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Dénutrition et sarcopénie

Os, muscles et articulations

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Nutrition

Les sujets les plus étudiés

Aliments, régimes et compléments qui comptent le plus d'études sur ce problème de santé. La barre montre la part de chaque niveau de preuve, du plus solide (vert foncé) au plus faible (gris).

Études scientifiques (211)

Carte des preuves

211études
  • Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 10 (5 %)
  • Niveau 2 · essais randomisés : 48 (23 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 63 (30 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 57 (27 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 33 (16 %)

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (211)Niveau 1 : 10Niveau 2 : 48Niveau 3 : 63Niveau 4 : 57Niveau 5 : 33

Trier : plus récentes d'abord · plus anciennes d'abordExporter ces études : tableau de preuves (Excel) · importer dans Zotero, EndNote ou Mendeley

Niveau 2 — Revue systématique d'essais randomisés118 participantséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : résultats incohérents entre les études incluses (effets contrastés selon la méthode de mesure et le membre étudié)

Europe PMC · 2026-10-29 · Pratt J, Candow DG, Rawson ES, Forbes SC, Prokopidis K.

Résumé simplifié :

Cette revue scientifique a analysé 6 études menées sur des jeunes (15 à 24 ans) dont un membre était immobilisé pendant 1 à 2 semaines (par exemple après une blessure). Les chercheurs voulaient savoir si prendre de la créatine en complément aidait à limiter la perte de muscle pendant l'immobilisation, et à mieux récupérer ensuite grâce à la rééducation. Les résultats sont mitigés : pendant l'immobilisation, la créatine n'a pas clairement réduit la perte musculaire. En revanche, pendant la phase de rééducation avec des exercices de musculation, certaines études montrent que la créatine pourrait aider à regagner plus de muscle, de force et de puissance. Plus de recherches sont nécessaires, surtout chez les personnes âgées.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique a examiné 6 essais randomisés contrôlés contre placebo (118 participants, 15-24 ans) évaluant l'effet d'une supplémentation en créatine monohydrate sur la masse musculaire et la performance physique lors d'une immobilisation d'un membre (1-2 semaines) puis lors de la rééducation. Pendant l'immobilisation, les résultats sont contradictoires : deux études ne montrent aucune différence sur la perte de surface musculaire, tandis que d'autres rapportent une perte de masse maigre moindre avec la créatine, possiblement biaisée par les limites des méthodes de mesure (impédance bioélectrique, DEXA). Les effets sur la force et la puissance sont également inconstants selon les membres étudiés. Pendant la rééducation avec exercices de résistance, deux études suggèrent des gains supérieurs avec la créatine en termes de masse musculaire, puissance et force. Les auteurs concluent que les preuves actuelles ne permettent pas d'affirmer clairement l'efficacité de la créatine contre l'atrophie liée à l'immobilisation, et appellent à davantage de recherches, notamment chez les personnes âgées et les populations cliniques.

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Niveau 3 — Essai non randomisé828 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-29 · Furukawa H, Yamamoto K, Kurokawa Y, Miyazaki Y, Kawabata R, Omori T, Saito T, Takahashi T, Eguchi H, Doki Y.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 828 patients opérés d'un cancer de l'estomac (gastrectomie) pour voir si la prise de compléments nutritionnels oraux (boissons ou produits enrichis en calories) aidait à limiter la perte de poids après l'opération. Chez les patients âgés comme chez les plus jeunes, ceux qui consommaient davantage de compléments (entre 100 et 400 kcal par jour selon les cas) perdaient généralement moins de poids dans les 3 mois suivant l'intervention, par rapport à ceux qui n'en prenaient pas ou peu. Cependant, les auteurs précisent que ces résultats ne prouvent pas que les compléments causent directement cette différence, car il s'agit d'une analyse après coup, pas d'un essai conçu pour cela.

Résumé reformulé :

Cette analyse post-hoc d'un essai contrôlé randomisé multicentrique de phase III a inclus 828 patients atteints d'un cancer gastrique ayant subi une gastrectomie (totale ou distale), répartis en deux groupes selon l'âge (≥70 ans ou <70 ans). L'objectif était d'examiner le lien entre la quantité réelle de compléments nutritionnels oraux (ONS) consommée et le pourcentage de perte de poids corporel jusqu'à 12 mois après l'opération. Les résultats montrent qu'une prise plus élevée d'ONS (100 à 400 kcal/jour selon les sous-groupes) était associée à une moindre perte de poids à court terme (3 mois), aussi bien chez les patients âgés que chez les plus jeunes, et quel que soit le type de chirurgie. Toutefois, l'interaction entre la quantité d'ONS et le groupe d'âge restait faible, et celle avec le type de procédure chirurgicale n'était pas statistiquement significative. Les auteurs soulignent que ces observations, issues d'une analyse exploratoire basée sur la consommation effective et non sur l'assignation randomisée initiale, ne permettent pas d'établir un lien de causalité, et appellent à des études prospectives sur des approches nutritionnelles individualisées.

