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Alimentation de l'enfant de 1 à 5 ans

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Période de transition entre l'alimentation du nourrisson et celle de la famille, marquée par la diversification des textures, des saveurs et des aliments proposés. Elle s'accompagne souvent de comportements comme le refus de certains aliments, la néophobie alimentaire (méfiance envers les aliments nouveaux) ou une sélectivité marquée. L'autonomie de l'enfant dans ses choix et ses quantités se développe progressivement durant cette tranche d'âge.

Études scientifiques (38)

Carte des preuves

38études
  • Niveau 2 · essais randomisés : 3 (8 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 10 (26 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 21 (55 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 4 (11 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Croissance et développement de l'enfant33·37194
Anémie et carences en micronutriments8·1142
Obésité et poids7·133·
Troubles du comportement alimentaire6··222
Dénutrition et sarcopénie4··22·
Dépression et anxiété2··2··
Sommeil1···1·
Santé respiratoire (BPCO)1···1·
Microbiote intestinal1····1
Troubles du neurodéveloppement (autisme, TDAH)1··1··

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (38)Niveau 2 : 3Niveau 3 : 10Niveau 4 : 21Niveau 5 : 4

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Niveau 4 — Étude transversale630 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-28 · Bhuda M, Wichmann J, Shirinde J.

Résumé simplifié :

Cette étude sud-africaine a observé 630 enfants de 5-6 ans pour voir si leur alimentation était liée à la respiration sifflante (un symptôme respiratoire fréquent chez les jeunes enfants). Les parents ont répondu à un questionnaire sur les habitudes alimentaires et les symptômes respiratoires de leurs enfants. Résultat : les enfants qui mangeaient souvent de la viande, des fruits de mer ou des légumes avaient moins souvent connu un épisode de respiration sifflante au cours de leur vie. En revanche, aucun lien clair n'a été trouvé avec les sifflements récents. Cela suggère qu'une alimentation riche et variée pourrait être bénéfique pour la santé respiratoire des jeunes enfants.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle transversale, menée entre janvier 2022 et mars 2023 à Tshwane (Afrique du Sud), a inclus 630 enfants de 5-6 ans issus de 40 écoles préscolaires. Les parents ont rempli un questionnaire adapté de l'ISAAC Phase III portant sur l'alimentation et les symptômes respiratoires. Les analyses par régression logistique ont montré qu'une consommation fréquente de viande (≥3 fois/semaine), de fruits de mer (1-2 fois/semaine) et de légumes (≥3 fois/semaine) était associée à une probabilité réduite d'avoir déjà connu un épisode de respiration sifflante (« ever wheeze »), avec des odds ratios ajustés respectifs de 0,27, 0,24 et 0,32. Aucune association significative n'a cependant été observée avec la respiration sifflante actuelle (« current wheeze »). Ces résultats, de nature associative et non causale, suggèrent qu'une alimentation diversifiée et riche en nutriments pourrait jouer un rôle protecteur dans les symptômes respiratoires précoces, notamment dans des contextes de communautés défavorisées.

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Niveau 4 — Étude transversale26 266 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-09-24 · Hong L, Liu Y, Shao Q, Wang Y, Zhang C, Pan L, Zhao Z, Chen Y.

Résumé simplifié :

Cette étude chinoise a interrogé les parents de plus de 26 000 enfants âgés de 0 à 36 mois sur leur alimentation de diversification. Les chercheurs ont comparé la diversité des aliments donnés (fruits, légumes, viande, etc.) avec la croissance des enfants. Résultat : plus l'alimentation est variée, plus les enfants grandissent bien en taille, surtout entre 19 et 36 mois. En revanche, une alimentation plus diversifiée semble associée à une prise de poids légèrement moindre après 6 mois. L'étude montre aussi que certains aliments riches en fer, comme le foie, sont peu utilisés, et que beaucoup de parents misent trop sur les compléments comme le DHA plutôt que sur une alimentation variée.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée auprès de 26 266 enfants chinois âgés de 0 à 36 mois, dans 33 provinces, a évalué les pratiques de diversification alimentaire via des questionnaires auto-rapportés et mesuré la croissance selon les standards de l'OMS. Les résultats montrent une association positive entre la diversité alimentaire et la croissance en longueur/taille, particulièrement marquée chez les enfants de 19 à 36 mois. À l'inverse, une diversité alimentaire plus élevée est associée négativement au rapport poids/taille au-delà de 6 mois et à la prise de poids entre 13 et 18 mois. L'étude relève une sous-utilisation d'aliments riches en fer et en protéines (foie, sang animal), notamment chez les plus jeunes, ainsi qu'un décalage entre les connaissances parentales et les pratiques réelles, plus de la moitié des parents privilégiant la supplémentation en DHA plutôt que la diversité alimentaire. Ces associations, de nature observationnelle, suggèrent un lien entre diversité alimentaire et croissance optimale, sans établir de causalité directe.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective3 051 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-09-15 · Domfe CA, Arnold CD, Frongillo EA, Ritchie LD, Whaley SE, Bitler MP, Au LE.

