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Nutrition pendant l'effort

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Pratique consistant à consommer des glucides, sous forme de boissons énergétiques, gels ou barres, pendant une activité physique prolongée. Les boissons dites de l'effort associent généralement eau, sucres et sodium. Les quantités et types de glucides ingérés varient selon la durée et l'intensité de l'exercice.

Études scientifiques (26)

Carte des preuves

26études
  • Niveau 2 · essais randomisés : 1 (4 %)
  • Niveau 3 · cohortes, petits essais : 16 (62 %)
  • Niveau 4 · études transversales, cas : 2 (8 %)
  • Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 7 (27 %)

Nombre d'études par problème de santé et par niveau de preuve. Cliquez sur un nombre pour afficher ces études dans la liste ci-dessous, ou sur le nom d'un problème pour voir toutes les études qui le concernent sur le site. Une même étude peut concerner plusieurs problèmes de santé.

Problème de santéTotalNiv. 1Niv. 2Niv. 3Niv. 4Niv. 5
Performance sportive et masse musculaire24·11526
Sommeil1····1
Troubles digestifs fonctionnels (constipation, reflux)1···1·
Santé bucco-dentaire1····1
Dénutrition et sarcopénie1····1

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →

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Toutes (26)Niveau 2 : 1Niveau 3 : 16Niveau 4 : 2Niveau 5 : 7

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé11 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 11 participants

Europe PMC · 2026-10-12 · Mougin L, Will B, Bongers CCWG, James LJ, Mears SA.

Résumé simplifié :

Des cyclistes entraînés ont bu une boisson sucrée soit froide (4°C) soit à température ambiante (36°C) pendant 100 minutes de vélo par forte chaleur, suivies d'un contre-la-montre. La boisson froide a réduit la fréquence cardiaque et la température corporelle, mais n'a pas amélioré la capacité du corps à utiliser les glucides ingérés comme énergie, ni les niveaux de sucre, de lactate ou d'insuline dans le sang. La performance finale n'a pas non plus été meilleure avec la boisson froide. Conclusion : le choix de la température de la boisson pendant l'effort peut se faire selon les préférences, sans impact métabolique.

Résumé reformulé :

Cette étude croisée a comparé, chez onze cyclistes entraînés non acclimatés à la chaleur, les effets d'une boisson glucidique (dextrose enrichi en glucose marqué) ingérée froide (4°C) ou à température ambiante (36°C) pendant 100 minutes de cyclisme sous-maximal en ambiance chaude (36°C), suivi d'un contre-la-montre. Bien que la boisson froide ait significativement réduit la fréquence cardiaque et la température rectale par rapport à la boisson tiède, elle n'a produit aucune différence sur l'oxydation des glucides exogènes (moyenne et pic), l'oxydation totale des glucides et des lipides, les concentrations sanguines de glucose, lactate et insuline, les pertes sudorales, ni sur la performance au contre-la-montre. Les auteurs concluent que, malgré un bénéfice thermique et cardiovasculaire mesurable, la température de la boisson ne constitue pas un levier pertinent pour optimiser la disponibilité énergétique des glucides pendant l'exercice en chaleur, et que le choix peut reposer sur les préférences gustatives des athlètes plutôt que sur un avantage métabolique.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé15 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 15 participants

Europe PMC · 2026-10-07 · Mazza OB, Ørtenblad N, Nielsen J, Lundby C, Gejl KD.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé, chez 15 cyclistes et triathlètes entraînés, l'effet de boire ou manger soit 60 g soit 100 g de glucides par heure pendant 4 heures de vélo intense. Après cet effort, les cyclistes ont réalisé un contre-la-montre de 15 minutes. Avec 100 g de glucides par heure, leur performance a moins chuté (-6,4% contre -9,3% avec 60 g), et ils ont produit une puissance plus élevée. Le niveau de glycogène musculaire restant (la réserve d'énergie dans les muscles) était similaire dans les deux cas. Conclusion: prendre plus de glucides pendant un effort long aide à mieux résister à la fatigue, sans que cela soit lié à une meilleure préservation du glycogène musculaire.

Résumé reformulé :

Dans cet essai croisé, randomisé et en double aveugle, 15 cyclistes et triathlètes entraînés ont consommé, via boissons et gels, soit 60 g soit 100 g de glucides par heure (mélange glucose:fructose 1:0,8) durant 4 heures de cyclisme intermittent à intensité modérée avec intervalles intenses. La performance lors d'un contre-la-montre de 15 minutes réalisé après l'effort a été davantage préservée avec 100 g/h qu'avec 60 g/h (baisse de puissance moyenne de -6,4% contre -9,3%), soit une puissance supérieure de 9 watts. Des biopsies musculaires ont montré une déplétion importante mais comparable du glycogène musculaire entre les deux conditions. L'oxydation des glucides au niveau de l'organisme entier a été mieux maintenue avec l'apport le plus élevé, alors que la glycémie est restée stable dans les deux groupes. Ces résultats suggèrent qu'un apport glucidique plus important améliore la résistance à la fatigue lors d'un effort prolongé, par un mécanisme indépendant de l'épargne du glycogène musculaire.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé8 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 8 participants

Europe PMC · 2026-10-07 · Martyn HJ, Gonzalez JT, Stellingwerff T, Burke LM, Owens DJ, Pugh JN, Morton JP.

