Nutri-Score et étiquetage nutritionnel
Système d'étiquetage nutritionnel apposé sur la face avant des emballages alimentaires, sous forme de lettres de A à E et de couleurs associées. Calculé à partir de la composition nutritionnelle pour 100 g ou 100 ml du produit, selon un algorithme prenant en compte énergie, sucres, sel, graisses saturées, fibres et protéines. Créé en France, son usage par les fabricants reste facultatif.
Études scientifiques (7)
Carte des preuves
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 3 (43 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 4 (57 %)
Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.
| Problème de santé | Total | Niv. 1 | Niv. 2 | Niv. 3 | Niv. 4 | Niv. 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Obésité et poids | 3 | · | · | 1 | 2 | · |
| Mortalité et longévité | 2 | · | · | 1 | 1 | · |
| Hypertension artérielle | 2 | · | · | 1 | 1 | · |
| Maladies cardiovasculaires | 1 | · | · | 1 | · | · |
| Diabète de type 2 | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Syndrome métabolique et résistance à l'insuline | 1 | · | · | · | 1 | · |
| Grossesse et issues de naissance | 1 | · | · | 1 | · | · |
| Inflammation chronique | 1 | · | · | · | 1 | · |
Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux
Trier : plus récentes d'abord · plus anciennes d'abordExporter ces études : tableau de preuves (Excel) · importer dans Zotero, EndNote ou Mendeley
Europe PMC · 2026-06-16 · Amberntsson A, Abel MH, Paulsen MM, Andersen LF, Øyen J, Rosendahl-Riise H, Brantsæter AL.
Résumé simplifié :
Cette étude norvégienne a suivi plus de 70 000 femmes enceintes pour voir si la qualité de leur alimentation, mesurée avec le Nutri-Score (version actuelle et une version révisée), était liée au risque de devoir prendre des médicaments contre l'hypertension dans les années suivant l'accouchement. Les chercheurs ont observé qu'une alimentation de moins bonne qualité pendant la grossesse était associée à un risque légèrement plus élevé de traitement contre l'hypertension et à une tension artérielle diastolique plus élevée pendant la grossesse. Les deux versions du Nutri-Score donnaient des résultats similaires, ce qui suggère que cet outil peut aider à repérer les habitudes alimentaires à risque pour la santé cardiovasculaire.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte, menée auprès de 70 730 participantes de la cohorte norvégienne MoBa, a évalué si des scores de qualité alimentaire basés sur le Nutri-Score (version actuelle et une version révisée) mesurés en milieu de grossesse prédisaient le risque de recevoir une prescription de médicaments antihypertenseurs jusqu'à 11 ans après l'accouchement. L'alimentation a été évaluée via un questionnaire de fréquence alimentaire validé. Sur un suivi moyen de 6 ans, 6,7 % des femmes ont reçu une prescription antihypertensive. Une relation non linéaire a été observée : comparée à une qualité alimentaire médiane, une qualité alimentaire plus faible (90e percentile) était associée à un risque accru de traitement antihypertenseur (HR=1,08) et à une pression diastolique élevée en cours de grossesse (OR=1,18). Les deux versions du score produisaient des résultats globalement similaires, appuyant l'utilité potentielle du Nutri-Score comme outil de santé publique, bien que le lien observé reste de nature associative.
Europe PMC · 2026-06-11 · Contreras-Manzano A, Alsallum S, Davis RE, Vanderlee L, Jáuregui A, White CM, Drolet-Labelle V, Frongillo EA, Lázaro L, Barquera S, Taillie LS, Hardin JW, Hammond D, Thrasher JF.
Résumé simplifié :
Cette étude compare le Mexique, qui a mis en place en 2020 des étiquettes d'avertissement sur le devant des emballages, et les États-Unis, qui ont modernisé leurs étiquettes nutritionnelles classiques. En suivant des milliers d'adultes de 2018 à 2023, les chercheurs ont observé qu'aux États-Unis, la consommation de boissons sucrées a augmenté après le changement d'étiquetage. Au Mexique, cette consommation a aussi augmenté, mais moins fortement qu'aux États-Unis. En revanche, chez les personnes qui continuaient à boire des boissons sucrées, les quantités consommées n'ont pas vraiment changé différemment entre les deux pays, sauf chez les femmes mexicaines qui ont réduit un peu plus leur consommation.
