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Les sujets les plus étudiés

Aliments, régimes et compléments qui comptent le plus d'études sur ce problème de santé. La barre montre la part de chaque niveau de preuve, du plus solide (vert foncé) au plus faible (gris).

Études scientifiques (114)

Carte des preuves

114études
  • Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 5 (4 %)
  • Niveau 2 · essais randomisés : 24 (21 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 20 (18 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 29 (25 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 36 (32 %)

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (114)Niveau 1 : 5Niveau 2 : 24Niveau 3 : 20Niveau 4 : 29Niveau 5 : 36

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Niveau 4 — Série de cas28 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-30 · Grandi G, Sgandurra A, Del Duca N, Grassi S, Torboli A, Pedrini V, Iaccheri M, Versailles JBE.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 28 femmes ayant survécu à un cancer du sein, porteuses d'une mutation BRCA, qui avaient des règles irrégulières ou un endomètre trop épais. Elles ont pris un complément combinant trois plantes, dont le gattilier, l'igname sauvage et la damiana. Chez presque toutes (96%), les règles sont revenues en moyenne 18 jours après le traitement, et l'épaisseur de l'endomètre est redevenue normale dans tous les cas. Le traitement a été poursuivi pendant presque 19 mois en moyenne, avec une bonne satisfaction. Après un suivi de 3,5 ans, 3 femmes sur 28 ont eu une récidive locale du cancer. D'autres études sont nécessaires pour confirmer la sécurité de ce traitement.

Résumé reformulé :

Dans cette étude rétrospective, les chercheurs ont examiné les dossiers de 28 survivantes du cancer du sein en âge de procréer, porteuses d'une mutation BRCA, présentant une oligo-aménorrhée et/ou un épaississement endométrial détecté par échographie. Ces patientes ont reçu un traitement combinant trois phyto-progestatifs par voie orale : Dioscorea villosa, Vitex agnus-castus (gattilier) et Turnera diffusa. Le traitement a induit un retour des règles chez 96,4% des femmes (délai moyen de 17,8 jours) et une normalisation de l'épaisseur endométriale (<5 mm) dans 100% des cas lors du contrôle échographique ultérieur. Le traitement a ensuite été poursuivi en cyclique pendant une durée moyenne de 19,2 mois, avec un score de satisfaction moyen de 7,8/10. Après un suivi moyen de 42 mois, 3 récidives loco-régionales du cancer du sein (10,7%) ont été enregistrées. Les auteurs concluent que cette combinaison de plantes pourrait représenter une option intéressante pour gérer ces troubles menstruels, mais soulignent que sa sécurité oncologique à long terme nécessite une évaluation complémentaire, notamment via des essais contrôlés.

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Niveau 1 — Revue systématique d'essais randomisés2 019 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-10-20 · Seven M, Galla L, Gstoettner M, Wenzl R.

Résumé simplifié :

Cette revue a analysé 24 études cliniques menées sur plus de 2000 femmes souffrant d'endométriose, une maladie qui provoque des douleurs pelviques chroniques et peut affecter la fertilité. Les chercheurs ont examiné l'effet de différents compléments alimentaires, en plus des traitements classiques. Parmi eux, une forme spécialement formulée de curcumine (le composé actif du curcuma) a montré des améliorations sur la douleur et la qualité de vie, surtout lorsqu'elle était associée à un traitement hormonal. En revanche, les compléments n'ont pas permis d'augmenter les taux de grossesse ni d'empêcher la réapparition de la maladie après une opération. Ces résultats suggèrent que la curcumine pourrait aider en complément d'un traitement médical, mais ne doit pas le remplacer.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique a évalué l'efficacité de divers compléments nutritionnels, dont la curcumine, dans la prise en charge de l'endométriose, à partir de 24 essais cliniques regroupant 2019 femmes. Les résultats indiquent qu'une formulation spécifique de curcumine, utilisée seule ou associée au diénogest (un traitement hormonal), a été associée à une amélioration de la douleur et de la qualité de vie chez certaines patientes. D'autres marqueurs liés à la fertilité se sont également améliorés dans certaines études, sans toutefois se traduire par une augmentation des taux de grossesse. Les données concernant la progression de la maladie restent limitées : certaines associations de traitements ont réduit la taille de lésions ovariennes, mais aucun complément n'a montré d'effet sur le risque de récidive après chirurgie. Les auteurs concluent que la curcumine et d'autres suppléments pourraient constituer un appoint utile aux traitements médicaux standards, sans pouvoir s'y substituer.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-10-19 · Ye H, Hu Y, Wang H, Shi Y, Wang B, Yin J, Hong X.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 36 publications pour voir si la mélatonine, prise en complément, aide les femmes à être enceintes, notamment lors de procréation médicalement assistée (PMA). Les résultats montrent que les femmes ayant pris de la mélatonine avaient plus de chances d'obtenir une grossesse clinique et une naissance vivante que celles n'en prenant pas. Des expériences en laboratoire montrent aussi que la mélatonine améliore la fécondation des ovocytes et le développement des embryons. Cependant, la qualité des preuves reste faible à modérée, donc des études plus solides sont encore nécessaires pour confirmer ces bénéfices.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse combine des essais cliniques, des études in vitro sur ovocytes/embryons humains et des études observationnelles pour évaluer le rôle de la mélatonine dans la fertilité féminine. Chez les femmes suivant un parcours de procréation médicalement assistée, la supplémentation en mélatonine était associée à une augmentation du taux de grossesse clinique (RR=1,55) et du taux de naissance vivante (RR=1,59), ainsi qu'à certains paramètres ovariens et embryologiques. En laboratoire, l'ajout de mélatonine améliorait la fécondation (OR=1,97) et la formation de blastocystes (OR=2,00). Par ailleurs, les femmes atteintes de syndrome des ovaires polykystiques présentaient des niveaux sanguins de mélatonine matinale plus élevés que les autres. Les auteurs soulignent que le niveau de preuve va de très faible à modéré, appelant à des études cliniques de meilleure qualité avant de conclure définitivement sur l'intérêt de la mélatonine en complément pour la fertilité.