Résumé simplifié :

Huit cyclistes entraînés ont bu, pendant trois heures d'effort, des boissons contenant de la maltodextrine et du fructose à différentes doses (10, 90, 120 ou 150 grammes par heure), puis ont réalisé un test d'endurance jusqu'à épuisement. Résultat : boire très peu de glucides (10 g/h) réduisait nettement la durée d'effort possible, alors que les doses plus élevées (90 à 150 g/h) permettaient de tenir plus longtemps, sans différence notable entre elles. La dose jugée optimale pour la performance se situait autour de 107 g/h. Au-delà de 120 g/h, augmenter encore les glucides n'apportait pas de bénéfice supplémentaire sur l'utilisation du carburant par le corps, mais les réponses variaient beaucoup d'une personne à l'autre.

Résumé reformulé :

Cette étude a testé chez huit cyclistes masculins entraînés l'effet de quatre dosages de glucides (maltodextrine seule à 10 g/h, puis mélanges maltodextrine/fructose à 90, 120 et 150 g/h) ingérés pendant trois heures de vélo, suivies d'un test de capacité à l'effort à 150% du seuil lactique. L'oxydation exogène des glucides augmentait de façon dose-dépendante (150 > 120 > 90 g/h), mais avec une grande variabilité individuelle. L'oxydation totale des glucides par l'organisme était similaire entre 120 et 150 g/h, ces deux doses étant supérieures à 90 et 10 g/h. La glycémie était plus basse avec 10 g/h qu'avec les doses supérieures, sans différence entre 90, 120 et 150 g/h. La durée totale d'exercice était réduite avec 10 g/h comparé aux autres doses, sans différence significative entre 90, 120 et 150 g/h. Les auteurs estiment la dose optimale pour la performance à environ 107 g/h (intervalle de confiance 92-122 g/h), et soulignent que 150 g/h n'apporte pas d'avantage supplémentaire par rapport à 120 g/h en termes d'oxydation globale des glucides, tout en mettant en avant l'intérêt d'une personnalisation des apports glucidiques selon les individus.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé12 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 12 participants

Europe PMC · 2026-09-24 · Mendonça MEF, Nehme R, Mariano IM, Vieira PF, de Branco FMS, Ferreira MC, Carvalho VS, Simões BO, Morais DM, Puga GM, Saunders B, de Oliveira EP.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé si le simple fait de se rincer la bouche avec une solution sucrée (maltodextrine ou fructose), sans l'avaler, pouvait améliorer les performances de cyclistes amateurs. Douze hommes ont réalisé un effort de 15 minutes suivi d'un contre-la-montre de 15 minutes, dans quatre conditions différentes : rinçage avec maltodextrine, avec fructose, avec un placebo, ou sans rien du tout. Résultat : la puissance développée pendant l'effort était quasiment identique dans les quatre cas. Ni le fait de rincer sa bouche avec des glucides, ni même l'effet placebo du rinçage en général, n'ont permis d'améliorer la performance sportive.

Résumé reformulé :

Cette étude croisée, randomisée et en double aveugle, a évalué chez douze cyclistes amateurs masculins l'effet d'un rinçage buccal aux glucides (maltodextrine ou fructose) sur la performance lors d'un contre-la-montre de 15 minutes, précédé de 15 minutes de pédalage à 65% de la puissance maximale. Quatre conditions ont été comparées : rinçage avec maltodextrine, avec fructose, avec un placebo, et une condition témoin sans rinçage. La puissance moyenne développée pendant le contre-la-montre était similaire entre les quatre conditions (environ 243 à 247 watts), sans différence statistiquement significative. Les auteurs concluent que le rinçage buccal aux glucides, qu'il s'agisse de maltodextrine ou de fructose, n'améliore pas la performance lors d'un effort cycliste de courte durée, et que l'acte de se rincer la bouche, indépendamment de son contenu, n'induit pas non plus d'effet placebo mesurable sur la performance.

