Santé bucco-dentaire
Autres organes
Les sujets les plus étudiés
Aliments, régimes et compléments qui comptent le plus d'études sur ce problème de santé. La barre montre la part de chaque niveau de preuve, du plus solide (vert foncé) au plus faible (gris).
- Xylitol et polyols · Aliment · 14 études
- Yaourt ou lait fermenté · Aliment · 9 études
- Fluor · Nutriment ou complément · 6 études
- Curcuma · Aliment · 5 études
- Kéfir de lait · Aliment · 4 études
- Acide alpha-lipoïque · Nutriment ou complément · 3 études
- Cola sucré · Aliment · 3 études
- Probiotiques · Nutriment ou complément · 3 études
- Alimentation saine · Régime ou habitude · 2 études
- Hydratation et consommation d'eau · Régime ou habitude · 2 études
- Lycopène · Nutriment ou complément · 2 études
- Régime méditerranéen · Régime ou habitude · 2 études
- Acésulfame K · Aliment · 1 étude
- Ail · Aliment · 1 étude
- Alimentation des adolescents · Régime ou habitude · 1 étude
Études scientifiques (169)
Carte des preuves
- Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 9 (5 %)
- Niveau 2 · essais randomisés : 56 (33 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 34 (20 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 39 (23 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 31 (18 %)
Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence. Seules les études menées chez l'homme sont retenues : les résultats obtenus sur des cellules ou des animaux ne se confirment le plus souvent pas chez l'homme. Notre méthode →
Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux
Trier : plus récentes d'abord · plus anciennes d'abordExporter ces études : tableau de preuves (Excel) · importer dans Zotero, EndNote ou Mendeley
Europe PMC · 2026-10-28 · Do LG, Spencer AJ, Roberts-Thomson K, Lalloo R, Broadbent J, Foley M, Whelton H, Le T, Herzig M, Sexton CT, Gielis E, Appleyard B, Schuch HS, Ha DH.
Résumé simplifié :
Cette étude australienne a comparé la santé dentaire d'enfants de 5 à 14 ans vivant dans des zones où l'eau du robinet a été fluorée récemment (depuis 2010), par rapport à des zones sans eau fluorée. Plus de 13 000 enfants ont été examinés en deux périodes (2010-2012 et 2022-2024). Résultats : dans les zones nouvellement fluorées, les enfants avaient moins de caries sur leurs dents de lait (environ 1 dent abîmée en moins et 11% de caries en moins) par rapport aux zones sans fluor. L'effet était plus faible sur les dents définitives. Cette étude confirme que boire de l'eau fluorée aide à prévenir les caries chez les enfants.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle en population, menée dans le Queensland (Australie), a évalué l'effet de la fluoration de l'eau potable sur la santé dentaire des enfants de 5 à 14 ans, en utilisant une méthode de différence-en-différences pour renforcer la validité causale. Les chercheurs ont comparé des zones nouvellement fluorées depuis 2010 à des zones jamais fluorées, sur deux périodes (2010-2012, n=5407 et 2022-2024, n=7718), en ajustant pour les facteurs socio-économiques. Dans les zones nouvellement fluorées, la carie dentaire sur les dents de lait a diminué de façon significative : réduction de 1,40 fois de l'expérience carieuse et de 1,28 fois de la prévalence par rapport aux zones témoins, soit environ 1,1 surface dentaire affectée en moins et 10,8% de prévalence en moins. Sur les dents définitives, les réductions étaient plus modestes et moins significatives statistiquement. Les auteurs concluent que la fluoration de l'eau reste efficace pour prévenir les caries chez l'enfant, même dans un contexte où d'autres mesures préventives sont disponibles.
Motif : forte hétérogénéité des méthodes d'exposition, critères diagnostiques et designs entre les 9 études incluses
Europe PMC · 2026-10-22 · Shanmugam I, Sayee Srinivasan S, Mahalingam A, Jayakumar P, Vignesh KC.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de neuf recherches sur le lien entre la pollution environnementale et des problèmes d'émail dentaire chez les enfants, comme des taches ou des fragilités sur les dents (hypominéralisation molaire-incisive). Les chercheurs se sont intéressés à plusieurs polluants, dont les PCB et les dioxines, des substances chimiques persistantes présentes dans l'environnement et pouvant se retrouver dans le lait maternel. Les résultats montrent que les enfants exposés avant ou juste après la naissance à des taux plus élevés de dioxines ou de PCB présentaient plus souvent des défauts d'émail, et que ces défauts semblaient plus sévères quand l'exposition était plus importante. Les auteurs précisent toutefois que les études existantes restent de qualité inégale, donc ces résultats doivent être confirmés par des recherches plus solides.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique, menée selon les critères PRISMA et enregistrée sur PROSPERO, analyse neuf études observationnelles (cohortes, cas-témoins, transversales) explorant le lien entre exposition à des polluants environnementaux et apparition de défauts d'émail dentaire chez l'enfant, notamment l'hypominéralisation molaire-incisive (MIH) et d'autres anomalies de développement de l'émail (DDE). Les polluants étudiés incluent les PCB, les dioxines et furanes (PCDD/Fs), les PFAS, les particules fines (PM2,5 et PM10), ainsi que certains phénols et phtalates. Les auteurs rapportent que l'exposition prénatale ou post-natale précoce aux PCB et aux dioxines est associée de façon assez cohérente à une fréquence et une sévérité accrues des défauts d'émail, avec parfois une relation dose-effet observée via les concentrations de dioxines dans le lait maternel. Les données concernant les PFAS sont plus variables selon le type de composé et le sexe de l'enfant, tandis que celles portant sur la pollution de l'air, les phénols et les phtalates restent limitées et peu concluantes. Les auteurs soulignent que l'hétérogénéité des méthodes d'évaluation de l'exposition, des critères diagnostiques et de la prise en compte des facteurs de confusion limite la certitude de ces associations, qui restent donc corrélationnelles et nécessitent des études longitudinales mieux standardisées pour être confirmées.