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Niveau 4 — Étude transversale5 434 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-15 · Yu H, Xu H, Huang C, Luo Z, Li K.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné, chez plus de 5400 hommes américains, le lien entre la qualité globale de leur alimentation (mesurée par un score appelé HEI-2020) et leur taux de testostérone dans le sang. Les résultats montrent que plus l'alimentation est de bonne qualité, plus le taux de testostérone a tendance à être élevé, de façon progressive et linéaire. Le sodium et les produits laitiers semblent être les composants alimentaires les plus influents. Une partie de cet effet s'expliquerait par un lien avec le poids corporel et le tour de taille, suggérant que l'alimentation agirait en partie via la réduction du surpoids.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée sur 5434 hommes adultes américains (NHANES 2011-2016) a évalué la relation entre la qualité alimentaire globale, mesurée par le score HEI-2020, et les niveaux de testostérone sérique dosés par spectrométrie de masse. Une association positive et linéaire a été observée : chaque augmentation de 10 points du score HEI-2020 était associée à une légère hausse de la testostérone totale. Des analyses de mélange statistique (WQS, quantile g-computation, BKMR) ont identifié le sodium et les produits laitiers comme les composants ayant le plus de poids dans cette association. Une analyse de médiation suggère que l'indice de masse corporelle et le tour de taille pourraient expliquer une partie de ce lien, pointant vers un rôle de l'adiposité. Ces résultats, de nature observationnelle, ne permettent toutefois pas d'établir de lien de causalité directe.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : hétérogénéité substantielle entre études et intervalles de confiance proches de la valeur nulle pour certains résultats, explicitement signalés par les auteurs

Europe PMC · 2026-10-13 · Zia MT, Barkat-Ullah Z, Aqueel M, Anwar H, Khan A, Zainab A.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble 39 recherches sur des femmes souffrant d'un syndrome ovarien polyendocrinien (proche du syndrome des ovaires polykystiques) et suivant un traitement de procréation médicalement assistée. Elle compare les effets de deux compléments pris par voie orale : la metformine et le myo-inositol. Résultat : le myo-inositol aide à rendre les cycles menstruels plus réguliers, mais ne semble pas augmenter les chances de grossesse clinique. De son côté, la metformine améliore les naissances vivantes et réduit un risque lié à la stimulation ovarienne. Les auteurs restent prudents car les études analysées sont très différentes les unes des autres.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse de 39 études, menée selon les critères PRISMA, évalue l'intérêt de la metformine et du myo-inositol (compléments oraux) chez des femmes atteintes de PMOS suivant un parcours de procréation médicalement assistée. Concernant le myo-inositol, les résultats montrent une réduction significative des irrégularités menstruelles (RR : 0,78 ; IC95 % : 0,68-0,89), mais aucun effet significatif sur le taux de grossesse clinique. La metformine, elle, est associée à une amélioration du taux de naissances vivantes et à une diminution du risque de syndrome d'hyperstimulation ovarienne. Les auteurs soulignent une hétérogénéité importante entre les études incluses et appellent à des essais de meilleure qualité pour confirmer ces résultats, en insistant sur la nécessité d'une approche individualisée dans le choix des traitements adjuvants pour ces patientes.

