CINeMA
Europe PMC · 2026-10-15 · Xu KX, Guo S, Xie ZF, Xiao YW.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble 19 essais (356 participants) pour voir si des compléments comme le jus de betterave (riche en nitrates), la citrulline de pastèque ou des acides aminés peuvent réduire les courbatures après un exercice intense. Résultats : à 24 heures, la pastèque enrichie en citrulline et la betterave réduisent les douleurs musculaires par rapport au placebo. À 48 heures, seule la betterave garde un effet bénéfique significatif. À 72 heures, plus aucun effet n'est observé. Ces résultats restent cependant fragiles, car les études sont peu nombreuses, variées, et la qualité des preuves est jugée faible.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse en réseau a examiné 19 essais randomisés contrôlés (356 participants) évaluant l'effet de précurseurs d'oxyde nitrique sur les courbatures musculaires retardées (DOMS) après un exercice. Quatre types d'interventions ont été comparés : nitrate dérivé de la betterave, citrulline issue de pastèque, précurseurs synthétiques (arginine, citrulline malate), et pastèque enrichie en citrulline ajoutée. À 24 heures post-exercice, la pastèque enrichie en citrulline (SMD = -0,97) et le nitrate de betterave (SMD = -0,67) réduisaient significativement les douleurs par rapport au placebo. À 48 heures, seul le nitrate de betterave conservait un effet significatif (SMD = -1,18), notamment chez les sujets entraînés mais pas chez les non entraînés. À 72 heures, aucune intervention ne se distinguait du placebo. Les comparaisons entre interventions actives restent peu concluantes. Les auteurs soulignent que l'hétérogénéité des études, la faible taille des échantillons et la certitude globalement basse des preuves empêchent toute conclusion clinique définitive.
Motif : essai de 16 participants
Europe PMC · 2026-10-12 · Teodoro RC, Guimarães MP, Manoel FA, Silva SF, De Abreu WC.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si boire du jus de betterave riche en nitrate pouvait améliorer les performances musculaires chez des femmes habituées à la musculation. Seize femmes ont réalisé des séries de développé couché et de presse à cuisses jusqu'à épuisement, après avoir bu soit du jus de betterave, soit une boisson placebo, soit rien du tout. Résultat : le jus de betterave n'a apporté aucune amélioration particulière, que ce soit sur le nombre de répétitions réalisées, la fatigue ressentie, le rythme cardiaque, la tension artérielle ou le taux de lactate. Chez ces femmes sportives, boire du jus de betterave avant une séance de musculation ne semble donc pas aider à mieux performer.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé, en double aveugle et croisé, seize femmes pratiquant régulièrement la musculation ont consommé soit un jus de betterave riche en nitrate (12,8 mmol), soit un placebo pauvre en nitrate, soit aucune boisson, 2h30 avant de réaliser quatre séries de développé couché et de presse à cuisses à 60% de leur charge maximale, jusqu'à l'échec musculaire. Les chercheurs ont mesuré le nombre total de répétitions, la perception de l'effort, la fréquence cardiaque, la pression artérielle et la concentration de lactate sanguin. Aucune différence significative n'a été observée entre les trois conditions, ni pour l'exercice du haut du corps ni pour celui du bas du corps. Ces résultats suggèrent que, contrairement à ce qui a parfois été observé chez les hommes, la supplémentation aiguë en nitrate via le jus de betterave n'améliore pas l'endurance musculaire ni les réponses physiologiques à l'effort chez les femmes entraînées en résistance, du moins dans ce protocole précis.