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Niveau 3 — Essai randomisé contrôlé23 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 23 participants

Europe PMC · 2026-09-01 · Nagashima Y, Ehara K, Ehara Y, Maruyama Y, Mitsume A, Uchikoba Y, Fukuda J, Mineo S.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé chez 23 golfeurs universitaires si manger des bonbons sucrés à base d'isomaltulose (un sucre à digestion lente) pendant un parcours de golf de 18 trous avait un effet différent par rapport à des bonbons au sucre classique (sucrose). Les joueurs mangeaient un bonbon après chaque trou. Les chercheurs ont mesuré leur glycémie en continu, des hormones dans la salive (cortisol, testostérone, DHEAS), leur ressenti (fatigue, détente, concentration) et leur score final. Résultat : pas de différence sur le score de golf ni sur la glycémie moyenne, mais le groupe isomaltulose avait une glycémie plus stable et des hormones un peu plus élevées en fin de partie, sans que cela se traduise par une meilleure performance.

Résumé reformulé :

Dans cet essai pilote randomisé en double aveugle, 23 golfeurs universitaires masculins ont consommé, après chaque trou d'un parcours de 18 trous, des bonbons gélifiés apportant 12,1 g de glucides (217,5 g au total), contenant soit de l'isomaltulose (sucre à absorption lente, n=12), soit du sucrose (n=11). Les chercheurs ont suivi le glucose interstitiel en continu, des marqueurs hormonaux salivaires (cortisol, testostérone, DHEAS), des indicateurs subjectifs (somnolence, relaxation, concentration) et le score final. Aucune différence significative n'est apparue sur le score de golf ni sur la glycémie moyenne entre les groupes. Toutefois, le groupe isomaltulose présentait une testostérone et une DHEAS plus élevées en seconde moitié de partie, ainsi qu'une variabilité glycémique légèrement moindre (effet d'ampleur modérée, non significatif), tandis que le groupe sucrose rapportait un éveil subjectif plus marqué. Ces résultats exploratoires suggèrent une influence possible de l'isomaltulose sur la dynamique glycémique et hormonale, sans bénéfice démontré sur la performance sportive objective, ce qui nécessite confirmation par des études de plus grande ampleur.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé17 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 17 participants

Europe PMC · 2026-08-31 · Juett LA, van der Wolf-Ong J, Gyamfi PA, Ebrahim SD, Codd EB, Pugh CF, Funnell MP, Hough J, Varley I, Clayton DJ.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé trois boissons pour se réhydrater après un exercice physique intense : un jus de fruits 100%, une boisson sportive classique et de l'eau. Dix-sept adultes ont fait du vélo dans la chaleur pour perdre environ 2% de leur poids en eau, puis ont bu une des trois boissons. Résultat : les trois boissons réhydratent aussi bien les participants, mais elles n'ont pas le même effet sur la glycémie, le jus de fruits provoquant une hausse plus modérée que la boisson sportive. À noter : trois participants ont eu des problèmes digestifs après avoir bu une grande quantité de jus de fruits en une heure, probablement en raison du volume important plutôt que du produit lui-même.

Résumé reformulé :

Cet essai croisé randomisé a comparé l'efficacité de trois boissons pour la réhydratation post-exercice : un jus de fruits 100%, une boisson sportive à base de glucose, et de l'eau simple. Après avoir perdu environ 2% de leur masse corporelle via un exercice en conditions chaudes, 17 adultes ont consommé l'une des boissons (volume d'eau équivalent à 150% des pertes), puis ont été suivis pendant 5 heures. Aucune différence significative n'a été observée entre les trois boissons concernant le volume urinaire total ou le taux de rétention d'eau. En revanche, la réponse glycémique a nettement différé selon la boisson : la boisson sportive a provoqué la plus forte hausse de glycémie, suivie du jus de fruits, puis de l'eau qui a eu l'effet le plus faible. Les auteurs concluent que remplacer une boisson sportive par un jus de fruits 100% ne compromet pas l'efficacité de réhydratation, tout en induisant une réponse glycémique plus modérée. Ils signalent toutefois que trois participants ont dû être retirés de l'étude pour troubles digestifs après consommation du jus de fruits, probablement lié au volume important (environ 2,3 litres) ingéré en une heure seulement, et recommandent d'étaler la prise de liquide sur une durée plus longue dans les études futures.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé15 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 15 participants

Europe PMC · 2026-08-07 · Bradshaw L, Moreno-Cabañas A, Spellanzon B, Hutchins K, Narang B, Collins AJ, Koumanov F, Betts JA, Gonzalez JT.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé trois façons de faire du vélo pendant une heure : à jeun, en buvant des glucides, ou en prenant de la niacine (une vitamine qui bloque aussi l'utilisation des graisses). Les chercheurs ont mesuré ce qui se passe dans le sang après l'effort, et combien les participants mangeaient ensuite lors d'un repas libre. Résultat : que l'on s'entraîne à jeun ou non, la quantité de nourriture consommée après n'a pas changé. Seuls les marqueurs sanguins liés à l'utilisation des graisses et des sucres étaient différents selon la condition.