Résumé simplifié :

Cette étude américaine a suivi des milliers d'enfants depuis la naissance jusqu'à 5 ans pour voir si leur alimentation pendant la première année de vie, ainsi que la participation de leur famille à des programmes d'aide alimentaire (WIC, SNAP, Medicaid), influençait la qualité de leur alimentation plus tard. Les enfants ayant bénéficié régulièrement du programme WIC mangeaient globalement mieux vers 5 ans. En revanche, ceux dont les familles recevaient des aides SNAP avaient une alimentation moins équilibrée, en partie parce que leur alimentation était déjà moins bonne bébé. Le programme Medicaid, lui, n'était lié à aucun effet particulier sur l'alimentation des enfants.

Résumé reformulé :

À partir des données de la cohorte nationale WIC Infant-Toddler Feeding Practices Study-2 (environ 3000 enfants suivis de la naissance à 9 ans), les chercheurs ont examiné les liens entre la qualité alimentaire durant la première année de vie, la durée de participation aux programmes WIC, SNAP et Medicaid, et la qualité alimentaire (mesurée par le Healthy Eating Index-2020) ainsi que le statut pondéral des enfants entre 2 et 5 ans. Les enfants ayant participé de façon continue au WIC jusqu'à 5 ans présentaient un meilleur score alimentaire que ceux y ayant participé de façon sporadique, avec une médiation partielle par la qualité alimentaire du nourrisson à 2 ans. À l'inverse, la participation au SNAP était associée à des scores alimentaires plus faibles à plusieurs âges, cette relation étant en partie expliquée (jusqu'à 30%) par une moins bonne qualité alimentaire durant la petite enfance. Aucune association significative n'a été observée avec Medicaid. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent que soutenir une alimentation de qualité dès la première année de vie pourrait contribuer à améliorer les habitudes alimentaires ultérieures des enfants, notamment ceux issus de familles bénéficiaires du SNAP.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective2 352 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-08-06 · Alajajian S, Gudiel de León CE, Ajú Batz LC, Rohloff P.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 2300 enfants guatémaltèques souffrant de retard de croissance, en observant leur alimentation entre 0 et 5 ans. La plupart ne recevaient pas une alimentation assez variée selon les critères de l'OMS, mangeant surtout des féculents. Les chercheurs ont trouvé que l'insécurité alimentaire freinait la croissance, tandis que des portions adaptées à l'âge, une alimentation plus diversifiée et la poursuite de l'allaitement jusqu'à 2 ans étaient liées à une meilleure croissance. Cela suggère que diversifier l'alimentation et prolonger l'allaitement pourraient aider ces enfants à mieux grandir.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle a analysé près de 19 500 consultations auprès de 2352 enfants guatémaltèques présentant un retard de croissance (score taille/longueur-pour-âge inférieur à -2), afin de décrire leurs pratiques d'allaitement et d'alimentation complémentaire entre 0 et 5 ans. La majorité des enfants ne respectaient pas les recommandations de l'OMS en matière de diversité alimentaire, avec une alimentation dominée par les glucides. À l'aide de modèles statistiques longitudinaux, les auteurs ont identifié que l'insécurité alimentaire était associée négativement à la croissance linéaire, alors que la taille des portions, la consommation de la plupart des groupes alimentaires, l'adhésion aux indicateurs OMS d'alimentation du nourrisson et du jeune enfant, ainsi que la poursuite de l'allaitement entre 12 et 23 mois, étaient associées positivement à celle-ci. Ces résultats, de nature associative et non causale, orientent vers des interventions ciblant la diversité alimentaire, l'introduction plus précoce de certains groupes alimentaires, des portions adaptées à l'âge et le maintien de l'allaitement jusqu'à 2 ans, tout en soulignant la nécessité de politiques publiques contre l'insécurité alimentaire.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective1 322 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-07-18 · Zhu X, Putnick DL, Clayton PK, Lin TC, Yeung E.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 1300 enfants américains pour voir si la qualité de leur alimentation entre 2 ans et demi et 3 ans était liée à leur croissance plus tard, entre 7 et 9 ans. Les mères ont indiqué ce que mangeaient leurs enfants (produits laitiers, fruits, légumes, viande, petit-déjeuner...), ce qui a permis de calculer un score de qualité alimentaire. Résultat : les enfants ayant une meilleure alimentation en bas âge avaient moins de risque de développer un excès de graisse abdominale plus tard. En revanche, aucun lien clair n'a été trouvé avec le poids, la taille ou le risque global d'obésité.