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Niveau 4 — Étude transversale5 000 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-24 · Scott J, Cameron D, Yates M, Welch AA.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 5000 personnes âgées de 48 à 92 ans pour voir si la vitamine C (mesurée dans le sang et via l'alimentation) était liée à la force musculaire et aux performances physiques comme la vitesse de marche ou la capacité à se lever d'une chaise. Résultat : les personnes ayant un taux sanguin optimal de vitamine C (au moins 50 μmol/L) avaient globalement une meilleure force de préhension, une marche plus rapide et se levaient plus vite d'une chaise, comparées à celles ayant un faible taux. Les apports alimentaires élevés en vitamine C étaient aussi associés à de meilleures performances chez les femmes, mais pas chez les hommes. Ces résultats suggèrent un lien intéressant, mais ne prouvent pas que la vitamine C améliore directement ces capacités.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, menée sur plus de 5000 participants de la cohorte EPIC-Norfolk (48-92 ans), a examiné les associations entre le statut en vitamine C (plasmatique et alimentaire) et plusieurs marqueurs de performance physique : force de préhension ajustée à la taille, vitesse de marche et temps pour effectuer cinq levers de chaise. Après ajustement pour de nombreux facteurs (mode de vie, facteurs biologiques, médicaux et alimentaires), les femmes avec un statut plasmatique optimal en vitamine C (≥50 μmol/L) présentaient une force de préhension, une vitesse de marche et un temps de lever de chaise significativement meilleurs que celles avec un statut faible (<25 μmol/L). Chez les hommes, seules la vitesse de marche et le temps de lever de chaise étaient améliorés. Concernant les apports alimentaires, des associations positives n'ont été retrouvées que chez les femmes, sans effet significatif chez les hommes. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'associations observationnelles et que des études longitudinales ou d'intervention seraient nécessaires pour confirmer un lien de cause à effet entre le statut en vitamine C et le maintien des capacités physiques.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective40 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-24 · Fischer-Hammerschmied A, Tardif N, Mandić M, Gustafsson T, Apro W, Helleberg J, Amouzandeh M, Grip J, Seldén D, Rooyackers O, Sundström Rehal M.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé des personnes ayant séjourné en soins intensifs (avec perte musculaire et faiblesse) à des personnes en bonne santé du même âge. Tous ont fait un exercice de musculation des jambes puis ingéré 24 g de protéines. Les chercheurs ont mesuré la fabrication de nouvelles protéines musculaires avant et après. Chez les anciens patients, cette fabrication augmentait moins fortement après l'effort et les protéines, mais partait d'un niveau de base plus élevé. Au final, après l'exercice et les protéines, les niveaux de synthèse musculaire étaient similaires dans les deux groupes, ce qui suggère que les muscles restent capables de répondre à ce type de stimulation.

Résumé reformulé :

Cet essai a inclus 20 survivants de soins intensifs (3 à 6 mois après leur sortie) et 20 témoins appariés en âge et sexe, sans antécédent de maladie grave. Chaque participant a réalisé un exercice de résistance (extension de jambe) associé à l'ingestion de 24 g de protéines hydrolysées, avec des biopsies musculaires avant et après l'intervention pour mesurer la synthèse protéique musculaire via un traceur isotopique. Les survivants présentaient une masse et une force musculaires réduites par rapport aux témoins. Leur synthèse protéique de base était plus élevée, mais son augmentation après exercice et apport protéique était moindre que chez les témoins ; au final, les niveaux post-intervention étaient comparables entre groupes. L'autophagie était moins active au départ chez les survivants, tandis que l'intervention stimulait la signalisation anabolique dans les deux groupes. Ces résultats apportent un premier argument mécanistique en faveur de programmes de réhabilitation combinant exercice et nutrition protéique pour favoriser la récupération musculaire après une maladie grave.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective77 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-23 · Soares CH, Maffini LF, Friedrich HJ, Faccin GS, Steemburgo T.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 77 patients atteints de cancer, hospitalisés, pendant les six premiers jours de leur séjour. Les chercheurs ont comparé ce que les patients mangeaient réellement (calories et protéines) à ce qui leur était prescrit. Résultat : les patients mangeaient nettement moins que prévu, avec un déficit moyen de 867 à 1012 kcal et 35 à 50 g de protéines par jour. Ce manque était lié à une perte d'appétit, une bouche sèche, des troubles du goût et de l'odorat, ainsi qu'à une chimiothérapie récente. Chez les hommes mangeant insuffisamment, le poids et la masse musculaire du bras ont diminué en seulement quatre jours.