Europe PMC · 2026-10-19 · Yue Y, Hovey KM, Wactawski-Wende J, LaMonte MJ, Andrews CA, Diaz PI, Millen AE.
Résumé simplifié :
Cette étude a observé des femmes ménopausées pour voir si bien manger était lié à moins de caries dentaires. Les chercheurs ont utilisé plusieurs scores mesurant la qualité de l'alimentation (comme l'indice d'alimentation saine ou le régime méditerranéen). Résultat : les femmes qui mangeaient le plus sainement avaient moins de dents manquantes et un score global de caries plus bas au moment de l'examen initial. Cependant, une bonne alimentation n'a pas permis de prédire si les caries allaient s'aggraver au cours des cinq années suivantes.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale et prospective, menée dans le cadre de la cohorte OsteoPerio, a examiné le lien entre différents indices de qualité alimentaire (HEI-2020, AHEI-2010, DASH et régime méditerranéen alternatif) et l'expérience de caries dentaires (dents cariées, manquantes ou obturées) chez des femmes ménopausées. Les données alimentaires provenaient de questionnaires de fréquence remplis avant l'inclusion, et les examens dentaires ont été réalisés au départ puis cinq ans plus tard. Les analyses transversales (n=1214) montrent qu'un meilleur score alimentaire est associé à un nombre réduit de dents manquantes et à un score global de caries plus faible. En revanche, aucune association significative n'a été observée entre la qualité de l'alimentation et l'évolution des caries sur cinq ans (n=934). Ces résultats suggèrent une association avec la prévalence des caries, sans lien démontré avec leur progression dans le temps.
Motif : essai de 19 participants
Europe PMC · 2026-10-01 · Guazzo R, Bressan E, Lehrkinder A, Campus G, Stellini E, Tomasi C, Lingström P.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé l'acidité de plusieurs boissons, dont un soda sucré non alcoolisé, du vin, de la bière et du jus d'orange. En laboratoire, le soda avait le pH de départ le plus bas, donc le plus acide. Chez 19 adultes, chaque boisson gardée en bouche quelques secondes faisait baisser le pH à la surface des dents, avec un retour progressif à la normale grâce à la salive en 10 à 15 minutes. Les boissons les plus acides, comme le vin effervescent traditionnel et le jus d'orange, provoquaient une baisse plus durable. L'étude ne mesure pas directement l'usure des dents, seulement le risque potentiel lié à l'acidité.
Résumé reformulé :
Cette étude a comparé le pouvoir acidogène de plusieurs boissons alcoolisées et non alcoolisées, dont un soda sucré non alcoolisé pris comme référence de boisson gazeuse courante, à l'aide de mesures in vitro (pH initial, acidité titrable) et in vivo chez 19 adultes en bonne santé. Après avoir gardé 10 mL de chaque boisson en bouche pendant une minute, le pH à la surface des dents était suivi pendant 30 minutes à l'aide d'une microélectrode. Le soda sucré présentait le pH initial le plus bas de toutes les boissons testées, tandis que la bière avait le pH le plus élevé. In vivo, toutes les boissons sauf l'eau entraînaient une baisse immédiate du pH buccal, suivie d'un retour progressif vers la normale en 10 à 15 minutes grâce au pouvoir tampon de la salive. Les boissons à forte acidité titrable, notamment le vin effervescent élaboré selon la méthode traditionnelle et le jus d'orange, généraient un défi acide plus prolongé. Les auteurs précisent que ces résultats reflètent un potentiel acidogène à court terme et non une mesure directe de l'érosion dentaire.
Europe PMC · 2026-10-01 · Taguchi U, Ono S, Sugimoto M, Aida J, Hikichi H, Sasaki S, Kawachi I, Hoshi K.
