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Résidus de pesticides

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Contaminants alimentaires

Traces de substances utilisées en agriculture pour protéger les cultures contre les insectes, champignons ou mauvaises herbes, pouvant subsister sur ou dans les fruits, légumes, céréales et autres denrées après traitement. Leur présence dépend du mode de culture, du type de produit utilisé et des pratiques de lavage ou transformation des aliments.

Études scientifiques (10)

Carte des preuves

10études
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 4 (40 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 4 (40 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 2 (20 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Microbiote intestinal2··11·
Stéatose hépatique et santé du foie2··11·
Fertilité2··11·
Diabète gestationnel1··1··
Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin1··1··
Grossesse et issues de naissance1··1··
Anémie et carences en micronutriments1···1·
Troubles du neurodéveloppement (autisme, TDAH)1····1
Croissance et développement de l'enfant1···1·
Diabète de type 21····1
Voir les 3 autres problèmes de santé
Troubles digestifs fonctionnels (constipation, reflux)1··1··
Déclin cognitif et démence1····1
Maladie de Parkinson1····1

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (10)Niveau 3 : 4Niveau 4 : 4Niveau 5 : 2

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Niveau 3 — Revue systématique d'études observationnelleséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-09-01 · Ye C, Wu Q, Wang Z, Zhang C.

Résumé simplifié :

Les légumes sont essentiels à une alimentation saine, mais ils sont aussi la principale source alimentaire de résidus de pesticides (organophosphorés, pyréthrinoïdes, néonicotinoïdes, organochlorés, glyphosate). Cette revue rassemble les études humaines existantes pour voir si ces résidus affectent le microbiote intestinal et sont liés à des troubles digestifs ou des maladies inflammatoires de l'intestin. Sur 20 études analysées, le lien le plus solide concerne les pesticides organochlorés, associés à un risque accru de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin dans plusieurs cohortes. En revanche, pour de nombreuses combinaisons pesticide/trouble digestif, comme le glyphosate ou les néonicotinoïdes, aucune donnée humaine n'existe encore. Les auteurs appellent à davantage de recherches ciblées.

Résumé reformulé :

Cette revue de portée (scoping review) fait le point sur les preuves humaines reliant l'exposition alimentaire aux résidus de pesticides (organophosphorés, pyréthrinoïdes, néonicotinoïdes, organochlorés et glyphosate) au microbiote intestinal, à la barrière intestinale, à l'inflammation et aux troubles gastro-intestinaux fonctionnels ou inflammatoires. Sur 28 articles identifiés, 20 études ont été retenues pour l'analyse, ne couvrant que 20 des 60 combinaisons possibles entre classes de pesticides et issues de santé. Le signal le plus convergent concerne l'exposition aux organochlorés et le risque de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, avec des hazard ratios de 1,56 à 1,61 dans trois cohortes, et un risque relatif de 3,04 dans une cohorte féroïenne (sur un petit nombre de cas, 37). Une cohorte chinoise (MCMC Nanjing) suggère par ailleurs qu'un score de risque environnemental lié aux pesticides est associé au diabète gestationnel, avec une médiation partielle par certaines bactéries intestinales (genre Dorea) — un exemple hors du champ digestif strict mais illustrant le rôle potentiel du microbiote. En revanche, aucune donnée n'existe à ce jour sur le glyphosate et les maladies inflammatoires de l'intestin, ni sur les néonicotinoïdes et les troubles digestifs en général. La qualité méthodologique des études était majoritairement modérée, avec un risque de biais élevé pour six d'entre elles. Les auteurs soulignent le besoin de cohortes prospectives avec biomarqueurs pour combler ces lacunes importantes.

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Niveau 4 — Étude transversaleéquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-08-10 · Wang P, Jin X, Yang S, Wang Q.

Résumé simplifié :

Cette étude s'est intéressée à des pesticides appelés néonicotinoïdes, retrouvés dans l'urine de jeunes filles. Les chercheurs ont comparé des filles ayant une puberté précoce à d'autres filles sans ce trouble. Résultat : celles atteintes de puberté précoce avaient des niveaux plus élevés d'un pesticide nommé nitenpyram. Plus ce taux était élevé, plus les ovaires étaient développés et plus le taux d'œstradiol (une hormone sexuelle) était important, mais uniquement chez les filles concernées par la puberté précoce. Cela suggère que l'exposition à ce pesticide pourrait jouer un rôle dans ce trouble du développement, et qu'il serait utile de limiter l'exposition des enfants à ce type de produit.