Résumé reformulé :

Cette étude longitudinale observationnelle a suivi 77 patients cancéreux hospitalisés (majoritairement cancers digestifs à un stade avancé) durant les six premiers jours d'hospitalisation. Les apports énergétiques et protéiques réels, estimés par échelle visuelle d'alimentation, ont été comparés aux apports prescrits à J2, J4 et J6. Les apports étaient systématiquement inférieurs aux prescriptions, avec des déficits médians de 867 à 1012 kcal/jour et 35,2 à 50,1 g de protéines/jour. Un apport alimentaire réduit était associé à l'anorexie, la sécheresse buccale, les altérations du goût et de l'odorat, et à une chimiothérapie récente. Chez les hommes présentant un apport insuffisant, une diminution du poids corporel et de la circonférence du bras a été observée entre J2 et J6, suggérant un lien entre apport nutritionnel insuffisant et déclin physique précoce, sans toutefois établir de causalité directe compte tenu du devis observationnel.

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Niveau 2 — Revue systématique d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : forte hétérogénéité des critères diagnostiques et de rapport des résultats, avec des preuves de certitude faible à très faible pour l'axe intestin-muscle

Europe PMC · 2026-10-21 · Dharmansyah D, Suparto TA, Salasa S, Hikmat R, Pratama A.

Résumé simplifié :

Cette grande revue scientifique a rassemblé 248 études pour comprendre comment l'alimentation peut aider à prévenir la sarcopénie (perte de muscle liée à l'âge) chez les plus de 60 ans. Les chercheurs ont comparé plusieurs approches : nutriments isolés, compléments, régimes alimentaires globaux et santé intestinale. Résultat : manger suffisamment de protéines (avec de la leucine) associé à de l'exercice, et avoir un bon niveau de vitamine D, sont les stratégies les plus fiables. Les régimes de type méditerranéen ou MIND sont aussi associés à moins de sarcopénie, mais avec un niveau de preuve un peu moins solide, car basé surtout sur des études observationnelles.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique (SWiM/PRISMA 2020) a analysé 248 études portant sur les stratégies nutritionnelles contre la sarcopénie chez les adultes de 60 ans et plus, en comparant nutriments isolés, suppléments oraux, profils alimentaires globaux et interventions ciblant le microbiote intestinal. Les données observationnelles montrent que l'adhésion à des régimes de type méditerranéen ou MIND, ainsi qu'une bonne qualité protéique et un apport élevé en fibres, sont inversement associées à l'incidence de la sarcopénie. Toutefois, les auteurs soulignent que ces régimes alimentaires globaux offrent une protection de niveau de certitude modéré, largement issue d'études observationnelles, donc sans preuve de causalité directe. Les stratégies centrées sur les protéines et la vitamine D restent les mieux étayées (certitude modérée à élevée), tandis que l'axe intestin-muscle demeure une piste émergente nécessitant davantage de recherches standardisées avant toute application clinique.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective114 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-17 · Hamasaki Y, Fujiwara M, Imafuku M, Suzuki K, Morota M, Yoshida T, Komaru Y, Nangaku M.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 114 patients qui débutaient une dialyse (rein artificiel). Les chercheurs ont calculé combien de calories et de protéines ces patients mangeaient réellement, en observant la quantité de repas hospitaliers consommée pendant les trois premiers jours de traitement. Résultat : les patients qui mangeaient moins de calories et surtout moins de protéines avaient un risque plus élevé de décéder ou d'être hospitalisés dans les deux années suivantes. Un apport d'au moins 24 kcal/kg/jour et 0,9 g de protéines/kg/jour semblait être un seuil protecteur. Cela suggère qu'il faudrait surveiller de près l'alimentation des patients fragiles dès le début de la dialyse.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective a inclus 114 patients ayant débuté une hémodialyse ou une dialyse péritonéale entre 2016 et 2018 (âge médian 72 ans, 72% d'hommes). L'apport énergétique (DEI) et protéique (DPI) alimentaire a été estimé à partir de la composition nutritionnelle des repas hospitaliers et du taux de consommation effectif relevé par les infirmières pendant trois jours suivant l'initiation de la dialyse. Une analyse de survie (Cox) a montré que DEI et DPI étaient chacun associés indépendamment au risque de décès ou d'hospitalisation à 2 ans (HR 0,94 pour DEI et 0,22 pour DPI, indiquant un risque réduit avec un apport plus élevé). Cette association restait significative chez les patients en dialyse non planifiée et chez ceux présentant une fragilité. Des seuils de 24 kcal/kg/jour et 0,9 g/kg/jour ont été identifiés comme valeurs discriminantes. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent l'intérêt d'une évaluation nutritionnelle précoce chez les patients fragiles débutant une dialyse, sans toutefois établir de lien de causalité direct.

