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Margarine et matières grasses tartinables

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matières grasses

Matière grasse tartinable fabriquée à partir d'huiles végétales (tournesol, colza, palme...), parfois mélangées à des graisses animales ou laitières, émulsionnées avec de l'eau. Certaines versions sont enrichies en stérols ou stanols végétaux. Se consomme froide, tartinée sur du pain ou utilisée en cuisson et en pâtisserie.

Composition :

Études scientifiques (12)

Carte des preuves

12études
  • Niveau 2 · essais randomisés : 4 (33 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 4 (33 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 2 (17 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 2 (17 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Maladies cardiovasculaires7·32·2
Cholestérol et lipides sanguins6·2112
Syndrome métabolique et résistance à l'insuline3·111·
Diabète de type 22··2··
Mortalité et longévité2··2··
AVC1··1··
Asthme1···1·
Hypertension artérielle1···1·
Inflammation chronique1·1···

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (12)Niveau 2 : 4Niveau 3 : 4Niveau 4 : 2Niveau 5 : 2

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé90 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-07-03 · Ng YT, Voon PT, Ng TKW, Lee VKM, Mat Sahri M, Mohd Esa N.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé trois types de margarines pendant huit semaines chez 90 adultes en bonne santé : une à base d'huile de palme classique, et deux obtenues par un procédé appelé interestérification (une alternative à l'hydrogénation partielle qui crée des gras trans nocifs). Les chercheurs ont mesuré plusieurs marqueurs sanguins de l'inflammation, liés par exemple aux maladies cardiovasculaires. Résultat : aucune des trois margarines n'a eu d'effet différent sur ces marqueurs. Cela suggère que remplacer l'hydrogénation partielle par l'interestérification pourrait être une alternative sûre, sans provoquer plus d'inflammation, même si elle ne l'améliore pas non plus par rapport à l'huile de palme native.

Résumé reformulé :

Dans cet essai clinique randomisé en double aveugle, 90 adultes en bonne santé ont consommé quotidiennement, pendant huit semaines, 50 g de margarine incorporée à des collations, selon trois formulations : de l'huile de palme olein native, une graisse interestérifiée riche en acide palmitique, ou une graisse interestérifiée riche en acide stéarique. L'objectif était de comparer leurs effets sur des biomarqueurs inflammatoires sanguins (IL-6, TNF-alpha, visfatine et CRP ultrasensible), mesurés à plusieurs intervalles. Les résultats ne montrent aucune différence significative entre les trois types de matières grasses sur ces marqueurs après huit semaines de consommation. Les auteurs concluent que l'interestérification, utilisée comme alternative à l'hydrogénation partielle (procédé générant des gras trans néfastes), ne semble pas induire d'effets inflammatoires différents de ceux de l'huile de palme native, à court et moyen terme, chez des sujets sains.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé12 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 12 participants

Europe PMC · 2026-06-06 · Voigt JH, Zubanovic NB, Møller AB, Suwal SK, Andersen U, Andersen HJ, Rittig N, Søndergaard E.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé une pâte à tartiner riche en matières grasses contenant une membrane naturelle du lait (appelée MFGM), présente soit intacte, soit abîmée, soit absente. Douze adultes en bonne santé ont mangé des sandwichs avec chacune de ces pâtes à tartiner, à plusieurs jours d'intervalle. Les chercheurs ont mesuré le taux de graisses (triglycérides) dans le sang après le repas, ainsi que d'autres paramètres comme la digestion, la dépense d'énergie et l'appétit. Résultat : la présence ou l'état de cette membrane du lait n'a pas changé la façon dont le corps gère les graisses après le repas. Seules de petites différences ont été observées sur certaines hormones digestives.