Résumé reformulé :

Cette étude a examiné le lien entre l'exposition à des pesticides néonicotinoïdes et la puberté précoce centrale (PPC) chez des filles, une préoccupation croissante en santé pédiatrique. Les chercheurs ont mesuré neuf pesticides dans les urines de trois groupes de filles (PPC, pubères sans PPC, prépubères). Seul le nitenpyram (NIT) présentait des différences significatives entre groupes, avec des concentrations plus élevées chez les filles atteintes de PPC. Après ajustement sur l'âge et l'indice de masse corporelle, des taux urinaires plus élevés de NIT étaient associés à un volume ovarien plus important et à des taux d'œstradiol plus élevés, mais uniquement dans le groupe PPC, sans association retrouvée dans les autres groupes. Une analyse par quartiles a également montré une tendance dose-dépendante entre l'exposition au NIT et le risque de PPC. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une association entre l'exposition à ce pesticide et une perturbation du développement pubertaire, sans toutefois établir formellement une relation de cause à effet.

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Niveau 4 — Étude cas-témoins260 participantséquivalent HAS : 3

Europe PMC · 2026-04-01 · Oladosu WO, Jimoh SO, Ismaila O, Alayo AM, Gbagirimojo GA, Adewale OR, Okesina AB.

Résumé simplifié :

Cette étude nigériane a comparé 130 hommes infertiles à 130 hommes ayant un sperme normal. Les chercheurs ont mesuré dans leur liquide séminal la présence de plusieurs pesticides (comme le DDT ou la perméthrine) ainsi que des substances protectrices appelées antioxydants (vitamines C et E, certaines enzymes). Résultat : les hommes infertiles avaient beaucoup plus de résidus de pesticides dans leur sperme et beaucoup moins d'antioxydants que les hommes fertiles. Plus il y avait de pesticides, plus le nombre et la mobilité des spermatozoïdes étaient faibles. Cela suggère que l'exposition quotidienne aux pesticides, que ce soit à la maison, au travail ou via l'alimentation, pourrait nuire à la fertilité masculine.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée au Nigeria entre 2022 et 2023 a comparé 130 hommes présentant au moins un paramètre spermatique anormal à 130 hommes témoins aux paramètres normaux. Les chercheurs ont analysé dans le liquide séminal les concentrations de plusieurs résidus de pesticides (malathion, DDT, perméthrine, carbamate) par chromatographie gazeuse, ainsi que les niveaux d'antioxydants (vitamines C et E, glutathion peroxydase, catalase). Les hommes infertiles présentaient des concentrations significativement plus élevées de pesticides et des niveaux significativement plus bas d'antioxydants que les témoins. La numération et la mobilité des spermatozoïdes étaient positivement associées au statut antioxydant et négativement associées aux niveaux de pesticides, à l'exception du carbamate. Ces résultats, de nature corrélationnelle, suggèrent un lien entre exposition aux pesticides issus des activités domestiques, agricoles et de stockage, altération du système antioxydant séminal et dégradation des paramètres spermatiques, sans toutefois établir formellement de relation de cause à effet.

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Niveau 3 — Revue systématique d'études observationnelleséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-02-03 · Mohamadi B, Ostadan MT, Shokri S, Bakhtiyari A, Rasooli R, Sadighara P, Aghebat-Bekheir S.

Résumé simplifié :

Cette étude fait la synthèse de 21 recherches scientifiques pour savoir si les résidus de pesticides organophosphorés (comme le glyphosate, présent dans le Roundup) pourraient être liés à la maladie du foie gras non alcoolique, une pathologie de plus en plus fréquente. Les chercheurs ont examiné des études ayant mesuré ces pesticides ou leurs produits de dégradation dans les urines de personnes, afin d'évaluer un lien possible avec cette maladie du foie. Le glyphosate est le pesticide le plus étudié dans ce contexte. Cette revue rassemble les connaissances actuelles sur le sujet, sans toutefois prouver que les pesticides causent directement la maladie.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique analyse la littérature scientifique parue au cours des dix dernières années concernant un possible lien entre l'exposition aux pesticides organophosphorés et la stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD), une maladie chronique du foie en forte progression. Sur 314 articles identifiés, 21 répondant aux critères d'inclusion ont été retenus. Le glyphosate et ses formulations commerciales, comme le Roundup, ressortent comme les composés les plus étudiés, aux côtés de plusieurs métabolites d'organophosphates (BDCIPP, DPHP, BCEP notamment) et d'autres substances telles que le TCPP ou le TCEP. La majorité des études analysées évaluent l'exposition par le dosage de métabolites urinaires chez des sujets humains. Les auteurs discutent des preuves disponibles suggérant une association entre cette exposition et la NAFLD, ainsi que des facteurs susceptibles d'influencer cette relation, sans toutefois établir de lien de causalité direct.