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Niveau 4 — Étude transversale2 803 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-16 · Seo YB, Shin J, Choi J.

Résumé simplifié :

Cette étude coréenne a examiné chez des personnes de 65 ans et plus si le fait de respecter les proportions recommandées de glucides, protéines et lipides dans l'alimentation était lié à la fragilité. Résultat : chez les personnes qui mangent suffisamment de calories, ne pas respecter ces proportions (notamment un apport en protéines trop faible ou trop élevé) est associé à un risque de fragilité multiplié par environ 2,6. En revanche, chez les personnes qui ne mangent pas assez de calories, ce lien n'existe pas. L'équilibre entre les nutriments semble donc important surtout quand l'apport énergétique global est suffisant.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, menée sur 2803 Coréens de 65 ans et plus (enquêtes nationales 2022 et 2024), a analysé l'association entre le respect des fourchettes recommandées de répartition des macronutriments (glucides 50-65%, protéines 10-20%, lipides 15-30% de l'énergie) et la fragilité, selon que l'apport énergétique était suffisant (≥30 kcal/kg/jour) ou non. Chez les participants ayant un apport énergétique suffisant (n=925, 6,1% de fragilité), la non-adhérence globale aux recommandations était associée à un risque accru de fragilité (OR 5,58). Spécifiquement, un apport en protéines ne respectant pas la fourchette recommandée était associé à un risque de fragilité multiplié par 2,63 (IC95% 1,02-6,84), et un apport en lipides inadéquat par 2,38. Ces associations n'étaient pas retrouvées chez les participants dont l'apport énergétique était insuffisant. Il s'agit d'une étude observationnelle, qui ne permet pas d'établir de causalité, mais suggère que l'équilibre protéique (apport alimentaire) joue un rôle complémentaire à la suffisance énergétique dans la fragilité des personnes âgées.

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Niveau 4 — Étude transversale162 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-12 · El Hajj C, Walrand S, Helou M, Hallit S.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné 162 personnes âgées de plus de 60 ans au Liban pour voir si la quantité et le type de protéines consommées (animales ou végétales) étaient liés à la perte de masse musculaire, un problème fréquent avec l'âge appelé sarcopénie. Près de la moitié des participants avaient une masse musculaire faible. Les résultats montrent que manger plus de protéines, qu'elles viennent de viande/œufs/produits laitiers ou de légumineuses/céréales, est associé à une meilleure masse musculaire. Les protéines animales semblaient avoir un effet légèrement plus marqué. Cette étude ne prouve pas de lien de cause à effet, mais suggère l'importance de bien manger des protéines variées en vieillissant.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée auprès de 162 Libanais âgés de plus de 60 ans a évalué, via un questionnaire de fréquence alimentaire, les apports en protéines animales et végétales, puis leur association avec une faible masse musculaire squelettique (indice calculé selon des seuils spécifiques par sexe), la force de préhension et les performances physiques (SPPB). Près de la moitié des participants (49,4 %) présentaient une masse musculaire faible. Après ajustement, une force de préhension et un score SPPB plus élevés, ainsi qu'un apport plus important en protéines animales (OR ajusté = 0,87) et végétales (OR ajusté = 0,88), étaient associés à une probabilité réduite de faible masse musculaire. Les protéines animales montraient une association légèrement plus forte. En raison du design transversal, ces résultats ne permettent pas d'établir de causalité et nécessitent confirmation par des études longitudinales ou interventionnelles.

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Niveau 4 — Étude transversale98 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-09 · Leal-Escobar G, Lopez Gil S, Biruete A, Madero M, Osuna-Padilla IA.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 98 adultes dialysés par une technique appelée hémodiafiltration, qui peut entraîner des pertes de nutriments. Les chercheurs ont mesuré leur alimentation sur 3 jours et évalué leur état nutritionnel avec un score de dénutrition (MIS). Résultat : 45% des patients présentaient une dénutrition protéino-énergétique. Ceux qui mangeaient moins de protéines avaient un score de dénutrition plus élevé, moins de masse musculaire, une force de préhension plus faible et plus d'inflammation. Les auteurs concluent qu'un apport protéique insuffisant est lié à un moins bon état nutritionnel chez ces patients, et suggèrent d'adapter l'alimentation à chaque personne.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a inclus 98 patients adultes traités par hémodiafiltration en ligne post-dilution, une technique de dialyse pouvant augmenter les pertes de nutriments. L'apport alimentaire a été évalué par carnets alimentaires sur 3 jours, et l'état nutritionnel par le score MIS (dénutrition protéino-énergétique définie par un score ≥8). La prévalence de dénutrition était de 45%. Les patients dénutris présentaient un indice de masse corporelle plus bas, moins de masse maigre, une force musculaire réduite, des apports énergétiques et protéiques plus faibles, ainsi qu'une inflammation plus marquée (CRP élevée). Ceux consommant moins de 1,2 g/kg de poids idéal/jour de protéines alimentaires avaient tendance à présenter un score de dénutrition plus élevé. Après ajustement statistique, un apport protéique plus faible restait indépendamment associé à un score MIS plus élevé d'environ 2 points. Étant une étude observationnelle, elle ne permet pas d'établir de lien de causalité directe, mais suggère l'intérêt d'une prise en charge nutritionnelle individualisée dans cette population.