Résumé reformulé :

Dans cet essai croisé mené chez 15 adultes en bonne santé, les chercheurs ont comparé trois conditions lors d'une heure de vélo : exercice à jeun, exercice avec ingestion de glucides, et exercice avec ingestion de niacine (qui bloque la lipolyse sans dépendre de l'insuline). L'objectif était d'évaluer l'impact de ces conditions sur les métabolites, hormones postexercice et la prise alimentaire ad libitum deux heures après. Les glucides et la niacine ont tous deux réduit l'oxydation des graisses par rapport au jeûne, mais via des mécanismes différents, et ont augmenté le GLP-1 (plus marqué avec les glucides). Malgré ces différences métaboliques et hormonales, aucune différence significative de prise énergétique n'a été observée entre les trois conditions. Les auteurs concluent que moduler la disponibilité des acides gras pendant l'exercice affecte le métabolisme mais pas nécessairement le comportement alimentaire ultérieur.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé9 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 9 participants

Europe PMC · 2026-08-04 · Hannon SC, Henthorn L, Vadher J, Montgomery C, Pavis GF, Stephens FB, Wall BT, Hodson N, Morton JP, Kennerley AJ, Hearris MA.

Résumé simplifié :

Des cyclistes ont réalisé une séance d'entraînement fractionné intense en buvant soit une boisson sans glucides, soit une boisson contenant 60 g de maltodextrine, soit cette même boisson enrichie en caféine et autres ingrédients. Grâce à une technique d'imagerie non invasive, les chercheurs ont mesuré les réserves de sucre (glycogène) dans le foie et les muscles avant et après l'effort. Résultat : boire de la maltodextrine pendant l'exercice permet d'économiser environ 40% du glycogène musculaire par rapport à l'eau seule, mais n'a pas d'effet significatif sur le glycogène du foie. Quand on ajoute de la caféine et d'autres substances, cet effet d'économie musculaire disparaît, probablement parce que les cyclistes pédalent plus fort et consomment donc davantage d'énergie.

Résumé reformulé :

Cette étude croisée randomisée a examiné, chez neuf cyclistes entraînés, l'effet de l'ingestion de 60 g de maltodextrine (seule ou associée à de la caféine, taurine, L-théanine, L-citrulline et citicoline) sur l'utilisation du glycogène hépatique et musculaire pendant un exercice fractionné intense (8 intervalles de 5 minutes). Grâce à la spectroscopie RMN du carbone-13, technique non invasive, les auteurs ont constaté que l'apport de maltodextrine réduisait d'environ 40% l'utilisation du glycogène musculaire comparé au placebo, sans modifier significativement la consommation du glycogène hépatique malgré une baisse du glucagon plasmatique. Cet effet protecteur sur le muscle n'était plus observé lorsque la maltodextrine était associée au mélange contenant de la caféine, ce qui coïncidait avec une puissance de pédalage légèrement supérieure en fin d'exercice, suggérant que les cyclistes ont simplement produit davantage de travail musculaire plutôt qu'un effet métabolique direct de la caféine.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé16 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 16 participants

Europe PMC · 2026-06-01 · Norte BR, Slinn MM, Johnson KO, Mahon E, Shepherd SO, Strauss JA, Louis JB.

Résumé simplifié :

Des cyclistes et triathlètes entraînés ont pédalé 3 heures à intensité modérée en buvant soit de l'eau seule, soit des boissons apportant 60 g ou 120 g de glucides par heure. Avant et après cet effort, les chercheurs ont mesuré leur « puissance critique », un indicateur de la capacité à maintenir un effort soutenu. Cette puissance a chuté dans les trois groupes, mais la baisse était moins importante avec plus de glucides : les athlètes ayant pris 120 g/h ont mieux résisté à la fatigue que ceux ayant pris 60 g/h, eux-mêmes mieux lotis que ceux n'ayant bu que de l'eau. Plus on consomme de glucides pendant l'effort, mieux on préserve ses capacités.

Résumé reformulé :

Cette étude a testé chez 16 cyclistes/triathlètes entraînés l'effet de trois apports glucidiques pendant 3 heures de pédalage modéré (eau seule, 60 g/h ou 120 g/h de maltodextrine-fructose) sur la puissance critique (CP) et la réserve d'énergie anaérobie (W'), mesurées avant et après l'exercice via un test de puissance critique de 3 minutes. La CP a diminué significativement dans toutes les conditions après l'effort, mais cette baisse était atténuée de façon dose-dépendante avec l'augmentation de l'apport glucidique : la CP post-exercice était plus élevée avec 120 g/h qu'avec 60 g/h, elle-même supérieure à la condition eau seule. En revanche, W' a diminué de façon comparable dans tous les groupes, sans effet de l'apport glucidique. L'oxydation des glucides augmentait également avec la dose ingérée. Ces résultats suggèrent que l'apport en glucides pendant un effort prolongé module la limite entre intensité « lourde » et « sévère » sous fatigue, en agissant spécifiquement sur la composante aérobie de la performance plutôt que sur la réserve anaérobie.