Résumé reformulé :

Cette étude croisée, randomisée et en double aveugle a comparé trois pâtes à tartiner riches en matières grasses, identiques en calories, protéines, lipides et glucides, mais différant par la présence et l'intégrité de la membrane du globule gras du lait (MFGM) : intacte, désorganisée ou absente. Douze adultes sains ont consommé, lors de trois visites séparées par au moins une semaine, des sandwichs contenant chacune de ces pâtes. Le critère principal, l'augmentation des triglycérides sanguins après le repas, n'a montré aucune différence significative entre les trois conditions. Quelques différences mineures ont été observées sur des marqueurs secondaires : une hormone digestive (GIP) et les acides gras libres étaient légèrement plus élevés avec la MFGM intacte comparée à la version désorganisée ou absente. En revanche, la vidange gastrique, la dépense énergétique, la sensation d'appétit et la prise alimentaire ultérieure n'ont pas été affectées. Les auteurs concluent que, dans ce contexte expérimental précis, la structure de la MFGM n'influence pas de façon notable la réponse lipidique après un repas riche en graisses chez des personnes en bonne santé.

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Niveau 2 — Essai croisé randomisé51 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2025-09-18 · Hall WL, Wood E, Joris PJ, Smith HA, Creedon A, Maher T, Bruce JH, Mensink RP, Berry SE.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé deux types de graisses utilisées dans la fabrication de margarines et de produits de boulangerie : l'une riche en acide palmitique, l'autre en acide stéarique. 51 adultes en bonne santé ont consommé, pendant 6 semaines chacune, des muffins et margarines contenant l'une ou l'autre de ces graisses. Les chercheurs ont mesuré le cholestérol, l'inflammation, la sensibilité à l'insuline et d'autres marqueurs liés au risque cardiovasculaire. Résultat : aucune différence significative n'a été observée entre les deux graisses sur le rapport cholestérol total/HDL, ni sur la plupart des autres marqueurs testés. Cela suggère que, à court terme, ces deux types de graisses interestérifiées ont des effets similaires sur la santé cardiométabolique.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé en chassé-croisé a comparé, chez 47 adultes en bonne santé (35-65 ans), les effets de deux graisses interestérifiées couramment utilisées dans l'industrie agroalimentaire : l'une enrichie en acide palmitique, l'autre en acide stéarique. Ces graisses étaient incorporées à hauteur de 10 % de l'apport énergétique dans des muffins et des margarines à tartiner, chaque régime étant suivi pendant 6 semaines avec une période de sevrage de 4 semaines entre les deux. Le critère principal, le rapport cholestérol total/HDL, n'a montré aucune différence significative entre les deux types de graisses (différence moyenne de 0,05, non significative). Parmi les nombreux marqueurs secondaires analysés (cholestérol LDL/HDL, triglycérides, apolipoprotéines, sensibilité à l'insuline, fonction endothéliale, graisse hépatique), seule l'interleukine-10, un marqueur inflammatoire, a légèrement diminué avec la graisse riche en acide palmitique par rapport à celle riche en acide stéarique. Les auteurs concluent que, sur une durée de 6 semaines, les graisses interestérifiées riches en acide palmitique n'ont pas d'effet délétère particulier comparées à celles riches en acide stéarique sur les marqueurs de risque cardiométabolique étudiés, tout en soulignant que les effets à plus long terme restent à déterminer.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective2 459 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2025-05-22 · Zhou X, Yiannakou I, Yuan M, Singer MR, Moore LL.

Résumé simplifié :

Cette étude américaine a suivi environ 2 500 adultes pendant près de 18 ans pour voir comment leur consommation de beurre, de margarine et d'huiles non hydrogénées était liée à leur santé cardiométabolique. Résultat surprenant : manger plus d'une cuillère à café de beurre par jour était associé à un meilleur profil de cholestérol, moins de résistance à l'insuline et un risque de diabète de type 2 réduit d'environ 31 %. À l'inverse, une consommation élevée de margarine était liée à un risque accru de maladies cardiovasculaires (+29 %) et de diabète de type 2 (+41 %). Les huiles non hydrogénées, elles, étaient associées à un IMC et un taux de LDL légèrement plus élevés.

