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Alimentation et travail de nuit

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Ensemble des pratiques et contraintes alimentaires propres aux personnes travaillant selon des horaires décalés, nocturnes ou en rotation. Les repas sont pris à des heures atypiques, parfois pendant la nuit, et le nombre, la composition ou le rythme des prises alimentaires diffèrent de ceux observés chez les personnes ayant des horaires de travail classiques.

Études scientifiques (11)

Carte des preuves

11études
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 3 (27 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 8 (73 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Sommeil4··13·
Maladies cardiovasculaires1··1··
Performance sportive et masse musculaire1···1·
Diabète de type 21···1·
Mortalité et longévité1··1··
Dépression et anxiété1··1··
Hypertension artérielle1···1·
Cholestérol et lipides sanguins1···1·
Syndrome métabolique et résistance à l'insuline1···1·
Obésité et poids1··1··

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Toutes (11)Niveau 3 : 3Niveau 4 : 8

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Niveau 4 — Étude transversale156 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-08-01 · Reis FLD, Brum MCB, Bertoloto JCF, Penha MDGR, Toniasso SCC, Soares RF, Baccin EG, Rodrigues TDC.

Résumé simplifié :

Cette étude brésilienne a comparé 156 soignants travaillant de jour ou de nuit. Les travailleurs de nuit avaient une tension artérielle plus élevée, moins de bon cholestérol (HDL), et 135% plus de risque de syndrome métabolique. Ils mangeaient plus gras, moins de fibres, prenaient leur dernier repas plus tard et jeûnaient moins longtemps la nuit. Fait intéressant : parmi les travailleurs de nuit, ceux qui concentraient leurs repas sur une période plus courte dans la journée avaient un risque légèrement réduit de syndrome métabolique. Cela suggère que le moment des repas, autant que leur contenu, compte pour la santé métabolique des travailleurs de nuit.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée auprès de 156 professionnels de santé d'un hôpital brésilien (90 travaillant de jour, 66 de nuit) a examiné les liens entre horaire de travail, habitudes alimentaires et syndrome métabolique. Les travailleurs de nuit présentaient une tension artérielle plus élevée, un taux de HDL plus bas et une probabilité 135% supérieure de syndrome métabolique, associés à une consommation accrue de lipides et réduite de fibres. L'analyse chrononutritionnelle a révélé chez eux des repas terminés plus tard, un intervalle élargi entre premier et dernier repas, et un jeûne nocturne raccourci, sans différence notable dans la consommation d'aliments ultra-transformés. Un intervalle alimentaire plus court entre premier et dernier repas était associé à une réduction de 7% du risque de syndrome métabolique chez les travailleurs de nuit. Ces résultats, de nature associative, suggèrent que la désynchronisation circadienne et le décalage des horaires de prise alimentaire pourraient contribuer au risque métabolique accru observé chez ces travailleurs.

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Niveau 4 — Étude transversale60 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-07-29 · Ilhan A, Yiğit MF, Büyükdere Y.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont suivi 60 soignants travaillant en horaires décalés (de nuit notamment) pour comparer leur alimentation les jours de garde et les jours normaux. Résultat : les jours de garde, ils mangent globalement moins de calories, mais consomment plus d'aliments ultra-transformés et moins d'aliments peu transformés. Les repas sautés ne sont pas plus fréquents, mais ce ne sont pas les mêmes repas qui sont sautés. Plus la part d'aliments ultra-transformés augmente pendant la garde, plus la qualité globale de l'alimentation baisse. Cela suggère que les conditions de travail de nuit poussent vers une alimentation moins saine.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle à mesures répétées a comparé, chez 60 professionnels de santé en horaires alternants, l'alimentation lors de jours de garde versus jours sans garde, via quatre rappels alimentaires de 24h et la classification NOVA. Les jours de garde sont associés à un apport calorique total plus faible, mais à une part d'énergie provenant d'aliments ultra-transformés plus élevée (11,8% vs 8,6%) et à une part d'aliments peu transformés réduite. La fréquence globale de repas sautés ne diffère pas entre les deux conditions, mais les repas concernés changent significativement. Une régression ajustée (âge, sexe, IMC, éducation nutritionnelle) montre qu'une plus forte consommation d'ultra-transformés pendant la garde est indépendamment associée à une moins bonne qualité alimentaire (score DQI), association non retrouvée les jours sans garde. Ces résultats, de nature associative et limités par la taille d'échantillon, suggèrent que le contexte du travail de nuit favoriserait un recours accru aux aliments ultra-transformés.