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Niveau 2 — Revue systématique d'essais randomiséséquivalent HAS : 1
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : résultats équivoques entre les 9 études (5 positives, 4 non significatives), absence d'évaluation des symptômes gastro-intestinaux dans la majorité des études

Europe PMC · 2026-05-09 · Salame A, Brown D, Oueijan K, McCullough D.

Résumé simplifié :

Cette revue analyse neuf études pour savoir si consommer des glucides pendant un effort d'endurance par forte chaleur améliore la performance. Les quantités testées allaient de 14 à 140 grammes par heure, pour des efforts de 50 minutes à 2h30. Résultat : les effets sont mitigés. Cinq études montrent une amélioration des performances, quatre n'en trouvent aucune. Les glucides ne semblent pas réduire l'utilisation des réserves de sucre musculaire (glycogène) en cas de chaleur, ni améliorer l'hydratation ou la régulation de la température corporelle. Les auteurs recommandent surtout de bien s'hydrater et d'entraîner son système digestif à tolérer les glucides pendant l'effort.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique a examiné neuf études croisées randomisées évaluant l'effet d'une supplémentation orale en glucides (de 14 à 140 g/h) sur la performance d'endurance lors d'exercices continus de 50 à 152 minutes, réalisés dans des environnements chauds (>23°C). Les résultats sont équivoques : cinq études rapportent des bénéfices significatifs (amélioration du temps jusqu'à épuisement de 13 à 19%, ou du temps lors d'un contre-la-montre de 3 à 13%), tandis que quatre n'observent aucun effet significatif. Le ratio d'échange respiratoire reste globalement similaire entre les essais, suggérant que les glucides ingérés ne réduisent pas la dépendance à la glycogénolyse musculaire induite par la chaleur. Aucune différence notable n'a été observée concernant l'hydratation, la thermorégulation ou la fatigue perçue. Les auteurs soulignent un manque de données sur les symptômes digestifs, souvent absents des études analysées, et appellent à davantage de recherches pour mieux comprendre les mécanismes en jeu et affiner les recommandations pratiques pour les athlètes s'entraînant en conditions chaudes.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé8 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 8 participants

Europe PMC · 2026-04-10 · Martyn HJ, Cameron NE, Edmondson JA, Phelan MM, Gonzalez JT, Shepherd SO, Pugh JN, Owens DJ, Morton JP.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé chez 8 cyclistes entraînés l'effet d'ajouter une boisson à base de cétones (ester monocétonique) à une boisson glucidique classique pendant 3 heures de vélo. Résultat : associer cétones et glucides faisait baisser la glycémie et réduisait la quantité de glucides ingérés réellement utilisés comme carburant par les muscles, comparé aux glucides seuls. Cependant, la capacité à tenir un effort intense jusqu'à épuisement n'était pas meilleure avec les cétones qu'avec les glucides seuls. Les deux étaient nettement supérieurs à l'absence de glucides.

Résumé reformulé :

Dans cet essai croisé randomisé, huit cyclistes entraînés ont consommé soit un placebo, soit 120 g/h de glucides, soit la même quantité de glucides combinée à 75 g d'ester monocétonique, lors de 3 heures de cyclisme suivies d'un test jusqu'à épuisement. L'ajout de cétones a entraîné une glycémie intermédiaire, inférieure à celle obtenue avec les glucides seuls mais supérieure au placebo. L'oxydation des glucides exogènes et l'efficacité d'oxydation étaient significativement réduites avec la combinaison cétones + glucides comparée aux glucides seuls. En revanche, la durée d'effort à haute intensité ne différait pas significativement entre les deux conditions avec glucides, toutes deux supérieures au placebo. Des modifications métaboliques liées au métabolisme glucidique et au renouvellement protéique ont également été observées avec les cétones. Les auteurs concluent que l'ester monocétonique n'améliore pas la capacité d'exercice et perturbe plutôt l'utilisation des glucides ingérés pendant l'effort.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé18 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 18 participants

Europe PMC · 2026-01-02 · Guadagni AJ, Ward CA, Cooper JA.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si des glucides pris sous forme de bandelette dissoluble ou de bain de bouche sucré, sans être avalés, pouvaient améliorer la performance en course à pied. Dix-huit coureurs entraînés ont réalisé trois courses chronométrées de 12,87 km, en utilisant à chaque fois un traitement différent : eau (témoin), bain de bouche sucré ou bandelette dissoluble. Résultat : la bandelette dissoluble a permis de courir plus vite que l'eau, avec un gain d'environ 3% sur le temps total. Le bain de bouche sucré a aussi montré une légère amélioration, mais moins nette. La sensation d'effort perçue restait identique dans tous les cas.