Motif : essai de 7 participants
Europe PMC · 2026-10-08 · Illescas-Quiroga R, López-Samanes Á, Sánchez-Llanos L, Ramal J, Naderi A, Domínguez R, Ramos-Álvarez JJ, Montoya-Miñano JJ.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si boire du jus de betterave aidait des athlètes féminines d'élite en taekwondo à mieux performer lors d'un combat simulé. Sept athlètes ont bu soit du jus de betterave, soit une boisson placebo, avant de combattre et de passer des tests de saut, de concentration, de fatigue musculaire et de lactate sanguin. Résultat : aucune différence significative n'a été observée entre les deux boissons sur la performance au combat, la fatigue perçue ou les capacités physiques et mentales testées. Le jus de betterave n'a donc pas apporté d'avantage mesurable pour ces sportives de haut niveau dans ce contexte précis.
Résumé reformulé :
Cette étude randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, a évalué les effets aigus d'une supplémentation en jus de betterave (140 mL, 12,8 mmol de nitrates) sur la performance lors d'un combat de taekwondo simulé chez sept athlètes féminines olympiques d'élite. Les chercheurs ont mesuré la performance au combat (temps d'attaque), la fonction neuromusculaire (saut vertical, performance cognitive visuelle), la lactatémie et la perception de l'effort, avant, après et trois minutes après le combat, en comparant la condition jus de betterave à une condition placebo. Aucune différence statistiquement significative n'a été relevée entre les deux conditions sur l'ensemble des paramètres étudiés. Les auteurs concluent que l'ingestion aiguë de jus de betterave ne semble pas améliorer la performance en combat simulé ni la fonction neuromusculaire chez ces athlètes féminines de haut niveau, dans les conditions spécifiques de cette étude menée sur un échantillon restreint.
Motif : essai de 27 participants
Europe PMC · 2026-10-03 · Mueller BJ, McIntosh MC, Tiede DR, Anglin DA, Kontos GJ, Lewis DT, Goodlett MD, Frugé AD, Mobley CB, Judd RL, Beck DT, Roberts MD, Kavazis AN.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si boire du jus de betterave riche en nitrates, en plus de faire de la musculation pendant 12 semaines, apportait des bénéfices supplémentaires pour les muscles chez des adultes de 50 à 60 ans environ. Les participants ont été répartis en deux groupes : l'un buvait du jus de betterave riche en nitrates, l'autre un jus sans nitrate (placebo), tout en suivant le même programme d'entraînement. Résultat : l'entraînement en musculation a bien amélioré la force et la santé des muscles, mais le jus de betterave n'a apporté aucun bénéfice supplémentaire par rapport au placebo, que ce soit sur la force, l'endurance musculaire ou les marqueurs biologiques étudiés.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé a évalué l'effet d'une supplémentation quotidienne en jus de betterave riche en nitrates (environ 13 mmol), comparée à un jus placebo appauvri en nitrates, chez 27 adultes d'âge moyen à avancé (56 ans en moyenne) suivant 12 semaines d'entraînement en résistance supervisé. Les chercheurs ont mesuré, avant et après l'entraînement, des biopsies musculaires du vaste latéral ainsi que des indicateurs de force et de fatigue des jambes. L'entraînement en résistance a globalement amélioré l'activité de la citrate synthase (reflet du contenu mitochondrial), certaines protéines liées à la biogenèse mitochondriale, ainsi que la plupart des performances musculaires. En revanche, l'ajout du jus de betterave riche en nitrates n'a procuré aucun avantage supplémentaire par rapport au placebo sur l'ensemble de ces paramètres, suggérant que, dans ce contexte d'entraînement structuré chez des adultes plus âgés, la supplémentation chronique en nitrates alimentaires n'apporte pas de bénéfice additionnel mesurable.
