Régime Atkins (amaigrissant)
Alimentation pauvre en glucides et riche en protéines et en lipides, mise au point dans les années 1970 par le cardiologue américain Robert Atkins. Elle se déroule en phases, débutant par une restriction glucidique stricte progressivement élargie.
Études scientifiques (24)
Carte des preuves
- Niveau 1 · méta-analyses d’essais : 3 (13 %)
- Niveau 2 · essais randomisés : 5 (21 %)
- Niveau 3 · cohortes, petits essais : 3 (13 %)
- Niveau 4 · études transversales, cas : 6 (25 %)
- Niveau 5 · revues narratives et mécanistiques : 7 (29 %)
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Motif : essai de 24 participants
Europe PMC · 2022-04-16 · Haji-Ghazi Tehrani L, Mousavi SN, Chiti H, Afshar D.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé, chez 24 femmes obèses, deux régimes amaigrissants pendant 6 semaines chacun : le régime Atkins (riche en graisses, à base d'huiles végétales) et un régime pauvre en graisses. Les chercheurs ont observé que, globalement, les deux régimes donnaient des résultats similaires sur la santé. Cependant, le régime Atkins a légèrement augmenté une famille de bonnes bactéries intestinales (Actinobactéries) et la capacité antioxydante du sang. Cette augmentation des bactéries semblait liée à un meilleur profil de cholestérol. L'étude suggère que la qualité des graisses utilisées dans un régime riche en graisses pourrait influencer positivement le microbiote et certains marqueurs cardiovasculaires.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé croisé de 6 semaines, 24 femmes obèses ont suivi soit un régime Atkins (55% lipides, 25% protéines, 20% glucides, à base d'huiles végétales), soit un régime pauvre en graisses (20% lipides, 15% protéines, 65% glucides), dans le cadre d'un programme de perte de poids, avec une période de wash-out entre les deux. La plupart des marqueurs mesurés n'ont pas différé significativement entre les deux régimes. Toutefois, le régime Atkins a entraîné une augmentation significative de la population d'Actinobactéries intestinales et de la capacité antioxydante totale sérique comparé au régime pauvre en graisses. Après ajustement, une hausse des Actinobactéries était associée à une réduction du ratio LDL/HDL et du cholestérol non-HDL, tandis qu'une baisse des Protéobactéries était liée à une diminution du statut oxydant total. Ces résultats suggèrent qu'un régime Atkins basé sur des huiles végétales pourrait moduler favorablement le microbiote intestinal et certains paramètres athérogènes et antioxydants.
Europe PMC · 2022-02-11 · Yu D, Xie L, Chen W, Qin J, Zhang J, Lei M, Wang Y, Tang H, Xue S, Liang X, Miao Z, Xiao C, Shang M, Lu J, Di H, Fu Y.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 65 adultes en surpoids ou obèses pendant plusieurs mois pendant qu'ils suivaient un régime Atkins modifié (riche en protéines, modéré en glucides et graisses). La plupart ont perdu au moins 5% de leur poids, et certains jusqu'à 10%, avec souvent une amélioration de leur santé métabolique. Les chercheurs ont aussi observé des changements dans la composition des bactéries et champignons de l'intestin : certaines familles de bactéries diminuaient tandis que d'autres augmentaient après la perte de poids. Cette étude montre un lien entre ce régime, la perte de poids et des modifications du microbiote intestinal.
Résumé reformulé :
Dans cette étude de suivi longitudinal, 65 adultes en surpoids ou obèses ont suivi un régime Atkins modifié (30% protéines, 40% glucides, 30% lipides) pendant 20 à 231 jours. 61 participants ont perdu au moins 5% de leur poids initial, et 27 ont atteint une perte d'au moins 10%, souvent accompagnée d'améliorations métaboliques. Les chercheurs ont analysé la composition du microbiote intestinal (bactéries et champignons) par séquençage génétique. La diversité microbienne a augmenté après une perte de poids de 5% puis s'est stabilisée. Certains genres bactériens (Lachnoclostridium, Ruminococcus 2) ont diminué, tandis que d'autres (Parabacteroides, Bacteroides) ont augmenté. Une forte covariation entre bactéries et champignons intestinaux a également été observée, concernant plus de la moitié des bactéries associées à la perte de poids. Ces résultats suggèrent une association entre ce régime, la perte de poids et des modifications du microbiote intestinal, sans toutefois établir de relation causale directe.