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Niveau 4 — Étude transversale2 299 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-13 · Niklewicz A, Hannibal L, Ahmadi KR.

Résumé simplifié :

Cette étude britannique a comparé l'alimentation de femmes en âge d'avoir des enfants, selon qu'elles mangent de tout (omnivores) ou qu'elles soient végétariennes. Les végétariennes consommaient plus de folates (vitamine B9) par leur alimentation que les omnivores, mais leur taux sanguin de folates n'était pas significativement différent. En revanche, pour la vitamine B12, les végétariennes en consommaient moins et avaient un statut sanguin plus bas, malgré une prise plus fréquente de compléments. Les chercheurs soulignent l'importance de conseils alimentaires adaptés, surtout pour la B12 chez les végétariennes.

Résumé reformulé :

Cette analyse regroupe des données de 2299 femmes britanniques en âge de procréer (2204 omnivores et 89 végétariennes) issues de l'enquête nationale NDNS (2008-2019). Les apports alimentaires en folates (vitamine B9) étaient significativement plus élevés chez les végétariennes (227,4 µg/j) que chez les omnivores (206,9 µg/j). Cependant, les concentrations sanguines de folate sérique (22,1 vs 18,1 nmol/L) et de folate érythrocytaire (583,4 vs 528,9 nmol/L) ne différaient pas significativement entre les deux groupes. À l'inverse, les apports en vitamine B12 étaient plus faibles chez les végétariennes, associés à des marqueurs biologiques moins favorables (holotranscobalamine plus basse, homocystéine plus élevée), malgré un recours plus fréquent aux compléments. Il s'agit d'une étude observationnelle transversale ne permettant pas d'établir de lien de causalité, mais suggérant la nécessité de recommandations nutritionnelles ciblées pour cette population, notamment concernant la vitamine B12.

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Niveau 4 — Étude transversale929 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-12 · Julián-Serrano S, Geller RJ, Koenig MR, Kuan KE, Pentz EP, Sommer G, Eisenberg ML, Rothman KJ, Hatch EE, Wesselink AK, Wise LA.

Résumé simplifié :

Cette étude américaine a suivi près de 930 hommes qui essayaient d'avoir un enfant avec leur partenaire, en analysant plus de 1600 échantillons de sperme testés à domicile. Les chercheurs ont comparé la consommation de café, thé, soda et boissons énergisantes avec plusieurs indicateurs de qualité du sperme : volume, concentration, nombre total de spermatozoïdes et leur mobilité. Résultat : même chez les hommes consommant 200 mg de caféine par jour ou plus (soit environ deux tasses de café), aucune différence significative n'a été observée par rapport à ceux qui en consommaient moins de 100 mg. La consommation modérée de caféine ne semble donc pas affecter la qualité du sperme.

Résumé reformulé :

Dans le cadre de la cohorte de préconception PRESTO, cette étude transversale a examiné les liens entre la consommation de boissons caféinées (café, thé, soda, boissons énergisantes) et la qualité du sperme chez 929 hommes résidant aux États-Unis, à partir de 1668 échantillons analysés par autotest à domicile. La consommation médiane de caféine était de 138 mg/jour. Les chercheurs ont utilisé des modèles de régression linéaire multivariée pour comparer les apports élevés (≥200 mg/jour) aux apports faibles (<100 mg/jour) sur cinq paramètres : volume de l'éjaculat, concentration de spermatozoïdes, numération totale, pourcentage de mobilité et numération totale de spermatozoïdes mobiles. Aucune association cohérente ni dose-dépendante n'a été mise en évidence pour aucune de ces boissons ni pour la caféine globale, les intervalles de confiance incluant systématiquement la valeur nulle. Les auteurs concluent qu'une consommation modérée de caféine n'a probablement que peu, voire aucun effet mesurable sur la qualité du sperme dans cette population de couples en projet de conception.