Résumé reformulé :

Cet essai croisé randomisé a évalué l'effet de deux méthodes de délivrance de glucides, sans ingestion calorique significative, sur la performance en course à pied chez 18 coureurs entraînés. Trois séances de contre-la-montre de 12,87 km sur tapis roulant ont été réalisées, avec administration répétée (toutes les 1,61 km) soit d'un bain de bouche glucidique, soit d'une bandelette dissoluble glucidique, soit d'un bain de bouche à l'eau (contrôle). La bandelette dissoluble a significativement amélioré le temps de parcours et le temps final par rapport à l'eau, tandis que le bain de bouche glucidique a montré un effet plus modeste, non significatif sur le temps final. Les deux traitements ont accéléré l'allure par segment comparé à l'eau. La bandelette a également augmenté la fréquence cardiaque moyenne, sans modifier la perception de l'effort. Ces résultats suggèrent un effet ergogénique lié à la détection orale des glucides, indépendant de leur absorption digestive, plus marqué avec la bandelette dissoluble qu'avec le bain de bouche classique.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé14 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 14 participants

Europe PMC · 2026-01-01 · Francelino L, Dos Santos L, Lopes-Silva J, Bastos-Silva V.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé si se rincer la bouche avec une solution sucrée (maltodextrine) aidait des judokas et pratiquants de jiu-jitsu brésilien à mieux performer lors d'un exercice répété de préhension (comme tenir un kimono). Quatorze athlètes ont réalisé trois séries d'efforts, séparées de pauses, avec soit un rinçage à base de glucides, soit un placebo sans effet. Résultat : avec le rinçage sucré, les athlètes ont réalisé davantage de répétitions au total (environ 12 % de plus), sans se sentir plus fatigués et sans gain de force de préhension. Cela suggère que simplement sentir des glucides dans la bouche, sans les avaler, pourrait améliorer la performance sportive lors d'efforts répétés et intenses.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo, a évalué l'effet d'un bain de bouche à base de glucides (maltodextrine à 6,4 %) sur l'endurance musculaire du haut du corps chez quatorze athlètes d'élite de judo et de jiu-jitsu brésilien. Les participants ont réalisé trois séries d'un test spécifique de préhension (judogi grip test), entrecoupées de 3 minutes de repos, après avoir rincé leur bouche soit avec la solution glucidique, soit avec un placebo, sans ingestion calorique significative. Le rinçage aux glucides a permis d'augmenter de 12,3 % le nombre total de répétitions effectuées par rapport au placebo, cette amélioration étant homogène sur l'ensemble des trois séries. La perception de l'effort a augmenté progressivement au cours de l'exercice, mais de façon similaire dans les deux conditions, et la force maximale de préhension n'a pas été modifiée. Ces résultats suggèrent que la simple stimulation buccale par des glucides, sans apport énergétique réel, pourrait constituer une stratégie pratique pour soutenir la performance lors d'efforts intermittents de haute intensité dans les sports de préhension.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé8 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 8 participants

Europe PMC · 2025-11-16 · Bradshaw L, Cabañas AM, Spellanzon B, Hutchins KM, Collins AJ, Buniam J, van der Stede T, Mallinson J, Tsintzas K, Derave W, Walhin JP, Betts JA, Koumanov F, Gonzalez JT.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé l'effet de s'entraîner à jeun sur les signaux chimiques dans les muscles, en comparant trois situations : boire du glucose, prendre de la niacine (qui bloque l'utilisation des graisses) ou rester à jeun pendant 60 minutes de vélo. Ils voulaient savoir si c'est le manque de glucides ou la présence accrue de graisses qui active certaines protéines musculaires importantes pour l'adaptation à l'exercice. Résultat : boire des glucides réduit l'activation d'une protéine clé (ACC) par rapport au jeûne ou à la niacine, indépendamment du taux de graisses dans le sang. Le jeûne favorise donc certains signaux musculaires via le manque de glucides, pas uniquement via les graisses.

Résumé reformulé :

Cette étude croisée sur huit hommes actifs a comparé trois conditions lors d'une séance de vélo de 60 minutes : ingestion de glucides, ingestion de niacine (limitant la disponibilité des acides gras) ou jeûne avec placebo. L'objectif était de distinguer l'effet propre de la faible disponibilité en glucides de celui de l'augmentation de la disponibilité en lipides sur l'activation de l'AMPK et de ses cibles en aval dans le muscle squelettique. Si la phosphorylation de l'AMPK n'a pas différé entre conditions, celle de l'acétyl-CoA carboxylase (ACC) était significativement réduite avec l'ingestion de glucides comparée au jeûne et à la niacine. L'utilisation du glycogène musculaire était plus importante sous niacine que sous glucides. Ces résultats suggèrent que la disponibilité élevée en glucides inhibe spécifiquement la phosphorylation de l'ACC induite par l'exercice, indépendamment des concentrations circulantes d'acides gras, éclairant les mécanismes potentiels sous-jacents aux bénéfices métaboliques de l'entraînement à jeun.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé8 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 8 participants