Motif : hétérogénéité importante entre essais, petits échantillons, résultats incohérents sur la pression artérielle
Europe PMC · 2026-09-30 · Álvarez-Rodríguez P, Chenhuichen C, Izco-Cubero M, Zambom-Ferraresi F, Fernández-González de la Riva M, Echeverría-Beistegui I, Zambom-Ferraresi F, Martínez-Velilla N.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique a rassemblé plusieurs études sur les extraits de betterave rouge, riches en nitrates, et leurs effets sur la santé. Les chercheurs ont observé que ces extraits augmentent bien certains composés liés à la dilatation des vaisseaux sanguins. Certains essais montrent une baisse temporaire de la tension artérielle, mais d'autres ne trouvent aucun effet. Quelques améliorations ont aussi été notées sur la force musculaire et la récupération après l'effort. Cependant, les études sont peu nombreuses, souvent de petite taille et réalisées sur des adultes jeunes plutôt que sur des personnes âgées. Les auteurs concluent qu'il est trop tôt pour recommander la betterave comme solution anti-âge.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a analysé les essais publiés jusqu'en avril 2025 sur les effets de la supplémentation en extrait de betterave (Beta vulgaris), riche en nitrates, nitrites, bétalaïnes et polyphénols. Les résultats confirment une augmentation constante des taux de nitrates et nitrites, traduisant une activation de la voie du monoxyde d'azote. En revanche, les effets sur la pression artérielle restent hétérogènes : certaines études rapportent une baisse aiguë de la pression systolique (jusqu'à -8 mmHg), tandis que d'autres ne montrent aucun changement significatif après une intervention de courte durée. Des améliorations fonctionnelles — vitesse d'extension du genou, puissance musculaire, récupération post-exercice — ont parfois été observées, même après une seule prise. Toutefois, ces résultats reposent sur un nombre limité d'essais de petite taille, hétérogènes dans leurs protocoles, et menés majoritairement chez des adultes jeunes ou d'âges mixtes plutôt que chez des personnes âgées. Les auteurs estiment que ces données restent préliminaires et insuffisantes pour établir un réel bénéfice cardiovasculaire ou fonctionnel chez les seniors, appelant à des essais randomisés spécifiquement menés dans cette population.
Motif : essai de 8 participants
Europe PMC · 2026-09-29 · Soonhuae C, Lapierre-Nguyen S, Mariani V, Ferreira L, Kim JS, Handberg EM, Ruzieh M, Pepine CJ, Christou DD.
Résumé simplifié :
Cette petite étude a testé le jus de betterave riche en nitrates chez 8 personnes âgées souffrant de maladie coronarienne. Pendant deux semaines, les participants ont bu deux fois par jour soit ce jus actif, soit un jus de betterave sans nitrates (placebo), dans un ordre croisé. Le jus riche en nitrates a été bien toléré, sans effets secondaires graves, et a amélioré la dilatation des artères en réponse au flux sanguin, un signe de meilleure santé des vaisseaux. En revanche, la rigidité artérielle et la tension n'ont pas vraiment changé. Ces résultats encourageants restent préliminaires, obtenus sur un très petit groupe, et doivent être confirmés par une étude plus large.
Résumé reformulé :
Cet essai pilote randomisé, en double aveugle et en crossover, a évalué la sécurité et les effets vasculaires d'une supplémentation en nitrates issus de jus de betterave chez 8 adultes âgés (74 ans en moyenne) atteints de maladie coronarienne confirmée. Pendant deux semaines, les participants recevaient deux fois par jour soit un jus de betterave riche en nitrates, soit un jus appauvri en nitrates servant de placebo. L'intervention s'est révélée très bien tolérée, avec une adhérence et une rétention de 100 % et aucun effet indésirable nécessitant une prise en charge médicale. La dilatation médiée par le flux de l'artère brachiale, un marqueur de la fonction endothéliale, s'est améliorée de façon notable sous jus riche en nitrates par rapport au placebo, avec une taille d'effet moyenne à élevée. En revanche, aucun changement significatif n'a été observé sur la rigidité artérielle ou les paramètres hémodynamiques centraux. Ces résultats, obtenus sur un échantillon restreint, suggèrent un potentiel bénéfice endothélial de la supplémentation en nitrates alimentaires chez des patients coronariens âgés, et justifient la mise en place d'un essai clinique de plus grande ampleur pour confirmer ces observations préliminaires.