Résumé simplifié :
Cette étude japonaise a suivi pendant 6 ans 1400 personnes âgées de plus de 65 ans pour comprendre pourquoi perdre ses dents est lié à une moins bonne santé plus tard. Les chercheurs ont examiné si manger moins de protéines expliquait ce lien. Résultat : l'apport en protéines alimentaires n'explique pas le lien entre perte de dents et déclin des capacités physiques ou mentales. En revanche, il explique en partie pourquoi les personnes ayant moins de dents (10 à 19 dents) perdent davantage de poids que celles ayant toutes leurs dents. Prendre soin de ses dents et bien manger pourrait aider à éviter la perte de poids chez les seniors.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte longitudinale sur 6 ans, menée auprès de 1400 Japonais âgés de 65 ans et plus vivant en communauté, a examiné si l'apport alimentaire en protéines (mesuré par questionnaire alimentaire) médiatisait la relation entre le nombre de dents restantes (≥20, 10-19, 0-9) et deux issues : le déclin fonctionnel/décès, et la perte de poids. Les résultats montrent que l'apport protéique ne joue pas de rôle médiateur significatif dans l'association entre dentition et déclin fonctionnel. En revanche, un effet indirect significatif a été observé pour la perte de poids : les personnes ayant 10 à 19 dents, comparées à celles en ayant 20 ou plus, présentaient une perte de poids partiellement expliquée par un apport protéique réduit (effet indirect estimé à -0,09%). Ces résultats observationnels suggèrent que des interventions combinant soins bucco-dentaires et optimisation de l'apport protéique pourraient contribuer à prévenir la perte de poids chez les personnes âgées, sans toutefois établir de lien causal direct.
Europe PMC · 2026-09-29 · Zhao YY, Lai Y, Duan HR, Ji ZY, Li TK, Sun W.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a examiné les données de plus de 2700 personnes pour voir si manger des oranges et des carottes, deux aliments contenant de la curcumine, est lié au risque de cancer de la bouche. Les résultats montrent que les personnes qui ne mangent jamais ces aliments ont plus souvent un cancer buccal, tandis que celles qui en consomment régulièrement semblent moins concernées. Plus la consommation d'oranges et de carottes est fréquente, plus le risque de cancer buccal apparaît faible. Les chercheurs suggèrent qu'en manger au moins trois fois par semaine pourrait être bénéfique, mais ils précisent que d'autres études sont nécessaires pour confirmer ce lien.
Résumé reformulé :
Basée sur les données de l'enquête américaine NHANES (cycle 2003-2004) portant sur 2762 participants, cette étude observationnelle a analysé l'association entre la consommation alimentaire d'oranges et de carottes, aliments riches en curcumine, et le risque de cancer buccal. Les analyses statistiques (régression logistique, test de tendance, interactions) montrent une corrélation négative entre la fréquence de consommation de ces aliments et la prévalence du cancer buccal, indépendamment du niveau socio-économique, du tabagisme et de la consommation d'alcool. Une consommation fréquente des deux aliments est associée au risque le plus faible, tandis qu'une faible consommation des deux est associée au risque le plus élevé. Un modèle prédictif intégrant ces variables alimentaires affiche de bonnes performances (AUC de 0,89). Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'une étude transversale ne permettant pas d'établir de lien de causalité, et appellent à des études prospectives avec évaluation quantitative de l'alimentation pour confirmer ces résultats.
Europe PMC · 2026-09-26 · Alández PE, Coll Campayo I, Vallejos-Rojas D, Bonet ML, López-Safont N.
Résumé simplifié :
Cette étude espagnole a examiné les liens entre l'alimentation et la santé des gencives chez 156 adolescents de 15 ans à Majorque. Les chercheurs ont évalué l'état des gencives (sain ou avec maladie parodontale) et ont demandé aux jeunes de décrire ce qu'ils avaient mangé la veille. Résultat : les adolescents ayant des gencives saines consommaient davantage de fibres, de magnésium, de sélénium, de vitamine A et de vitamine C que ceux ayant une maladie parodontale. Ces nutriments ont des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes, ce qui pourrait expliquer ce lien. Une alimentation riche et variée semble donc associée à de meilleures gencives à l'adolescence.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 156 adolescents de 15 ans à Majorque a exploré l'association entre apport nutritionnel et santé parodontale. L'état des gencives a été évalué selon l'indice parodontal communautaire (CPI) de l'OMS, tandis que l'alimentation a été renseignée via un rappel alimentaire de 24 heures. Sur l'échantillon, 110 adolescents présentaient une atteinte parodontale contre 46 classés comme sains. Les analyses ont révélé que les adolescents en bonne santé parodontale avaient des apports significativement plus élevés en fibres, magnésium, sélénium, vitamine A et vitamine C. Aucune différence significative n'a été observée selon le sexe. Les auteurs suggèrent qu'une alimentation riche en micronutriments aux propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires pourrait favoriser une meilleure santé parodontale chez les adolescents, bien que le caractère transversal de l'étude ne permette pas d'établir un lien de causalité.