Europe PMC · 2019-04-22 · Churuangsuk C, Griffiths D, Lean MEJ, Combet E.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 10 recherches sur les régimes pauvres en glucides, dont plusieurs testant le régime Atkins. Les chercheurs ont observé que ces régimes entraînent souvent une baisse des apports en certaines vitamines et minéraux importants comme la vitamine B1, le folate, le magnésium, le calcium, le fer et l'iode (baisse de 10 à 70%). Aucun cas de carence diagnostiquée n'a été signalé, mais une étude a montré une augmentation des carences légères en iode. Les auteurs recommandent de surveiller les apports en micronutriments lors de la pratique de ces régimes, éventuellement via des compléments alimentaires.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique analyse 10 études (essais randomisés, non contrôlés et une étude transversale) portant sur les régimes restreints en glucides, incluant notamment six essais de type Atkins. Les apports en glucides variaient de 4% à 34% de l'énergie totale, avec des durées de suivi de 2 à 104 semaines et des pertes de poids de 2 à 9 kg. Les résultats montrent une diminution significative des apports en thiamine, folate, magnésium, calcium, fer et iode (de -10% à -70% par rapport aux valeurs initiales), quel que soit le type de régime pauvre en glucides. Les effets sur les vitamines A, E et le bêta-carotène étaient incohérents selon les essais Atkins, tandis qu'un essai de régime paléolithique montrait une augmentation de ces mêmes micronutriments. Une étude a rapporté une hausse des carences modérées en iode de 15% à 73% après 6 mois. Les auteurs soulignent le risque d'inadéquation en micronutriments et recommandent une attention particulière à ces apports lors de la prescription de tels régimes.
Europe PMC · 2018-11-24 · Ahmed HO, Ezzat RF.
Résumé simplifié :
Cette étude irakienne a comparé deux méthodes pour perdre du poids chez des femmes obèses : la pose d'un ballon intragastrique ou le suivi d'un régime Atkins. Quarante femmes ont suivi chaque méthode. Les patientes avec le ballon ont perdu plus de poids (jusqu'à 35 kg) que celles au régime Atkins (jusqu'à 20 kg). Dans les deux groupes, la qualité de vie s'est améliorée : elles se sentaient plus heureuses, plus satisfaites de leur corps, moins stressées, et avaient moins envie de grignoter. Le ballon semble toutefois plus efficace pour perdre du poids que le régime seul.
Résumé reformulé :
Cette étude longitudinale prospective, menée en Irak entre 2008 et 2012, a comparé deux approches de perte de poids chez 80 femmes obèses réparties en deux groupes appariés sur l'âge et l'IMC : la pose d'un ballon intragastrique (BIB) versus un régime Atkins. La perte de poids a été plus importante avec le ballon intragastrique (jusqu'à 35 kg) qu'avec le régime Atkins (jusqu'à 20 kg). Les deux interventions ont été associées à une amélioration statistiquement significative de plusieurs dimensions de la qualité de vie non directement liées aux comorbidités : humeur, image corporelle, estime de soi, motivation à l'exercice, gestion de l'anxiété et diminution des envies alimentaires. L'étude suggère que le degré d'amélioration de la qualité de vie pourrait être lié à l'ampleur de la perte de poids, bien que le design ne permette pas d'établir un lien de causalité strict entre le type de régime et ces effets psychologiques.
Europe PMC · 2018-01-01 · Ullah W, Hamid M, Mohammad Ammar Abdullah H, Ur Rashid M, Inayat F.
Résumé simplifié :
Cet article présente le cas d'une personne ayant développé une acidocétose (un déséquilibre grave de l'acidité du sang) en suivant un régime Atkins, très pauvre en glucides. D'habitude, ce type de régime provoque une légère production de corps cétoniques sans danger. Mais en cas de stress pour l'organisme (infection, jeûne prolongé, etc.), cette production peut s'emballer et dépasser les capacités du corps à la réguler, provoquant une acidocétose sévère. Les auteurs passent en revue les causes connues de ce phénomène pour mieux comprendre les risques potentiels liés aux régimes cétogènes.