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Niveau 4 — Étude transversale60 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-09-29 · Agarwal R, Babio N, Davila-Cordova E, Puente MF, Valle-Hita C, Arribas C, Esteller M, Noguera-Castells A, Pluvinet R, Salas-Salvadó J, Salas-Huetos A.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont étudié 60 hommes jeunes et en bonne santé pour voir si suivre de près ou de loin le régime méditerranéen pouvait influencer leurs spermatozoïdes. Plus précisément, ils ont regardé la méthylation de l'ADN, un mécanisme qui régule l'activité des gènes sans changer leur séquence. Résultat : certaines zones de l'ADN des spermatozoïdes étaient différemment méthylées selon que les hommes suivaient beaucoup ou peu ce régime. Ces différences concernaient des gènes liés à la communication cellulaire, au transport dans les cellules et à la structure cellulaire. Cette étude est préliminaire mais suggère un lien possible entre alimentation et fertilité masculine au niveau moléculaire.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a comparé 30 hommes avec une forte adhésion au régime méditerranéen à 30 hommes avec une faible adhésion, tous sains et en âge de procréer, issus de la cohorte Led-Fertyl. Après analyse de l'ADN spermatique par puce de méthylation à haute résolution, 42 sites CpG se sont révélés différentiellement méthylés entre les deux groupes, même après ajustement pour l'âge, le tabagisme et l'IMC (17 hyperméthylés, 25 hypométhylés chez les forts adhérents). Les gènes concernés étaient enrichis dans des voies liées à la signalisation par nucléotides cycliques, à l'activité des canaux ioniques, au trafic membranaire et à l'organisation du cytosquelette. Les auteurs interprètent ces résultats comme une association possible entre qualité de l'alimentation et épigénome spermatique, sans toutefois établir de lien de causalité ni d'impact clinique démontré sur la fertilité. Des études plus larges et diversifiées sont nécessaires pour confirmer ces observations préliminaires.

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Niveau 4 — Étude transversale126 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-09-29 · Jagadesh P, Sridharan TB.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé 126 hommes consultant pour des problèmes de fertilité, répartis en non-buveurs et buveurs légers, modérés ou importants d'alcool. Plus la consommation d'alcool augmentait, plus la qualité du sperme se dégradait : moins de spermatozoïdes de forme normale, moins de nutriments et protéines produits par les glandes reproductrices, et plus de stress oxydatif (des molécules qui abîment les cellules). Ce stress oxydatif était fortement lié à des dommages sur l'ADN des spermatozoïdes. Même une consommation modérée d'alcool semblait affecter la qualité du sperme, ce qui suggère qu'il n'existe peut-être pas de dose totalement sans risque pour la fertilité masculine.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a comparé 126 hommes en évaluation de fertilité : 25 non-buveurs normozoospermiques et 93 buveurs répartis en trois groupes (consommation légère, modérée, importante). Les analyses ont montré une dégradation dose-dépendante des paramètres spermatiques, notamment de la morphologie, associée à l'augmentation de la consommation d'alcool. Les marqueurs des glandes annexes (fructose, protéines séminales) diminuaient significativement avec l'alcool, tandis que le malondialdéhyde, marqueur de stress oxydatif, augmentait fortement. Le fructose séminal était fortement corrélé à la mobilité totale des spermatozoïdes, et le stress oxydatif était fortement associé aux anomalies de condensation de la chromatine et à la fragmentation de l'ADN spermatique. Ces résultats observationnels suggèrent une association entre consommation chronique d'alcool, dysfonction sécrétoire des glandes annexes et stress oxydatif systémique, potentiellement délétère pour l'intégrité génomique des spermatozoïdes, sans toutefois établir formellement un lien de causalité direct.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective154 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-09-28 · Mutlu Özmen L, İnanç N, Mutlu AE, Çapar AG.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 154 femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) qui suivaient un parcours de fécondation in vitro (FIV). Certaines ont pris un complément de coenzyme Q10 (100 mg par jour pendant quatre semaines avant la FIV), d'autres non. Les femmes ayant pris le complément ont eu plus d'ovocytes matures et fécondés, et des taux plus élevés de grossesse, de grossesse clinique et de naissance vivante. Ces résultats suggèrent un possible bénéfice de la CoQ10, mais comme l'étude n'est pas un essai randomisé, elle ne peut pas prouver que c'est bien la CoQ10 qui en est la cause directe.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte rétrospective a comparé 154 femmes infertiles atteintes de SOPK suivant un protocole de FIV, selon qu'elles avaient reçu ou non une supplémentation orale en coenzyme Q10 (100 mg/jour pendant quatre semaines avant la FIV). Le groupe supplémenté présentait davantage d'ovocytes matures (MII) et d'ovocytes fécondés (2PN), ainsi que des taux plus élevés de grossesse (56,0% vs 30,4%), de grossesse clinique (46,7% vs 16,5%) et de naissance vivante (30,7% vs 6,3%). Ces associations sont restées significatives après ajustement sur l'âge et l'IMC. Les auteurs soulignent toutefois les limites inhérentes au design rétrospectif et non randomisé, notamment un possible biais de sélection ou de confusion par indication, nécessitant la confirmation par des essais randomisés contrôlés.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé44 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-09-10 · Maleki-Hajiagha A, Aleyasin A, Amidi F.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé l'astaxanthine, un complément alimentaire, chez des femmes souffrant d'infertilité liée au syndrome des ovaires polykystiques (renommé PMOS). Pendant six semaines, 50 femmes ont reçu soit 12 mg d'astaxanthine par jour, soit un placebo, avant une ponction d'ovocytes. Les chercheurs ont observé que l'astaxanthine activait un mécanisme cellulaire appelé autophagie dans les cellules entourant les ovocytes, réduisait la mort cellulaire, et était associée à un plus grand nombre d'ovocytes matures et d'embryons de bonne qualité. Les taux de grossesse étaient légèrement meilleurs mais sans différence statistique claire. D'autres études plus larges sont nécessaires.