Europe PMC · 2026-09-26 · Tuç HE, Kurt A, Ozbek YD.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné 300 enfants âgés de 6 à 14 ans pour voir si leur alimentation, plus ou moins inflammatoire, était liée à leur santé dentaire et gingivale. Les chercheurs ont calculé un score d'inflammation alimentaire à partir de leurs habitudes alimentaires, puis ont examiné leurs dents et leurs gencives. Résultat : les enfants ayant une alimentation plus inflammatoire (riche en aliments pro-inflammatoires) présentaient davantage de plaque dentaire, d'inflammation des gencives et de saignements, mais paradoxalement moins de caries. Cela suggère qu'une alimentation anti-inflammatoire pourrait favoriser une meilleure santé des gencives chez les enfants, même si ce lien reste à confirmer par d'autres études.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a inclus 300 enfants sains âgés de 6 à 14 ans afin d'évaluer l'association entre le potentiel inflammatoire de leur alimentation et leur santé bucco-dentaire. Le potentiel inflammatoire a été mesuré via l'indice C-DII, calculé à partir de relevés alimentaires sur trois jours, tandis que la santé bucco-dentaire a été évaluée par des indices cliniques standards (DMFT/dmft, indice de plaque, indice gingival, saignement au sondage). Les résultats montrent une corrélation négative entre le score C-DII et le nombre de dents cariées/absentes/obturées, mais une corrélation positive avec l'indice de plaque. Par tranches d'âge, des différences significatives apparaissent pour plusieurs paramètres gingivaux selon le quartile de score C-DII. Ces résultats observationnels suggèrent qu'un régime à potentiel pro-inflammatoire pourrait être associé à des altérations précoces de la santé parodontale chez l'enfant, sans toutefois établir de lien de causalité directe.
Europe PMC · 2026-09-25 · Veerabhadrappa SK, Ramachandra SS, Yadav S, Adtani P, Porntaveetus T.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les connaissances sur un problème dentaire lié à une habitude répandue : casser des graines de tournesol non décortiquées avec les dents. Les chercheurs ont analysé huit publications existantes et constatent que cette habitude peut provoquer une usure particulière des dents de devant, avec une petite encoche caractéristique sur le bord des dents. D'autres problèmes plus rares ont aussi été observés, comme des fractures dentaires, une sensibilité accrue, un recul des gencives ou des douleurs à la mâchoire. Cependant, les preuves restent encore limitées et ne permettent pas d'affirmer avec certitude que cette habitude est la cause directe de ces problèmes.
Résumé reformulé :
Cette revue exploratoire fait le point sur les données disponibles concernant les conséquences dentaires de la consommation de graines de tournesol non décortiquées, une pratique alimentaire culturellement répandue dans de nombreuses régions. En analysant huit études (études transversales, cas cliniques, séries de cas et une revue narrative), les auteurs identifient l'usure dentaire comme principal constat rapporté, se manifestant typiquement par une encoche incisale caractéristique sur les dents antérieures, due au geste répété de décorticage avec les dents. D'autres observations plus ponctuelles incluent des fractures incisales, une hypersensibilité dentinaire, une récession gingivale, un élargissement de l'espace du ligament parodontal, ainsi que des troubles de l'articulation temporo-mandibulaire dans un seul cas. Les auteurs soulignent toutefois que les preuves actuelles restent insuffisantes pour établir un lien de causalité formel, et appellent à des études épidémiologiques et longitudinales supplémentaires pour mieux évaluer la prévalence, l'évolution et l'importance clinique de ces atteintes bucco-dentaires.
Motif : essai pilote arrêté précocement, non dimensionné pour les critères cliniques, analyses exploratoires non ajustées pour comparaisons multiples
Europe PMC · 2026-09-18 · Powell AM, Jones-Beatty K, Ensign LM, Delong KM, Burd I.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé chez des femmes enceintes si prendre un complément de fluor (3 mg par jour) pendant la grossesse modifiait les bactéries présentes dans la bouche et le vagin, ainsi que le déroulement de la grossesse et la santé du bébé à la naissance. L'essai devait initialement vérifier si le fluor réduisait les naissances prématurées, mais il a été arrêté tôt faute de participantes (seulement 30 femmes ont terminé l'étude). Les chercheurs n'ont pas trouvé de différence claire dans les bactéries vaginales entre les femmes ayant pris du fluor et les autres. Quelques différences mineures ont été observées pour certaines bactéries buccales, mais ces résultats restent incertains vu le petit nombre de participantes. Aucun effet net sur la grossesse ou le bébé n'a été démontré.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé en double aveugle visait initialement à évaluer si une supplémentation orale en fluor (3 mg/jour, sous forme de capsule) pendant la grossesse réduisait le risque d'accouchement prématuré, en comparaison avec une vitamine prénatale standard. En raison de difficultés de recrutement, l'étude a été interrompue précocement (30 participantes sur les 47 éligibles ont été suivies jusqu'à l'accouchement), la privant de puissance statistique pour son objectif principal. Les analyses secondaires ont porté sur la composition du microbiome oral et vaginal, ainsi que sur des résultats de grossesse et néonataux de manière descriptive. Aucune différence significative de diversité du microbiome vaginal n'a été observée entre les groupes. Quelques taxons buccaux (Actinomyces, Rothia mucilaginosa notamment) présentaient des abondances différentes selon le groupe, mais ces résultats exploratoires n'ont pas été corrigés pour les comparaisons multiples. Les issues cliniques de grossesse et néonatales ne montraient pas de tendance cohérente entre les groupes. Les auteurs soulignent que cette petite étude pilote ne permet pas de conclure à un bénéfice ou un risque de la supplémentation en fluor pendant la grossesse, ces résultats devant être considérés comme générateurs d'hypothèses pour de futures recherches.