Résumé reformulé :
Cet article clinique rapporte un cas d'acidocétose non diabétique chez une personne suivant un régime cétogène de type Atkins, et propose une revue de la littérature sur les mécanismes de cette complication. Les régimes très pauvres en glucides induisent normalement une « cétose alimentaire » stable et sans danger, où la production de corps cétoniques équilibre leur consommation par l'organisme. Cependant, les auteurs soulignent que face à un facteur de stress physiologique (infection, déshydratation, jeûne prolongé), cet équilibre peut être rompu, entraînant une surproduction de corps cétoniques qui dépasse les capacités de régulation acido-basique du corps. En s'appuyant sur ce cas et sur d'autres publications similaires, les auteurs interrogent la sécurité à long terme du régime Atkins, notamment dans des situations de stress métabolique.
Europe PMC · 2017-07-31 · Anton SD, Hida A, Heekin K, Sowalsky K, Karabetian C, Mutchie H, Leeuwenburgh C, Manini TM, Barnett TE.
Résumé simplifié :
Cette étude a passé en revue des essais cliniques testant des régimes populaires (dont Atkins) qui ne fixent pas d'objectif précis de calories à ne pas dépasser. Parmi les sept régimes ayant assez de données pour être évalués, le régime Atkins est celui qui montre le plus de preuves d'efficacité pour faire perdre du poids, aussi bien sur le court terme (moins de six mois) que sur le long terme (plus d'un an). Les auteurs précisent que d'autres régimes pourraient être tout aussi efficaces, voire plus, mais qu'il manque encore d'études sérieuses à leur sujet pour le confirmer.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a examiné les essais cliniques disponibles sur des régimes populaires listés en 2016 par U.S. News & World Report, en se limitant à ceux sans cible calorique fixe, sans substituts de repas ni compléments commerciaux. Parmi 20 régimes éligibles, seuls sept disposaient de données issues d'essais cliniques (16 articles au total), incluant Atkins, DASH, régime à index glycémique, méditerranéen, Ornish, paléolithique et Zone. Le régime Atkins ressort comme celui disposant des preuves les plus solides pour une perte de poids cliniquement significative, tant à court terme (≤6 mois) qu'à long terme (≥1 an). Les auteurs soulignent toutefois que ce constat reflète surtout un manque de données robustes pour les autres régimes, et non nécessairement une supériorité réelle d'Atkins sur le plan de l'efficacité amaigrissante.
Europe PMC · 2016-02-01 · Mansoor N, Vinknes KJ, Veierød MB, Retterstøl K.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 11 essais cliniques (plus de 1300 personnes) comparant un régime pauvre en glucides, comme le régime Atkins, à un régime pauvre en graisses, sur au moins 6 mois. Les chercheurs ont constaté que les personnes suivant le régime pauvre en glucides perdaient plus de poids (environ 2 kg de plus) et avaient moins de triglycérides dans le sang. En revanche, leur cholestérol LDL (le mauvais cholestérol) et leur cholestérol HDL (le bon cholestérol) augmentaient tous les deux. Ces résultats montrent qu'il faut peser le bénéfice de la perte de poids face à la possible hausse du mauvais cholestérol.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse d'essais contrôlés randomisés a examiné les effets des régimes pauvres en glucides (type Atkins, moins de 20% de l'énergie totale provenant des glucides) comparés aux régimes pauvres en graisses, sur le poids et les facteurs de risque cardiovasculaire. En combinant 11 essais totalisant 1369 participants suivis pendant au moins 6 mois, les auteurs rapportent que les régimes pauvres en glucides entraînent une perte de poids plus importante (différence moyenne de -2,17 kg) et une baisse plus marquée des triglycérides par rapport aux régimes pauvres en graisses. Cependant, ces régimes sont aussi associés à une augmentation plus importante du cholestérol HDL mais également du cholestérol LDL. Les auteurs soulignent que ce profil mixte nécessite de mettre en balance les bénéfices en termes de perte de poids avec les effets potentiellement délétères de la hausse du LDL-cholestérol sur le risque cardiovasculaire à long terme.
Europe PMC · 2016-01-01 · Chiba M, Tsuda S, Komatsu M, Tozawa H, Takayama Y.