Résumé reformulé :

À partir de la cohorte prospective Upstate KIDS, les chercheurs ont évalué la qualité alimentaire de 1322 tout-petits (2,5 et 3 ans) via le score YHEI (Youth Healthy Eating Index), basé sur les apports rapportés par les mères (produits laitiers, fruits, légumes, viande, petit-déjeuner, etc.). Ils ont ensuite examiné les liens avec la croissance de l'enfant entre 7 et 9 ans (taille, poids, IMC, tour de taille, obésité) grâce à des modèles mixtes ajustés sur de nombreux facteurs maternels et périnataux. Une meilleure qualité alimentaire en bas âge (+5 points de YHEI) était associée à une réduction significative du risque d'obésité centrale (OR ajusté = 0,74), mais aucune association significative n'a été observée avec les z-scores de taille, poids, IMC, le tour de taille ou l'obésité générale. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un possible effet protecteur de l'alimentation précoce sur l'adiposité abdominale, sans établir de lien de causalité direct.

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Niveau 3 — Essai non randomisé884 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-07-18 · Kang Y, Tadesse S, Telilla M, Makibila G, Abdulmenan H, Tadesse L, Beyero M, Doocy S.

Résumé simplifié :

En Éthiopie, des chercheurs ont testé un programme communautaire aidant les familles à mieux nourrir leurs jeunes enfants (6 à 23 mois) en utilisant des aliments locaux, via des séances d'éducation et d'accompagnement. Sur 884 enfants à risque de malnutrition, ceux dont les familles ont participé au programme ont eu une alimentation plus diversifiée et plus complète après 6 mois, comparé à un groupe témoin. Leur tour de bras (indicateur de nutrition) s'est aussi amélioré, et le risque de devenir sévèrement dénutris a nettement diminué. Ce programme peu coûteux pourrait donc aider à prévenir la malnutrition infantile.

Résumé reformulé :

Cette étude quasi-expérimentale menée en 2024 dans la région d'Oromia (Éthiopie) a évalué un programme communautaire de diversification alimentaire (CCFLS) chez 884 enfants de 6 à 23 mois présentant un risque d'émaciation (MUAC entre 12,5 et 13,0 cm). Les enfants bénéficiant du programme, comparés à un groupe contrôle, ont montré une augmentation de 11,8 points de pourcentage pour l'atteinte d'une diversité alimentaire minimale et de 13,3 points pour un régime minimal acceptable, six mois après l'intervention. Le périmètre brachial moyen a augmenté de 0,45 cm de plus dans le groupe intervention, et le risque de devenir émacié a été réduit de 89 %. Ces résultats, obtenus via des modèles de régression à effets mixtes, suggèrent qu'une intervention communautaire à faible coût, basée sur l'éducation nutritionnelle et les aliments locaux, peut améliorer durablement la diversité alimentaire et l'état nutritionnel des jeunes enfants, bien que le design quasi-expérimental limite les conclusions causales fortes.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé194 participantséquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-07-17 · Fundira D, Mbuya MN, Larson EA, Chasekwa B, Humphrey JH, Pelto G, Rasmussen KM, Stoltzfus RJ, Smith LE.

Résumé simplifié :

Cette étude, menée au Zimbabwe, a testé une intervention combinant des conseils aux parents sur l'alimentation des bébés et la distribution d'un supplément nutritionnel enrichi en graisses et micronutriments, chez des enfants de 12 mois. Les chercheurs ont comparé ce que mangeaient les bébés ayant reçu cette intervention à ceux n'en ayant pas bénéficié. Résultat : les enfants supplémentés avaient un apport plus élevé en énergie et en plusieurs vitamines et minéraux importants (vitamine A, fer, zinc, calcium, folate). Mais cette amélioration venait presque entièrement du supplément lui-même, pas des conseils donnés aux parents ni d'un changement dans les autres aliments consommés.

Résumé reformulé :

Dans le cadre de l'essai SHINE au Zimbabwe, les chercheurs ont évalué une intervention combinant communication pour le changement de comportement (BCC) et supplémentation nutritionnelle lipidique à petite dose (SQ-LNS) destinée à améliorer l'alimentation complémentaire des nourrissons entre 6 et 24 mois. Chez 194 enfants de 12 mois, les apports alimentaires ont été mesurés par rappel de 24 heures. Les enfants du groupe intervention présentaient un apport énergétique et des apports en micronutriments (vitamine A, folate, calcium, fer, zinc) significativement supérieurs, bien que de nombreux enfants restaient encore en deçà des apports recommandés, notamment pour le calcium et le folate. Lorsque la contribution du supplément était exclue des calculs, aucune différence significative n'apparaissait entre les groupes concernant les aliments non supplémentés. Cela suggère que le bénéfice observé provenait essentiellement du supplément lui-même, sans effet détectable de la communication comportementale seule ni d'éviction des autres aliments.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective2 247 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-07-09 · Oudat Q, Messiah SE, Pitts S, Ghoneum A.