Motif : hétérogénéité clinique et méthodologique substantielle entre les essais, synthèse narrative
Europe PMC · 2026-09-16 · Bondre S, Shetty V, Kumari M, Shetty U.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique a analysé 21 études pour savoir si donner des probiotiques (comme certaines bactéries Lactobacillus) aux jeunes enfants de moins de 6 ans pouvait aider à prévenir les caries dentaires. La plupart des essais cliniques montrent que ces compléments réduisent le nombre de bactéries responsables des caries dans la salive et peuvent limiter l'apparition ou l'aggravation des caries. Cependant, les résultats varient selon les souches de bactéries utilisées et les méthodes des études, ce qui empêche de tirer des conclusions définitives. Les probiotiques semblent prometteurs comme complément aux soins dentaires classiques, mais plus de recherches solides sont nécessaires.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique, suivant les critères PRISMA 2020, a examiné 21 études (13 essais randomisés, 3 études d'intervention non randomisées, 5 études in vitro) portant sur la supplémentation en probiotiques oraux chez des enfants de 0 à 6 ans, principalement des souches de Lactobacillus paracasei SD1, Lactobacillus rhamnosus et Limosilactobacillus reuteri. La majorité des essais cliniques randomisés rapportent une réduction de l'incidence ou de la progression des caries ainsi qu'une baisse du taux salivaire de Streptococcus mutans, bactérie impliquée dans la carie dentaire. Les études mécanistiques confirment une activité antimicrobienne et anti-biofilm de ces lactobacilles contre les bactéries cariogènes. L'évaluation GRADE indique une certitude modérée pour les essais randomisés, mais faible à très faible pour les autres types d'études. Les auteurs soulignent une forte hétérogénéité entre les souches et les méthodes de mesure, limitant les recommandations cliniques fermes malgré des résultats globalement encourageants.
Europe PMC · 2026-09-15 · Wilcox CR, Cleary DW, Augustine M, Anderson R, Francis N, Lown M, Moore M, Little P, Clarke SC, Willcox M.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé un probiotique sous forme de pastilles à sucer, contenant une bactérie appelée Streptococcus salivarius K12, chez 53 adultes sujets aux maux de gorge. Deux groupes ont pris les pastilles soit une fois par semaine, soit tous les jours pendant 14 jours. Les chercheurs ont vérifié si la bactérie restait présente dans la bouche grâce à des prélèvements. Résultat : la prise quotidienne permettait une meilleure installation de la bactérie que la prise hebdomadaire, mais dans les deux cas, elle disparaissait rapidement après l'arrêt du traitement. Les deux façons de prendre le produit étaient faciles à suivre pour les participants.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé non en aveugle, mené en Angleterre chez 53 adultes ayant des antécédents de maux de gorge répétés, a comparé deux schémas de prise orale du probiotique Streptococcus salivarius K12 (sous forme de pastilles, marque Bactoblis) : une dose hebdomadaire versus une dose quotidienne pendant 14 jours. L'objectif était d'évaluer la prévalence et la durée de la colonisation bactérienne buccale (mesurée par PCR sur des prélèvements auto-réalisés) ainsi que l'acceptabilité du traitement. La colonisation était plus fréquente avec la prise quotidienne qu'avec la prise hebdomadaire (par exemple 85,7% contre 13,6% à J7), mais elle disparaissait presque totalement 1 à 3 semaines après l'arrêt du traitement dans les deux groupes. Les deux schémas étaient jugés faciles à suivre par la majorité des participants (85% et 96%). Cette étude de faisabilité ne mesure pas l'efficacité clinique contre les maux de gorge, mais suggère que la prise quotidienne serait préférable pour un futur essai visant à évaluer cette efficacité.