Résumé simplifié :
Un homme de 36 ans a suivi un régime pauvre en glucides (type Atkins) pour perdre du poids, passant de 72 à 66 kg. Peu après, il a remarqué du sang dans ses selles. Les examens ont révélé une colite ulcéreuse, une maladie inflammatoire de l'intestin. Hospitalisé, il a reçu une alimentation à base de végétaux (semi-végétarienne), et les symptômes ont disparu sans médicament spécifique. Ce cas suggère qu'un régime très pauvre en glucides pourrait, dans certaines situations, favoriser l'apparition de ce type de maladie intestinale, bien qu'il s'agisse d'un seul patient.
Résumé reformulé :
Cette étude de cas rapporte le développement d'une colite ulcéreuse chez un homme de 36 ans ayant suivi un régime pauvre en glucides de type Atkins pour perdre du poids (passant de 72 à 66 kg). Après l'apparition de sang dans les selles, une coloscopie a révélé une inflammation diffuse limitée au rectum, confirmant le diagnostic. Hospitalisé pour une prise en charge éducative, le patient a reçu une alimentation semi-végétarienne à base de végétaux, ce qui a permis la disparition des saignements et une rémission sans traitement médicamenteux spécifique pour la maladie inflammatoire intestinale. Les auteurs soulignent que les profils métaboliques associés à ce type de régime pourraient avoir des effets délétères sur la santé colique, et que ce cas illustre un possible effet indésirable à long terme des régimes extrêmement pauvres en glucides. Il s'agit toutefois d'une observation unique, qui ne permet pas d'établir un lien de causalité généralisable.
Europe PMC · 2015-09-25 · Caminhotto Rde O, Fonseca FL, Castro NC, Arantes JP, Sertié RA.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé la phase initiale du régime Atkins (très pauvre en glucides, 20 g par jour) chez 12 hommes sportifs en surpoids, pendant 14 jours. Les chercheurs ont mesuré un indicateur de risque cardiovasculaire appelé indice athérogène du plasma, calculé à partir des triglycérides et du bon cholestérol (HDL). Après deux semaines, le poids et les triglycérides ont baissé, le HDL a augmenté, et le risque cardiovasculaire estimé a diminué chez 11 participants sur 12. Une seule personne a vu son risque augmenter. Ces résultats suggèrent un effet rapide mais variable selon les individus, nécessitant plus d'études.
Résumé reformulé :
Cette étude pilote a évalué l'effet de la phase initiale du régime Atkins (20 g/jour de glucides, avec cétonurie positive confirmant l'adaptation métabolique) sur l'indice athérogène du plasma (AIP), un marqueur prédictif du risque cardiovasculaire calculé à partir du ratio triglycérides/HDL. Douze hommes adultes en surpoids et entraînés ont été suivis pendant 14 jours. Les résultats montrent une diminution significative de l'IMC et des triglycérides, ainsi qu'une augmentation du HDL-cholestérol, sans modification du LDL. La proportion de sujets à haut risque cardiovasculaire est passée de 58,3 % avant l'intervention à 33,3 % après, avec plus de 66 % classés à faible risque. L'intervention s'est révélée efficace chez 11 des 12 participants, mais un individu a présenté une augmentation de l'AIP, soulignant une variabilité de réponse individuelle qui mériterait d'être approfondie dans de futures recherches.
Europe PMC · 2014-02-05 · Jenkins DJ, Wong JM, Kendall CW, Esfahani A, Ng VW, Leong TC, Faulkner DA, Vidgen E, Paul G, Mukherjea R, Krul ES, Singer W.
Résumé simplifié :
Cette étude canadienne a comparé deux régimes amaigrissants chez 39 adultes en surpoids ayant un taux de cholestérol élevé. Le premier était un régime végétalien pauvre en glucides, inspiré du régime Atkins mais sans produits animaux (riche en protéines végétales et en graisses issues du soja, du gluten, des noix et des huiles végétales). Le second était un régime végétarien riche en glucides et pauvre en graisses. Après 6 mois, les deux groupes ont perdu du poids, mais le régime pauvre en glucides a entraîné une perte un peu plus importante et une meilleure amélioration du cholestérol et des triglycérides.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé mené au Canada a comparé, chez 39 adultes en surpoids et hyperlipidémiques, un régime végétalien pauvre en glucides (dit « Eco-Atkins », riche en protéines et graisses végétales issues du gluten, du soja, des noix et des huiles) à un régime végétarien lacto-ovo riche en glucides et pauvre en graisses, pendant 6 mois en conditions de vie réelle après un mois de régime contrôlé. Sur les 23 participants ayant terminé l'étude, la perte de poids a été légèrement plus importante avec le régime pauvre en glucides (-6,9 kg contre -5,8 kg). Ce régime a aussi montré de meilleures réductions du LDL-cholestérol, des triglycérides et des ratios lipidiques (cholestérol total/HDL, apoB/apoA1), suggérant un profil cardiovasculaire plus favorable que le régime riche en glucides, bien que l'échantillon soit restreint et le taux d'abandon notable.