Résumé simplifié :

Cette étude américaine a suivi plus de 2000 jeunes enfants inscrits à un programme d'aide alimentaire (WIC) entre 2 et 5 ans. Les chercheurs ont observé comment leur corpulence (IMC) évoluait selon les pratiques des parents pour les nourrir, comme restreindre certains aliments ou forcer à finir l'assiette. Résultat : restreindre l'alimentation était lié à une corpulence plus élevée par la suite, tandis que pousser l'enfant à manger était associé à une corpulence légèrement plus faible. D'autres facteurs comme le poids des parents ou le poids de naissance jouaient aussi un rôle. La période entre 4 et 5 ans semble importante pour prévenir le surpoids.

Résumé reformulé :

Cette analyse secondaire de la cohorte WIC ITFPS-2 a suivi 2247 dyades parent-enfant pour caractériser l'évolution du score z d'IMC entre 24 et 60 mois. Les modèles mixtes linéaires ont exploré des prédicteurs individuels, interpersonnels et familiaux, en intégrant la restriction alimentaire et la pression à manger comme expositions variables dans le temps. L'IMC restait globalement stable jusqu'à 48 mois avant d'augmenter ensuite, avec une prévalence d'obésité passant de 15,4% à 18,5%. Après ajustement, un IMC plus élevé était associé à un poids de naissance élevé, à l'origine hispanique, à des complications à la naissance, au surpoids parental, au tabagisme prénatal, à une mère adolescente et à un niveau d'éducation maternel plus faible. La restriction alimentaire antérieure prédisait un IMC ultérieur plus élevé, tandis que la pression à manger était associée à un IMC légèrement inférieur. Ces résultats observationnels suggèrent que les pratiques alimentaires parentales constituent une cible modifiable potentielle pour la prévention de l'obésité, particulièrement entre 48 et 60 mois.

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Niveau 4 — Étude transversale341 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-05-22 · Le TTH, Ngo TH, Ho TH, Nguyen TT, Nguyen HC, Bui TTQ, Pham TKC, Nguyen TTL, Le TH.

Résumé simplifié :

Cette étude a été menée auprès de 341 enfants vietnamiens âgés de 1 à 3 ans, issus de minorités ethniques vivant en zone montagneuse. Les chercheurs ont observé que près de 40% des enfants étaient considérés comme difficiles à nourrir par leurs parents, et un quart présentait un retard de croissance. Les enfants difficiles avec la nourriture avaient un risque presque quatre fois plus élevé d'être trop petits pour leur âge. Manger des collations avant les repas principaux était aussi lié à ce risque. En revanche, le manque de zinc ne semblait pas jouer un rôle indépendant une fois les autres facteurs pris en compte.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, réalisée en 2025 dans deux communes montagneuses du nord du Vietnam auprès de 341 enfants de minorités ethniques âgés de 12 à 35 mois, a examiné le lien entre la sélectivité alimentaire (picky eating) et le retard de croissance (stunting). La prévalence du comportement alimentaire sélectif était de 39,6%, et 24,9% des enfants présentaient un retard de croissance. Après ajustement pour plusieurs facteurs, la sélectivité alimentaire restait fortement associée à un risque accru de retard de croissance (odds ratio ajusté = 3,63), tout comme la consommation de collations avant les repas principaux (OR ajusté = 1,81). La carence en zinc, significative en analyse brute, perdait sa significativité après ajustement. Les auteurs soulignent la nécessité d'études longitudinales pour confirmer le sens de cette association, le design transversal ne permettant pas d'établir de causalité.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés12 613 participantséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : hétérogénéité substantielle (I²=77.8%) pour l'issue de diversité alimentaire