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Niveau 4 — Étude transversale1 048 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-10-07 · Li S, Ren K, Yang X, Zhao Q, Huang H.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné si une alimentation pro-inflammatoire augmente le risque de sarcopénie (perte de masse et de force musculaire) chez les personnes âgées. Chez plus de 1000 seniors, un score alimentaire plus inflammatoire était lié à davantage de sarcopénie. Chez des souris âgées nourries avec un régime pro-inflammatoire pendant 10 semaines, la force et la masse musculaires ont diminué, et le microbiote intestinal ainsi que le métabolisme musculaire ont été modifiés. Les chercheurs ont identifié des bactéries intestinales communes aux humains et aux souris, pouvant expliquer ce lien entre alimentation, inflammation et perte musculaire liée à l'âge.

Résumé reformulé :

Cette étude combine une cohorte observationnelle de 1048 personnes âgées et un modèle murin pour explorer le lien entre inflammation alimentaire (mesurée par le Dietary Inflammatory Index, DII) et sarcopénie. Chez l'humain, un DII plus élevé était associé à une prévalence accrue de sarcopénie (OR=1,305), et la diversité bêta du microbiote intestinal différait selon le statut sarcopénique, sans différence de diversité alpha. Chez des souris âgées soumises pendant 10 semaines à un régime pro-inflammatoire, la force de préhension et la masse maigre ont diminué, accompagnées de modifications du microbiote intestinal et du profil métabolomique musculaire (notamment du métabolisme lipidique et des acides aminés). L'intégration des données humaines et murines a révélé des signatures microbiennes communes (Family XIII AD3011, Akkermansia, Fusobacterium), suggérant un rôle potentiel du microbiote dans le lien entre alimentation pro-inflammatoire et déclin musculaire, sans toutefois établir de causalité directe chez l'humain.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective22 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-06 · Ferragina F, Ferro Y, Barca I, Sottile AR, Pujia R, Arrotta A, Montalcini T, Cristofaro MG.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 22 patients opérés d'un cancer de la bouche qui ont reçu une alimentation spéciale enrichie en nutriments renforçant l'immunité, avant et après l'opération. Les chercheurs ont mesuré leur poids, leur masse musculaire et leur force à plusieurs moments. Résultat : les patients ont perdu un peu de poids juste après l'opération, mais en ont récupéré une partie en un mois. Leur masse musculaire et leur force sont restées stables. Les complications étaient peu fréquentes et sans gravité. Cela suggère que ce type d'alimentation pourrait aider à mieux récupérer après ce type de chirurgie lourde.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective monocentrique a inclus 22 patients opérés d'un carcinome épidermoïde oral entre 2022 et 2024, tous bénéficiant d'un protocole d'immunonutrition périopératoire (orale ou par sonde nasogastrique) à quatre moments clés du parcours de soins. Les auteurs ont évalué l'évolution du poids, de la force musculaire (préhension), de la composition corporelle (impédancemétrie) et des complications postopératoires. Les patients ont perdu en moyenne 2,1 kg durant l'hospitalisation initiale, puis récupéré partiellement 1,2 kg à 30 jours (différence significative). L'angle de phase et la force musculaire sont restés stables, suggérant une préservation de l'intégrité cellulaire et fonctionnelle. Des déhiscences de plaie sont survenues chez 38% des patients, sans conséquence grave. La durée moyenne d'hospitalisation était de 13,8 jours. Ces résultats, bien qu'issus d'une petite cohorte sans groupe témoin, suggèrent un profil de récupération favorable associé à ce protocole nutritionnel.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective6 562 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-06 · Diez-Echave P, Ortolá R, Martínez-Gómez D, Peñalvo JL, Domínguez LJ, Rodríguez-Artalejo F, Sotos-Prieto M.

Résumé simplifié :

Cette étude espagnole a suivi des milliers de personnes de plus de 60 ans pendant plusieurs années pour voir si manger davantage selon le « régime de santé planétaire » (riche en légumes, fruits et aliments végétaux, limité en viande) était lié à moins de fragilité physique (faiblesse, lenteur, fatigue, perte de poids). Les résultats montrent que les personnes qui suivaient le mieux ce régime avaient deux fois moins de risque d'être fragiles que celles qui le suivaient le moins. Les légumes et les fruits semblent particulièrement importants. Cela suggère qu'une alimentation plus végétale pourrait aider à bien vieillir, même si cette étude ne prouve pas de lien de cause à effet direct.