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Niveau 4 — Étude transversale50 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-06-08 · Rousan MY, Ghazzawi HA, Al Oweidat K, Alawamleh RA.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 50 jeunes médecins en formation travaillant de nuit en Jordanie, pendant 3 jours, pour observer leur alimentation, leur activité physique et la qualité de leur sommeil (mesurée avec un bracelet connecté). Les chercheurs ont trouvé que manger plus de zinc était lié à un sommeil profond plus long, tandis que manger plus de calories, de glucides et de fibres était lié à plus de réveils nocturnes. Manger souvent de la malbouffe était associé à un sommeil plus long mais de moins bonne qualité (plus de sommeil léger). Cela suggère que l'alimentation pourrait influencer le sommeil de ces travailleurs de nuit, mais d'autres études sont nécessaires pour confirmer ces liens.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a inclus 50 médecins résidents jordaniens âgés de 24 à 34 ans, effectuant des gardes de nuit, afin d'explorer les liens entre alimentation, mode de vie et sommeil. Sur 3 jours, l'alimentation a été évaluée par carnets alimentaires, l'activité physique par questionnaire IPAQ, et le sommeil objectivement via un dispositif connecté (durée totale, sommeil léger, profond, paradoxal, réveils nocturnes), en complément du score subjectif PSQI. Les résultats montrent une association positive entre apport en zinc et durée de sommeil profond, ainsi qu'entre apport énergétique, glucidique et fibreux et fragmentation du sommeil (réveils nocturnes). En analyse multivariée, une consommation plus fréquente de malbouffe prédisait indépendamment une durée de sommeil totale et une durée de sommeil léger plus longues, suggérant une architecture du sommeil moins favorable malgré une durée accrue. Aucune association significative n'a été trouvée avec le score global de qualité subjective du sommeil (PSQI). Ces résultats, de nature corrélationnelle, suggèrent que des ajustements nutritionnels pourraient contribuer au bien-être et à la qualité du sommeil chez les résidents en médecine soumis au travail de nuit.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective12 044 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-04-28 · Xu J, Chen Z, Niu F, Chen Y, Sun X, Wei W, Tian Z, Sun C.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 12 000 travailleurs de nuit britanniques pendant environ 13 ans. Les chercheurs ont observé que ceux qui bougeaient davantage (activité physique modérée à intense) et ceux qui suivaient un régime proche du régime méditerranéen avaient moins de risque de mourir prématurément. Chez les hommes, c'est surtout l'activité physique qui semblait protectrice, alors que chez les femmes, c'est plutôt l'alimentation. La combinaison d'une activité physique modérée et d'une bonne alimentation méditerranéenne offrait la meilleure protection. Ces résultats suggèrent que bouger et bien manger pourrait aider les travailleurs de nuit, une population à risque, à vivre plus longtemps.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective, menée sur 12 044 travailleurs de nuit de la UK Biobank suivis pendant une durée médiane de 12,7 ans, a examiné l'association entre l'activité physique modérée à intense (mesurée par accéléromètre), l'adhésion au régime méditerranéen (score AMED) et la mortalité prématurée. Un niveau élevé d'activité physique et un score AMED élevé étaient chacun associés indépendamment à une réduction du risque de décès prématuré. Les gains d'espérance de vie différaient selon le sexe : l'activité physique était le facteur protecteur principal chez les hommes, tandis que l'alimentation méditerranéenne l'était chez les femmes. La combinaison d'une activité physique modérée et d'une adhésion élevée au régime méditerranéen montrait l'effet protecteur le plus marqué. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent qu'une approche combinant activité physique et alimentation de qualité pourrait être pertinente pour réduire la mortalité chez les travailleurs de nuit, population exposée à des perturbations circadiennes.

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Niveau 4 — Étude transversale3 158 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-04-19 · Heydarizadeh A, Khayyatzade SS, Sefidkar R, Mehrparvar AH, Zare Sakhvidi MJ.