Europe PMC · 2026-05-11 · Derese T, Damtew B, Derese N, Berhane A.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 15 essais menés dans 10 pays d'Afrique subsaharienne, chez plus de 12 600 enfants, pour évaluer l'effet de programmes nutritionnels (éducation, accompagnement des parents, interventions combinées). Les résultats montrent que ces programmes améliorent nettement les pratiques alimentaires des jeunes enfants et le comportement des parents qui s'en occupent. En revanche, ils n'ont pas réussi à réduire significativement le retard de croissance, la maigreur ou l'insuffisance pondérale des enfants à court terme. Les auteurs concluent qu'il faut combiner éducation, sécurité alimentaire et implication communautaire pour obtenir de vrais bénéfices sur la croissance des enfants.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse synthétise 15 essais contrôlés randomisés menés dans 10 pays d'Afrique subsaharienne (n=12 613 participants), évaluant des interventions nutritionnelles autonomes ou multi-composantes destinées aux nourrissons et jeunes enfants. Les interventions ont significativement amélioré les pratiques d'alimentation du nourrisson et du jeune enfant (OR=1,997) ainsi que la diversité alimentaire (OR=1,41), et ont favorisé un changement de comportement positif chez les aidants (OR=3,786). Cependant, aucune réduction statistiquement significative n'a été observée concernant le retard de croissance (stunting), l'émaciation (wasting) ou l'insuffisance pondérale. L'hétérogénéité était faible pour les pratiques alimentaires mais substantielle pour la diversité alimentaire, sans biais de publication détecté. Les auteurs soulignent que si ces interventions renforcent les connaissances et comportements des parents, elles ne suffisent pas seules à améliorer l'état nutritionnel des enfants à court terme, plaidant pour des approches multisectorielles combinant éducation, sécurité alimentaire et engagement communautaire.

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Niveau 4 — Étude transversale196 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-03-01 · Gnanaselvam NA, Davis TC, Johnson AR, Mathew JM, Shetty A.

Résumé simplifié :

Cette étude a observé 196 jeunes enfants (environ 3 ans en moyenne) fréquentant des centres de nutrition en Inde. Les chercheurs ont mesuré leur poids, leur taille et leur tour de bras, et ont interrogé les parents sur la diversité et la fréquence des repas. Résultat : 80% des enfants présentaient au moins une forme de malnutrition (retard de croissance, insuffisance pondérale ou maigreur). Les enfants qui ne mangeaient pas assez d'aliments variés avaient presque 3 fois plus de risque de retard de croissance. Les filles étaient plus à risque de maigreur que les garçons. Après 2 ans, le risque de malnutrition restait élevé, montrant l'importance de continuer une alimentation adaptée au-delà de la petite enfance.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée auprès de 196 enfants fréquentant des centres Anganwadi en Inde a évalué l'association entre la diversité alimentaire, la fréquence des repas et le statut nutritionnel (poids, taille, tour de bras). Malgré un taux élevé d'enfants atteignant la fréquence minimale de repas (91,8%) et la diversité alimentaire minimale (82,7%), 80% présentaient au moins une forme de malnutrition. L'absence de diversité alimentaire minimale était associée à un risque accru de retard de croissance (OR ajusté 2,89), et le sexe féminin était associé à un risque accru de maigreur (OR ajusté 2,52) et de malnutrition en général (OR ajusté 2,65). Un âge supérieur à 2 ans était également lié à l'insuffisance pondérale et à la maigreur. Ces résultats observationnels soulignent la persistance de la malnutrition infantile post-pandémie malgré les dispositifs de protection sociale, et l'importance de maintenir des pratiques alimentaires optimales au-delà de 2 ans.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective1 393 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-02-03 · Byg LM, Wang CA, Attia J, Whitehouse AJO, Oddy WH, Hirst JJ, Pennell CE.

Résumé simplifié :

Cette étude australienne a suivi environ 1400 enfants de 2 à 17 ans pour voir si leur alimentation dans la petite enfance (allaitement, qualité du régime à 1 an) influençait leurs problèmes de comportement, et si cet effet dépendait de leur risque génétique psychiatrique. Résultats : un allaitement plus long semble réduire les problèmes de comportement chez les enfants ayant un risque génétique élevé de douleur chronique. Une alimentation plus saine à 1 an (notamment riche en aliments végétaux) est associée à moins de problèmes comportementaux, mais seulement chez les enfants ayant un faible risque génétique de TDAH. Ces résultats restent à confirmer.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte (Raine Study, n≈1300-1400) a examiné l'interaction entre la nutrition précoce - durée d'allaitement et qualité du régime alimentaire à 1 an (évalué par rappel alimentaire maternel sur 24h) - et des scores de risque polygénique psychiatrique, sur les problèmes de comportement mesurés par le CBCL entre 2 et 17 ans. Une durée d'allaitement plus longue était associée à une réduction modeste des scores de comportement problématique, mais uniquement chez les enfants présentant un risque génétique élevé de douleur chronique multisite (signal à la limite de la significativité). Une alimentation plus saine à 1 an, en particulier riche en aliments d'origine végétale, était associée à moins de problèmes comportementaux, mais exclusivement chez les enfants à faible risque génétique de TDAH (interaction très significative). Ces résultats observationnels suggèrent que l'effet de la nutrition précoce sur le comportement pourrait dépendre du profil génétique de l'enfant, une hypothèse qui nécessite réplication dans d'autres cohortes.

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Niveau 4 — Étude transversale284 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-01-04 · Layug-Dionglay FDMG, Navarro JO, Guno MJV, Napalinga KM.