Résumé reformulé :
À partir de six enquêtes transversales annuelles menées entre 2018 et 2023 auprès d'adultes mexicains (n=24 574) et américains (n=25 019), cette étude compare l'évolution de la consommation de boissons sucrées suite à l'instauration d'étiquettes d'avertissement frontales au Mexique en 2020, versus la mise à jour des étiquettes nutritionnelles classiques aux États-Unis. Les modèles de différence-en-différences montrent qu'aux États-Unis, la probabilité et la fréquence de consommation ont augmenté après la réforme. Au Mexique, la probabilité de consommation a également augmenté, mais dans une moindre mesure que chez les Américains, de même pour la fréquence de consommation. Parmi les consommateurs, les volumes, calories et sucres ajoutés n'ont pas évolué différemment entre les deux pays, à l'exception des femmes mexicaines qui ont montré une réduction plus marquée de leur volume de consommation comparées aux Américaines. Ces résultats suggèrent un effet relatif modéré et partiel de l'étiquetage frontal mexicain, sans causalité directe établie.
Europe PMC · 2026-05-29 · Damman CJ, Frankenfeld CL.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont comparé un nouvel outil appelé Nutrient Consume Score (NCS) à d'autres systèmes connus d'évaluation de la qualité des aliments, dont le Nutri-Score, le Health Star Rating, NOVA et Food Compass. En utilisant les données de près de 10 000 adultes américains, ils ont regardé si une meilleure note selon le NCS était liée à un poids plus faible et une tension artérielle plus basse. Résultat : les personnes ayant un meilleur score NCS avaient en moyenne un IMC, un tour de taille et une tension artérielle plus bas, avec des effets similaires à ceux des autres systèmes testés, y compris le Nutri-Score.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale, menée sur 9971 adultes américains (NHANES 2015-2016), a comparé un nouveau système de profilage nutritionnel appelé Nutrient Consume Score (NCS), basé sur des ratios de nutriments, à quatre systèmes existants : Nutri-Score, Health Star Rating, NOVA et Food Compass 2.0. Les apports alimentaires ont été évalués via un rappel de 24 heures, et les associations avec l'obésité, la tension artérielle et divers biomarqueurs cardiométaboliques ont été analysées par régression multivariée. Un score NCS plus élevé était associé à un IMC, un tour de taille et une tension artérielle systolique et diastolique plus bas, avec des amplitudes d'effet comparables à celles des autres systèmes, dont le Nutri-Score. Les ratios sodium/potassium, calories/poids et graisses saturées/insaturées étaient particulièrement liés au poids, tandis que les ratios sodium/potassium et glucides/fibres étaient liés à la tension artérielle. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent l'intérêt potentiel de ce nouvel outil pour évaluer la qualité alimentaire en lien avec le risque cardiométabolique, sans établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-05-13 · Deschasaux-Tanguy M, Meirhaeghe A, Julia C, Hercberg S, Srour B, Kesse-Guyot E, Biessy C, Nicolas G, Murphy N, Jenab M, Weiderpass E, Ferrari P, Eriksen AK, Kyrø C, Correia E, Hajji M, Katzke V, Schulze MB, Masala G, Gargano G, Fordellone M, Buscema F, Vineis P, Colizzi C, van der Schouw YT, Crous-Bou M, Sánchez MJ, Zabala AJ, Palacios DR, Guevara M, Riboli E, Gunter MJ, Huybrechts I, Touvier M.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné si manger des aliments moins bien notés par le Nutri-Score (version 2023) était lié à des signes de mauvaise santé métabolique. Les chercheurs ont analysé l'alimentation et des marqueurs sanguins chez plus de 1100 personnes de la cohorte européenne EPIC. Résultat : les personnes qui consommaient davantage d'aliments mal classés par le Nutri-Score avaient des niveaux plus élevés de deux marqueurs biologiques, le C-peptide (lié à la résistance à l'insuline) et la protéine C-réactive (lié à l'inflammation). Cela suggère que le Nutri-Score reflète bien la qualité nutritionnelle des aliments, en lien avec des risques pour la santé, même si cette étude ne prouve pas de cause directe.