Résumé simplifié :

Cette étude iranienne a comparé l’alimentation de plus de 3000 hommes, selon qu’ils travaillaient de jour ou en horaires postés (nuit, équipes alternées). Les travailleurs postés consommaient plus de produits laitiers gras, de snacks, de sodas et d’aliments transformés en général que les autres, mais mangeaient moins de pizza. Ces différences étaient particulièrement marquées chez les chauffeurs et variaient selon l’âge. Les auteurs concluent que le travail posté est associé à une alimentation globalement moins saine, ce qui justifierait des actions pour aider ces travailleurs à mieux manger.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, menée à partir des données de base (2015-2017) de la cohorte Shahedieh à Yazd (Iran), a comparé les apports alimentaires de 3158 travailleurs masculins selon leur statut professionnel (travail posté ou non). L’alimentation a été évaluée par questionnaire de fréquence alimentaire validé. Les 530 travailleurs postés (16,8%) présentaient des apports significativement plus élevés en produits laitiers riches en matières grasses, snacks, sodas et aliments transformés au total, mais consommaient moins de pizza, avec des rythmes de repas différents. Ces associations étaient plus marquées chez les chauffeurs, notamment pour les sodas et les aliments transformés, et variaient selon l’âge. Les résultats, de nature observationnelle, suggèrent un profil alimentaire globalement moins favorable chez les travailleurs postés en Iran, sans toutefois établir de lien de causalité, et appellent à des interventions nutritionnelles ciblées pour cette population.

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Niveau 4 — Étude transversale37 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2026-02-24 · Gibson R, D'Annibale M, Palla L, Tejo F, McGowan B, Vetter C, Lorencatto F, Oliver N, Guess N.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi pendant 10 jours des soignants (infirmiers, sages-femmes) diabétiques de type 2 travaillant en horaires décalés. Les chercheurs ont comparé leur alimentation, leur glycémie et leur activité physique selon qu'ils travaillaient de nuit, de jour, ou étaient en repos après une nuit. Résultats : pendant les nuits de travail, les participants mangeaient plus souvent, consommaient plus de grignotages sucrés, marchaient davantage et restaient éveillés plus longtemps. Leur glycémie variait aussi davantage juste après une nuit de travail. Cela montre que le travail de nuit modifie les habitudes alimentaires et le contrôle du diabète, ce qui pourrait nécessiter un accompagnement spécifique.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle a suivi 37 professionnels de santé (89% de femmes, majoritairement infirmiers/sages-femmes) atteints de diabète de type 2, sur une période de 10 jours incluant nuits travaillées, jours travaillés et jours de repos. À l'aide de capteurs de glycémie en continu, d'accéléromètres et de journaux alimentaires/sommeil, les auteurs ont comparé plusieurs paramètres selon le type de journée. Les nuits travaillées étaient associées à une prise alimentaire plus fréquente, une part plus élevée de snacks sucrés comparé au repos post-nuit, un nombre de pas plus élevé et une durée d'éveil prolongée. La variabilité glycémique (via les indicateurs MAG et CONGA) était également plus marquée après une nuit travaillée comparée au repos post-nuit, bien que la glycémie moyenne et d'autres indices de variabilité (MAGE, CV) ne différaient pas significativement entre les types de journées. Ces résultats, bien que descriptifs et sans comparaison causale formelle, suggèrent que le travail de nuit perturbe les comportements alimentaires et certains aspects du contrôle glycémique chez cette population, justifiant des interventions adaptées.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective222 801 participantséquivalent HAS : 2

Europe PMC · 2026-02-21 · Nôga DA, Meth EMS, Pacheco AP, Cedernaes J, Xue P, Benedict C.

Résumé simplifié :

Cette étude britannique a suivi plus de 220 000 personnes pendant 12 ans pour comprendre pourquoi les travailleurs de nuit ont plus de maladies cardiaques. Les chercheurs ont observé que travailler régulièrement de nuit augmente légèrement le risque de maladie coronarienne par rapport au travail de jour. Mais ce risque supplémentaire était moins marqué chez les personnes qui mangeaient beaucoup de fibres (fruits, légumes, céréales complètes). Éviter la viande était aussi associé à un risque cardiaque un peu plus faible, mais cet effet était le même pour tous, qu'on travaille de jour ou de nuit. Manger plus de fibres pourrait donc aider spécifiquement les travailleurs de nuit à protéger leur cœur.