Résumé simplifié :

Cette étude menée aux Philippines a comparé des enfants de 2 à 5 ans nourris selon la méthode du Baby-Led Weaning (où le bébé se nourrit seul avec les doigts) à ceux nourris traditionnellement à la cuillère par un parent. Les chercheurs ont interrogé 284 parents sur la méthode utilisée et sur le comportement alimentaire de leur enfant. Résultat : les enfants ayant été nourris en mode autonome strict avaient beaucoup moins tendance à être difficiles ou sélectifs à table que ceux nourris à la cuillère. D'autres facteurs comme la lenteur à manger ou le plaisir de manger étaient aussi liés à cette sélectivité.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale réalisée à Manille (Philippines) entre juin et août 2024 a examiné le lien entre la méthode de diversification alimentaire du nourrisson et la sélectivité alimentaire (picky eating) chez 284 enfants âgés de 2 à 5 ans. Les parents ont classé la méthode utilisée selon quatre catégories, du Baby-Led Weaning strict à l'alimentation à la cuillère stricte, et la sélectivité a été mesurée via le sous-score Food Fussiness du questionnaire CEBQ. Les enfants ayant bénéficié d'un BLW strict présentaient une probabilité de sélectivité alimentaire inférieure de 95,4% par rapport à ceux nourris exclusivement à la cuillère, un résultat stable selon différents seuils statistiques et selon la modélisation en variable continue. D'autres traits comportementaux (réactivité à la satiété, lenteur à manger, sous-alimentation émotionnelle, plaisir de manger) étaient également associés à la sélectivité. S'agissant d'une étude observationnelle transversale, ces résultats montrent une association et non une relation de cause à effet.

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Niveau 4 — Étude transversale3 503 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-10-15 · Gu C, Wang Z, Zhao H, Xie X.

Résumé simplifié :

Cette étude chinoise a suivi plus de 3500 enfants de 3-4 ans pour mesurer combien souffrent de carence en fer ou d'anémie ferriprive. Résultat : environ un quart des enfants manquent de fer, et 7,5% ont une anémie. Les chercheurs ont identifié plusieurs facteurs liés à l'alimentation qui augmentent ce risque : être exclusivement allaité trop longtemps, avoir introduit les aliments solides trop tard (après 6 mois), et être un enfant difficile à nourrir (sélectif sur la nourriture). Être un garçon est aussi un facteur de risque. Ces résultats montrent l'importance d'une diversification alimentaire adaptée dès la petite enfance.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle prospective a évalué la prévalence de la carence en fer (ID) et de l'anémie ferriprive (IDA) chez 3503 enfants chinois de 3-4 ans lors de bilans de santé préscolaires. La prévalence était de 25,4% pour la carence en fer et 7,5% pour l'anémie ferriprive. Après analyse par régression logistique, plusieurs facteurs alimentaires sont ressortis comme indépendamment associés à ces carences : l'allaitement exclusif prolongé, l'introduction tardive des aliments solides (au-delà de 6 mois), et les comportements de sélectivité alimentaire (picky eating). Le sexe masculin, les infections respiratoires récentes, la diarrhée et un niveau d'éducation parental plus faible étaient également associés. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent sans établir de causalité directe que les pratiques alimentaires précoces jouent un rôle important dans le statut martial des jeunes enfants, et appellent à des études complémentaires dans d'autres régions et tranches d'âge.

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Niveau 4 — Étude transversale436 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-09-24 · Mahmoudizadeh M, Babashahi M, Rajabzadeh-Dehkordi M, Nouri M, Faghih S.

Résumé simplifié :