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Niveau 4 — Étude transversale26 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-01-01 · Tomuța RA, Gîtea MF, Ghitea MC, Ghitea EC, Ghitea TC, Banica F.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné 26 personnes qui mangent beaucoup de fruits et légumes cultivés de façon conventionnelle, donc exposées à des résidus de pesticides. Les chercheurs ont analysé leurs marqueurs biologiques (via des tests d'acides organiques) et ont trouvé des signes de stress oxydatif, de fatigue du foie dans l'élimination des toxines, de déséquilibre de la flore intestinale, de fonctionnement perturbé des mitochondries (les « centrales énergétiques » des cellules), ainsi que des taux de mercure plus élevés que la normale. Même si ces personnes consommaient beaucoup d'antioxydants via les fruits et légumes, cela n'a pas suffi à compenser ces déséquilibres, ce qui suggère un effet cumulé des pesticides malgré les bénéfices nutritionnels de ces aliments.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle a analysé les profils métabolomiques urinaires (acides organiques) de 26 individus rapportant une consommation élevée de fruits et légumes conventionnels, donc potentiellement exposés de façon chronique à de faibles doses de résidus de pesticides. Malgré un apport estimé élevé en polyphénols (2,5 à 3,5 g/jour), les chercheurs ont identifié des marqueurs cohérents de perturbation métabolique : déficits suggérés en vitamines B et méthylation, stress oxydatif systémique (peroxydes lipidiques, 8-OHdG élevés), signes de dysfonction mitochondriale, dysbiose intestinale modérée avec prolifération fongique, et des concentrations de mercure dépassant les seuils de référence. Ces perturbations étaient particulièrement marquées lorsque au moins cinq résidus différents de pesticides, herbicides ou fongicides étaient détectés simultanément, suggérant un effet cumulatif. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'une étude observationnelle de petite taille, sans groupe témoin ni preuve de causalité directe, et appellent à des études de cohorte plus larges pour confirmer ces associations et orienter d'éventuelles stratégies diététiques visant à réduire l'exposition aux contaminants.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective244 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2025-10-16 · Kazemi M, Salas-Huetos A, Mitsunami M, Chiu YH, Hauser R, Souter I, Mínguez-Alarcón L, Chavarro JE, EARTH Study Team.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 244 couples suivis pour infertilité et traités par procréation médicalement assistée. Les chercheurs ont regardé si la consommation par l'homme de fruits et légumes riches en résidus de pesticides pouvait influencer les chances de succès du traitement. Résultat : plus les hommes mangeaient de fruits et légumes à forte teneur en pesticides, plus le taux de fécondation des ovocytes était bas, et moins il y avait de naissances vivantes, surtout lors des cycles utilisant l'insémination classique (sans injection directe du spermatozoïde). À l'inverse, consommer des fruits et légumes à faible teneur en pesticides semblait associé à de meilleurs résultats. On ignore cependant ce que cela implique pour la fertilité naturelle, en dehors des traitements médicaux.

Résumé reformulé :

Cette cohorte prospective menée entre 2007 et 2021 a inclus 244 hommes et leurs partenaires engagés dans 437 cycles de procréation médicalement assistée pour infertilité. En croisant les données de consommation alimentaire masculine avec les statistiques américaines de surveillance des résidus de pesticides, les auteurs ont évalué l'association entre l'intake de fruits et légumes classés à forte ou faible teneur en résidus et plusieurs critères de réussite du traitement. Une consommation élevée de fruits et légumes à forte teneur en pesticides était associée à un taux de fécondation plus faible, tandis qu'une consommation élevée de ceux à faible teneur était associée à un taux plus élevé. Ces associations étaient surtout marquées lors des cycles d'insémination conventionnelle, avec une probabilité de naissance vivante nettement réduite et un risque de perte de grossesse accru chez les hommes les plus exposés. L'étude, de nature observationnelle, ne permet pas d'établir un lien de causalité direct, et ses implications pour la fertilité naturelle restent incertaines.