Europe PMC · 2026-09-15 · Merabi SA, Factor-Litvak P, Tranby EP, Mushamiri I.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a suivi près de 36 000 enfants de 1 à 16 ans, assurés par des assurances privées, entre 2016 et 2019. Les chercheurs ont comparé les enfants vivant dans des villes où l'eau du robinet est fluorée à ceux vivant dans des villes sans eau fluorée. Résultat : les enfants buvant de l'eau fluorée avaient besoin de moins de soins dentaires (plombages ou composites) pour traiter des caries, surtout chez les adolescents de 13 ans et plus. L'effet protecteur était encore plus marqué chez les enfants ayant eu beaucoup de caries. Cela confirme l'intérêt de la fluoration de l'eau pour la santé dentaire des enfants, même chez ceux ayant une bonne couverture d'assurance.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte rétrospective a analysé les données d'assurance dentaire de 35 610 enfants privés d'assurance au Massachusetts (2016-2019), en les reliant au statut de fluoration de l'eau de leur municipalité. Les auteurs ont examiné si la fluoration communautaire de l'eau (CWF) réduisait le recours aux restaurations dentaires (amalgames ou composites). Après ajustement pour l'âge, le sexe, le revenu, l'usage de fluor topique et de scellants, le groupe exposé à l'eau fluorée présentait un ratio restaurations/examens plus faible (différence ajustée : -0,034 ; IC95 % : -0,057 à -0,011). Cette association était plus marquée chez les adolescents de 13 ans et plus à l'entrée dans l'étude. Des analyses de seuils ont montré une réduction relative du risque atteignant 19 % pour plus de 8 restaurations, et jusqu'à 26,9 % chez les adolescents pour plus de 7 restaurations. Ces résultats observationnels suggèrent un lien entre fluoration de l'eau et moindre besoin de soins dentaires restaurateurs, sans toutefois établir formellement une causalité en raison du design de l'étude.
Europe PMC · 2026-09-14 · Varas-Reyes MC, Carrillo-Ávila BA, Martínez-Aguilar V, Álvarez-Pérez MA, Díaz-Zúñiga J, Melgar-Rodríguez S.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique a examiné plusieurs substances naturelles, dont la curcumine (issue du curcuma), pour voir si elles pouvaient aider à lutter contre la parodontite, une maladie des gencives qui abîme l'os qui soutient les dents. En analysant 53 études menées chez l'animal et chez l'humain, les chercheurs ont constaté que la curcumine, tout comme les oméga-3, réduisait l'inflammation et limitait la perte osseuse liée à cette maladie, aussi bien dans des expériences sur animaux que dans des essais menés chez des personnes. D'autres substances comme le calendula ou la pipérine ont montré des effets intéressants, mais uniquement chez l'animal pour l'instant.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique, menée selon les critères PRISMA, s'intéresse à l'approche de la médecine biorégulatrice appliquée à la parodontite, en évaluant plusieurs molécules naturelles comme le calendula, la caféine, la pipérine, la curcumine et les oméga-3. Après analyse de 53 études issues de cinq bases de données et sélectionnées parmi 1 252 articles, les auteurs rapportent que la curcumine et les oméga-3 réduisent la résorption osseuse et l'inflammation liées à la parodontite, avec des résultats cohérents à la fois dans les modèles animaux et dans des essais cliniques chez l'humain. En revanche, le calendula et la pipérine n'ont montré ces effets que chez l'animal, et les données concernant la caféine restent contradictoires. Les auteurs concluent que ces molécules biorégulatrices pourraient contribuer à prévenir ou limiter la perte osseuse causée par la parodontite, tout en soulignant la nécessité de poursuivre les recherches, notamment chez l'humain, pour confirmer ces effets et préciser les modalités d'utilisation.
Motif : hétérogénéité très élevée (I²=60-92%) et certitude GRADE très faible à faible pour tous les critères
Europe PMC · 2026-09-14 · Kulsum O, Sampaio P, Hashmi AS, Gupta ND, Khan S.
Résumé simplifié :
Cette méta-analyse a rassemblé 15 essais cliniques pour savoir si prendre des compléments d'oméga-3 en plus du traitement classique contre les maladies des gencives (détartrage et surfaçage des racines) apporte un bénéfice supplémentaire. Les résultats montrent que les oméga-3 améliorent légèrement plusieurs indicateurs de santé des gencives : profondeur des poches, niveau d'attache des dents, inflammation et saignement des gencives, ainsi que la quantité de plaque dentaire. Cependant, la qualité des preuves est jugée faible à très faible, et les études varient beaucoup entre elles. Les oméga-3 semblent donc utiles en complément, mais ne remplacent pas le traitement dentaire habituel.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse d'essais randomisés a évalué l'intérêt d'une supplémentation orale en oméga-3 (EPA/DHA) comme adjuvant au détartrage-surfaçage radiculaire (SRP) chez des patients atteints de parodontite, comparé au SRP seul ou associé à un placebo. En combinant 15 essais (617 participants), les auteurs rapportent une réduction significative de la profondeur de poche au sondage (-0,43 mm) et une amélioration du niveau d'attache clinique (-0,47 mm), ainsi que des bénéfices sur l'indice gingival, le saignement au sondage et l'indice de plaque. Les analyses de sensibilité confirment la direction des résultats. Toutefois, l'hétérogénéité entre études est élevée et la certitude des preuves, évaluée selon GRADE, va de très faible à faible. Les auteurs concluent que les oméga-3 pourraient constituer un soutien utile au traitement parodontal conventionnel, mais recommandent la prudence dans l'interprétation en attendant des essais standardisés de meilleure qualité.