Résumé reformulé :

À partir des cohortes espagnoles Seniors-ENRICA-1 et -2, regroupant plus de 6 500 adultes de 60 ans et plus, les chercheurs ont évalué l'adhésion au Planetary Health Diet Index (PHDI), un score reflétant un régime majoritairement végétal et durable, et son association avec la fragilité (définie selon le phénotype de Fried) mesurée de façon répétée dans le temps. Après ajustement pour des facteurs sociodémographiques, de mode de vie et cliniques, une forte adhésion au PHDI était associée à une réduction significative des odds de fragilité, avec des odds ratios allant de 0,40 à 0,62 selon la cohorte comparant les tertiles extrêmes. L'effet passait principalement par une moindre inactivité physique, et parmi les composantes alimentaires, les légumes et les fruits montraient les associations les plus marquées. Ces résultats observationnels suggèrent un rôle potentiel du régime végétal durable dans le vieillissement en bonne santé, sans toutefois établir de causalité directe.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlééquivalent HAS : 1

Europe PMC · 2026-10-06 · Drake CE, Gower BA, Fontaine KR, Bryan DR, Goss AM.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé, chez des personnes de plus de 60 ans en situation d'obésité, les effets d'un régime très pauvre en glucides et d'un régime pauvre en graisses pendant 8 semaines. Les chercheurs ont mesuré la graisse située entre les muscles de la cuisse (IMAT) ainsi que la force musculaire et la mobilité. Le groupe suivant le régime très pauvre en glucides a vu cette graisse diminuer beaucoup plus (-24% contre -1%). De plus, plus cette graisse diminuait, plus la force de la main, des jambes et la souplesse s'amélioraient. Ces résultats suggèrent qu'un tel régime pourrait aider à préserver la force et la mobilité chez les seniors obèses.

Résumé reformulé :

Dans cet essai randomisé, des adultes de 60 ans et plus en situation d'obésité ont suivi pendant 8 semaines soit un régime très pauvre en glucides (moins de 10% de l'énergie), soit un régime pauvre en graisses (55% de glucides), à poids stable. L'IRM a montré une réduction bien plus marquée du tissu adipeux intermusculaire (IMAT) de la cuisse dans le groupe à très faible teneur en glucides (-24,4% vs -1,0%). Par ailleurs, indépendamment des changements de volume musculaire et de poids corporel, une plus forte baisse de l'IMAT était associée à de meilleures améliorations de la force de préhension, de l'extension isométrique du genou et du score de souplesse. Ces résultats, obtenus sur un échantillon limité dans le cadre d'une analyse secondaire, suggèrent qu'agir sur la graisse intermusculaire via l'alimentation pourrait contribuer à préserver la fonction physique chez les personnes âgées obèses, sans toutefois établir un lien de causalité direct et définitif.

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Niveau 4 — Revue systématique d'études observationnelleséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : Hétérogénéité élevée (I²=64%) pour l'activité physique, certitude très faible pour la protéine végétale (k=4), et les strates protéine deviennent des études uniques après exclusion du risque de biais élevé

Europe PMC · 2026-10-02 · Dézsi C, Gulyás-Oldal V, Paschali E, Gálóczi I, Nagy S, Szili K.

Résumé simplifié :

Cette revue scientifique a rassemblé de nombreuses études pour comprendre comment les protéines alimentaires et la musculation agissent sur les muscles, la forme physique et la survie, surtout chez des personnes malades ou âgées. Résultat : ajouter des protéines à un entraînement de musculation augmente un peu la force musculaire, mais les protéines seules sans exercice n'apportent pas ce bénéfice. Aucune étude n'a mesuré si cette combinaison protéines + musculation prolonge la vie. Les protéines d'origine végétale semblaient associées à une mortalité plus faible, mais avec un niveau de preuve très faible. Les auteurs restent prudents : les résultats sont encore préliminaires et doivent être confirmés.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique (PRISMA) a analysé des milliers d'études pour évaluer l'effet de l'apport en protéines alimentaires combiné à l'entraînement en résistance sur la masse musculaire, la fonction physique et la mortalité, dans diverses populations cliniques. Les essais randomisés montrent qu'un supplément de protéines augmente la force musculaire lorsqu'il est associé à un entraînement en résistance (+2,01%), mais pas en son absence (+0,13%). Aucun essai combinant protéines et exercice n'a rapporté de données sur la mortalité. Dans les études observationnelles, respecter les recommandations d'activité physique était associé à une mortalité plus faible (certitude faible), et une consommation plus élevée de protéines végétales était associée à une mortalité réduite, mais avec un niveau de preuve très faible et basé sur peu d'études. Après exclusion des études à risque élevé de biais, les données sur les protéines se limitaient à des études isolées, rendant les conclusions provisoires et à visée exploratoire plutôt que définitive.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective1 861 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-01 · Suh SH, Choi HS, Kim CS, Bae EH, Kim J, Jung JY, Jeong JC, Lee KB, Oh KH, Ma SK, Kim SW, Korean Cohort Study for Outcomes in Patients With Chronic Kidney Disease (KNOW-CKD) Investigators.