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale, menée sur 1103 participants de la cohorte multinationale EPIC, a testé l'association entre les profils alimentaires définis par la version 2023 du Nutri-Score et 13 biomarqueurs de risque métabolique (inflammation, résistance à l'insuline, dyslipidémie, stress oxydatif, perméabilité intestinale). Les apports alimentaires ont été évalués via des questionnaires alimentaires, puis un score nutritionnel a été calculé pour chaque aliment consommé. Après ajustement statistique (ANCOVA), les chercheurs ont observé qu'une alimentation globalement moins bien notée par le Nutri-Score était associée à des concentrations plus élevées de C-peptide (marqueur de résistance à l'insuline) et de protéine C-réactive (marqueur d'inflammation chronique). Ces résultats, de nature observationnelle et donc non causals, apportent un argument supplémentaire en faveur de la pertinence du nouvel algorithme du Nutri-Score pour refléter la qualité nutritionnelle des aliments dans une perspective de prévention des maladies chroniques.
Europe PMC · 2026-03-24 · Sarda B, Manneville F, Férard C, Ducrot P, Galan P, Hercberg S, Deschasaux-Tanguy M, Srour B, Fezeu LK, Touvier M, Julia C.
Résumé simplifié :
Le Nutri-Score, l'étiquette nutritionnelle qui note les aliments, a été mis à jour en 2022-2023. Des chercheurs ont voulu vérifier si cette nouvelle version permettait toujours de prédire la prise de poids. Ils ont suivi plus de 75 000 adultes français en analysant la qualité de leur alimentation selon ce nouveau score. Résultat : les personnes ayant une alimentation moins bien notée (moins saine selon le score) prenaient davantage de poids avec le temps et avaient plus de risques de devenir en surpoids ou obèses. Cette nouvelle version du Nutri-Score est aussi efficace que l'ancienne pour prédire ce risque.
Résumé reformulé :
Cette étude prospective, menée sur 75 775 adultes de la cohorte NutriNet-Santé, visait à valider le profil nutritionnel révisé du Nutri-Score (version 2023) en étudiant son association avec la prise de poids et le risque de surpoids/obésité, et à le comparer à l'ancienne version (2015). Un indice alimentaire individuel a été calculé à partir de relevés alimentaires sur 24h, reflétant la qualité nutritionnelle moyenne des aliments consommés. Les résultats montrent qu'un score plus élevé (traduisant une alimentation moins saine selon le nouveau profil) est associé à une augmentation plus marquée de l'IMC au fil du temps, ainsi qu'à un risque accru de développer un surpoids (HR=1,33) ou une obésité (HR=1,29) en comparant les tertiles extrêmes. Aucune différence significative de capacité prédictive n'a été observée entre les versions 2023 et 2015. Ces résultats, de nature observationnelle, soutiennent la validité du profil nutritionnel actualisé comme outil de santé publique, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-03-24 · Khoury N, Fernández-Cao JC, Mohammadifard N, Martinez-González MÁ, Corella D, Fitó M, Estruch R, Tojal-Sierra L, Gracias EG, Fiol M, Lapetra J, Serra-Majem L, Pintó X, Vázquez-Ruiz Z, Sorli JV, Schröder H, Salas-Salvadó J, Babio N.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont utilisé la nouvelle version du Nutri-Score (2023) pour évaluer la qualité de l'alimentation de plus de 7000 personnes âgées à risque cardiovasculaire en Espagne. Ils ont suivi ces personnes pendant 6 ans en moyenne. Résultat : les personnes ayant la moins bonne qualité alimentaire selon ce score avaient un risque de décès toutes causes confondues 64% plus élevé, et un risque de décès cardiovasculaire multiplié par 3, comparées à celles ayant la meilleure qualité alimentaire. Aucun lien significatif n'a été trouvé avec les décès par cancer. Ces résultats confirment l'intérêt du Nutri-Score pour évaluer la qualité globale de l'alimentation.