Europe PMC · 2026-09-12 · Gontijo ALA, de Macedo MTS, Farias SJS, de Aragao Junior EX, Leitão KBM, Kogawa EM, de Medeiros RA.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 182 étudiants brésiliens sur leur consommation de café et de caféine, leur niveau d'anxiété, d'éventuelles douleurs à la mâchoire (troubles temporo-mandibulaires) et des habitudes comme serrer les dents. Résultat : boire du café noir tous les jours était lié à un niveau d'anxiété plus élevé. Les douleurs à la mâchoire étaient plus fréquentes chez les personnes très anxieuses, chez les femmes, et chez celles qui serraient souvent les dents. En revanche, la consommation globale de caféine (toutes boissons confondues) n'était pas directement liée à ces douleurs ni aux habitudes buccales. Comme il s'agit d'une étude d'observation, on ne peut pas affirmer que le café cause l'anxiété ou les douleurs, seulement qu'il existe un lien entre ces éléments.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 182 étudiants en sciences de la santé de l'Université de Brasília a exploré les liens entre consommation de caféine, symptômes d'anxiété, troubles temporo-mandibulaires douloureux (TMD) et comportements oraux parafonctionnels (comme serrer ou grincer des dents). Les chercheurs ont utilisé un questionnaire auto-administré portant sur les habitudes de consommation, les attentes vis-à-vis des effets de la caféine, l'anxiété, les douleurs articulaires et les comportements buccaux. Les symptômes douloureux de TMD étaient significativement plus fréquents chez les participants souffrant d'anxiété sévère, chez les femmes, et chez ceux présentant des comportements oraux fréquents. Ces comportements étaient eux-mêmes fortement associés à l'anxiété et au sexe féminin. Si la consommation globale de caféine n'était pas associée aux comportements oraux ou aux TMD, la consommation quotidienne spécifique de café noir était, elle, significativement associée à une anxiété sévère. Les auteurs soulignent que différents types de boissons caféinées étaient associés à des attentes distinctes (énergie, dépendance, amélioration de l'humeur), mais rappellent que le caractère observationnel de l'étude empêche toute conclusion sur une relation de cause à effet entre café, anxiété et douleurs mandibulaires.
Europe PMC · 2026-09-08 · Shongwe S, Seidenfeld D, Ginindza T.
Résumé simplifié :
Cette étude a été menée auprès de 420 femmes enceintes suivies dans des centres de santé en Afrique du Sud. Les chercheurs ont mesuré si les femmes manquaient de nourriture (insécurité alimentaire) et l'état de leur santé bucco-dentaire. Résultat : près de 44% des femmes vivaient une forme d'insécurité alimentaire, et 20% une forme modérée à sévère. Les femmes touchées par une insécurité alimentaire modérée à sévère avaient un risque beaucoup plus élevé d'avoir une mauvaise santé bucco-dentaire. Les chercheurs suggèrent d'intégrer un dépistage de l'insécurité alimentaire dans le suivi des grossesses.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a évalué, chez 420 femmes enceintes fréquentant deux centres de santé communautaires à eThekwini (Afrique du Sud), la prévalence de l'insécurité alimentaire des ménages et celle d'une mauvaise santé bucco-dentaire, à l'aide de questionnaires structurés (échelle FIES et critères OMS). L'insécurité alimentaire touchait 44,4% des participantes, dont 20% à un niveau modéré ou sévère, tandis que 12,6% présentaient une mauvaise santé bucco-dentaire et 57% rapportaient au moins un symptôme apparu pendant la grossesse. En analyse bivariée, l'insécurité alimentaire modérée à sévère était liée à l'âge jeune, au faible revenu et à une hygiène ou un suivi dentaire insuffisants. Après ajustement multivarié, cette insécurité alimentaire restait associée de façon indépendante à une mauvaise santé bucco-dentaire (aOR 5,11). Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'une association, non d'une preuve de causalité, et appellent à des études longitudinales ainsi qu'à l'intégration du dépistage de l'insécurité alimentaire dans les soins prénatals.
Europe PMC · 2026-09-08 · Akanzinge EA, Long JW, Hayes JE.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné chez 68 adultes comment la salive, la mastication et la façon de manger influencent la vitesse à laquelle on mange et la quantité de bretzels consommée. Les chercheurs ont mesuré le flux salivaire, l'efficacité de mastication, la taille des bouchées et la vitesse réelle de consommation. Résultat : manger plus vite et prendre de plus grosses bouchées sont liés à une consommation plus importante de bretzels. Les hommes mangeaient plus vite, prenaient des bouchées plus grosses et consommaient plus que les femmes. En revanche, la salive et la capacité de mastication avaient peu d'influence directe sur la vitesse ou la quantité mangée.