Motif : essai de 14 participants
Europe PMC · 2026-09-24 · Lundebrekke M, Furnes K, Vesterlid M, Nundal CH, Kvidaland H, Grotle AK.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si le jus de betterave, riche en nitrate, pouvait aider à limiter les hausses de tension artérielle chez des femmes ménopausées en bonne santé. Pendant 4 jours, 14 femmes ont bu soit du jus de betterave normal, soit un jus sans nitrate (placebo), puis ont réalisé des exercices physiques et un test au froid pouvant faire monter la tension. Résultat : la consommation de jus de betterave n'a pas réduit les pics de tension artérielle ni modifié le rythme cardiaque par rapport au placebo, quel que soit le type d'effort ou de stress testé. Le jus de betterave ne semble donc pas protéger ces femmes contre les montées de tension liées à l'effort.
Résumé reformulé :
Cet essai croisé en double aveugle a évalué chez 14 femmes ménopausées normotendues (57 ans en moyenne) l'effet d'une supplémentation courte en nitrate alimentaire, sous forme de jus de betterave (800 mg de nitrate/jour pendant 4 jours), sur la réactivité cardiovasculaire. Les chercheuses ont mesuré la pression artérielle et la fréquence cardiaque battement par battement au repos et lors de trois épreuves de stress physiologique : une contraction isométrique de la main, une ischémie post-exercice et un test au froid, en comparant avec une condition placebo (jus de betterave appauvri en nitrate). Aucune différence significative n'a été observée entre les deux conditions pour les variations de pression artérielle moyenne, systolique ou diastolique, ni pour la fréquence cardiaque, quel que soit le type de stress appliqué. Les auteures concluent que cette supplémentation à court terme en nitrate inorganique ne modifie pas la réactivité cardiovasculaire face à ces différentes formes de stress chez des femmes ménopausées en bonne santé, contrairement à l'effet abaissant sur la pression au repos parfois rapporté ailleurs pour ce type de complément.
Motif : essai de 24 participants
Europe PMC · 2026-09-21 · McLellan AG, Ahmad NSB, Acton JP, Punni HK, O'Donnell E, Shepherd AI, Perissiou M, James LJ, Clifford T, Bailey SJ.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé chez 24 adultes en bonne santé les effets combinés de la caféine et d'une poudre de betterave riche en nitrate sur les vaisseaux sanguins. La caféine seule augmentait la rigidité des artères, un signe de stress cardiovasculaire. Mais quand la caféine était prise en même temps que la betterave riche en nitrate, cet effet négatif disparaissait presque totalement. En revanche, ni la betterave ni la caféine seules n'ont modifié la tension artérielle ou la fonction des vaisseaux sanguins de façon significative. Cela suggère que consommer de la betterave pourrait aider à compenser certains effets indésirables de la caféine sur les artères.
Résumé reformulé :
Dans cet essai croisé, randomisé, en double aveugle, 24 participants sains ont consommé à quatre reprises soit de la poudre de betterave riche en nitrate (400 mg), soit une poudre appauvrie en nitrate (92 mg), avec ou sans caféine (6 mg/kg). Les chercheurs ont mesuré la pression artérielle et la rigidité artérielle avant et 2h30 après ingestion, ainsi que la fonction endothéliale macrovasculaire par dilatation médiée par le flux. Les résultats montrent que la caféine seule augmentait significativement la pression d'augmentation et l'index d'augmentation, deux marqueurs de rigidité artérielle, comparativement au placebo et à la betterave seule. Cependant, lorsque la betterave riche en nitrate était associée à la caféine, cette hausse était neutralisée, sans différence significative avec les groupes placebo ou betterave seule. La pression artérielle brachiale et centrale ainsi que la fonction endothéliale n'ont pas été significativement modifiées par les interventions. Les taux plasmatiques de nitrite étaient logiquement plus élevés dans les groupes ayant reçu la betterave riche en nitrate. Ces résultats suggèrent qu'une supplémentation aiguë en nitrate alimentaire pourrait contrebalancer l'impact négatif transitoire de la caféine sur la rigidité artérielle chez des adultes en bonne santé.