Résumé reformulé :

À partir des données de la UK Biobank, cette étude de cohorte prospective a suivi 222 801 participants pendant une durée médiane de 12,6 ans afin d'examiner le lien entre horaires de travail, habitudes alimentaires et risque de maladie coronarienne (12 265 événements). Le travail de nuit régulier était associé à une incidence plus élevée de maladie coronarienne (HR 1,10) comparé au travail de jour, contrairement au travail posté sans nuits régulières. Un apport élevé en fibres atténuait cette surincidence liée au travail de nuit (interaction significative), suggérant un bénéfice spécifique pour cette population. L'évitement de la viande était associé de façon globale à un risque coronarien légèrement réduit (-10,4%), indépendamment du type d'horaire de travail. Ces résultats observationnels, qui ne permettent pas d'établir de causalité directe, suggèrent qu'un apport élevé en fibres pourrait constituer une recommandation diététique particulièrement pertinente pour les travailleurs de nuit, en complément des recommandations cardiovasculaires générales.

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Niveau 4 — Étude transversaleéquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-11-13 · Giltelin ENF, Teng NIMF, Mohd Azmi NAS, Mohamed SN, Mulhim MH, Maluin SM, Juliana N.

Résumé simplifié :

Cette étude a interrogé des travailleurs de la santé faisant des horaires décalés en Malaisie, pour voir comment ils mangent et dorment. Résultats : 4 personnes sur 10 sautent le petit-déjeuner, les deux tiers dorment mal, et plus de la moitié souffrent de décalage horaire social (horaires de sommeil très différents entre jours travaillés et jours de repos). Les chercheurs ont aussi trouvé que les personnes qui dorment mal ont davantage tendance à manger la nuit. Malgré tout, la plupart gardent une fenêtre de repas assez stable dans la journée et évitent de manger juste avant de dormir.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée auprès de travailleurs de nuit en milieu hospitalier à Selangor, en Malaisie, a examiné les liens entre chrononutrition, qualité du sommeil et rythmes circadiens via des questionnaires validés (CPQ-M, PSQI, MCTQ-Shift). Les résultats révèlent une forte prévalence de perturbations : 40,8 % des participants sautent le petit-déjeuner, 66,0 % présentent une mauvaise qualité de sommeil, et 53,4 % montrent des signes de décalage social du sommeil (social jetlag). Une association significative a été observée entre une moins bonne qualité du sommeil et une plus forte tendance à manger la nuit, suggérant un lien entre ces deux dimensions sans pour autant établir de relation causale, le design étant transversal. Néanmoins, la majorité des participants conservaient une fenêtre alimentaire relativement stable (10 à 13 heures entre le premier et le dernier repas) et évitaient de manger dans les deux heures précédant le coucher. Les auteurs recommandent des interventions ciblées, comme l'amélioration de l'accès à des petits-déjeuners sains sur le lieu de travail et des formations sur l'hygiène alimentaire et du sommeil.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé13 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 13 participants

Europe PMC · 2025-10-24 · Robinson LA, Lennon S, Pegel AR, Strickland KP, Feeley CA, Watts SO, J Van Der Pol W, Roberts MD, Greene MW, Frugé AD.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé auprès de 13 femmes travaillant de nuit dans le secteur de la santé (en surpoids ou obèses) un programme de 8 semaines combinant conseils par SMS sur l'alimentation, le sommeil et le repos, ainsi que la fourniture de protéines en poudre et de barres de céréales à consommer pendant leur service. L'objectif était de voir si mieux organiser les repas et le repos pouvait réduire la graisse abdominale et améliorer le bien-être. Résultat : les participantes ont mangé plus de protéines, et un léger effet positif sur la graisse abdominale a été observé selon l'ordre dans lequel elles recevaient le programme. En revanche, le moral, le sommeil mesuré objectivement, l'activité physique et les marqueurs sanguins n'ont pas changé significativement.