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Niveau 4 — Étude cas-témoins90 participantséquivalent HAS : 3

Europe PMC · 2025-08-19 · Khandelwal R, Khalil S, Tyagi V, Kotru M, Banerjee BD, Gomber S, Dewan P.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé la quantité de résidus de pesticides organochlorés (des substances chimiques utilisées autrefois en agriculture) dans le sang et la moelle osseuse d'enfants malades et d'enfants en bonne santé. Les chercheurs ont examiné 90 enfants au total : des enfants avec un cancer du sang, des enfants avec une maladie du sang non cancéreuse, et des enfants sains. Résultat : les enfants malades, surtout ceux atteints de cancer du sang, avaient des niveaux de pesticides nettement plus élevés dans leur sang que les enfants en bonne santé. Cela suggère un possible lien entre exposition à ces pesticides et maladies du sang chez l'enfant, mais ne prouve pas que les pesticides en soient la cause directe.

Résumé reformulé :

Cette étude cas-témoins a mesuré les résidus de pesticides organochlorés (OCP) dans le sérum sanguin et la moelle osseuse de 90 enfants âgés de 12 ans ou moins, répartis en trois groupes égaux : troubles hématologiques malins, troubles hématologiques non malins, et témoins sains non anémiques. Les niveaux totaux d'OCP sériques étaient significativement plus élevés chez les enfants malades que chez les témoins, avec une concentration encore supérieure dans le groupe malin par rapport au groupe non malin. Certains composés spécifiques (hexachlorocyclohexane total et β-hexachlorocyclohexane) étaient paradoxalement plus élevés dans le groupe non malin au niveau sérique. Dans la moelle osseuse, les niveaux totaux d'OCP étaient plus élevés dans le groupe malin, tandis que l'endosulfan II y était plus élevé dans le groupe non malin. Ces résultats, de nature associative et non causale, suggèrent un lien entre exposition aux pesticides organochlorés et troubles hématologiques pédiatriques, justifiant des recherches supplémentaires sur le rôle potentiel de ces contaminants environnementaux.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective11 512 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2025-07-01 · Guesdon L, Warembourg C, Chevrier C, de Lauzon-Guillain B, Caudeville J, Charles MA, Le Lous M, Blanc-Petitjean P, Béranger R.

Résumé simplifié :

Cette étude française a suivi plus de 11 500 femmes enceintes pour voir si l'exposition à des résidus de pesticides, notamment via l'alimentation, pouvait être liée au diabète gestationnel (un diabète qui apparaît pendant la grossesse). Les chercheurs ont examiné 62 pesticides différents, venant de l'alimentation, de l'agriculture locale ou de l'usage domestique. Résultat : certains pesticides alimentaires comme le glyphosate, l'époxiconazole ou le penconazole étaient associés à un risque plus faible de diabète gestationnel, tandis que la cyperméthrine (alimentaire) et le myclobutanil (agricole) étaient associés à un risque plus élevé. Aucun lien n'a été trouvé avec l'usage domestique de pesticides.

Résumé reformulé :

Menée sur la cohorte nationale française Elfe auprès de 11 512 femmes dont 791 ayant développé un diabète gestationnel, cette étude a évalué l'association entre l'exposition non professionnelle à des pesticides et ce trouble métabolique de la grossesse. Parmi 114 pesticides suspectés d'effets perturbateurs endocriniens, 62 ont été analysés selon trois sources d'exposition : usage résidentiel déclaré, exposition agricole estimée par géolocalisation, et exposition alimentaire évaluée via un questionnaire de fréquence alimentaire couplé aux données de surveillance des résidus dans les aliments. Dans les modèles ajustés combinant les trois sources, l'exposition alimentaire au glyphosate ainsi qu'à l'époxiconazole et au penconazole était associée à une probabilité réduite de diabète gestationnel, de même que l'exposition agricole au glyphosate. À l'inverse, l'exposition alimentaire à la cyperméthrine et l'exposition agricole au myclobutanil étaient associées à une probabilité accrue. Aucune association significative n'a été observée pour l'usage résidentiel de pesticides. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'associations statistiques identifiées par une approche toxico-génomique, et que des recherches complémentaires sont nécessaires pour comprendre les mécanismes biologiques en jeu et confirmer ces résultats.

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Afficher aussi les 2 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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