Motif : synthèse narrative en raison d'une forte hétérogénéité des études, résultats non uniformes selon les interventions
Europe PMC · 2026-09-18 · Nguyen DHN, Yu TW, Quach QB, Raja A, Chen CM, Kuo MJ, Truong TN, Li SC.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble 36 recherches menées chez des sportifs ou personnes actives pour voir si certains aliments végétaux, comme la cerise (notamment la variété acidulée), la grenade, les baies, le raisin, la betterave ou la pastèque, aident à mieux récupérer après un effort physique. Les résultats montrent que ces aliments peuvent parfois réduire la sensation de courbatures dans les jours suivant l'exercice. En revanche, les preuves sont trop variées et incomplètes pour affirmer qu'ils améliorent vraiment la force musculaire, la performance sportive ou d'autres marqueurs biologiques de récupération. Aucun aliment, dose ou moment de consommation précis ne peut donc être recommandé pour l'instant.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a analysé 36 essais d'intervention menés chez des personnes physiquement actives afin d'évaluer l'effet d'aliments complets d'origine végétale, dont la cerise (en particulier la variété tart cherry), sur la récupération après l'exercice. Les critères examinés incluaient les douleurs musculaires perçues, la récupération fonctionnelle, la performance physique et divers marqueurs physiologiques. Plusieurs études rapportent une réduction des courbatures perçues dans les 24 à 72 heures suivant l'effort, mais ces résultats ne sont pas constants selon les produits, les doses ou les protocoles utilisés. La grande hétérogénéité méthodologique empêche toute synthèse quantitative (méta-analyse) et limite les comparaisons directes entre interventions. Les auteurs concluent que ces aliments végétaux pourraient soutenir certains aspects de la récupération, notamment la perception de la douleur musculaire, mais que les preuves actuelles restent insuffisantes pour établir des bénéfices cohérents sur la performance ou les paramètres biologiques, et qu'aucune recommandation précise de dose ou de moment de prise ne peut encore être formulée.
Motif : essai de 12 participants
Europe PMC · 2026-08-25 · Choi JH, Lee E, Park HY, Jung WS, Woo S, Kim SY, Zheng Y, Park SH, Sun Y, Kim SW.
Résumé simplifié :
Douze hommes jeunes en bonne santé ont fait du vélo pendant 30 minutes, dans des conditions normales ou avec moins d'oxygène (comme en altitude), après avoir bu soit du jus de betterave, soit une boisson placebo. Les chercheurs ont observé que le jus de betterave semblait limiter la baisse d'oxygénation des muscles habituellement causée par le manque d'oxygène. Il a aussi légèrement modifié la façon dont le corps utilise l'énergie pendant l'effort. Ces résultats suggèrent que le jus de betterave pourrait aider les muscles à mieux fonctionner quand l'air contient moins d'oxygène, mais les auteurs restent prudents car certaines mesures clés n'ont pas été vérifiées directement.
Résumé reformulé :
Cette étude croisée, randomisée et en double aveugle a testé chez douze hommes sains les effets d'une prise unique de jus de betterave (70 mL, 400 mg de nitrates) par rapport à un placebo, avant un exercice sous-maximal de 30 minutes à fréquence cardiaque fixe, réalisé en conditions normales d'oxygène ou en hypoxie (air appauvri en oxygène). Les résultats montrent qu'en hypoxie, l'organisme subit un stress physiologique plus marqué pour un effort mécanique pourtant moindre. Surtout, la consommation de jus de betterave a atténué l'augmentation de la désoxygénation musculaire normalement observée en hypoxie, rapprochant les valeurs de celles obtenues en conditions normales d'oxygène. Un effet a également été noté sur le quotient respiratoire, indicateur du substrat énergétique utilisé. Ces observations suggèrent un rôle possible du monoxyde d'azote issu des nitrates alimentaires dans le maintien de l'oxygénation musculaire en altitude simulée. Toutefois, les auteurs soulignent des limites importantes : les concentrations sanguines de nitrates/nitrites n'ont pas été mesurées directement, et l'interaction environnement × traitement n'était significative que pour un seul paramètre, ce qui invite à considérer ces résultats comme préliminaires.