Résumé reformulé :

Cette étude croisée randomisée en ouvert a évalué, chez 13 travailleuses de nuit du secteur de la santé (IMC 27-40), l'effet d'une intervention de 8 semaines axée sur le timing nutritionnel, un apport protéique renforcé (via poudre de protéines et barres de céréales fournies) et des objectifs de sommeil/repos, sans programme d'exercice structuré, comparée à une période contrôle. Les critères principaux étaient le pourcentage de graisse viscérale (DXA) et la qualité de vie (SF-12). Onze participantes ont terminé l'étude. L'apport protéique a augmenté dans les deux groupes, et une interaction groupe×temps significative a montré une réduction plus marquée de la graisse viscérale chez le groupe ayant reçu l'intervention en différé. En revanche, la qualité de vie mentale et physique, le sommeil et l'activité physique mesurés objectivement, les lipides sanguins, les marqueurs inflammatoires et le microbiote fécal sont restés inchangés. Les auteurs concluent qu'une intervention nutritionnelle sans exercice structuré peut légèrement améliorer certains paramètres mais reste insuffisante pour contrer plus largement les effets métaboliques du travail de nuit.

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Niveau 4 — Étude transversale1 024 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-10-20 · Liang G, Hua R, Yang F.

Résumé simplifié :

Cette étude chinoise a interrogé plus de 1000 infirmières travaillant de nuit sur leurs habitudes alimentaires et leur qualité de vie. Trois profils alimentaires ont été identifiés : traditionnel, occidental et équilibré. Les infirmières ayant une alimentation traditionnelle ou équilibrée rapportaient une meilleure qualité de vie (forme physique, état émotionnel, santé générale) que celles suivant une alimentation de type occidental. Cela suggère que bien manger pourrait être lié à un meilleur bien-être chez les soignants travaillant de nuit, même si cette étude ne peut pas prouver que c'est l'alimentation elle-même qui cause cette différence.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée auprès de 1024 infirmières de nuit dans des hôpitaux tertiaires de Hangzhou a utilisé un questionnaire de fréquence alimentaire (FFQ25) et le questionnaire de qualité de vie SF-36. Une analyse factorielle a permis d'identifier trois profils alimentaires distincts : traditionnel, occidental et équilibré. Les profils traditionnel et équilibré étaient associés à de meilleurs scores de qualité de vie sur la plupart des dimensions du SF-36, comparativement au profil occidental, à l'exception de la dimension santé générale. Des différences statistiquement significatives ont été observées entre les profils traditionnel et occidental concernant le fonctionnement physique, l'état émotionnel, la transition de santé et la santé générale. Les auteurs suggèrent que ces comportements alimentaires pourraient refléter des habitudes de vie plus larges, et que des interventions nutritionnelles ciblées pourraient contribuer à améliorer la qualité de vie du personnel infirmier de nuit, bien que le design transversal ne permette pas d'établir de lien de causalité.

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Niveau 4 — Étude transversale22 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-10-08 · Silva de Almeida Brito A, Vilela Dos Santos Gonçalves J, Oliveira Gadelha G, Pedroza Vasconcelos S.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 22 policiers militaires brésiliens travaillant en horaires postés (jour et nuit). Les chercheurs ont noté ce qu'ils mangeaient et ont testé leur temps de réaction et leur attention avec un test informatisé. Résultat surprenant : pendant les postes de jour, plus les policiers mangeaient de calories et de protéines, plus leur temps de réaction était lent et plus ils faisaient d'erreurs d'attention. Pendant les postes de nuit, la performance était globalement moins bonne, mais aucun lien n'a été trouvé avec l'alimentation. Cette étude suggère que trop manger avant ou pendant le travail pourrait nuire à la vigilance, en particulier de jour.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a examiné 22 policiers militaires brésiliens travaillant en horaires postés, en comparant leur apport calorique et en macronutriments (mesuré par rappels alimentaires de 24h) à leur performance psychomotrice (temps de réaction moyen et nombre de lapsus d'attention, via le test PVT). Durant les postes de jour, un apport calorique et protéique plus élevé était corrélé positivement à un temps de réaction plus long et à davantage d'erreurs d'attention, à la fois en début et en fin de poste. En revanche, bien que la performance psychomotrice se dégrade pendant les postes de nuit, aucune corrélation significative avec l'alimentation n'a été observée dans ce contexte. Les auteurs concluent qu'un apport calorique et protéique élevé est associé à une moins bonne vigilance psychomotrice en poste de jour, sans lien établi pour les autres macronutriments ni pour les postes de nuit. Il s'agit d'une association observationnelle, sans preuve de causalité, sur un échantillon restreint.

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