Résumé reformulé :

Cet essai pilote randomisé, en triple aveugle et contrôlé contre placebo, a évalué l'effet d'une supplémentation orale en astaxanthine (12 mg/jour pendant six semaines) chez 50 femmes présentant une infertilité anovulatoire liée au PMOS (ex-syndrome des ovaires polykystiques). Sur 44 participantes ayant terminé l'étude, l'astaxanthine a augmenté l'expression du gène ATG7, renforcé le flux autophagique et réduit l'apoptose dans les cellules de la granulosa, avec une tendance à l'activation de la voie AMPK. Sur le plan clinique, après ajustement sur l'âge, l'IMC et l'hormone anti-müllérienne, le nombre total d'ovocytes et d'ovocytes matures (MII), ainsi que la proportion d'embryons de haute qualité et congelables, restaient significativement plus élevés dans le groupe astaxanthine. Les taux de grossesse étaient numériquement supérieurs mais sans significativité statistique. Ces résultats suggèrent un mécanisme biologique plausible, mais la taille d'échantillon limitée appelle des études confirmatoires de plus grande envergure.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective1 414 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-09-03 · Liu X, Sheng L, Zhang W, Meng Y, Ren F, Qin M, He Y, Gao Z, Geng L, Chen X.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 1414 femmes infertiles avant un traitement de FIV/ICSI en Chine, en analysant leur alimentation avant la conception grâce à six indices, dont plusieurs variantes du régime méditerranéen. Les chercheurs ont simulé ce qui se passerait si ces femmes suivaient mieux ces régimes. Résultat : une meilleure adhésion au régime méditerranéen (version MD) était associée à un risque plus faible d'hypertension pendant la grossesse, et une meilleure adhésion à une autre variante (TMD) à un risque réduit de bébés trop gros à la naissance. Ces résultats suggèrent un possible bénéfice de l'alimentation méditerranéenne avant une FIV, mais restent à confirmer.

Résumé reformulé :

Dans cette étude de cohorte prospective menée en Chine auprès de 1414 femmes infertiles suivant un parcours de FIV/ICSI, les chercheurs ont évalué l'alimentation avant traitement à l'aide de six indices, incluant trois variantes du régime méditerranéen (MD, TMD, AMED), ainsi que l'indice inflammatoire alimentaire, l'indice AHA et le régime DASH. En utilisant une méthode statistique de simulation (g-formula), ils ont estimé l'effet potentiel d'une meilleure adhésion à ces régimes sur des issues de fertilité, de grossesse et néonatales. Une adhésion accrue au score MD était associée à une réduction simulée du risque d'hypertension gravidique, tandis qu'une meilleure adhésion au score TMD était liée à une diminution du risque de nouveau-nés trop grands pour l'âge gestationnel. Aucune association claire n'a été observée pour les scores AHA, AMED ou DASH. Ces résultats, issus de simulations statistiques sur des données observationnelles, suggèrent un intérêt potentiel du régime méditerranéen en préconception, mais ne permettent pas d'établir un lien de causalité directe.

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Niveau 3 — Essai randomisé contrôlé26 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 26 participants