Motif : essai de 16 participants
Europe PMC · 2026-08-17 · Haswell C, Rutherfurd-Markwick K, Hurst R, Wong M, Mazahery H, Ali A, Page R.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé chez 16 adultes en bonne santé les effets de deux jus de betterave différents (l'un plus riche en nitrates, l'autre plus riche en pigments appelés bétalaïnes) comparés à une boisson placebo. Après 6 jours de consommation, les deux jus ont réduit la tension artérielle systolique par rapport au placebo. Le jus riche en bétalaïnes a aussi diminué la résistance des vaisseaux sanguins, ce que le jus plus riche en nitrates n'a pas fait. Ces résultats suggèrent que les nitrates et les bétalaïnes de la betterave pourraient tous deux contribuer à améliorer la santé cardiovasculaire, mais peut-être par des mécanismes différents.
Résumé reformulé :
Dans cet essai croisé avec mesures répétées, 16 participants sains ont consommé pendant 6 jours soit un jus de betterave britannique (plus riche en nitrates), soit un jus de betterave néo-zélandais (plus riche en bétalaïnes), soit un placebo. Les niveaux plasmatiques de nitrate et de nitrite ont augmenté significativement avec les deux jus par rapport au placebo, avec des valeurs plus élevées pour le jus britannique. Concernant la tension artérielle systolique, une baisse significative a été observée avec les deux jus par rapport au placebo, notamment 2 heures après ingestion. Fait notable, seule la consommation du jus néo-zélandais, plus riche en bétalaïnes, a entraîné une réduction de 11,6 % de la résistance vasculaire systémique après 6 jours, effet non observé avec le jus plus riche en nitrates. Ces résultats suggèrent que les bétalaïnes, en plus des nitrates, pourraient jouer un rôle spécifique dans l'amélioration de la fonction vasculaire, bien que la petite taille de l'échantillon appelle à la prudence dans l'interprétation.
Europe PMC · 2026-08-03 · Eroglu MN, Pancar S, López-Torres O, Fernández-Elías VE.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé 23 essais (401 participants adultes) pour savoir si boire du jus de betterave, riche en nitrates, améliore les performances lors de sprints courts ou répétés. Résultat : le jus de betterave aide un peu à atteindre plus vite la puissance maximale lors de tests de type Wingate, et améliore légèrement la force de la main. Mais il n'a pas d'effet clair sur le saut, la puissance globale, les sprints de 10 ou 20 mètres, la fatigue ressentie, le rythme cardiaque ou le taux de lactate dans le sang. Les preuves restent de qualité faible à très faible, donc on ne peut pas recommander cette boisson pour améliorer les sprints.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé 23 essais randomisés (401 adultes de 18 à 40 ans) évaluant la supplémentation en jus de betterave, source de nitrates alimentaires, sur la performance en sprint simple ou répété. Les résultats montrent une amélioration significative du temps nécessaire pour atteindre la puissance maximale lors de tests de type Wingate (SMD = -0,92) et de la force de préhension manuelle (SMD = 0,40). En revanche, aucun effet significatif n'a été observé sur le saut avec contre-mouvement, la puissance maximale ou moyenne, les sprints sur 10 ou 20 mètres, la perception de l'effort, la fréquence cardiaque ou la lactatémie. Le sexe des participants n'a pas modéré significativement ces effets, bien que les données féminines soient limitées. Le niveau de preuve est globalement faible, voire très faible pour certains résultats comme le sprint de 20 mètres, ce qui limite les recommandations d'usage systématique.