Résumé reformulé :
Cette étude en laboratoire a exploré les liens entre physiologie orale (flux salivaire, performance masticatoire), comportements de mastication (formation du bol alimentaire, vitesse d'ingestion) et consommation de bretzels chez 68 adultes à dentition saine. Un flux salivaire plus élevé était associé à un bol alimentaire plus cohésif, tandis que la performance masticatoire montrait une association marginale avec la vitesse d'ingestion des carottes, mais pas avec celle des bretzels ni avec la quantité consommée. La vitesse d'ingestion auto-rapportée correspondait bien à la vitesse mesurée objectivement. De façon notable, une taille de bouchée plus grande et une vitesse d'ingestion plus rapide étaient toutes deux associées à une consommation accrue de bretzels, les hommes présentant des bouchées plus grosses, une vitesse plus rapide et une consommation supérieure aux femmes. Les mesures physiologiques testées n'expliquaient donc que faiblement la vitesse d'ingestion ou la quantité consommée.
Europe PMC · 2026-09-07 · Fawarsy R, Chackartchi T, Findler M, Haim D, Mann J, Tobias G.
Résumé simplifié :
Cette étude israélienne a comparé l'état des dents d'enfants de 12 ans avant et après l'arrêt de la fluoration de l'eau potable en 2014. Résultat : après l'arrêt, les caries ont augmenté, surtout chez les enfants de familles moins favorisées. Dans les zones sans eau fluorée, les enfants pauvres avaient deux fois plus de caries que les enfants riches, alors que cet écart était bien plus faible quand l'eau était fluorée. Les filles étaient aussi plus touchées que les garçons, surtout sans fluoration. Les auteurs concluent que la fluoration de l'eau est un moyen simple et efficace de protéger la santé dentaire de tous, en particulier des enfants défavorisés.
Résumé reformulé :
Cette étude rétrospective a exploité l'arrêt en 2014 de la fluoration obligatoire de l'eau en Israël comme expérience naturelle, en analysant les dossiers dentaires d'enfants de 12 ans entre 2014 et 2022. L'indicateur retenu (composante dents manquantes/obturées de l'indice CAOD) a augmenté significativement après l'arrêt de la fluoration, particulièrement dans les communautés à faible statut socioéconomique (SES), où la valeur moyenne atteignait 0,82 contre 0,40 dans les communautés aisées non fluorées. Le statut socioéconomique expliquait une part importante de la variance (η² partiel ≈0,34), tandis que l'absence de fluoration avait un effet plus modeste mais significatif (η² partiel ≈0,01). Les filles présentaient davantage de caries que les garçons, l'écart étant plus marqué sans fluoration. Étant observationnelle, l'étude établit une association temporelle entre l'arrêt de la fluoration et l'aggravation des inégalités de santé bucco-dentaire, sans pouvoir isoler totalement d'autres facteurs confondants concomitants.
Europe PMC · 2026-09-07 · Sánchez Cousiñoa D, Egido-Moreno S, González-Navarro B, López-Sánchez AF, Fernández-Farhall J, Rodríguez-Molinero J, José López-López.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné si suivre un régime méditerranéen est lié à une meilleure santé bucco-dentaire et générale. 232 personnes ont répondu à un questionnaire sur leur alimentation, et certaines ont eu un examen dentaire. Les résultats montrent que les personnes suivant bien ce régime avaient moins de cancers et de maladies cardiovasculaires. Elles avaient aussi moins de caries, une meilleure santé des gencives, un pH salivaire plus favorable et une salive plus abondante. Ces résultats suggèrent que ce régime pourrait protéger à la fois la bouche et le reste du corps, mais il ne prouve pas formellement un lien de cause à effet.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle a évalué, chez 232 adultes, le lien entre l'adhésion au régime méditerranéen (mesurée via le questionnaire MEDAS) et divers indicateurs de santé bucco-dentaire et systémique. Un sous-groupe de 73 participants a bénéficié d'un examen intra-oral. Les chercheurs ont observé une association statistiquement significative entre une meilleure adhésion au régime et une prévalence plus faible de cancers et de maladies cardiovasculaires. Sur le plan bucco-dentaire, l'adhésion au régime était corrélée à un pH salivaire stimulé plus favorable, un stade de maladie parodontale moins avancé, un indice CAO (dents cariées, absentes, obturées) plus bas, et une sialométrie stimulée plus élevée. Les auteurs concluent à un possible rôle protecteur du régime méditerranéen vis-à-vis des pathologies orales et systémiques, tout en soulignant qu'il s'agit d'une relation associative, ne permettant pas d'établir une causalité directe.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'homme.
Vous êtes professionnel de santé ou chercheur ? Aidez-nous à fiabiliser ces résumés : relisez, corrigez, signalez. Les relecteurs qui le souhaitent sont crédités sur le site.
Devenir relecteurLes informations de cette page sont fournies à titre informatif et éducatif uniquement. Elles ne constituent pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplacent pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.