Europe PMC · 2026-09-02 · Ahmadi F, Khaleghi MM, Zar A.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé, chez 26 femmes en surpoids ou obèses, si ajouter de la cannelle en poudre à un programme d'exercice physique de 4 semaines apportait un bénéfice supplémentaire par rapport à l'exercice seul. Les chercheurs ont mesuré le tour de poitrine, le tour de taille et plusieurs hormones liées à la fertilité (œstradiol, progestérone, FSH, LH). Les deux groupes (exercice seul, et exercice plus cannelle) ont montré des améliorations similaires sur presque tous les critères. Seule la réduction du tour de poitrine a été plus marquée dans le groupe ayant pris de la cannelle. Cela suggère que c'est surtout l'exercice qui est bénéfique, la cannelle n'ajoutant qu'un effet limité et ciblé.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé a comparé, chez 26 femmes sédentaires en surpoids ou obèses, un programme d'entraînement physique de 4 semaines (3 séances par semaine) seul ou associé à une supplémentation en cannelle (3 prises par semaine). Les auteurs ont évalué l'évolution du tour de poitrine, du tour de taille, ainsi que des concentrations sériques d'œstradiol, de progestérone, de FSH et de LH. Dans les deux groupes, on observe une diminution significative des circonférences thoracique et abdominale, une augmentation de l'œstradiol, de la progestérone et de la FSH, et une baisse de la LH. Toutefois, la comparaison entre les deux groupes ne révèle une différence significative que pour le tour de poitrine, en faveur du groupe ayant reçu la cannelle, sans différence notable sur le tour de taille ni sur les hormones reproductives. Les auteurs concluent que l'exercice physique semble être le principal moteur des améliorations observées, la cannelle n'apportant qu'un bénéfice additionnel restreint, et appellent à des essais de plus grande envergure pour confirmer ces résultats préliminaires.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé151 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-08-19 · Sallam MA, Hamza H, Shaheen SM, Ahmed MA.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si l'ajout d'acide alpha-lipoïque (ALA), un complément alimentaire, pouvait améliorer l'efficacité d'un traitement contre l'infertilité chez des femmes souffrant du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). 151 femmes ont été réparties en deux groupes : l'un recevait uniquement le traitement habituel (létrozole), l'autre recevait en plus 1800 mg d'ALA par jour. Résultat : les femmes prenant de l'ALA ont eu plus de cycles avec ovulation et plus de grossesses que celles sans ALA. Certains marqueurs hormonaux étaient aussi légèrement meilleurs, mais pas de façon statistiquement significative. Cela suggère que l'ALA pourrait aider à améliorer la fertilité chez ces femmes.

Résumé reformulé :

Cet essai contrôlé randomisé a évalué l'intérêt d'associer l'acide alpha-lipoïque (ALA), pris par voie orale à la dose de 1800 mg/jour, au létrozole chez 151 femmes infertiles atteintes de SOPK. Les participantes ont été réparties en deux groupes : létrozole seul (n=76) ou létrozole plus ALA (n=75), pendant jusqu'à trois cycles de traitement. Le taux d'ovulation par cycle était significativement plus élevé dans le groupe ALA (92,2 %) que dans le groupe témoin (71,9 %), de même que le taux de grossesse par cycle. Les paramètres hormonaux (œstradiol, progestérone lutéale) et l'épaisseur endométriale étaient numériquement plus favorables dans le groupe ALA, sans toutefois atteindre la significativité statistique après correction de Bonferroni. Ces résultats suggèrent un effet bénéfique potentiel de la supplémentation en ALA sur l'induction de l'ovulation et les chances de grossesse chez les femmes atteintes de SOPK traitées par létrozole.

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Niveau 4 — Méta-analyse d'études observationnelles8 769 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : hétérogénéité substantielle (I²=72%) et résultat non significatif avec IC large

Europe PMC · 2026-08-12 · Feng Y, Miao H, Li N.

Résumé simplifié :

Cette étude a regroupé les résultats de 4 études portant sur près de 8 800 personnes pour voir si manger beaucoup d'aliments ultra-transformés augmente le risque d'infertilité. Les chercheurs n'ont pas trouvé de lien statistiquement certain entre ces aliments et l'infertilité, même si les chiffres penchent légèrement vers un risque plus élevé chez les grands consommateurs. Les résultats restent incertains car peu d'études existent, elles sont assez différentes entre elles, et les données sur l'infertilité étaient souvent déclarées par les participants eux-mêmes. Des recherches plus larges et mieux conçues sont nécessaires pour confirmer ou infirmer ce lien.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a combiné les données de quatre études (cinq estimations indépendantes, 8 769 participants dont une majorité de femmes) pour examiner le lien entre consommation d'aliments ultra-transformés, classés selon la méthode NOVA, et risque d'infertilité. Le modèle à effets aléatoires ne montre pas d'association statistiquement significative (RR=1,26 ; IC95% : 0,94-1,69), bien que la tendance pointe vers un risque accru. Une hétérogénéité importante entre les études a été observée (I²=72%). L'analyse stratifiée par sexe chez les femmes ne révèle pas non plus d'association significative. Les auteurs soulignent les limites actuelles : nombre restreint d'études, hétérogénéité méthodologique et recours à des données auto-rapportées, appelant à des études prospectives plus vastes et spécifiques par sexe pour clarifier cette relation potentielle.