Motif : essai de 22 participants
Europe PMC · 2026-08-01 · Gosalia J, Spicuzza JM, Bowlus C, Brinkerhoff A, Baker SR, Qiu JJ, Kim-Shapiro DB, Pawelczyk JA, Proctor DN.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si boire du jus de betterave riche en nitrate pouvait améliorer la façon dont le cerveau régule son flux sanguin chez des personnes âgées ayant un syndrome métabolique (une combinaison de facteurs de risque comme l'excès de poids, l'hypertension ou le taux de sucre élevé). Pendant 4 semaines, 22 participants ont reçu soit ce jus, soit une boisson placebo sans nitrate. Les chercheurs ont mesuré l'oxygénation du cerveau et la tension artérielle. Le jus de betterave a bien augmenté le taux de nitrate dans le sang, mais globalement, aucun effet significatif n'a été observé sur la régulation du flux sanguin cérébral ni sur les capacités cognitives. Seules certaines zones précises du cerveau ont montré de légères améliorations, à confirmer par des études plus larges.
Résumé reformulé :
Ce petit essai clinique randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo, a évalué la faisabilité et les effets d'une supplémentation en nitrate alimentaire (sous forme de jus de betterave, 6,4 mmol de nitrate par jour) sur l'autorégulation cérébrale dynamique chez 22 adultes âgés de 55 à 75 ans présentant un syndrome métabolique. Après 4 semaines, l'autorégulation cérébrale a été mesurée par analyse de la fonction de transfert entre la pression artérielle battement par battement et l'oxygénation cérébrale frontale (spectroscopie proche infrarouge). L'intervention a été bien tolérée, avec une bonne adhésion, et a effectivement augmenté les concentrations plasmatiques de nitrate par rapport au placebo. Cependant, aucune différence significative n'a été relevée sur le critère principal, à savoir l'autorégulation cérébrale frontale globale, ni sur les performances cognitives. Des analyses exploratoires ont néanmoins suggéré des améliorations localisées, dans certaines régions frontales spécifiques, concernant les paramètres de phase et de gain de l'autorégulation. Ces résultats préliminaires soutiennent la faisabilité de ce type d'intervention nutritionnelle mais nécessitent d'être confirmés par des essais de plus grande envergure.
Motif : résultats principaux non significatifs (tendances, p>0.05), petits sous-groupes, analyses post hoc
Europe PMC · 2026-07-17 · Smith P, Ashworth D, Hung R, Wang Y, Webb AJ, Dalrymple K, Clark K, Chappell LC, Wiles K, Bramham K, ORCHARD Consortium6, ORCHARD Consortium.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si boire du jus de betterave riche en nitrates pouvait aider les femmes enceintes atteintes d'une maladie rénale chronique modérée à sévère. Sur 108 participantes suivies dans 8 centres au Royaume-Uni, celles qui buvaient du jus de betterave chaque jour ont eu tendance à avoir une meilleure fonction rénale après l'accouchement, moins besoin de médicaments contre l'hypertension pendant la grossesse, et leurs bébés ont moins souvent été admis en unité de soins intensifs néonatals. Elles ont aussi eu moins d'événements de santé graves. Ces résultats sont prometteurs mais restent préliminaires : une étude plus large est nécessaire pour confirmer ces bénéfices.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique multicentrique a évalué la faisabilité et les effets potentiels d'une supplémentation quotidienne en nitrate alimentaire (400 mg, sous forme de jus de betterave) chez des femmes enceintes atteintes de maladie rénale chronique de stade G2 à G5, comparées à un groupe recevant les soins standards. Sur 108 participantes randomisées, celles ayant une fonction rénale plus altérée avant la grossesse et recevant du jus de betterave ont présenté des concentrations de créatinine postpartum plus basses (donc une meilleure fonction rénale), sans que la différence n'atteigne la significativité statistique. Les admissions néonatales en unité de soins intensifs étaient également numériquement moins fréquentes dans ce groupe. Fait notable, les événements indésirables graves ont été significativement moins nombreux chez les femmes supplémentées, et une analyse post hoc a montré un recours moindre aux antihypertenseurs pendant la grossesse. Les auteurs concluent que ces résultats suggèrent un bénéfice potentiel mais préliminaire, nécessitant confirmation par un essai randomisé de plus grande envergure.