Résumé reformulé :

Dans la cohorte Framingham Offspring, les chercheurs ont examiné les liens entre consommation habituelle de beurre, margarine et huiles non hydrogénées, et plusieurs marqueurs de risque cardiométabolique (adiposité, résistance à l'insuline, lipides sanguins), ainsi que l'incidence de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2 sur environ 18 ans de suivi, chez 2 459 adultes. Une consommation de beurre supérieure à 5 g/jour était associée à un meilleur profil lipidique (HDL plus élevé, triglycérides plus bas) et à une réduction de 31 % du risque de diabète de type 2, comparée à une absence de consommation. À l'inverse, une consommation élevée de margarine (plus de 7 g/jour) était associée à une hausse du risque cardiovasculaire (+29 %) et du risque de diabète de type 2 (+41 %). Les huiles non hydrogénées en grande quantité étaient quant à elles liées à un IMC et un LDL-cholestérol légèrement supérieurs. Ces résultats observationnels suggèrent que le beurre ne serait pas systématiquement plus délétère que certaines margarines pour la santé cardiométabolique, mais ils ne permettent pas d'établir de lien de causalité et nécessitent confirmation par d'autres études.

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Niveau 4 — Étude transversale785 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-02-28 · Woodman R, Mangoni AA, Cohen-Woods S, Mori TA, Beilin L, Murphy K, Hodgson J.

Résumé simplifié :

Cette étude australienne a suivi près de 800 jeunes adultes à 20 et 22 ans pour voir si leur façon de consommer des matières grasses (beurre, margarine, ou rien) était liée à leur santé cardiovasculaire. Chez les hommes, consommer beaucoup de margarine était associé à une pression artérielle plus élevée et à plus de triglycérides dans le sang, comparé à ceux qui n'utilisaient pas de matières grasses tartinables. Manger uniquement du beurre était aussi lié à une pression artérielle plus haute. Chez les femmes, une alimentation pauvre en oméga-3 ou riche en graisses trans était associée à un moins bon taux de « bon cholestérol » (HDL). Ces résultats montrent des liens, mais ne prouvent pas que ces aliments causent directement ces problèmes.

Résumé reformulé :

Menée auprès de 785 jeunes adultes de la cohorte Raine Study (Australie-Occidentale), cette étude transversale répétée a examiné, à 20 et 22 ans, les liens entre les profils d'acides gras alimentaires, les types de matières grasses tartinables utilisées (beurre, beurres mélangés, margarines, ou spreads pauvres en graisses) et plusieurs marqueurs de risque cardiométabolique. Les chercheurs ont identifié huit profils distincts d'acides gras et dix profils de consommation de tartinables. Chez les hommes, une consommation élevée de margarine était associée à une pression artérielle systolique plus élevée (+6,6 mmHg), une pression diastolique plus élevée (+3,4 mmHg) et des triglycérides plus hauts (+30,5 %) par rapport à l'absence de consommation de matières grasses tartinables ; l'usage exclusif de beurre était également lié à une pression systolique plus élevée (+4,3 mmHg). Chez les femmes, quatre profils d'apport en acides gras étaient associés à des niveaux plus bas de cholestérol HDL (de -10,1 % à -16,0 %) par rapport à un profil de référence pauvre en graisses saturées et riche en oméga-3. Aucune association significative n'a été observée avec la résistance à l'insuline (HOMA-IR) ni avec les autres paramètres lipidiques. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent des associations entre certains types de matières grasses tartinables et des marqueurs de risque cardiovasculaire, sans toutefois établir de lien de causalité directe.

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Niveau 4 — Étude transversale7 667 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2023-10-18 · Emrani AS, Sasanfar B, Nafei Z, Behniafard N, Salehi-Abargouei A.

Résumé simplifié :