Cette étude a observé 436 enfants d'âge préscolaire pour comprendre le lien entre leurs comportements alimentaires (comme le fait d'être difficile à table) et leur risque de surpoids. Les parents ont répondu à des questionnaires sur l'alimentation de leurs enfants, et leur poids, taille et tour de taille ont été mesurés. Résultat surprenant : les enfants décrits comme « difficiles » (qui refusent souvent certains aliments) avaient moins de risque d'être en surpoids ou obèses, même si leur alimentation contenait plus d'aliments ultra-transformés. À l'inverse, les enfants qui mangent facilement et en grande quantité avaient plus de risque de surpoids. Cela montre l'importance de comprendre les comportements alimentaires des jeunes enfants.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a analysé 436 enfants d'âge préscolaire afin d'examiner les associations entre différents comportements alimentaires et des indicateurs d'obésité (indice de masse corporelle, tour de taille, rapport taille/hauteur). Les comportements ont été évalués via le Child Eating Behavior Questionnaire et les apports alimentaires via un questionnaire de fréquence, complétés par des mesures anthropométriques. La prévalence du surpoids/obésité était de 12,4 %. Les enfants « difficiles » (picky eaters) consommaient davantage d'aliments ultra-transformés mais moins d'énergie globale, et présentaient un risque significativement plus faible de surpoids/obésité, d'obésité abdominale et centrale. Plus largement, tous les comportements d'évitement alimentaire étaient associés négativement aux trois indicateurs d'obésité, tandis que les comportements d'approche alimentaire (sauf le désir de boire) y étaient associés positivement. Ces résultats, de nature associative et non causale, suggèrent qu'une attention portée aux défis sensoriels et émotionnels des enfants difficiles pourrait favoriser une relation plus saine à l'alimentation.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective2 014 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2025-08-29 · Dufour R, Breton É, Côté SM, Dubois L, Vitaro F, Boivin M, Tremblay RE, Booij L.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 2000 enfants québécois de 2 ans et demi à 6 ans pour observer leurs habitudes alimentaires : manger trop (suralimentation) ou être difficile à table (sélectivité alimentaire). Les chercheurs ont ensuite regardé si ces habitudes étaient liées à des problèmes de santé mentale à 15 ans, comme l'anxiété, l'hyperactivité ou l'impulsivité. Résultat : les filles qui mangeaient trop tôt ou tard dans l'enfance avaient plus de risques de présenter ces symptômes à l'adolescence, contrairement aux garçons. Être difficile à table, en revanche, n'était pas associé à ces problèmes plus tard.

Résumé reformulé :

À partir de la cohorte longitudinale québécoise sur le développement des enfants (2014 participants), les chercheurs ont analysé les comportements alimentaires maternellement rapportés entre 29 mois et 6 ans, puis la santé mentale à 15 ans. Trois trajectoires de suralimentation (précoce, tardive, absente) et trois trajectoires de sélectivité alimentaire (élevée, moyenne, faible, toutes stables) ont été identifiées. La suralimentation infantile était associée, chez les filles uniquement, à davantage d'impulsivité, d'hyperactivité et d'anxiété à l'adolescence, sans lien retrouvé chez les garçons. La sélectivité alimentaire n'était associée à aucun symptôme de santé mentale ultérieur. Ces résultats observationnels suggèrent que la suralimentation infantile pourrait constituer un marqueur précoce de vulnérabilité psychologique, particulièrement chez les filles, plutôt qu'un simple comportement alimentaire isolé.

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Niveau 4 — Étude transversale141 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-08-04 · Baycan B, Ertaş Öztürk Y.

Résumé simplifié :

Cette étude turque a observé 141 mères et leurs enfants âgés de 9 à 24 mois pour voir ce qu'ils mangeaient et comment les mères géraient les repas. Résultat : la plupart des enfants avaient un poids et une taille normaux, mais beaucoup manquaient de vitamine D, d'oméga-3 (EPA/DHA), de fer et de fibres dans leur alimentation. Les chercheurs ont aussi remarqué des liens entre l'attitude des mères pendant les repas (par exemple le stress ou les tensions) et la qualité de l'alimentation de l'enfant, notamment l'apport en protéines et en énergie. Cela montre l'importance d'accompagner les parents sur la nutrition infantile.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle transversale a analysé les apports alimentaires de 141 nourrissons/jeunes enfants turcs âgés de 9 à 24 mois, via des rappels alimentaires de 24h, ainsi que les attitudes de nourrissage de leurs mères évaluées par une échelle validée (MATFPS). Si le poids et la taille étaient majoritairement normaux, une grande majorité des enfants présentait des apports insuffisants en EPA+DHA (98,6%), vitamine D (90,8%), fer (46,1%) et fibres (39,7%). Des associations significatives mais modestes ont été observées entre certaines attitudes maternelles (affect négatif pendant les repas, perception d'une alimentation déséquilibrée) et l'adéquation des apports énergétiques et protéiques des enfants. Ces résultats, de nature corrélationnelle, suggèrent un lien entre comportements maternels de nourrissage et qualité nutritionnelle infantile, sans établir de causalité, et appellent à des stratégies de santé publique ciblées sur la supplémentation en fer, vitamine D et oméga-3.

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Niveau 4 — Étude transversale1 200 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-07-01 · Pohsnem F, George M.