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Niveau 3 — Méta-analyse d'études observationnelleséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-08-11 · Mérida-Yáñez B, García-Oliva S, Antúnez-Calvente I, de la Torre-Pérez N, Muñoz-Vela FJ, Gómez-Salgado J, Márquez-Díaz A, Avellaneda-Roldán MÁ, López-Gómez N, Rúger-Navarrete A.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les recherches existantes sur le lien entre l'alimentation et la fertilité féminine. Les chercheurs ont comparé deux approches : une alimentation « pro-inflammatoire » (riche en aliments transformés) versus le régime méditerranéen (riche en légumes, poissons, huile d'olive). Résultats : une alimentation plus inflammatoire est associée à un risque accru d'infertilité. À l'inverse, suivre un régime méditerranéen semble lié à de meilleures réserves ovariennes, moins de risque d'endométriose, moins de symptômes prémenstruels et de meilleurs résultats en PMA. Attention toutefois : ce sont des associations observées, pas des preuves formelles que ce régime « guérit » l'infertilité.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique et méta-analyse a examiné le lien entre le potentiel inflammatoire de l'alimentation (mesuré par l'indice DII) et divers aspects de la santé reproductive féminine, en s'intéressant spécifiquement au rôle du régime méditerranéen. Sur 15 études analysées, une alimentation à fort potentiel inflammatoire était associée à un risque accru d'infertilité (OR=1,70). Par ailleurs, une meilleure adhésion au régime méditerranéen était corrélée à des taux plus élevés d'hormone anti-müllérienne, davantage de follicules antraux, un risque réduit de mauvaise réponse ovarienne, moins de risque d'endométriose, moins de symptômes prémenstruels et de meilleurs taux de formation de blastocystes en procréation médicalement assistée. Les auteurs soulignent cependant que ces résultats reposent essentiellement sur des études observationnelles, avec un niveau de preuve jugé très faible, et appellent à des essais randomisés contrôlés avant toute application clinique.

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Niveau 4 — Étude transversale3 417 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-08-11 · Cao H, Tao Y.

Résumé simplifié :

Cette étude américaine a examiné si la quantité de fer consommée dans l'alimentation ou le taux de fer dans le sang étaient liés aux antécédents de fausse couche chez plus de 3400 femmes de 20 à 50 ans. Résultat : les femmes qui mangeaient plus de fer avaient un peu moins souvent déclaré une fausse couche, alors que celles qui avaient un taux de fer sanguin plus élevé en rapportaient un peu plus souvent. Attention, cette étude ne prouve pas de lien de cause à effet : elle montre seulement des associations statistiques, observées à un instant donné, sur la base de souvenirs des femmes interrogées.

Résumé reformulé :

À partir des données de l'enquête américaine NHANES (2005-2018), les chercheurs ont analysé chez 3417 femmes de 20 à 50 ans la relation entre l'apport alimentaire en fer, la concentration de fer sérique, et un antécédent rapporté de fausse couche. Après ajustement pour divers facteurs, l'apport alimentaire en fer était associé négativement à ces antécédents (OR=0,975 par unité d'augmentation), tandis que le fer sérique y était associé positivement (OR=1,028). Les analyses en spline confirment des relations linéaires dans ces deux directions opposées. Une interaction significative a également été observée entre l'usage de contraceptifs oraux et le fer sérique. Du fait du design transversal de l'étude, aucune causalité ne peut être établie ; des études prospectives sont nécessaires pour confirmer ces observations.

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Niveau 4 — Série de cas38 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-08-05 · Gao J, Ye C, Jin Y, Yang W, Tong J, Zhai H, Xia J.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé le microbiote intestinal de femmes en âge de procréer ayant un taux élevé d'homocystéine (un marqueur sanguin lié à des risques pendant la grossesse) à celui de femmes normales. Les femmes avec un taux élevé avaient des bactéries intestinales différentes, notamment plus de certaines bactéries potentiellement nocives. Trois de ces femmes ont ensuite reçu un complément d'acide folique à forte dose (5 mg par jour) avec des multivitamines. Leur taux d'homocystéine a baissé et leur microbiote a changé, mais de façon différente selon la personne. L'échantillon étant très petit, on ne peut pas conclure que l'acide folique a directement causé ces changements du microbiote.