Cette étude a été menée auprès de plus de 7 600 enfants et adolescents en Iran pour voir si manger du beurre, de la margarine ou de l'huile d'olive était lié à l'asthme. Les chercheurs ont utilisé un questionnaire validé pour évaluer l'alimentation et les symptômes respiratoires. Résultat surprenant : les enfants qui consommaient du beurre ou de la margarine une à deux fois par semaine avaient moins de risque d'avoir de l'asthme ou des sifflements respiratoires que ceux qui n'en mangeaient pas du tout. En revanche, une consommation plus fréquente n'apportait pas de protection supplémentaire. Les auteurs précisent que d'autres études, suivies dans le temps, sont nécessaires pour confirmer ce lien.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale de grande ampleur, réalisée dans le centre de l'Iran, a examiné les liens entre la consommation de beurre, de margarine et d'huile d'olive et la présence de symptômes d'asthme chez 7 667 enfants et adolescents, à partir du questionnaire international ISAAC. La prévalence d'asthme diagnostiqué par un médecin était de 4,22 % dans cette population. Une analyse par régression logistique a révélé qu'une consommation de beurre et de margarine une à deux fois par semaine était associée à une diminution du risque d'asthme actuel et de sifflements respiratoires au cours des douze derniers mois, comparée à une absence de consommation. Cependant, cette association protectrice ne se retrouvait pas pour des fréquences de consommation plus élevées, suggérant une relation non linéaire plutôt qu'un effet dose-dépendant classique. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'une étude observationnelle, qui ne permet pas d'établir de lien de cause à effet, et appellent à des études de cohorte prospectives pour vérifier ces observations.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé42 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2022-08-18 · Guggisberg D, Burton-Pimentel KJ, Walther B, Badertscher R, Blaser C, Portmann R, Schmid A, Radtke T, Saner H, Fournier N, Bütikofer U, Vergères G.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé chez des adultes en bonne santé les effets de trois régimes pendant 4 semaines : une margarine sans gras trans, une margarine avec des gras trans industriels, ou du beurre contenant des gras trans naturels d'origine animale. Les chercheurs ont analysé le sang des participants pour voir comment ces différentes graisses modifiaient sa composition. Résultat : le beurre se distingue nettement des deux margarines dans le profil sanguin des graisses et du métabolisme, alors que l'activité des gènes n'a pas été affectée. Chaque type de gras trans laisse une trace spécifique et mesurable dans le sang, ce qui permet de différencier précisément les sources alimentaires consommées.

Résumé reformulé :

Dans cet essai randomisé mené sur 42 volontaires âgés de 45 à 69 ans, les chercheurs ont comparé pendant quatre semaines trois régimes alimentaires apportant 30 à 33% des besoins énergétiques sous forme de lipides : une margarine quasi dépourvue de gras trans, une margarine enrichie en gras trans industriels, et du beurre contenant des gras trans naturels d'origine ruminale. L'analyse du profil des acides gras sanguins, du métabolome sérique et de l'expression génique des cellules sanguines a révélé 18 acides gras et 242 autres composés dont les niveaux variaient significativement selon le régime suivi, distinguant surtout le beurre des margarines. En revanche, aucune différence significative n'a été observée au niveau de l'expression des gènes. Les acides gras trans caractéristiques de chaque produit, l'acide vaccénique pour le beurre et l'acide élaïdique pour les margarines, se retrouvaient logiquement dans le sang des participants, confirmant que le profil sanguin des acides gras permet de discriminer finement les différentes sources de matières grasses consommées.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective6 618 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2021-10-01 · Stefler D, Landstra E, Bobak M.

Résumé simplifié :

Cette étude russe a suivi plus de 6600 adultes pendant 11 ans pour voir si le fait d'avoir chez soi du saindoux, du beurre, de la margarine ou de l'huile végétale était lié au risque de crise cardiaque, d'AVC ou de décès. Résultat : seul le saindoux ressort clairement associé à un risque plus élevé, notamment de maladies cardiovasculaires. En revanche, aucun lien significatif n'a été observé pour le beurre, la margarine ou l'huile végétale. Les chercheurs recommandent de remplacer le saindoux par des huiles végétales dans la cuisine, surtout dans les pays où sa consommation reste traditionnelle.

Résumé reformulé :

Cette analyse prospective, menée sur 6618 adultes russes sans antécédent cardiovasculaire suivis pendant une durée médiane de 11 ans, a examiné le lien entre la disponibilité au sein du foyer de quatre matières grasses — saindoux, beurre, margarine et huile végétale — et la survenue de maladies cardiovasculaires ou le décès. Après ajustement sur plusieurs facteurs, seule la disponibilité élevée de saindoux était associée de façon significative à un risque accru de l'issue combinée (mortalité et/ou maladie cardiovasculaire), avec un odds ratio de 1,31, et plus particulièrement au risque cardiovasculaire isolé (OR 1,52). Les associations observées pour le beurre, la margarine et l'huile végétale n'atteignaient pas le seuil de significativité statistique. Les auteurs concluent que, parmi les graisses étudiées, le saindoux — graisse animale traditionnelle en Europe de l'Est — mérite une attention particulière, et suggèrent son remplacement par des huiles végétales dans les pratiques culinaires.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective521 120 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2021-04-15 · Zhang Y, Zhuang P, Wu F, He W, Mao L, Jia W, Jia W, Zhang Y, Chen X, Jiao J.