Motif : essai de 18 participants
Europe PMC · 2009-04-01 · Miller M, Beach V, Sorkin JD, Mangano C, Dobmeier C, Novacic D, Rhyne J, Vogel RA.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé trois régimes populaires (Atkins, South Beach et Ornish) chez 18 adultes, pendant des phases de 4 semaines chacune, sans perte ni prise de poids. Les chercheurs ont mesuré le cholestérol, l'état des artères et l'inflammation après chaque régime. Résultat : le régime Atkins, riche en graisses, n'a pas amélioré le cholestérol LDL contrairement aux régimes South Beach et Ornish, qui l'ont nettement réduit. De plus, plus les participants mangeaient de graisses saturées, moins leurs artères fonctionnaient bien. Cela suggère que suivre durablement un régime Atkins pourrait être moins bon pour le cœur que d'autres approches alimentaires.
Résumé reformulé :
Dans cet essai croisé randomisé mené en 2006, 18 adultes ont suivi successivement trois régimes isocaloriques populaires (Atkins, South Beach, Ornish) pendant 4 semaines chacun, avec maintien strict du poids. À l'issue de chaque phase, les chercheurs ont analysé les lipides sanguins, l'apolipoprotéine B, la CRP et la fonction vasculaire (dilatation de l'artère brachiale). Contrairement aux régimes South Beach et Ornish, qui ont significativement réduit le LDL-cholestérol et l'apolipoprotéine B par rapport à la ligne de base, le régime Atkins n'a pas montré ces améliorations. Une corrélation inverse a également été observée entre l'apport en graisses saturées et la dilatation artérielle. Ces résultats, obtenus sur un petit échantillon, suggèrent que le régime Atkins, riche en graisses, pourrait avoir des effets biologiques moins favorables que les deux autres régimes lors d'un maintien prolongé du poids, notamment sur le profil lipidique et la santé vasculaire.
Europe PMC · 2007-03-01 · Gardner CD, Kiazand A, Alhassan S, Kim S, Stafford RS, Balise RR, Kraemer HC, King AC.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a suivi pendant un an 311 femmes préménopausées en surpoids ou obèses, réparties au hasard dans quatre régimes populaires : Atkins (pauvre en glucides), Zone, Ornish (pauvre en graisses) et LEARN. Au bout de 12 mois, les femmes suivant le régime Atkins ont perdu plus de poids (environ 4,7 kg) que celles suivant les autres régimes, notamment plus que le groupe Zone. Les autres indicateurs de santé (cholestérol, tension, glycémie...) étaient aussi bons, voire meilleurs, chez les femmes du groupe Atkins. Les auteurs concluent qu'un régime pauvre en glucides et riche en protéines/graisses peut être une option valable pour perdre du poids.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé de 12 mois a comparé quatre régimes amaigrissants (Atkins, Zone, Ornish, LEARN) chez 311 femmes préménopausées en surpoids ou obèses, non diabétiques. Après un suivi hebdomadaire initial puis plus espacé, la perte de poids à 12 mois était significativement plus importante dans le groupe Atkins (-4,7 kg) que dans le groupe Zone (-1,6 kg), sans différence significative entre Zone, LEARN et Ornish. Les critères secondaires (profil lipidique, pourcentage de masse grasse, rapport taille-hanches, insuline et glycémie à jeun, pression artérielle) étaient comparables ou plus favorables dans le groupe Atkins par rapport aux autres groupes. Les auteurs soulignent que, malgré des questions persistantes sur les effets à long terme et les mécanismes impliqués, un régime pauvre en glucides et riche en protéines et en graisses pourrait constituer une alternative raisonnable pour la perte de poids chez ce type de population.
Europe PMC · 2006-05-23 · Truby H, Baic S, deLooy A, Fox KR, Livingstone MB, Logan CM, Macdonald IA, Morgan LM, Taylor MA, Millward DJ.