Motif : essai de 12 participants
Europe PMC · 2026-05-18 · López-Samanes Á, Moreno-Pérez D, Aguilar-Navarro M, Muñoz A, López-Moreno M, Garcés-Rimón M, Díez-Vega I, Roberts J, Del Coso J.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si boire du jus de betterave améliorait la performance de sprinteurs entraînés. Douze hommes ont bu soit du jus de betterave, soit une boisson placebo, puis ont réalisé des sauts et des sprints de 60 et 100 mètres. Le jus de betterave a bien augmenté certains composés dans la salive liés à l'oxyde nitrique, mais cela n'a eu aucun effet sur la hauteur des sauts, la vitesse de sprint ou le fonctionnement des muscles des jambes. En résumé, cette boisson populaire chez les sportifs n'a pas apporté de bénéfice mesurable pour ces athlètes lors de cette étude.
Résumé reformulé :
Cette étude randomisée en double aveugle a évalué l'effet aigu du jus de betterave sur la performance sportive de douze sprinteurs masculins entraînés. Les participants ont ingéré soit 70 mL de jus de betterave (riche en nitrates), soit un placebo, puis ont effectué des tests de saut (countermovement jump, squat jump) et des sprints de 60 et 100 mètres, 150 minutes après ingestion. Les propriétés contractiles musculaires ont également été mesurées par tensiomyographie. Bien que les concentrations salivaires de nitrates et nitrites aient significativement augmenté après la prise de jus de betterave, aucune amélioration significative n'a été observée sur la hauteur de saut, les temps de sprint, ou les propriétés contractiles musculaires, à l'exception d'une différence isolée sur le temps de relaxation du biceps fémoral. Les auteurs concluent que cette supplémentation aiguë n'améliore pas la performance en sprint ni la fonction neuromusculaire chez des athlètes déjà entraînés.
Motif : essai de 15 participants
Europe PMC · 2026-05-02 · Hagele AM, Sunderland KL, Mumford PW, Kerksick CM.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si le jus de betterave (riche en nitrate) et la caféine pouvaient améliorer la performance de cyclistes entraînés lors d'un effort très intense de 3 minutes sur vélo. Quinze cyclistes ont essayé quatre combinaisons : placebo seul, jus de betterave seul, caféine seule, et les deux ensemble. Les chercheurs ont mesuré la puissance maintenue en fin d'effort et la capacité à fournir un effort supplémentaire au-delà de cette limite. Résultat : aucune des combinaisons n'a permis d'améliorer significativement la performance par rapport aux autres. Ni le jus de betterave, ni la caféine, ni leur association n'ont donc montré d'effet mesurable dans ce test spécifique.
Résumé reformulé :
Cette étude croisée, randomisée et en double aveugle a évalué chez 15 cyclistes entraînés l'effet de la supplémentation aiguë en nitrate alimentaire (via jus de betterave, environ 13 mmol) et en caféine (5 mg/kg) sur la performance lors d'un test « tout-à-l'effort » de 3 minutes sur ergomètre. Quatre conditions ont été comparées : placebo, betterave seule, caféine seule, et association des deux. Les critères principaux étaient la puissance de fin d'effort (EP) et le travail réalisé au-dessus de cette puissance (WEP), avec en critères secondaires la puissance de pointe, la puissance moyenne et le travail total. Aucune différence statistiquement significative n'a été observée entre les quatre conditions pour aucun de ces paramètres, avec des tailles d'effet faibles. Les auteurs concluent que, dans les conditions de cette étude, ni le nitrate, ni la caféine, ni leur combinaison n'ont modifié significativement la performance lors de ce test spécifique de 3 minutes à intensité maximale.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
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