Résumé simplifié :

Cette étude coréenne a suivi pendant environ 9 ans plus de 1800 patients atteints de maladie rénale chronique (non dialysés). Les chercheurs ont mesuré leur consommation réelle de protéines alimentaires grâce à un dosage urinaire. Résultat : les personnes qui mangeaient le moins de protéines (moins de 0,6 g par kg de poids et par jour) avaient plus de risque de voir leur maladie rénale évoluer vers une insuffisance rénale terminale, et aussi plus de risque de décès, comparées à celles qui en consommaient le plus (plus de 1,2 g/kg/jour). Cela suggère que restreindre trop fortement les protéines n'est peut-être pas toujours bénéfique pour les reins, surtout si cela entraîne une dénutrition.

Résumé reformulé :

Dans cette cohorte prospective coréenne (KNOW-CKD), 1861 patients atteints de maladie rénale chronique à différents stades ont été suivis sur une durée médiane de 9,3 ans. L'apport protéique alimentaire a été estimé objectivement par l'excrétion urinaire d'azote sur 24 heures, puis les participants classés en cinq catégories selon leur consommation (de moins de 0,6 à plus de 1,2 g/kg/jour). Après ajustement statistique tenant compte du risque concurrent de décès, le groupe ayant l'apport protéique le plus faible présentait un risque accru d'évolution vers une insuffisance rénale terminale nécessitant un traitement de suppléance (HR sous-distribution 1,42) et de mortalité toutes causes (HR 2,17), comparé au groupe ayant l'apport le plus élevé. Aucune association significative n'a été observée avec les événements cardiovasculaires majeurs. Les auteurs concluent qu'une restriction protéique rigide pourrait ne pas apporter de bénéfice rénal net et recommandent une approche individualisée et un suivi nutritionnel, afin d'éviter la dénutrition protéino-énergétique, notamment dans les populations à faible masse musculaire.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective1 400 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-10-01 · Taguchi U, Ono S, Sugimoto M, Aida J, Hikichi H, Sasaki S, Kawachi I, Hoshi K.

Résumé simplifié :

Cette étude japonaise a suivi pendant 6 ans 1400 personnes âgées de plus de 65 ans pour comprendre pourquoi perdre ses dents est lié à une moins bonne santé plus tard. Les chercheurs ont examiné si manger moins de protéines expliquait ce lien. Résultat : l'apport en protéines alimentaires n'explique pas le lien entre perte de dents et déclin des capacités physiques ou mentales. En revanche, il explique en partie pourquoi les personnes ayant moins de dents (10 à 19 dents) perdent davantage de poids que celles ayant toutes leurs dents. Prendre soin de ses dents et bien manger pourrait aider à éviter la perte de poids chez les seniors.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte longitudinale sur 6 ans, menée auprès de 1400 Japonais âgés de 65 ans et plus vivant en communauté, a examiné si l'apport alimentaire en protéines (mesuré par questionnaire alimentaire) médiatisait la relation entre le nombre de dents restantes (≥20, 10-19, 0-9) et deux issues : le déclin fonctionnel/décès, et la perte de poids. Les résultats montrent que l'apport protéique ne joue pas de rôle médiateur significatif dans l'association entre dentition et déclin fonctionnel. En revanche, un effet indirect significatif a été observé pour la perte de poids : les personnes ayant 10 à 19 dents, comparées à celles en ayant 20 ou plus, présentaient une perte de poids partiellement expliquée par un apport protéique réduit (effet indirect estimé à -0,09%). Ces résultats observationnels suggèrent que des interventions combinant soins bucco-dentaires et optimisation de l'apport protéique pourraient contribuer à prévenir la perte de poids chez les personnes âgées, sans toutefois établir de lien causal direct.

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Niveau 4 — Étude transversale384 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-09-29 · Shauket R, Okon II, Maroof S.