Résumé simplifié :
Cette étude britannique a comparé quatre régimes amaigrissants populaires, dont le régime Atkins, chez des adultes en surpoids pendant six mois. Tous les régimes ont permis de perdre du poids et de la graisse corporelle, sans différence significative entre eux à la fin de l'étude. Le régime Atkins s'est montré plus efficace que les autres uniquement pendant les quatre premières semaines, avant que les résultats ne s'équilibrent. En moyenne, les participants ont perdu environ 6 kg sur les six mois. Les auteurs concluent que suivre un régime commercial avec motivation peut aider à perdre du poids de façon utile.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé multicentrique a comparé l'efficacité de quatre régimes amaigrissants commerciaux disponibles au Royaume-Uni, dont le régime Atkins, chez des adultes en surpoids ou obèses en bonne santé par ailleurs. Sur six mois, tous les groupes de régime ont obtenu une perte de poids et de masse grasse significative par rapport à un groupe contrôle, sans différence notable entre les quatre régimes testés. Le régime Atkins s'est distingué par une perte de poids plus rapide durant les quatre premières semaines, mais cet avantage initial ne s'est pas maintenu jusqu'à la fin de l'étude, où son efficacité rejoignait celle des autres approches. En analyse en intention de traiter, la perte moyenne était de 5,9 kg de poids et 4,4 kg de masse grasse. Les auteurs soulignent qu'une perte de poids cliniquement significative est atteignable avec ces programmes chez des adultes motivés sur une période prolongée.
Europe PMC · 2005-06-01 · Beisswenger BG, Delucia EM, Lapoint N, Sanford RJ, Beisswenger PJ.
Résumé simplifié :
Cette étude s'est intéressée aux personnes suivant le régime Atkins, qui pousse le corps à brûler des graisses plutôt que des sucres, provoquant un état appelé cétose. Les chercheurs ont mesuré dans le sang des substances liées à ce processus : l'acétone, l'acétol et surtout le méthylglyoxal, une molécule connue pour endommager les vaisseaux sanguins et les tissus. Après 14 à 28 jours de régime, ces substances ont fortement augmenté chez les personnes réellement en cétose, alors qu'elles sont restées stables chez celles qui n'ont pas suivi le régime correctement. Cela suggère un effet secondaire potentiellement néfaste à surveiller.
Résumé reformulé :
Cette étude a examiné des sujets humains suivant le régime Atkins, qui favorise la combustion des graisses et induit un état de cétose avec production de corps cétoniques (bêta-hydroxybutyrate, acétoacétate) et de leurs dérivés acétone et acétol, précurseurs potentiels du méthylglyoxal, une glycotoxine impliquée dans les lésions vasculaires et tissulaires. Après 14 à 28 jours, le méthylglyoxal a augmenté de 1,67 fois (p=0,039), l'acétol de 2,7 fois et l'acétone de 6,12 fois (p=0,012 et 0,028). Chez les sujets effectivement en cétose, ces hausses étaient encore plus marquées (2,12 fois pour le méthylglyoxal, 4,19 et 7,9 fois pour l'acétol et l'acétone), tandis qu'aucun changement n'était observé chez les sujets non compliants et non cétotiques. Ces résultats suggèrent un risque potentiel de dommages tissulaires et vasculaires associé au régime Atkins, à prendre en compte dans le choix d'un programme de perte de poids.
Europe PMC · 2004-12-23 · McAuley KA, Hopkins CM, Smith KJ, McLay RT, Williams SM, Taylor RW, Mann JI.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé trois régimes chez 96 femmes en surpoids ayant une résistance à l'insuline : un régime classique riche en glucides et fibres, le régime Atkins (riche en graisses) et le régime Zone (riche en protéines). Après 16 semaines, les trois régimes ont permis de perdre du poids et d'améliorer certains marqueurs de santé, mais les régimes Atkins et Zone ont donné de meilleurs résultats sur le poids, le tour de taille et les triglycérides que le régime classique. Cependant, le régime Atkins a aussi fait augmenter le mauvais cholestérol (LDL) chez un quart des participantes, ce qui soulève des inquiétudes pour la santé cardiovasculaire à long terme.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé a comparé, chez 96 femmes obèses insulino-résistantes, trois approches alimentaires : un régime conventionnel riche en glucides et fibres (HC), le régime Atkins riche en graisses (HF) et le régime Zone riche en protéines (HP), sur 16 semaines (8 semaines de perte de poids puis 8 semaines de maintien sans suivi). Les trois régimes ont réduit le poids, le tour de taille, les triglycérides et l'insuline, mais les réductions de poids, de tour de taille et de triglycérides étaient significativement plus marquées avec les régimes HF et HP qu'avec le régime HC. Le LDL-cholestérol a diminué avec les régimes HC et HP, mais a fluctué avec le régime HF, 25% des participantes sous ce régime présentant une hausse de plus de 10% du LDL contre seulement 3% sous régime HP. Les auteurs concluent que le régime Atkins, bien qu'efficace à court terme pour perdre du poids, nécessite une surveillance des lipides sanguins en raison de potentiels effets délétères à long terme.