Résumé reformulé :
Cette étude prospective, menée au sein de la cohorte espagnole PREDIMED (7212 participants âgés de 55 à 80 ans à haut risque cardiovasculaire), a évalué l'association entre la qualité alimentaire mesurée par le modèle de profil nutritionnel actualisé du Nutri-Score (2023) et la mortalité. L'alimentation a été évaluée via des questionnaires de fréquence alimentaire validés, et un indice diététique basé sur ce modèle a été calculé. Après un suivi médian de 6 ans (425 décès), les participants dans le quintile reflétant la moins bonne qualité alimentaire présentaient un risque de mortalité toutes causes 64% plus élevé (HR: 1,64) et un risque de mortalité cardiovasculaire multiplié par 3,21 par rapport à ceux ayant la meilleure qualité alimentaire. Un risque accru de décès par autres causes a également été observé, mais sans tendance statistiquement significative. Aucune association significative n'a été trouvée avec la mortalité par cancer. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent que cet indice basé sur le Nutri-Score pourrait être un outil pertinent pour évaluer la qualité alimentaire globale et son lien avec la mortalité.
Motif : intervalles de confiance larges (90% CI) frôlant 1.00-1.05, résultats peu précis
Europe PMC · 2026-01-08 · Buttar A, Hu N, Sobolev B, Kuramoto L, Jessri M.
Résumé simplifié :
Des chercheurs canadiens ont créé un score mesurant à quel point l'alimentation des gens respecte les règles de l'étiquetage nutritionnel frontal (le symbole « riche en » utilisé au Canada pour le sucre, le sodium et les graisses saturées). En suivant plus de 14 000 adultes pendant 5 à 10 ans, ils ont observé que les personnes dont l'alimentation s'éloignait le plus de ces recommandations étaient hospitalisées plus longtemps que celles qui les respectaient bien. Cette différence représenterait plus de 500 000 journées d'hospitalisation en plus par an à l'échelle du pays. L'effet était particulièrement marqué chez les hommes. Les auteurs soulignent toutefois que ce type d'étiquetage ne couvre pas tous les aspects d'une alimentation saine.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle canadienne a construit un indice alimentaire (FOP-CI) reflétant le degré d'alignement avec les seuils nutritionnels définissant le symbole d'avertissement « riche en » (sucre, sodium, graisses saturées) prévu par la réglementation canadienne d'étiquetage frontal. À partir des données de l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé liées aux dossiers hospitaliers (n=14 249), les chercheurs ont modélisé la relation entre cet indice et le taux de jours d'hospitalisation toutes causes confondues sur 5 et 10 ans. Les participants les moins alignés avec les recommandations (quintile 5) présentaient un taux de jours d'hospitalisation supérieur de 52% à ceux les plus alignés (quintile 1) sur 5 ans, et de 34% sur 10 ans, association restant significative selon plusieurs scénarios de politique testés. L'association était plus forte et significative chez les hommes à 10 ans. Les auteurs concluent, avec prudence compte tenu du caractère exploratoire et observationnel de l'analyse, que l'étiquetage frontal pourrait être un indicateur utile de charge sanitaire, tout en rappelant qu'il ne capture pas toutes les dimensions de la qualité globale du régime alimentaire.
Vous êtes professionnel de santé ou chercheur ? Aidez-nous à fiabiliser ces résumés : relisez, corrigez, signalez. Les relecteurs qui le souhaitent sont crédités sur le site.
Devenir relecteurLes informations de cette page sont fournies à titre informatif et éducatif uniquement. Elles ne constituent pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplacent pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.