Europe PMC · 2025-11-05 · Ravikanti S, Silang KG, Martyn HJ, Johnson KO, Louis JB, Bampouras TM, Owens DJ, Jones AM, Morton JP, Pugh JN.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé chez 8 marathoniens d'élite trois doses de glucides à boire pendant l'effort (60, 90 et 120 grammes par heure, mélange maltodextrine-fructose) lors de courses de 2 heures. Résultat : plus la dose de glucides était élevée, plus les coureurs brûlaient de glucides pendant l'effort, et leur course devenait plus économe en oxygène avec la dose la plus forte. Cependant, cette dose de 120 g/h provoquait aussi davantage de troubles digestifs (nausées, ballonnements, crampes). Les chercheurs concluent qu'un entraînement progressif de l'intestin serait nécessaire avant d'utiliser ces doses élevées en compétition.

Résumé reformulé :

Cet essai croisé a évalué chez 8 marathoniens masculins d'élite l'effet de trois taux d'ingestion de glucides (60, 90 et 120 g·h⁻¹, boissons glucose-fructose marquées au carbone 13) sur le métabolisme pendant une course de 120 minutes à intensité proche du seuil lactique. L'oxydation totale des glucides et l'oxydation des glucides exogènes augmentaient de façon dose-dépendante, la dose de 120 g·h⁻¹ induisant les valeurs les plus élevées. Cette dose améliorait également l'économie de course, avec un coût en oxygène réduit comparé à 60 g·h⁻¹. Toutefois, les symptômes gastro-intestinaux modérés à sévères étaient fréquents dans toutes les conditions, et les pics de nausées, de distension gastrique et de crampes abdominales étaient les plus marqués avec 120 g·h⁻¹. Les auteurs suggèrent qu'un apport élevé en glucides pendant l'effort pourrait offrir un avantage métabolique aux marathoniens, mais recommandent un entraînement digestif préalable avant toute application pratique, les implications sur la performance restant à déterminer.

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Niveau 4 — Étude transversale805 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2025-07-23 · Zhao X, Chen Y, Li X, Wen W, Zhang J, Qiu J.

Résumé simplifié :

Cette étude chinoise a interrogé 805 coureurs amateurs de longue distance sur les troubles digestifs ressentis pendant leurs courses. Plus d'un quart d'entre eux ont rapporté des symptômes comme des ballonnements, une envie pressante d'aller aux toilettes ou des douleurs d'estomac, surtout au milieu de la course. Ces troubles étaient plus fréquents chez les hommes et les coureurs plus jeunes. Manger juste avant la course, consommer des aliments gras, riches en fibres ou en protéines, ou utiliser des gels énergétiques et boissons sportives augmentait le risque de ces symptômes. Les auteurs recommandent d'adapter son alimentation avant et pendant l'effort pour limiter ces désagréments.

Résumé reformulé :

Cette enquête par questionnaire menée en 2024 auprès de 805 coureurs de fond amateurs chinois a évalué la prévalence et les facteurs associés aux symptômes gastro-intestinaux survenant pendant les courses, à l'aide de l'échelle GSRS. Au total, 26,1% des participants ont signalé des symptômes, principalement des ballonnements, une urgence défécatoire et des douleurs d'estomac, avec un pic d'intensité en milieu de course. Les hommes et les coureurs de moins de 34 ans étaient plus touchés. Les stratégies alimentaires avant et pendant la course apparaissaient fortement liées à ces troubles : repas riches en graisses, protéines, fibres ou glucides fermentescibles, alimentation prise moins de 30 minutes avant le départ, et usage de gels énergétiques ou de boissons sportives étaient associés à un risque accru. Un antécédent de troubles digestifs et un volume d'entraînement mensuel élevé constituaient également des facteurs de risque. Ces résultats observationnels suggèrent l'intérêt d'une planification nutritionnelle individualisée, sans établir de lien de causalité strict.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé12 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 12 participants

Europe PMC · 2025-06-04 · Ketelhut S, Moehle M, Hottenrott L.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé chez douze athlètes entraînés quatre boissons différentes bues avant un effort de vélo intense jusqu'à épuisement : de l'eau, une boisson sucrée simple, la même boisson avec extrait de betterave, et enfin la même boisson avec betterave plus deux acides aminés (arginine et citrulline). Le but était de voir si ces ingrédients, souvent présents dans les boissons énergétiques, amélioraient réellement la performance sportive. Résultat : aucune des boissons n'a fait mieux que l'eau plate sur le temps avant épuisement, la puissance développée, la fréquence cardiaque ou le taux de lactate. Seule la glycémie au repos différait un peu selon les boissons, sans effet sur la performance finale.