Résumé reformulé :

Cette étude a analysé, par séquençage génétique, le microbiote fécal de 38 femmes en âge de procréer, dont 19 présentaient une hyperhomocystéinémie (taux sanguin élevé d'homocystéine, associé à des complications de grossesse) et 19 servaient de témoins. Si la diversité globale du microbiote ne différait pas entre les groupes, certaines bactéries spécifiques étaient plus ou moins abondantes chez les femmes avec hyperhomocystéinémie, et ces différences étaient corrélées au taux sanguin d'homocystéine. Trois patientes ont ensuite été suivies lors d'une supplémentation en acide folique à forte dose (5 mg/jour) associée à des multivitamines : leur taux d'homocystéine a diminué parallèlement à des modifications du microbiote, mais avec une grande variabilité entre individus. Les auteurs soulignent que la très petite taille de ce sous-groupe longitudinal empêche d'établir un lien de causalité entre la supplémentation et les changements observés du microbiote, et appellent à des études contrôlées de plus grande ampleur.

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Niveau 3 — Revue systématique d'études observationnelleséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-08-01 · Minnetti M, Tarantino C, D'Amico M, Filice E, Graziadio C, Mocini E, Tiralongo G, Gianfrilli D, Isidori AM, Donini LM, Poggiogalle E, Tarsitano MG, Talent Group.

Résumé simplifié :

Cette revue s'intéresse à l'absence de premières règles (aménorrhée primaire) liée à un dérèglement hormonal du cerveau, souvent causé par un manque d'énergie disponible dans le corps. Cela arrive surtout chez les personnes souffrant de troubles alimentaires ou pratiquant un sport intensif, dans le cadre du syndrome RED-S (déficit énergétique relatif dans le sport). En analysant 24 études, les auteurs montrent que ce problème touche 2 à 15% des personnes avec troubles alimentaires, et jusqu'à 54% chez certaines athlètes. Ce trouble reste mal connu alors qu'il peut affecter la croissance, les os, la fertilité et le moral des jeunes filles concernées.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique propose le concept d'aménorrhée hypothalamique fonctionnelle primaire (P-FHA), définie comme l'absence de premières menstruations liée à une suppression de l'axe hormonal hypothalamo-hypophyso-ovarien, sans cause organique. Les auteurs ont analysé 24 études portant sur des populations présentant des troubles du comportement alimentaire ou pratiquant un exercice physique excessif, souvent associés à une faible disponibilité énergétique (concept RED-S). La prévalence de l'aménorrhée primaire variait de 2,4% à 14,8% chez les patientes avec troubles alimentaires, et de 7,3% à 53,8% chez les athlètes, selon les populations étudiées. Les données disponibles sur les profils hormonaux et la composition corporelle restent toutefois limitées. Les auteurs soulignent que ce trouble pourrait constituer un signe précoce de déficit énergétique chronique durant une période critique du développement, justifiant une reconnaissance et une prise en charge multidisciplinaire précoces pour limiter les conséquences sur la croissance, la santé osseuse, la fertilité et le bien-être psychologique.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé80 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-07-27 · Khadem N, Nasr-Esfahani MH, Shahabian Moghadam F, Ardalan Khales S, Amiran M, Afiat M, Rastaghi S, Jahanpak N, Jamali J, Mahmoudinia M.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé un complément d'acide alpha-lipoïque (un antioxydant) chez des hommes dont le couple avait vécu plusieurs fausses couches. Pendant trois mois, un groupe a pris de l'acide alpha-lipoïque avec de l'acide folique, l'autre un placebo avec de l'acide folique. Chez les hommes ayant pris le complément, la concentration, la mobilité et la forme des spermatozoïdes se sont améliorées, et les dommages à l'ADN des spermatozoïdes ont diminué. Cependant, en comparant directement les deux groupes, seule la réduction des dommages à l'ADN était clairement différente. Ces résultats suggèrent un effet positif possible, mais restent à confirmer par d'autres études.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé en double aveugle a inclus 40 couples (sur 64 recrutés initialement) ayant des antécédents de fausses couches à répétition, suivis au centre de fertilité Milad à Mashhad (Iran). Les hommes ont reçu pendant trois mois soit de l'acide alpha-lipoïque associé à de l'acide folique, soit un placebo associé à de l'acide folique. Après trois mois, le groupe supplémenté a montré une amélioration significative de la concentration, de la mobilité et de la morphologie des spermatozoïdes, ainsi qu'une réduction de l'indice de fragmentation de l'ADN spermatique. Le groupe placebo n'a présenté qu'une amélioration de la concentration spermatique. Toutefois, la comparaison directe entre les deux groupes n'a révélé de différence statistiquement significative que pour la fragmentation de l'ADN, pas pour les autres paramètres. Les auteurs concluent à un rôle potentiel de cette thérapie antioxydante dans la prise en charge de l'infertilité masculine, tout en soulignant la nécessité d'études complémentaires pour confirmer son efficacité.

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Afficher aussi les 36 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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