Résumé simplifié :

Cette grande étude américaine a suivi plus de 500 000 adultes pendant 16 ans pour voir si le type de matière grasse consommée influence le risque de décès. Résultat : manger beaucoup de beurre ou de margarine est associé à un risque plus élevé de mourir, notamment de maladies cardiaques, de diabète ou de cancer. À l'inverse, les huiles végétales comme l'huile d'olive, de colza ou de maïs sont liées à un risque plus faible. Remplacer le beurre ou la margarine par ces huiles semble associé à une meilleure longévité, bien que l'étude ne prouve pas directement une relation de cause à effet.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective, menée auprès de 521 120 adultes âgés de 50 à 71 ans aux États-Unis et suivis pendant une durée médiane de 16 ans, a examiné les liens entre consommation habituelle de différentes matières grasses de cuisson et mortalité totale ou par cause spécifique. Après ajustement pour les principaux facteurs de risque, la consommation de beurre et de margarine était associée à une mortalité cardiométabolique plus élevée (respectivement +8% et +6% de risque par cuillère à soupe quotidienne supplémentaire), tandis que l'huile d'olive était associée à une mortalité légèrement réduite. Le beurre était également lié à une mortalité par cancer plus élevée. Les simulations de substitution montrent que remplacer le beurre ou la margarine par de l'huile de maïs, de colza ou d'olive serait associé à une mortalité totale et cardiométabolique plus faible. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un intérêt à privilégier les huiles végétales non hydrogénées plutôt que les matières grasses solides pour la santé cardiométabolique à long terme.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé240 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2016-12-06 · Ras RT, Fuchs D, Koppenol WP, Schalkwijk CG, Otten-Hofman A, Garczarek U, Greyling A, Wagner F, Trautwein EA.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé pendant 12 semaines une margarine allégée enrichie en phytostérols (3 g par jour) chez 240 adultes ayant un taux de cholestérol élevé mais en bonne santé par ailleurs. Les chercheurs voulaient savoir si cette margarine, en plus de baisser le cholestérol, pouvait aussi améliorer la santé des vaisseaux sanguins et réduire une inflammation discrète liée aux maladies cardiaques. Résultat : comparée à une margarine placebo, la margarine aux phytostérols n'a entraîné aucune amélioration mesurable de ces marqueurs sanguins liés à l'inflammation ou au fonctionnement des vaisseaux. Les phytostérols restent utiles pour le cholestérol, mais ne semblent pas agir sur ces autres aspects.

Résumé reformulé :

Dans cet essai randomisé, en double aveugle et contrôlé contre placebo, 240 hommes et femmes hypercholestérolémiques mais par ailleurs en bonne santé ont consommé pendant 12 semaines soit une margarine allégée enrichie en phytostérols (3 g/jour), soit une margarine placebo identique en apparence. Les chercheurs ont mesuré plusieurs biomarqueurs sanguins reflétant la dysfonction endothéliale (molécules d'adhésion, E-sélectine soluble) et l'inflammation de bas grade (CRP, amyloïde sérique A, interleukines, TNF-alpha), regroupés en scores composites (z-scores) pour plus de robustesse statistique. Alors que les phytostérols sont connus pour réduire le LDL-cholestérol, un facteur de risque cardiovasculaire établi, cette étude ne montre aucune différence significative entre les deux groupes, ni sur les biomarqueurs pris individuellement, ni sur les scores combinés. Les auteurs concluent qu'une consommation régulière de phytostérols à cette dose n'influence pas ces marqueurs précoces d'athérosclérose, du moins sur une période de 12 semaines.

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Afficher aussi les 2 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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