Europe PMC · 2003-12-01 · Miller BV, Bertino JS, Reed RG, Burrington CM, Davidson LK, Green A, Gartung AM, Nafziger AN.
Résumé simplifié :
Dix-huit adultes en surpoids ou obèses ont testé pendant deux périodes de deux semaines les deux premières phases du régime Atkins (pauvre en glucides), après avoir d'abord suivi leur alimentation habituelle. Les chercheurs ont mesuré ce qu'ils mangeaient et leur poids. Résultat : en suivant le régime Atkins, les participants ont mangé beaucoup moins de calories qu'avant (environ 1000 calories de moins par jour) et ont perdu du poids (en moyenne plusieurs kilos en quatre semaines). Plus ils réduisaient leurs calories, plus ils perdaient de poids. Les chercheurs concluent que la perte de poids avec Atkins s'explique surtout par cette baisse spontanée des calories consommées, et non par un effet magique du régime.
Résumé reformulé :
Cette étude longitudinale de courte durée a suivi 18 adultes en surpoids ou obèses (IMC moyen 36,6) pendant trois périodes : alimentation habituelle, puis phase d'induction et phase de perte de poids continue du régime Atkins (2 semaines chacune). L'apport calorique, évalué via des journaux alimentaires de 3 jours, a chuté significativement par rapport à la baseline (2481 kcal/j) lors des deux phases Atkins (1400 et 1558 kcal/j). Le poids corporel a diminué de façon significative à chaque étape (107,4 à 103,6 puis 102,1 kg). Les auteurs ont observé une corrélation significative entre la réduction calorique et la perte de poids (r=0,64 et r=0,40). L'étude conclut que la perte de poids observée sous régime Atkins s'explique principalement par une réduction spontanée des apports caloriques totaux plutôt que par un mécanisme métabolique spécifique lié à la restriction glucidique elle-même.
Europe PMC · 2003-05-01 · Foster GD, Wyatt HR, Hill JO, McGuckin BG, Brill C, Mohammed BS, Szapary PO, Rader DJ, Edman JS, Klein S.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont comparé pendant un an deux régimes chez 63 personnes obèses : le régime Atkins (pauvre en glucides, riche en protéines et en graisses) et un régime classique pauvre en graisses. Au bout de 3 et 6 mois, le régime Atkins faisait perdre plus de poids, mais à 1 an, la différence n'était plus significative. Le régime Atkins améliorait aussi certains marqueurs sanguins (bon cholestérol, triglycérides). Cependant, beaucoup de participants ont abandonné ou mal suivi les deux régimes, ce qui limite la portée de ces résultats.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé d'un an a comparé, chez 63 adultes obèses, un régime pauvre en glucides et riche en protéines/graisses (type Atkins) à un régime conventionnel pauvre en graisses et en calories. Le groupe Atkins perdait significativement plus de poids à 3 mois (-6,8% vs -2,7%) et à 6 mois (-7,0% vs -3,2%), mais la différence s'estompait à 12 mois (-4,4% vs -2,5%, non significatif). Les niveaux de cholestérol total et LDL ne différaient pas entre groupes après 3 mois, tandis que le régime Atkins était associé à une meilleure évolution du HDL et des triglycérides. Les deux régimes réduisaient la pression diastolique et la réponse insulinique au glucose. L'adhérence était faible et l'abandon élevé dans les deux groupes, limitant la portée des conclusions sur l'efficacité et la sécurité à long terme.
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