Résumé simplifié :

Cette étude pakistanaise a interrogé 384 adolescents de 15 à 18 ans pour savoir si le manque d'accès à une alimentation suffisante dans leur foyer était lié à leur état nutritionnel. Résultat frappant : 95% des familles vivaient une insécurité alimentaire sévère. Chez les jeunes, 34% étaient trop maigres, 28% présentaient un retard de croissance, et 9% étaient en surpoids ou obèses. Après analyse plus poussée, un score d'insécurité alimentaire plus élevé était associé à un risque accru de maigreur, mais pas clairement au retard de croissance ni au surpoids. Ces résultats soulignent l'urgence d'agir sur la sécurité alimentaire des adolescents.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée auprès de 384 adolescents scolarisés (15-18 ans) dans le district péri-urbain de Lodhran, au Sud-Pendjab, a évalué l'insécurité alimentaire des ménages (via l'échelle HFIAS) et son lien avec le statut nutritionnel (IMC-pour-âge et taille-pour-âge selon l'OMS). Près de 95% des foyers présentaient une insécurité alimentaire sévère. La prévalence de maigreur atteignait 34%, celle du retard de croissance 28%, et celle du surpoids/obésité 9%. Les catégories globales d'insécurité alimentaire n'étaient pas significativement associées à ces trois indicateurs. Toutefois, après correction pour comparaisons multiples, quatre domaines spécifiques de l'échelle HFIAS restaient associés à la maigreur, et en analyse multivariée ajustée, un score HFIAS continu plus élevé était indépendamment associé à une probabilité accrue de maigreur (OR ajusté 1,056 ; IC95% 1,009-1,104). Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un lien entre insécurité alimentaire et sous-nutrition chez les adolescents, sans établir de causalité directe.

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Niveau 4 — Série de cas3 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-09-29 · Kato Y, Asano A, Yanada M.

Résumé simplifié :

Cette étude décrit le cas de trois femmes très âgées (plus de 80 ans), vivant en maison de retraite et souffrant de troubles cognitifs, qui présentaient une anémie sévère et un manque de globules blancs. Les médecins ont découvert que ces problèmes étaient dus à un manque de cuivre, probablement causé par une alimentation insuffisante. Après avoir reçu un complément de cuivre à faible dose par voie orale, leur état s'est rapidement amélioré. Les auteurs suggèrent de penser à vérifier le taux de cuivre chez les personnes âgées présentant des anomalies sanguines inexpliquées.

Résumé reformulé :

Cette série de cas rapporte trois situations cliniques de femmes octogénaires, institutionnalisées en maison de retraite et présentant des troubles cognitifs, chez qui une anémie sévère et une neutropénie ont été attribuées à une carence en cuivre. Contrairement aux causes habituelles de carence en cuivre (chirurgie digestive, excès de zinc), celle-ci semblait liée à un apport alimentaire insuffisant plutôt qu'à un trouble d'absorption. La supplémentation orale en cuivre à faible dose a entraîné une amélioration rapide des paramètres sanguins, ce qui confirme le diagnostic. Les auteurs recommandent d'inclure le dosage du cuivre sérique dans le bilan diagnostique des personnes âgées présentant des anomalies sanguines (cytopénies) inexpliquées, notamment dans les contextes où l'alimentation pourrait être insuffisante.

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Niveau 3 — Essai non randomisé48 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-09-29 · Derya İpek K, Öngün Yılmaz H.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 48 patients atteints de maladies inflammatoires de l'intestin (MICI) souffrant de dénutrition. Pendant 12 semaines, un groupe a suivi un régime riche en protéines, et l'autre le même régime complété par des compléments nutritifs à boire. Les chercheurs ont mesuré le risque de dénutrition, la gravité de la maladie et le poids. Résultat : les deux groupes se sont améliorés, avec moins de dénutrition sévère et une meilleure évolution de la maladie. Le groupe avec compléments a pris plus de poids que l'autre. Cela suggère qu'une alimentation riche en protéines, surtout associée à des compléments, aide les patients MICI dénutris.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique a comparé, chez 48 patients adultes atteints de MICI et souffrant de dénutrition, deux stratégies nutritionnelles sur 12 semaines : un régime hyperprotéiné seul versus ce même régime associé à des compléments nutritionnels oraux (enteral-supplemented). Les chercheurs ont évalué le risque nutritionnel (score NRS-2002), l'activité de la maladie (scores CDAI/Mayo) et des paramètres anthropométriques à trois moments. Dans l'ensemble de la cohorte, la prévalence de dénutrition sévère a reculé de 79,2 % à 45,8 %, et tous les scores de sévérité ont diminué. Le score NRS a baissé dans les deux groupes, mais la prise de poids a été significativement plus importante dans le groupe avec compléments (+6,24 kg contre +3,55 kg). Les auteurs concluent que ces interventions diététiques planifiées améliorent à la fois l'état nutritionnel et l'évolution clinique, l'ajout de compléments enrichis en protéines semblant renforcer cet effet.

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Afficher aussi les 33 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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