Résumé reformulé :

Cette étude croisée en double aveugle a comparé, chez douze athlètes d'endurance entraînés, quatre solutions ingérées avant un exercice standardisé de 40 minutes à 80% de la VO2 pic suivi d'un test incrémental jusqu'à épuisement volontaire : de l'eau (placebo), une solution de dextrose et sodium, la même solution enrichie en extrait de betterave, et enfin cette dernière additionnée d'arginine et de L-citrulline. L'objectif était d'évaluer l'effet combiné de ces composants typiques des boissons sportives sur la performance, la perception de l'effort et le métabolisme des glucides et lipides. Aucune différence significative n'a été observée entre les quatre conditions concernant le temps jusqu'à épuisement, la puissance développée, la VO2 pic, la concentration maximale de lactate ou la fréquence cardiaque maximale. Les paramètres ventilatoires et les concentrations de lactate et glucose pendant l'effort étaient également comparables. Seule la glycémie au repos et pendant l'échauffement différait significativement selon les boissons, sans que cela se traduise par un avantage de performance. Les auteurs concluent que, dans ce protocole d'exercice jusqu'à épuisement, l'ajout de dextrose, de betterave ou d'acides aminés à une boisson sportive n'apporte pas de bénéfice mesurable par rapport à l'eau seule.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé10 participantséquivalent HAS : 2
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 10 participants

Europe PMC · 2025-04-23 · Tan Q, Zhao Z, Yu A, Xiang M, Han Q, Zhu J, Sui X, Wang Q.

Résumé simplifié :

Dix coureurs de demi-fond et fond ont testé trois boissons pendant un effort à vélo : une avec des glucides à faible poids moléculaire, une avec des glucides à poids moléculaire élevé (Vitargo), et une sans glucides (placebo). Les chercheurs ont mesuré la perte de poids, la composition du sang et des urines, ainsi que la fatigue ressentie. Résultat : la boisson avec des glucides légers a permis de mieux conserver l'hydratation que celle avec des glucides lourds. Par contre, aucune différence n'a été observée sur la performance sportive, le temps avant épuisement, ni sur l'acidité du sang entre les trois boissons.

Résumé reformulé :

Dans cet essai croisé, randomisé et en double aveugle, dix athlètes d'endurance ont réalisé deux tests d'effort (à 70% puis 75% de leur VO2peak) en consommant régulièrement l'une de trois boissons : glucides à faible poids moléculaire (oligosaccharides), glucides à haut poids moléculaire (Vitargo), ou placebo. Les chercheurs ont suivi la perte de poids corporel, les électrolytes sanguins et urinaires, l'osmolarité, le lactate, le pH sanguin et la perception de l'effort. La boisson à base de glucides légers a significativement mieux limité la perte de poids liée à la déshydratation comparée à celle aux glucides lourds. En revanche, aucune différence significative n'a été constatée entre les trois conditions concernant les électrolytes, l'osmolarité, le pH sanguin ou le temps jusqu'à l'épuisement, suggérant que le poids moléculaire des glucides influence l'hydratation sans pour autant modifier la performance physique dans ce contexte.

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Niveau 4 — Étude transversale121 participantséquivalent HAS : 4

Europe PMC · 2024-12-01 · Schuerger C, Raik B, Salmon F, Foote K, Madlambayan A, Vega M, Handler G, Schubert MM.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi des cyclistes participant à une course de vélo gravel (terrain mixte) sur trois distances différentes. Les chercheurs ont mesuré leur niveau d'hydratation avant et après la course, ainsi que ce qu'ils buvaient et mangeaient pendant l'effort. Résultat : la plupart des participants étaient déjà un peu déshydratés avant le départ, et cela s'est aggravé après la course, surtout sur les distances les plus longues. Les cyclistes qui parcouraient de plus longues distances perdaient plus de poids (à cause de la sueur) et consommaient différemment en énergie, eau, glucides et sel selon la distance choisie.

Résumé reformulé :

Cette étude de terrain a examiné l'hydratation de 121 cyclistes lors d'une course de gravel (terrain mixte) proposant trois distances. Les chercheurs ont mesuré l'osmolarité salivaire et la masse corporelle avant et après course, ainsi que les apports en fluides, énergie, glucides et sodium pendant l'effort. Seulement 22,6% des participants étaient correctement hydratés avant le départ, une proportion qui a chuté à 15% après la course, avec une augmentation des cas de déshydratation modérée à sévère. Les deux distances les plus longues ont montré une perte de masse corporelle et une hausse de l'osmolarité salivaire significatives. La distance de course influençait aussi significativement les apports en énergie, fluides, glucides et sodium, bien que les taux de transpiration soient restés similaires entre les groupes. Ces résultats soulignent un déficit d'hydratation fréquent chez les cyclistes gravel et appellent à de futures recherches pour optimiser les stratégies nutritionnelles en course.

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Afficher aussi les 7 revues narratives et mécanistiques (niveau 5)

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.

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