Résumé simplifié :

Cette étude indienne a examiné pourquoi autant d'enfants de moins de 5 ans souffrent de retard de croissance dans une région du nord-est du pays. Sur 1200 enfants étudiés, 59% des enfants des zones rurales et 29% de ceux des villes présentaient un retard de croissance. Les chercheurs ont aussi interrogé des mères pour comprendre leurs pratiques alimentaires. Ils ont trouvé que l'alimentation des jeunes enfants manquait souvent de nutriments essentiels, que les maladies étaient mal prises en charge, et que les programmes nutritionnels officiels étaient peu utilisés à cause de l'éloignement géographique et d'un manque de motivation des familles.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée auprès de 1200 enfants de moins de 5 ans dans le district d'East Khasi Hills (Meghalaya, Inde) a évalué la prévalence du retard de croissance et ses facteurs associés, en combinant données anthropométriques, pratiques alimentaires (IYCF), conditions de naissance et antécédents de maladies. La prévalence du retard de croissance atteignait 59,17% en zone rurale contre 28,83% en zone urbaine. Des entretiens qualitatifs avec des mères ont permis d'identifier des causes sous-jacentes : apports nutritionnels insuffisants, mauvaise gestion des maladies infantiles, et mise en œuvre limitée des programmes d'alimentation du nourrisson et du jeune enfant, freinée par des contraintes géographiques et un faible recours aux centres communautaires (Anganwadi). Les auteurs concluent à la nécessité d'adapter les stratégies nutritionnelles au contexte socioculturel local, notamment en intégrant des aliments complémentaires culturellement acceptés et en favorisant le soutien entre mères.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective467 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2025-06-30 · Brander RL, Toure M, Becquey E, Ruel MT, Leroy JL, Huybregts L.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi des enfants du Burkina Faso et du Mali traités pour malnutrition aiguë sévère, afin de comprendre pourquoi certains rechutent dans les 6 mois suivant leur guérison. Les résultats montrent que les enfants qui mangent assez souvent, avec une alimentation variée et riche en fer, ont moins de risques de rechuter. Recevoir des conseils sur l'alimentation (via des séances d'éducation) ou des suppléments nutritionnels spéciaux après la guérison réduit aussi fortement ce risque. Ces résultats suggèrent qu'un accompagnement alimentaire après le traitement de la malnutrition pourrait aider à éviter les rechutes chez les jeunes enfants.

Résumé reformulé :

Cette étude longitudinale menée au Burkina Faso et au Mali, dans le cadre du programme PROMIS, a analysé les facteurs associés à la rechute de malnutrition aiguë chez des enfants ayant été traités et guéris d'un épisode de ce type. Les chercheurs ont observé que le fait de respecter la fréquence alimentaire recommandée ou de consommer des aliments riches en fer après la guérison était lié à un moindre risque de rechute dans les deux pays, tandis qu'au Mali, la durée de l'épisode initial, le manque de diversité alimentaire et certaines caractéristiques du foyer y étaient associés à un risque accru. Par ailleurs, la réception de conseils comportementaux sur l'alimentation ou de suppléments nutritionnels à base de lipides (SQ-LNS) après la guérison était associée, après ajustements statistiques, à une réduction significative du risque de rechute dans les deux contextes. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent l'intérêt d'interventions ciblées de soutien nutritionnel post-traitement, sans toutefois établir une causalité stricte pour l'ensemble des facteurs étudiés.

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Niveau 4 — Étude transversale415 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-06-18 · Mathosi MM, Cele LP, Mathibe M, Modjadji P.

Résumé simplifié :

Cette étude sud-africaine a examiné plus de 400 enfants de moins de 5 ans pour comprendre pourquoi certains souffrent de malnutrition aiguë. Près de 3 enfants sur 10 étaient concernés. Les chercheurs ont constaté que manger une alimentation peu variée augmentait le risque de malnutrition, alors qu'une alimentation diversifiée (au moins 4 groupes d'aliments différents) protégeait les enfants. Très peu d'enfants mangeaient de la viande ou des œufs. D'autres facteurs comptaient aussi : l'âge de l'enfant, la taille du ménage, l'âge de la mère et le fait d'être né à terme. Ces résultats montrent l'importance d'une alimentation variée pour la santé des jeunes enfants.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée auprès de 415 paires mère-enfant dans la région de Msinga (KwaZulu-Natal, Afrique du Sud) a cherché à identifier les facteurs associés à la malnutrition aiguë chez les enfants de moins de 5 ans, en s'intéressant particulièrement à la diversité alimentaire et aux pratiques d'alimentation du jeune enfant. La prévalence de malnutrition aiguë atteignait 27 à 29 % selon les indicateurs utilisés. Un score de diversité alimentaire supérieur ou égal à 4 groupes d'aliments était associé à une prévalence réduite de malnutrition (aPR = 0,41), tandis que l'allaitement mixte était également lié à un moindre risque. La consommation de viande, poisson ou œufs restait très faible dans cet échantillon. D'autres facteurs associés incluaient l'âge de l'enfant, la taille du ménage, l'âge maternel et la naissance à terme. Étant une étude observationnelle, ces résultats révèlent des associations statistiques et non des relations de cause à effet, mais ils soulignent l'importance potentielle d'une alimentation diversifiée dans la prévention de la malnutrition infantile.

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Afficher aussi les 4 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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